Nous ne sommes plus que des parents !

Dans cet article, nous allons parler de couple parental et de couple amoureux. C’est un article qui, à mon avis, concernera beaucoup de monde ! La question de l’équilibre entre le couple parental et le couple amoureux, ou couple conjugal, revient extrêmement souvent dans mon travail de thérapeute de couple. Ce sujet concerne, de près ou de loin, tous les partenaires qui ont des enfants, que ce soit de jeunes enfants ou un peu plus âgés. Qu’est-ce qu’un couple parental ? Accorder beaucoup de temps aux enfants est-il forcément néfaste pour la relation amoureuse ? Comment prendre soin de son couple tout en restant un couple parental ? Comment ramener l’équilibre entre les enfants et le couple conjugal ? Je te livre mes réflexions et mes conseils !

Quelles questions se poser sur le couple parental ?

Qu’est-ce qu’un couple parental ?

Qu’appelle-t-on un couple parental ? Les personnes concernées, généralement, le savent bien.  Un couple parental est un couple pour lequel la relation, les connexions, les interactions entre les 2 partenaires ne sont, à 99 %, dédiées qu’aux enfants.  Cette facette familiale de la relation est devenue omniprésente, que ce soit au travers de leur éducation ou de leur lieu de vie (maison, organisation, fonctionnement du quotidien, etc.).

Qu’en est-il réellement de ton couple amoureux ?

Il existe de nombreuses histoires qui n’existent plus qu’ainsi, pour lesquelles le couple conjugal n’existe plus vraiment. Si tu es dans ce cas-là, il est intéressant d’essayer de mettre des mots sur la situation. Ton couple amoureux a-t-il disparu ? La flamme est-elle totalement éteinte, ou bien est-elle encore là mais affaiblie ? Est-ce que vous avez l’impression que votre couple amoureux n’est plus, ou plutôt qu’il est entre parenthèses, pour se réactiver plus tard ? As-tu le sentiment que ton couple amoureux est abîmé ou fragilisé ? C’est important de définir l’état des interactions que tu as avec ton partenaire. Si vous êtes parents, il est normal qu’il y ait des interactions liées aux enfants. À côté de cela, il peut aussi y avoir des connexions qui n’y sont pas liées, qui sont uniquement relatives à “toi et moi”. Celles-ci, comment vont-elles ? Comment ça se passe, entre vous ? Voilà à quoi je t’invite en premier lieu : te demander comment va ton couple amoureux.

D’où vient vraiment ton sentiment que ta relation amoureuse va mal ?

Dans cet article, j’ai envie de mettre les pieds dans le plat. J’entends beaucoup de couples dramatiser, en expliquant que leur couple amoureux va très mal. “Au secours, au secours !” me crient-ils. Mais, quand je viens gratter le sujet, je me rends parfois compte que le problème  c’est plutôt : « Que vont en penser les gens ? », « Que signifie ce que je ressens ? », etc. Il ne s’agit pas toujours d’un réel mal-être dans le couple et j’ai envie de détailler tout ça.

Quand le couple amoureux est un peu éteint, abîmé, entre parenthèses, voire mort, c’est souvent mal perçu et mal vécu. Il existe des clichés et des stéréotypes issus de la société qui veulent que pour être amoureux, nous devons  accorder du temps et de la place pour son couple, même quand on a des enfants. Si tu n’adhères pas à ce cliché des gens qui ont des enfants et qui s’aiment encore d’un amour intense et puissant, alors certains concluront que ça signifie qu’il y a un problème, que la situation n’est pas terrible.

Personnellement, je reçois beaucoup de couples qui me consultent pour ça, parce qu’ils sont inquiets. Alors, je commence par leur demander où se situe vraiment le problème : est-ce ce que vous êtes en train de vivre, ou l’interprétation que vous faites de la situation ? La nuance est capitale ! Plusieurs couples sont venus à moi en me disant “au secours Lucie, nous ne sommes plus qu’un couple parental, notre couple amoureux est mort, ce n’est pas possible, c’est la fin, nous nous disputons tout le temps, nous n’avons plus envie d’aller l’un vers l’autre…”.  Je les ai questionnés sur le couple parental : comment fonctionne-t-il ? “C’est un non-sujet, ça fonctionne bien, nous sommes d’accord par rapport aux enfants, ça roule au quotidien…”. Puis, j’ai poursuivi mon questionnement sur ce dont ils avaient envie. S’ils vivaient dans une société dans laquelle leur situation serait perçue comme normale, comment le vivraient-ils ? Évidemment, je vous raconte cela rapidement, mais cela se déroule sur plusieurs séances. Au final, la conclusion fut de réaliser que, pour le moment, ils n’étaient qu’un couple parental… mais que ça leur convenait. D’un point de vue individuel, l’un et l’autre étaient accaparés par des projets personnels. Leurs enfants leur demandaient beaucoup de temps et d’énergie. Naturellement, ils avaient moins de place dans leur vie pour leur couple amoureux. Ce n’est pas pour autant qu’ils avaient envie d’arrêter leur relation et de séparer. Et d’est OK ! Ce n’est pas un problème ! Il ne s’agit ni de gens malheureux, ni de gens qui vont se séparer.

T’autorises-tu à être heureuse de ce couple parental ?

C’est une réalité pour plein de couples

Certains des couples que j’ai accompagnés sur ce sujet furent si soulagés de réaliser qu’ils ont le droit de vivre ainsi pour le moment ! C’est pour cela que je souhaite t’en parler, parce que c’est une réalité pour énormément de gens. Plein de personnes, avec l’arrivée de leurs enfants, mettent entre parenthèses temporairement leur relation amoureuse au profit de leur vie de famille. Je vais faire de grosses généralités, mais souvent, dans notre société, les enfants arrivent aux alentours de 30 ans. C’est également un âge où il est courant qu’il y ait des évolutions au niveau professionnel. Ainsi, c’est une période où, communément, les enfants et le travail nécessitent beaucoup de temps. Sans compter que la vie sociale occupe, elle aussi, une place importante ! Par conséquent, plein de gens, par la force des choses, mettent entre parenthèses leur couple amoureux pendant quelques mois ou années. Finalement, ça ne pose un problème que si tu interprètes cela comme un problème.

Le couple parental cache des peurs

De plus, je connais mes clients : souvent, ce sujet cache aussi des peurs ! Je te vois arriver, tu vas me répondre : « Attends attends Lucie, si avec mon partenaire nous nous disons « OK on s’éloigne temporairement pour se consacrer aux enfants », est-ce que nous n’allons pas partir pour de bon ? Et puis ça signifie quoi, concrètement ? Si nous ne sommes plus un couple amoureux, aurons-nous encore une sexualité ? Et si l’autre se mettait à aller voir ailleurs ? ». Plein de peurs débarquent et beaucoup de personnes paniquent lorsque le couple parental prend le pas sur le couple conjugal. J’entends qu’il peut y avoir tout un tas d’inquiétudes quant à ce nouveau fonctionnement, mais pour le moment, partons du principe que vivre pendant quelque temps uniquement comme un couple parental est un choix. Alors, comment faire ? Que fait-on, lorsqu’il y a un changement dans sa vie ? La majorité de ce que vous étiez était un couple amoureux, maintenant c’est un couple parental et vous choisissez de poursuivre dans ce chemin-là.

Ce fonctionnement peut être pérenne

Évidemment, et nous verrons cela plus loin dans l’article : ce choix n’est pas une obligation ! Tu as le droit de ne pas vouloir d’un couple parental à 100 %. Mais si c’est un choix, je t’invite à te demander quoi mettre en place pour que ça se passe bien. Si tu te rends compte que te concentrer pendant un temps sur ton boulot et tes enfants te convient, interroge-toi sur ce qu’il est nécessaire de mettre en place pour ton couple. Un nouveau fonctionnement implique de verbaliser et de communiquer avec ton partenaire. À mon sens, la priorité est de poser un cadre. L’une des peurs les plus courantes, c’est de se perdre, de ne pas se retrouver à la fin de cet éloignement. En mettant ton couple amoureux entre parenthèses pendant 2 mois, 2 ans, qui te dit que tu le retrouveras après ? Les couples à distance rencontrent des problématiques similaires. Si je déménage à Toulouse et que tu habites à New York… quand nous nous retrouverons, est-ce que ça va encore matcher ? Spoiler alert : nous n’en savons rien ! Malgré cela, il est nécessaire de poser un cadre pendant la phase d’éloignement.

Quels sont mes 3 conseils pour les couples parentaux ?

1) Vérifier que les 2 partenaires sont d’accord

Le premier conseil que j’ai envie de te donner, c’est de vérifier que tout le monde est d’accord. Les 2 partenaires du couple sont-ils partie prenante, ou bien est-ce l’envie de l’un pendant que l’autre suit ? Assurerez-vous que tout le monde est partant pour cette aventure !

2) Définir votre couple parental à vous

Ensuite : que contient ton couple parental ? Que souhaitez-vous inclure dedans ? Souhaitez-vous être un couple parental qui conserve une certaine sexualité, ou pas ? S’il n’y en a pas entre vous, avez-vous le droit d’avoir une sexualité avec d’autres personnes ? Quelles sont les nouvelles règles, les nouveaux engagements de ton couple parental ? Par ailleurs, même si, en général nous ne savons pas combien de temps ça durera, il est important de fixer un délai. Combien de temps vous accordez-vous avant de dresser un bilan et de déterminer ce qui vous convient ou non ? Tous ces points sont communs à beaucoup de personnes, ce ne sont que des exemples, qu’une partie du cadre ! C’est ce que VOUS, vous souhaitez mettre en place dans votre relation qui doit être pris en compte. Je le dis souvent : mon podcast, mes publications sur Instagram, etc. : ce sont des outils, mais c’est généraliste ! C’est à prendre et à intégrer dans votre réalité, votre quotidien à vous, pour prendre soin de votre couple à votre façon.

3) Mettre en place un suivi pour communiquer sur votre couple

Enfin, il me semble important de mettre en place un suivi. Si vous essayez un nouveau fonctionnement : faites le point dans 2 semaines, 2 mois, 2 ans. Il y a, dans cette idée de couple parental, quelque chose de temporaire. Un suivi me semble donc nécessaire.

Un couple parental à 100 % est-il forcément malheureux ?

D’ailleurs, c’est temporaire… ou pas. Cela aussi, peut être à définir et redéfinir avec le temps ! Certains couples, à l’arrivée des enfants, basculent sur un couple parental et ne redeviennent jamais un couple amoureux. Généralement, cela se rencontre chez les personnes âgées, pour lesquelles les enfants, une fois adultes, ont l’impression, en les regardant, qu’il n’y a plus d’amour entre eux. Il y a la famille, les enfants… mais entre certains partenaires, le couple amoureux n’existe plus. S’agit-il pour autant forcément de gens malheureux ? Oui, non, peut-être. Sans doute que certains diront que oui, ce sont des gens malheureux. Mais d’autres non, d’autres diront que le couple amoureux est mort depuis longtemps, mais que c’est un couple parental-familial au sein duquel les partenaires s’entendent bien et partagent leur quotidien avec sérénité et bonheur. Ils ont glissé sur une histoire un peu platonique et familiale… qui correspond très bien à plein de gens. Je vais le dire encore une fois : personnellement, je suis amoureuse des relations humaines… et surtout de leurs multiples réalités. Ces gens-là, que je te décris ici, ils existent et ils ne sont pas malheureux. Ils n’ont pas raté leur vie, ils n’ont pas échoué. Ce ne sont pas gens faibles qui auraient dû se battre ou quitter l’autre pour vivre le grand amour. Non, je ne pense pas cela. Sans doute que certains le vivent mal et ont des regrets ! Bien sûr que cela existe aussi. Mais d’autres n’en éprouvent rien de négatif et sont très heureux de ce choix, conscient ou non, de mettre le couple parental à l’honneur. Ils n’ont aucun problème avec cela.

Quels sont mes 3 conseils pour retrouver plus de temps pour ton couple conjugal ?

1)      Comprendre qu’il s’agit d’un équilibre

Enfin, j’aimerais parler des personnes qui ne veulent pas n’être qu’un couple parental. Je l’ai dit : tu as aussi le droit de trouver que ça ne te correspond pas du tout ! Pour plein de gens, n’être QUE un couple parental, c’est non : “Être un couple parental, oui, d’accord. Mais moi je t’ai choisi parce que je veux former avec toi un couple amoureux. Le couple parental ne représente pas l’entièreté de la relation que je veux avoir avec toi !”. Là encore, c’est tout à fait légitime. Il n’y a aucun problème à penser cela ! Si tu fais partie de ces personnes qui constatent qu’elles ne vivent plus que dans un couple parental mais qui ne veulent pas de cette situation… : comment vivre autre chose ? À mon sens, il y a là une notion d’équilibre à retrouver. Souvent, quand des clients m’amènent ce problème, c’est qu’ils formaient un couple amoureux, puis que le couple parental est apparu, a grossi, grossi, pris de la place, jusqu’à écraser le couple amoureux. Ils ressentent alors l’envie de le faire revivre. Avant, sans enfant, le couple parental prenait zéro espace. Aujourd’hui, les enfants sont là donc vous ne pouvez pas faire sans. Maintenant, vous souhaitez trouver un équilibre, afin que le couple amoureux reprenne une place qui vous convient.

2) Revoir vos priorités au quotidien

J’ai déjà fait un article sur le sujet de la place du couple quand on est parents : je t’invite à y jeter un œil ! Il y a un subtil mélange à trouver pour que chaque composante de ta vie ait sa place. Tu le verras si tu lis l’article que je viens de conseiller : la place que je te conseille de donner à ton couple amoureux est celle que VOUS, vous voulez bien lui donner. Il n’y a pas de mystère : tes journées n’ont pas été rallongées. Tu as toujours le même temps, mais tu as des enfants en plus. Par conséquent, pour faire de la place pour ton couple, il faudra diminuer un autre aspect de ton quotidien : moins de temps professionnel, moins de temps avec les enfants, moins de temps pour le sport… pour avoir plus de temps pour le couple. C’est comme les chaises musicales, avec, si nécessaire, un mouvement de balancier : “plus de temps pour les enfants cette semaine, mais le prochain week-end sera pour le couple”. Ainsi, vous pourrez retrouver un équilibre, ensemble.

3) Mettre plus de conscience dans les moments entre amoureux

La dernière piste sur laquelle je t’invite à réfléchir, c’est de vivre intensément et de mettre en conscience les temps que vous passez en couple. Les enfants sont là, ils prennent du temps, c’est une réalité. Par conséquent, il faut que les temps pour le couple soient plus intenses, plus marquants, plus en conscience. Je l’ai dit au fil de mes articles, mais ça me semble pertinent de le redire : si tu fais la même chose que d’habitude, mais que tu le fais en conscience, alors tu le vivras différemment. Mettons, par exemple, que vous regardiez Netflix à 21 h, après le coucher des enfants. C’est une scène qui peut se vivre de façon assez normale : « j’ai regardé un film avec mon amoureux sur le canapé… ». Mais, tu peux aussi vivre cela ainsi : « nous avons pris un temps à 2, nous avions un verre de vin, avec des bougies allumées, nous regardions un chouette film choisi ensemble… C’était un moment de partage, c’était vraiment sympa. ». Dans les 2 cas, vous avez eu la même occupation : un film sur le canapé, tous les 2. Cependant, dans le second cas, vous avez réellement vécu quelque chose au niveau du couple amoureux. Vous avez un créé un lien, une connexion. Dans le premier cas, c’est la même scène mais il ne s’est rien passé au niveau du couple amoureux. L’idée, c’est de mettre de l’intention dans tes moments de vie, afin d’en faire quelque chose qui vienne remplir votre jauge « couple amoureux ».

J’espère que ça te parle, que ça t’aidera, tout ce que j’ai dit là ! Je sais que c’est une problématique souvent rencontrée et avec cet article, j’avais envie de banaliser cela. Ça peut ne pas être ce que tu veux. Mais ça peut aussi être une situation qui te convient et que tu vis bien. Ce n’est pas forcément la fin de ton couple ! Ça peut être le début d’une autre phase de votre histoire et c’est à vous de créer cela. Si tu as vraiment le sentiment que c’est déséquilibré dans ton couple, que tu ne partages pas le même point de vue avec ton partenaire ou que tu as besoin d’un coup de main pour prendre soin de ton couple : n’hésite pas à réserver une séance avec moi ! Je suis également toujours heureuse d’échanger avec vous sur mon compte Instagram.

Les 4 phases d’un couple et leurs rôles dans votre histoire

Aujourd’hui, je te propose un article spécial autour d’une notion qui te permettra de prendre du recul sur ta relation amoureuse : les 4 phases d’un couple. C’est un concept basique, mais qu’il me semble important de connaître. Savoir distinguer les caractéristiques de chacune des 4 saisons du couple te permettra de mieux comprendre où en est ta relation amoureuse en ce moment. Cela peut aider à avoir la posture adaptée et à prendre soin de son couple et de soi en connaissance de cause.

L’origine de mon envie de te parler des saisons du couple

D’où me vient cette idée de « saison de couple » ? Elle est partie de toutes ses fois où l’on m’a dit « avant ce n’était pas pareil, avant c’était différent »… Souvent, si on me le dit, c’est qu’on a la sensation qu’avant, c’était mieux. Ces mots traduisent une idée de changement. En effet, quand le couple passe d’une phase à l’autre, tu le sens et, bien souvent, tu le ressens au travers de l’aspect négatif.

L’autre idée qu’il y a derrière les 4 phases du couple, c’est que ce n’est pas quelque chose de linéaire. Ce n’est jamais acquis. Ce que tu as connu jusqu’à présent dans ta relation amoureuse ne présage pas de ce que tu vivras dans toute ta vie de couple. Et c’est normal ! C’est un peu comme un cours d’eau : parfois c’est calme, voire le calme plat, et d’autres fois c’est très agité, incertain, voire presque bouillonnant. Tu avances ainsi avec les aléas de la vie, qui sont à la fois liés à ce que rencontre ton couple dans son évolution, mais aussi à ton environnement. Que se passe-t-il pour vous 2, individuellement ? Quelles étapes allez-vous franchir ? Quelles épreuves allez-vous devoir subir avant de vous relever ? Toutes ces choses vont venir marquer ton couple, le construire, le modifier et vous faire passer d’une phase à l’autre, d’une saison à l’autre. Allons-y pour la première d’entre elle.

L’été passionné des débuts du couple

La première saison, c’est l’été. L’été, ça correspond aux débuts d’un couple. Il est tout neuf, tout jeune. Il est en phase de création, de construction. Bien souvent, c’est vu comme quelque chose de parfait, comme la saison idéale, comme la plus belle parmi les 4 phases du couple. Souvent, l’autre est vu comme ça aussi. L’autre est idéalisé, sublimé. Tu ne lui vois pas de défaut et tu ne veux pas en voir. Quand tu en vois, en général, tu ne les attribues pas à l’autre, mais à une cause extérieure. J’imagine que ça te parle, ce genre de réflexion : « Mais non, ce n’est pas lui, c’est son travail, il subit beaucoup de pression. », ou « Mais non, ce n’est pas lui, c’est sa famille, toujours derrière son dos, le pauvre. ». À l’inverse, j’entends beaucoup aussi : « Oui mais non, elle est comme ça mais tu sais, ce n’est pas de sa faute, elle a un parcours de vie hyper difficile ! Elle est tombée sur des mecs pas cools qui lui ont vraiment fait du mal, donc elle se protège. Ce n’est pas contre moi si elle est comme ça. ». Tu as déjà entendu ce genre de discours, qui explique que ce n’est pas de sa faute à elle ou à lui ? Tu perçois certains défauts, certains points qui ne te conviennent pas, d’une manière qui te permet de te dire que ça ne vient pas de ton partenaire, mais de son environnement qui impacte ses décisions. Tu déresponsabilises l’autre de ses défauts, toujours dans l’idée inconsciente de le sublimer, de ne lui donner que des qualités, de le faire rentrer à tout prix dans la case de la personne que tu as envie d’avoir rencontrée. Tu as envie que ton partenaire colle à cette image parfaite, donc tu lisses un peu tout ce qui dépasse, pour que ça rentre dans le cadre. Et c’est une attitude normale, à la limite de l’inconscient. Dans les débuts, on a envie de faire corps, dans tous les sens du terme. Tu veux faire corps, tu veux t’unir, tu veux créer quelque chose et donc, tu vas chercher chez l’autre toutes les qualités, tout le positif pour rester dans cet objectif de construction. Notre cerveau se focalise sur ce qui permet de s’accrocher, de se rassembler, afin de nous unir, de concrétiser et de « faire corps ». C’est comme ça que nous pouvons être dans l’idée de la création du couple, qui est constitué de 2 individualités.

L’été, c’est aussi ce qu’on appelle la passion. Si tu es dans les débuts, il est possible que vous n’habitiez pas encore ensemble, donc tu ne le vois pas forcément tous les jours. Il y a de l’attente, du manque, du désir. Dans cette période de l’été, vous ne vous connaissez pas encore bien, vous vous découvrez. Ça correspond à cette période où vous passez des heures à discuter, parce que vous avez tout un tas de questions, que tout vous intéresse. Vous parlez de l’autre, de son enfance, de ce qu’il a vécu, etc. Vous passez peut-être des nuits à chercher des similitudes dans vos parcours de vie. Dans cette phase de découverte, bien souvent, tout n’est que positif. Puis, doucement, la fin de l’été approche et c’est le paroxysme de cette saison. Bien souvent, c’est là que tu arrives à l’idée d’engagement. Tu commences à parler de vie commune, à l’organiser. Là, on tape très haut dans la satisfaction personnelle, dans la réalisation des projets. Il y a de l’émulation, de la nouveauté, ce qui crée de l’excitation. Cela concerne des éléments concrets, pratico-pratique : choix du lieu où vous allez habiter ensemble, visites de logement, réflexions d’organisation, achat de meubles, etc. C’est une période riche en symbolique, car vous partagez désormais le même lieu de vie, vous vous « déclarez officiellement » ensemble, etc. Emménager ensemble implique une idée d’officialisation assez forte. C’est souvent la période où tu partages et présentes tes amis. Vous faites des fêtes en commun, dans ce nouveau lieu d’habitation, avec tes amis et ses amis. Tous ensemble, vous officialisez cette relation qui a franchi une étape. Tout ça, c’est le paroxysme de l’été, parce qu’il y a du partage, du projet, de la nouveauté, du désir, de l’excitation, etc. Bref : c’est l’été, il fait chaud, il fait beau, tu es contente, ça papillonne…

L’automne et la stabilisation de la relation amoureuse

La saison de la stabilisation du couple

Continuons avec l’automne ! Parmi les 4 phases du couple, ça correspond à la période de la stabilisation. Il se passe beaucoup de choses à l’automne. À l’automne, après l’installation de la vie commune, avec les mois et les années, il y a bien souvent des enfants ou des envies d’enfants qui arrivent. L’automne se symbolise par la désillusion. Tu réalises qu’en fait, l’autre n’est pas parfait. Finalement, les défauts que tu avais attribués à son travail, sa famille ou son ex, ils ne viennent pas que de l’extérieur. Ton partenaire a aussi une part de responsabilité, et c’est là que tu t’en rends compte. C’est l’autre qui est à l’origine de ses défauts. C’est notamment là qu’il est important qu’il y ait de la communication dans le couple, pour pouvoir exprimer ces : « Je croyais que tu fonctionnais comme ça et finalement, non. ». Avoir la liberté, de l’espace pour exprimer ses déceptions, ses désillusions, et que l’autre en face soit en capacité de l’entendre (ce qui n’est pas rien) permet que cette phase ne soit justement qu’une phase. C’est un peu technique, mais on parle alors « désidéalisation ». Après, tu arrives à une période d’apaisement. Tu glisses de « Je croyais qu’il était ci, qu’il était ça, il ne l’est pas… Ça pique, ça me fait mal, ça me déçoit » à une phase un peu plus mature, pendant laquelle tu as les mêmes pensées, car il a toujours ses défauts, mais où tu les acceptes. De même, tu acceptes que l’autre en face puisse te dire que lui aussi a des désillusions et que toi-même, tu ne corresponds pas totalement à celle qu’il a connu et qu’il avait choisi pendant l’été. C’est tout à fait humain et normal. Ça dépend des couples, bien évidemment, et des parcours de vie, mais cette phase de désillusion peut être relativement raide. Par conséquent, elle peut être très difficile à vivre, très désagréable.

La place de la sexualité à l’automne

L’automne qui arrive, et éventuellement les enfants, cela a un impact sur la sexualité. Concrètement : ton partenaire et toi avez moins de temps, moins d’énergie pour cela. Il y a toute une conjoncture qui fait que les conditions sont moins réunies. Mais il n’y a pas que ça ! Il y a aussi l’idée que, au début, la sexualité est très importante dans la construction du couple. Tu as sans doute construit ton couple en grande partie autour de la sexualité. Elle permet de découvrir l’autre et participe au fait de ne faire qu’un. Elle est très symbolique de la notion d’union du couple. Sauf que, les années passant, une fois que l’union est là, que le couple est construit, alors la sexualité a moins de nécessité. Elle permet, bien sûr, de réaffirmer le couple, de le re-souder, de le stabiliser. Mais elle n’est plus nécessaire à la façon dont elle l’était au début. Ainsi, bien souvent, dans les 4 phases du couple, c’est pendant l’automne que les partenaires passent à une autre approche de la sexualité. Avec les enfants notamment, il y a aussi une notion de couple parental. Quoiqu’il se passe, sexualité ou non, il y a un couple parental qui existe. Le couple est déjà officialisé, de différentes façons, il n’y a donc plus cette nécessité de la sexualité. Alors qu’avant, quand vous étiez un jeune couple « non officiel », surtout sans enfant, qu’est-ce qui vous différenciait d’amis ? C’est essentiellement la sexualité qui vous définissait comme un couple. Alors qu’une fois que vous avez des enfants, que vous vivez ensemble et que vous êtes « officiellement couple », la sexualité fait partie de votre relation, mais elle n’est pas le marqueur qui définit votre union. Il n’y a plus qu’elle seule pour maintenir votre couple. Elle est moins nécessaire, moins évidente et par conséquent, c’est une autre approche, un autre travail à faire pour le couple. Bien souvent, c’est là qu’arrive certaines difficultés, parce qu’une différence par rapport à avant est observée. Le désir et son intensité peuvent être différents et certains couples ont du mal à trouver un équilibre. Le déséquilibre peut aussi venir du fait que certaines personnes ont besoin de sexualité pour se connecter à l’autre, pour s’unir à nouveau, se rappeler qu’on s’aime, qu’on est ensemble, etc., là où pour d’autres, ce n’est pas le cas. Pour certaines personnes, ce n’est plus ou pas seulement par la sexualité que passe le besoin de connexion à l’autre. De la tendresse et des marques d’affection peuvent suffire. Une disharmonie peut alors être à travailler pour retrouver un équilibre.

La vie professionnelle lors de la stabilisation de la relation amoureuse

Un autre aspect de l’automne que je souhaite aborder, car il me semble important, c’est le domaine professionnel. Souvent, avec les années, ça a un impact assez fort sur la relation amoureuse. Peut-être que tu avais déjà un peu trouvé ta voie professionnelle avant d’être en couple. Auquel cas, il est possible qu’avec le temps, tu montes les échelons et que tu te diriges vers plus de responsabilités et/ou des horaires plus élargis. Ça prend de l’espace mental et du temps, ce qui a un impact sur la sphère privée. Certaines personnes n’ont pas encore trouvé leur voie ou leur place au début de la relation. Ils vont passer d’entreprise en entreprise, ou de boulot en boulot jusqu’à se trouver. Une fois cette place trouvée, ces personnes vont s’y épanouir davantage, s’y investir et, là encore, ça prend plus d’espace mental et plus de temps. Tout ça vient créer un investissement important autre que le couple et la famille. À la fin de l’été et au début de l’automne, tu es vraiment dans la construction de son couple. Au fur et à mesure que l’automne avance, il est normal que tu commences à t’intéresser davantage à ta sphère professionnelle. Ça fait partie de l’étape qu’on appelle le « repli sur soi », qui marque l’entrée dans l’hiver. Progressivement, tu t’intéresses davantage à d’autres sphères de ta vie. Ça peut être le professionnel, comme je viens de le dire, mais je l’ai aussi beaucoup vu au travers d’un investissement dans une association, dans la sphère amicale, dans un sport.

L’hiver, saison de l’affirmation de soi et du développement personnel

Les origines du repli sur soi lors de l’hiver du couple

Ce « repli sur soi », je le disais, correspond donc à l’hiver. De quoi s’agit-il, dans les 4 phases du couple ? C’est ce moment où tu te recentres sur toi. Au bout de quelques années… enfin, je n’aime pas donner de délais précis. Disons plutôt : au bout de quelque temps, tu te recentres sur toi. C’est l’idée du : « Et moi là-dedans ? ». C’est une individualisation, une concentration sur toi, sur tes désirs, tes envies. Souvent, cette phase est possible justement parce que tu as un couple stable, dont les bases sont posées. Vous n’avez plus besoin (ou plus envie) de mettre toute votre énergie dans le couple. Cela se voit aussi dans des couples qui souffrent d’une insatisfaction. « J’ai l’impression d’avoir beaucoup essayé, beaucoup donné, beaucoup mis de moi dans cette histoire… Mais, au bout d’un moment, je ne vois toujours pas d’éléments positifs qui me reviennent, je ne vois pas les avancées attendues, donc je me détache un peu. » C’est une période où tu as envie de te recentrer sur toi, de prendre davantage de temps pour toi, pour ce qui te fait du bien à toi. Ce sont les 2 aspects que j’ai constatés :

  • soit tu as un couple qui tourne, qui est stable et vous avez naturellement envie de penser aussi à vous ;
  • soit tu ressens de l’insatisfaction par rapport à ton couple et, de la même manière, arrive l’envie de te recentrer sur toi.

Par quoi cela passe-t-il ? Dans les débuts, à l’été, souvent (et de manière inconsciente), tu as envie d’épouser l’autre, de faire corps et, par conséquent, tu t’oublies un petit peu. Prenons un exemple, imaginons qu’il adore le rap. Toi, ce n’est pas trop ton délire, mais tu as envie de lui faire plaisir et tu as envie de découvrir son univers. Il y a une vraie envie de ta part ! C’est à la limite de l’inconscient. Ainsi, son concert de rap, tu y vas, et tu y vas avec le sourire. Ce n’est pas de la malhonnêteté, c’est vraiment l’envie de faire une activité avec l’autre et de prendre plaisir à partager cela avec l’autre. Peut-être même que tu diras que ce concert de rap était super ! Mais ce n’était pas tant le rap en lui-même que ce moment de partage qui était merveilleux. Mais, après quelques années, maintenant que vous êtes installés ensemble, les concerts de rap, ce n’est plus ton truc.

Le risque de rupture lors de cette étape de la relation

Voilà pour l’exemple ! Nous commencions à parler de cette période du repli sur soi. Progressivement, naturellement, tu te recentres sur toi et t’intéresses davantage à l’extérieur qu’à ton couple. Ce phénomène est dû au fait que, avec l’âge, nous devenons de plus en plus matures. Nous devenons experts de nous-mêmes, nous nous affirmons quant à nos besoins et envies. Par conséquent, nous devenons aussi plus en capacité d’affirmer ce dont nous avons besoin et envie, ou pas. Bien sûr, c’est plus ou moins conscient, plus ou moins réfléchi. Ce n’est pas forcément une évidence non plus, ça dépend des gens et des couples, mais c’est un phénomène couramment observable. Dans la plupart des cas, c’est fluide et naturel. Progressivement, tu as envie de devenir la personne la plus importante de ta propre vie. Parmi les 4 phases du couple, celle-ci peut être vraiment difficile, parce qu’il y a un risque d’éloignement. Si tu te recentres sur toi et si l’autre fait de même, qu’est-ce qui vous lie ? Qu’est-ce qui vous rassemble ? Qu’est-ce qui fait que vous êtes un couple, aujourd’hui ? Le fait que chacun soit de son côté représente un risque. Ça correspond à ces couples qui disent : « Nous sommes des colocataires maintenant. ». Ils ont l’impression que chacun a sa vie, son rythme, ses amis, ses fonctionnements, ses envies… et il n’y a plus d’éléments qui rassemblent, plus de projets en commun. Et c’est vrai qu’il y a, à ce moment-là, un risque de rupture. Certains couples se rendent compte en hiver qu’ils n’ont plus les mêmes envies, qu’ils ne sont plus alignés. À cette saison, tu peux aussi te rendre compte que tu as changé, que tu n’es plus la même personne qu’au début. Et c’est OK ! Bien évidemment, je ne dis pas que c’est forcément simple, mais un couple qui se sépare avec des trajectoires de vie différentes, ça arrive. Ça peut être simplement dû à un éloignement progressif. « Nous n’avons plus rien qui nous lie, nous sommes sur des trajectoires propres. Chacun fait son chemin et on se rend compte que nous ne partageons plus le même chemin. »

Les enfants et les éléments extérieurs au couple

Enfin, pour finir sur l’hiver, je souhaite faire une parenthèse et évoquer les enfants. Si la sphère professionnelle absorbe du temps et de l’énergie, les enfants font de même et en rajoutent une couche. Cela vient complexifier, réorganiser, repenser à nouveau le couple. Ça apporte un nouveau fonctionnement, de nouvelles manières d’aborder la relation amoureuse. J’aimerais également évoquer les gens qui n’ont pas d’enfant, qui souhaitent avoir des enfants mais n’y parviennent pas. Souvent, on dit que « les enfants ça fatigue, ça épuise »… Oui ! Mais essayer d’avoir des enfants aussi ! Tout ce parcours du combattant, ce parcours d’errance médicale parfois, pour essayer d’avoir un enfant, toutes les peurs, les détresses, les déceptions, les incertitudes, les échecs, etc. : tout cela vient aussi parasiter la relation. Je l’avais évoqué au début de l’article : ce qui influe les 4 phases d’un couple, c’est d’une part tout ce qui est propre à chaque relation amoureuse et à la personnalité des partenaires, mais d’autre part, il y a aussi tout ce qui est autour du couple, tout ce qu’il traverse. L’infertilité, la maladie, les deuils, etc., tous ces éléments extérieurs à ton couple viennent déséquilibrer votre relation et vous demandent soit de vous rassembler pour vous renforcer… soit, parfois, ils viennent s’immiscer entre vous et briser un équilibre établi.

Voilà pour l’hiver, qui est bien souvent plus sèche, plus froide et moins solaire que les autres saisons. Mais, comme toutes les autres : c’est une phase, ça passe. Une fois l’hiver dépassé, le couple arrive au printemps.

Le printemps et les cycles suivants

La saison du printemps pour le couple

Le printemps, c’est la chaleur douce, réconfortante, les bourgeons en fleur. Dans les 4 phases du couple, c’est la période de la renaissance, de la redécouverte. C’est l’idée que ton couple a connu des épreuves et qu’il en est sorti renforcé. Vous êtes encore là, vous avez réussi à passer là et vous êtes encore plus forts. Chaque membre du couple a réussi à être davantage affirmé. L’individualité de chacun est plus forte, mais, en même temps, vous êtes plus unis, plus forts en tant que couple dans cette arrivée de printemps.

Souvent, à cette saison, le couple se réinvente, se repense. C’est là qu’il peut y avoir de nouveaux projets, des envies de travaux pour la maison, ou plus simplement une envie de voyage, l’arrivée d’un autre enfant, etc. La phase un peu difficile est passée et vous repartez sur quelque chose de tout neuf, tout beau et de plus mature que l’été. C’est une nouvelle construction du couple, mais basée sur ce qui a déjà été expérimenté. C’est pour cela que c’est plus mature.

Les cycles suivants et les saisons perturbées

Maintenant, j’ai envie de dire un mot sur l’idée qu’il y a des phases plus ou moins agréables. À mon sens, toutes les 4 phases du couple sont importantes et chacune apporte quelque chose. C’est comme un cycle, même si, bien sûr, il n’y a pas de règle. Certains couples font toutes les saisons en quelques mois seulement, et d’autres restent à l’été pendant des années avant de se stabiliser et d’entrer dans l’automne. Il n’y a pas de règle quant à la durée des saisons. Cependant, en général, un couple commence par faire tout un cycle… et ensuite ça varie. Tu peux tout à fait être arrivé au printemps, et passer ensuite du printemps à un second hiver, puis un automne, puis un nouveau printemps, avant de refaire un été de plusieurs mois. Une fois le premier cycle passé, il n’y a pas de règle absolue. Personnellement, je trouve intéressant et rassurant de savoir se situer. C’est intéressant de mesurer l’expérience de ton couple, et c’est rassurant de savoir que ça fait partie d’un cycle pour pouvoir te dire : « OK, c’est une phase, c’est normal ce n’est pas mieux ni moins bien, c’est juste autre chose ». Un couple, sur le long terme, ce n’est pas linéaire.

Par ailleurs, suite à différents échanges que j’ai eu au fil du temps avec des couples que j’ai accompagnés ou qui ont échangé avec moi, j’aimerais rajouter quelques mots. Les lignes qui suivent sont destinées à ceux qui ont le sentiment de ne pas avoir connu d’été. Ils n’ont pas la sensation d’avoir vécu la passion des débuts, ni même, sans forcément parler de passion, d’avoir partagé une période douce, légère et très plaisante, pendant laquelle on se découvre. Certaines personnes ont l’impression de ne pas avoir connu ça et d’avoir tout de suite connu la désillusion, la déception, etc. Si tu es dans cette situation-là, j’ai envie de te proposer quelques pistes de réflexions.

  • Une première serait de te rappeler que la période de l’été peut être extrêmement courte. Certains couples ont un été de quelques semaines, voire quelques jours parfois. Puis, très rapidement, ça bascule dans quelque chose qui tient plutôt de l’automne. Ça peut être le cas, par exemple, si l’engagement vient très rapidement. Dans ce cas, il y a eu un été, mais il fut si rapide qu’on ne s’en rappelle pas.
  • Une autre piste de réflexion que j’ai envie de te donner, c’est de te questionner ainsi : est-ce que vous faisiez bien « couple », à ce moment-là de votre histoire ? Et même, si c’est une sensation qui demeure : est-ce qu’aujourd’hui vous vivez réellement comme un « couple » ? Ces questions peuvent paraître dures, mais il y existe des relations qui, disons ressemblent à un couple « de loin », mais n’en sont pas vraiment. Ou encore, il en existe pour lesquelles l’un des deux est dans une dynamique de couple, mais pas l’autre.
  • De même, les entrées en relation un peu poussives ou compliquées peuvent priver du sentiment d’insouciance de l’été, parce que, dès le début, ce fut abrupt et compliqué. Parfois, ces couples ne sont pas vraiment « couples » à mon sens. J’ai déjà croisé cela avec des couples qui n’étaient pas très officiels, ou qui avaient très rapidement connu une épreuve, type mensonge ou infidélité, qui est tout de suite venue griser leur été.

Ceci étant, je le répète : selon moi, les partenaires d’une relation amoureuse traversent les 4 phases du couple… et les retraverse encore et encore. Des couples qui sont formés depuis 10 ou 15 ans referont parfois un ou plusieurs étés, automnes, hivers ou printemps. Un couple, sur la durée, c’est une succession de phases. Ainsi, les amoureux qui ont le sentiment de ne pas avoir eu d’été ont aussi la possibilité d’en vivre un plus tard, à un autre moment de leur vie de couple.

Les 4 phases d’un couple et leur place dans ton histoire amoureuse

Pour terminer, j’aimerais évoquer les personnes n’ont pas envie de connaître les autres saisons, qui restent en été. Ce sont des personnes qui papillonnent d’un partenaire à un autre. Dès qu’arrive l’automne, la phase de désillusion, ça ne les intéresse plus et elles vont vivre un autre été avec quelqu’un d’autre. Je précise que je n’ai pas de jugement par rapport à ça ! Je ne dis pas que c’est bien ou pas bien. J’explique simplement qu’à mon sens, se priver de l’automne, de l’hiver ou du printemps, c’est un peu dommage dans le sens où un couple, c’est plus qu’un été. Ce n’est pas parce que tu ne vis que des étés que tu seras heureuse. Tu peux trouver du bonheur, de l’épanouissement et du plaisir dans ton couple bien au-delà de l’été, dans les 4 phases du couple, même en hiver. L’été est souvent idéalisé, et certains couples adorent la douceur du printemps, la stabilité de l’automne, la mise en place de la famille, la construction, l’officialisation, etc. Il y a bien souvent beaucoup d’événements forts pendant l’automne ! Il y a aussi des couples qui, à la sortie de l’hiver, vont être fiers, se sentir solides et plus unis que jamais. Après avoir dépassé des épreuves, d’être encore là, ensemble, ça fait se sentir puissant. Ça fait se sentir dans un amour, une attirance pour l’autre qui est une évidence. C’est tout aussi beau, fort et épanouissant que l’est un été !

J’espère que cet article sur les 4 phases du couple t’a plu et que ça te sera utile. N’hésite pas à me faire un retour, via mon site internet ou mon compte Instagram. Dans quelle saison es-tu en ce moment ? As-tu reconnu ses caractéristiques, ou est-ce un peu différent pour vous ? Comment vivez-vous cette phase : est-ce compliqué ou êtes-vous en capacité de voir à quel point cette période un peu difficile peut vous renforcer ?

Raviver la flamme & booster son quotidien amoureux

Bienvenu dans cet article dédié aux relations amoureuses de longues dates ! Raviver la flamme, booster son vieux couple, dynamiser le quotidien avec son partenaire… Ce sont des sujets qui reviennent assez souvent jusqu’à moi, de la part de mes clients… mais pas seulement. Les couples que je reçois m’en parlent, évidemment, mais aussi des personnes sur Instagram ou dans ma sphère personnelle.  “C’est un peu ronrond, voire un peu chiant, un peu mou, un peu plat, un peu routine…” Vous le connaissez, ce vocabulaire qu’on peut avoir au sujet de couples qui ont 10 ans ? Un couple de 10 ans, on peut aussi en dire que c’est un couple solide, qui fonctionne bien, qui est parti sur la durée, qui a des racines, qui s’inscrit dans le temps, etc. On peut aussi retrouver tout un tas d’expressions très positives ! Mais moi qui suis thérapeute de couple, souvent, on vient me voir avec des « c’est mou », « c’est longuet », « ça tourne en rond » et autres « c’est toujours le même quotidien »… Bref : il s’agit de lassitude ! Je te propose des pistes pour raviver la flamme et booster ton vieux couple.

Avant de rentrer dans le vif du sujet je voulais te partager un programme que j’ai créer pour aider les couples à réveiller leur couple et leur sexualité. Plus d’infos sur ce programme juste ici.

Mon message rassurant si tu cherches à booster ton vieux couple

J’ai envie de commencer avec un message rassurant. Je croise beaucoup de personnes qui se comparent aux jeunes couples, en se disant : « Olala ils ont l’air de vivre quelque chose d’hyper intense, hyper passionné, wouah… Alors que nous, ça remonte à X années la période où nous vivions ça ! Ce n’est plus notre façon de vivre, notre quotidien, ça me manque… ». Il s’agit clairement de nostalgie, de regards en arrière sur le couple qu’ils étaient, avec cette idée que « c’était mieux avant ». Si tu es dans ce cas-là, avant de donner des conseils pour raviver la flamme, j’ai envie de t’apporter des explications, des mots sur cette évolution du couple. D’ailleurs, autour de cette thématique, je te conseille mon article sur les saisons du couple. Prends le temps de le lire ! Il décrit les différentes phases que connaît un couple. C’est hyper rassurant et ça fait du bien de constater que ce qu’on est en train de vivre de difficile est simplement une phase normale. Ainsi, bien évidemment, les jeunes couples sont dans une certaine phase, tandis que les couples qui sont formés depuis 10 ans sont souvent dans une autre phase. La comparaison n’a pas lieu d’être, puisque ton partenaire et toi n’êtes pas en train de vivre la même chose ! Aux débuts du couple, l’énergie est dévouée au couple. Pendant les premières années de relation, le couple se construit : il a donc besoin de beaucoup, beaucoup d’énergie. Ce n’est pas évident à bâtir, une relation !

Pour rappel, il s’agit de 2 individus qui n’ont pas la même histoire, pas le même vécu, pas les mêmes besoins, pas les mêmes attentes… Ces personnes qui n’ont parfois rien en commun font alliance et se mettent à 2. Clairement, cela demande beaucoup d’énergie. Ainsi, souvent, dans les débuts d’une relation, on est totalement tourné vers son couple. Je prends souvent l’image de l’allumage d’un feu. Quand on part de rien, avec juste des bouts de bois, il y a du boulot ! Et encore, avant ça, il faut trouver des bouts de bois, récupérer les bons, les assembler, se procurer ce qui va déclencher l’étincelle, il faut que ça prenne… Il y a du boulot quand on allume un feu. Pour créer un couple, c’est pareil : il y a du boulot. De ce fait, de manière naturelle, instinctive : beaucoup de ton énergie va être tournée vers ta relation amoureuse. Mais cela ne dure qu’un temps. De la même façon qu’une fois que ton feu est allumé, tu peux te consacrer aussi d’autres activités ; au bout d’un moment ton couple est créé, et ça y est. Entretenir un feu demande moins d’énergie que l’allumer. C’est pareil pour ton couple : créer une relation amoureuse demande moins d’énergie que l’entretenir. Avec le temps, tu vaqueras à d’autres occupations que celles relatives à ton couple. C’est tout simplement ça que vivent 90 % des couples, en fait… Et c’est normal ! Ce n’est pas un problème, cela ne veut pas dire que vous vous aimez moins, ni que vous n’êtes pas passionnés, ni que vous n’êtes pas assez amoureux ou que sais-je. C’est juste une évolution normale.

Ma vision du cas particulier des couples passionnels

D’ailleurs, cela me fait penser à autre chose et je vais prendre le temps de faire une parenthèse au sujet des couples qui restent passionnels ! J’en ai déjà rencontré, des personnes qui sont dans un couple exclusif, qui ne passent pas à la phase d’après. Peut-être que, comme moi, tu as déjà croisé un couple-passion. Je n’en ai pas vu beaucoup, car ça ne concerne pas la majorité des amoureux et ce ne sont pas forcément ceux qui vont consulter une thérapeute de couple. Mais en effet, cela existe. Peut-être qu’eux le vivent de façon très agréable et certes, ils n’ont pas besoin de raviver la flamme, cependant il faut avoir conscience que ce sera au détriment d’autres aspects de leur vie. Garde ça en tête ! J’ai notamment connu des enfants qui avaient grandi avec des parents formant un couple passionné. J’en ai déjà entendu me dire : « Nos parents n’étaient jamais disponibles, ils étaient tout le temps tous les deux, ils faisaient passer le couple avant tout… Dès qu’il y avait des soirées ou des week-ends spéciaux, c’était pour le couple… ». Certains de ces couples n’ont jamais le temps, ne sont pas toujours disponibles pour leurs enfants. Ils ont souvent très peu de vie sociale, ils sont très peu tournés vers les autres. De même, ce sont souvent des personnes qui ont peu d’engagement dans leur vie professionnelle, qui vont consacrer peu d’énergie et de temps à développer la vie professionnelle qu’ils entendent avoir. On peut aussi dire que ce sont des couples qui ne vont pas énormément travailler le développement personnel individuel. « Et moi là-dedans ? » est une notion qui existe peu. Les amoureux de ce genre de relations sont très tournés vers leur partenaire, très orientés vers le couple et peu sur un cheminement personnel, sur les attentes et besoins individuels. Tous ces domaines ont peu de place dans les couples exclusifs. Chaque couple fonctionne comme il l’entend, mais quand j’entends qu’on met sur un piédestal et qu’on valorise le couple exclusif et 100 % passionné… j’ai envie de répondre « ben non ». Il y a aussi des inconvénients à être ultra-passionné et à faire passer le couple avant tout. Ce n’est pas la panacée, ce n’est pas un idéal ! C’est un autre fonctionnement, avec ses avantages et ses inconvénients.

La bonne méthode pour raviver la flamme est propre à chaque couple

Souvent, une fois que j’ai expliqué cela, les couples que j’accompagne sur ce sujet me répondent : « OK, on veut bien entendre ça, c’est un principe de réalité : nous ne sommes plus le couple qui a besoin d’être créé. Mais quand même ! De temps en temps, il faut bien raviver la flamme. ». Oui ! Je trouve que l’image est intéressante. Par moments, il y a besoin de remettre de l’énergie et de l’attention sur sa relation. Il peut être nécessaire d’en refaire, pendant un temps, sa priorité, pour booster son vieux couple. Ce n’est plus une démarche du quotidien, mais c’est intéressant à réaliser ponctuellement. C’est souvent là qu’on vient me voir.  « Mais qu’est-ce qu’on peut faire ? Ça fait 10 ans, donc les week-ends en amoureux, la lingerie sexy, les rendez-vous hebdomadaires, etc. : on a déjà donné ! Qu’est-ce qu’on peut faire d’autres, parce que nous tournons en rond ? »

À mon sens, se demander quoi faire pour raviver la flamme est une fausse question. Vraiment, je pense que ce n’est pas le bon point de départ, ça ne te mènera nulle part. L’idée, à mon avis, n’est pas de te demander quoi faire pour ta relation amoureuse. L’idée, c’est plutôt de te dire que tu souhaites y mettre telle intention et de partir de cette intention. « Mon intention, c’est de réveiller mon couple »… à partir de là, le « quoi faire ? » viendra naturellement, tout seul. Il n’y a pas à tortiller, parce que le « quoi faire ? » est propre à votre relation de couple. Ainsi, à mon avis, c’est une erreur d’aller chercher à l’extérieur quoi faire pour votre relation de couple. On peut être inspiré par l’extérieur, c’est naturel. Si vous croisez un couple qui part en week-end à la mer, vous pourrez vous dire « oh oui tiens, si nous partions aussi ? ». Mais c’est alors une inspiration naturelle, il n’y a pas de recherche particulière derrière. C’est plutôt que tu vois quelque chose qui passe, ça t’inspire donc tu le prends et l’intègres dans ta réalité de couple. Ça, c’est OK pour moi ! Mais si tu es là à errer en te répétant « Qu’est-ce que je peux faire ? »… à mon sens, tu vas forcément retomber dans ce que tu connais déjà. Or cela ne te convient pas, puisque sinon tu y penserais plus spontanément. L’idée, c’est plutôt de venir puiser dans ton quotidien, dans ce que vous, vous avez déjà mis en place. Raviver la flamme, ce n’est pas forcément partir en week-end. Ça peut ! Mais réveiller son couple passe aussi par le quotidien.

Dans mon programme Réveille ton couple et ta sexualité, je vous donne d’ailleurs des conseils et des idées pour booster votre couple au quotidien.

J’ai récemment reçu un couple qui était dans cette thématique-là. Elle me parlait des vacances, qui sont des moments de ressources, des moments intenses de grande connexion, etc. C’est une période où le couple rallume ses braises. OK… mais cette cliente ne part en vacances qu’occasionnellement, seulement quelques fois dans l’année. Or, elle a envie que son couple soit magnifié plus souvent que seulement lors de ces périodes déterminées. D’où ce que je disais : certes, penser à des vacances est intéressant, mais ça semble nécessaire de réfléchir aussi au moyen de raviver les braises au quotidien. Je ne pense pas qu’il y a une recette universelle, ça dépend vraiment de votre couple.

Exemples d’actions pour booster ton vieux couple

S’accorder plus de temps ensemble

Je vais vous donner des exemples de démarches mises en place par des couples que j’ai accompagnés. Certains se sont dit « Nous, pour raviver la flamme, nous avons besoin de passer beaucoup de temps ensemble. ». Ça correspond à des moments où les braises sont un peu plus faiblardes, donc on se place ensemble devant le feu pour le rallumer. Peut-être que, comme eux, pour raviver la flamme, tu as besoin de passer du temps ensemble. C’est une façon parmi d’autres de booster son vieux couple.

Faire une pause grâce à des activités sans son partenaire

D’autres couples, au contraire, m’ont dit : « Nous, on a réfléchi et on va se séparer temporairement. » L’un des 2 va partir en week-end ou faire une activité seul, par exemple. S’accorder des moments où on n’est pas ensemble, ça crée un manque. Ces mêmes couples m’ont souvent aussi parlé du fait qu’ils étaient en télétravail à cause du covid, 100 % du temps l’un sur l’autre… Ils ont constaté que ce qui a permis de raviver la flamme, ça a été un break, une séparation de quelques jours pour partir en vacances ou en week-end avec les copines. En revenant, ils étaient contents, ils ont profité de leurs retrouvailles. Leur solution à eux, ce n’était pas de passer du temps ensemble.

Réveiller sa complicité avec la sexualité

J’ai également accompagné des couples pour lesquels booster son vieux couple passait par la nécessité de redynamiser leur la sexualité. Ça peut alors passer par la découverte de nouvelles pratiques ou manières d’appréhender l’intimité et le plaisir. C’est cela qui a redonné de l’énergie à leur couple.

Tu peux constater que la « bonne solution » pour raviver la flamme est très variable. Ça peut venir de plein d’éléments différents ! C’est donc compliqué de fournir une solution clés en main en te disant « fais ça et tu verras, ça fonctionnera ». Non, je ne donne pas ce genre de conseil à 2 sous, parce que ça ne marche pas comme ça ! C’est à vous de partir de votre intention de vous redynamiser, vous consacrer du temps pour vous demander : « Qu’est-ce qui nous conviendra, à nous ? ».

Un rééquilibrage de son quotidien peut suffire à raviver la flamme

On arrive au dernier point que je souhaitais aborder dans cet article. Dans les débuts, les premières années, on accorde du temps pour créer son couple. Ensuite, on donne moins d’énergie pour son couple, parce qu’on la consacre à d’autres domaines. Souvent, ça correspond aux moments où on développe sa sphère professionnelle, où on éduque les enfants, où on s’investit dans un cheminement personnel qui nécessite d’être centré sur soi, etc. Si, au bout de quelque temps, tu as l’impression qu’au niveau du couple, c’est un peu faiblard, un peu mou, ça peut être intéressant de simplement rééquilibrer. Un peu à la manière de chaises musicales : j’en prends, j’en enlève. Peut-être qu’en ce moment, au quotidien il y a beaucoup de pro, beaucoup de temps pour les enfants, mais peu pour ton couple. OK, alors peut-être qu’il suffit de diminuer un peu le pro et les enfants pour accorder un peu plus de temps et d’énergie à ton couple, sans forcément mettre d’actions précises en place ? Je ne suis pas sûre que les chaises musicales soient le meilleur exemple… Mais j’espère que tu as saisi l’idée que j’ai en tête, d’équilibre à trouver. ? C’est le principe de la vie, en fait ! Tu as ton couple dans une main, mais tu as aussi 15 autres mains avec d’autres sphères de ta vie. Certaines sont un peu plus en hauteur, prennent un peu plus de place, donc quand cela est nécessaire, tu peux les faire redescendre un peu, pour faire remonter ton couple. Ainsi, sans forcément chercher quoi faire pour ta relation amoureuse, tu peux simplement te demander ce qui te prend du temps et de l’énergie. Ensuite, tu pourras étudier comment diminuer cela pour mieux prendre soin de ton couple. C’est comme ça également que tu peux créer une posture qui va raviver la flamme.

Tu l’auras compris : à mon sens, c’est vraiment une histoire d’intention, de temps et d’énergie que tu consacres ou a envie de consacrer à ta relation de couple. Effectivement, cela ne se fera peut-être qu’au détriment d’autres choses et il faut l’accepter. Si tu veux te consacrer davantage à ton couple, il faudra peut-être en donner moins à tes enfants, tes amis ou ta famille.

Si tu as envie d’aller plus loin sur cette thématique ou d’être soutenu dans cette démarche, je t’invite à regarder ce que je propose dans mon programme Réveille ton couple et ta sexualité. C’est exactement de dont tu as besoin.

J’espère t’avoir apporté un éclairage sur comment il est possible de raviver la flamme et de booster son vieux couple. Cet article avait aussi pour but de t’aider à banaliser ça, à ne pas en faire une catastrophe. C’est seulement un point de vigilance. Il nécessite des démarches, qui peuvent s’inspirer de l’extérieur, mais sans copier/coller. Inspire-toi de ce que tu vois, mais transpose cela dans ta réalité, en partant de toi. Qu’est-ce que te correspond à toi ? Si tu souhaites échanger avec moi sur ce sujet ou sur mes accompagnements en tant que thérapeute de couple pour prendre soin de son couple, je suis à ta disposition via mon site internet ou mon compte Instagram.

Humour & amour : oui mais… avec vigilance !

Je suis ravie de te retrouver pour ce nouvel article. Aujourd’hui, nous allons parler humour et amour, couple et blagues, couple et vannes ! L’humour peut participer à la complicité entre les partenaires et avoir une place d’importance dans une relation amoureuse. Cependant, dans certains cas, humour et amour peut s’avérer être un mélange compliqué qui desservira la relation à terme. Avec mon regard de thérapeute de couple, je te parle des 2 cas de figure que j’ai observés au fil de ma pratique et je te propose une solution pour que ça se passe bien.

Quelle est l’importance de l’avis de la thérapeute de couple qui observe ?

J’ai observé qu’il est rare que les gens mettent des mots sur les fonctionnements relatifs à ces thématiques-là, parce qu’il s’agit de fonctionnements très installés. Je n’ai pas trouvé beaucoup de documentation là-dessus, donc je te livre mes observations avec les couples que j’ai accompagnés, ainsi que ma tambouille, mon analyse à moi. Il s’agit de ce que moi j’en comprends et de ce que j’en retire. C’est assez personnel et c’est vraiment de l’observation.

D’ailleurs, c’est aussi pour ça que je trouve cela si pertinent d’aller consulter un professionnel quand on a besoin de prendre soin de son couple. Évidemment, tu me diras que je prêche pour ma paroisse et que je ne suis pas objective ! Certes. ? Mais il est bien évident aussi que moi, qui ne suis pas dans votre couple, qui ne suis pas dans votre fonctionnement… je les vois tout de suite, les problèmes ! Souvent, ils sautent aux yeux, c’est gros comme une maison ! Mais vous, c’est votre fonctionnement, votre quotidien, donc c’est plus compliqué de les percevoir. C’est précisément de cette capacité d’observation que me vient cette idée d’article « humour et amour ». Au fil de ma pratique, j’ai reçu plusieurs couples qui se charrient, qui se vannent entre eux. Tout de suite, avec mon regard de thérapeute, je perçois cela et je peux facilement déceler s’il s’agit de quelque chose d’équilibré, si ça ne se va que dans un sens, si les 2 sont en train de rire ou non, s’il s’agit d’un rire jaune, etc. Tout ça, je l’observe très rapidement, alors que les gens concernés ne s’en rendent en général pas compte. Voilà d’où vient cet article : de tous ces couples qui se font des vannes et qui me mettent la puce à l’oreille sous couvert de « nous on est hyper détendus, on est fun, on rigole… ». OK, mais parfois, certaines choses qui sont dites sont extrêmement limites et posent réellement problème. De la même manière, j’ai également accompagné des couples qui sont très portés dans l’humour, mais qui dans le même temps me disent : « je n’ai pas confiance en l’autre, je n’arrive pas à savoir s’il est sérieux ou pas…  Il ne s’est rien passé mais j’ai des doutes ». Je suis donc venue me pencher sur cette question : d’où vient ce sentiment de défiance de l’autre sans étayage ? Clairement, dans de nombreux cas, cette histoire de plaisanteries, ce mélange humour et amour, n’y sont pas étrangers. Je te propose maintenant de voir cela en détail !  

L’humour moqueur qui dénigre, est-ce bien ta vision du mélange humour et amour ?

Je vais essayer de traiter de ce sujet en 3 parties. La première sera autour du dénigrement, des insultes, des propos rabaissant, humiliant ou moqueurs, des grossièretés, etc. Dans certains couples, tout cela passe crème, parce que « non mais attends, tu sais bien que je blague ». Sous couvert d’humour, on a le droit de dénigrer, insulter, rabaisser. D’un point de vue personnel, ce genre d’humour n’est pas du tout ma came. D’un point de vue professionnel, je n’ai pas de difficulté à condition qu’il s’agisse de quelque chose d’équilibré, où les 2 sont consentants, si on peut le dire comme ça ? , où il s’agit vraiment d’un fonctionnement de couple. Si tu es dans une relation amoureuse qui a cet humour-là, qui se charrie, qui se vanne, etc. mais que les blagues sont faites à coup de critiques et d’insultes, j’attire ton attention sur cette question : « Est-ce que je suis comme ça moi aussi ? Ou est-ce que j’ai épousé et que je me suis adapté au fonctionnement de l’autre ? ». À mon sens, c’est une des premières questions à te poser si ton couple a cette façon de marier humour et amour et que ça te titille. Bien souvent, ces couples fonctionnent avec une moquerie respective, tout le monde rigole, c’est de l’humour et c’est équilibré. Je ne suis pas dans le jugement, si ça vous correspond : grand bien vous fasse ! ?

Par contre, j’ai aussi observé des couples au sein desquels on ne retrouve pas cette notion d’équilibre. Dans certaines relations, ça ne va que dans un sens. Parfois, on retrouve cette idée que l’un suit le mouvement de l’autre. Spontanément, ce n’est pas forcément l’état d’esprit et la nature de l’un, mais avec le temps, pour avoir et correspondre à l’autre, on s’est adapté à ce fonctionnement, on a épousé cette manière d’être et de faire. Parmi les couples que j’ai accompagnés, j’en ai connu où l’un des partenaires me disait : « Je n’étais pas comme ça avant, je l’ai rencontré, il était blagueur et je n’avais pas envie d’être la seule des 2 à être la risée de l’autre. Je savais bien que pour lui plaire, il fallait que je sois rentre dedans et que moi aussi j’ai de la tchatche et de la répartie. ». Ainsi, ce n’est pas un moi naturel qui vit dans le couple, mais un moi qui s’est adapté à l’autre. Quelques années après, ça ne tient pas, parce qu’il ne s’agit pas d’une nature profonde. S’ajuster et s’adapter à l’autre, ça n’est possible qu’un temps. Souvent, ça ne tient que quand on est jeune et/ou qu’au début de la relation. Un bout d’un certain nombre d’années, quand le quotidien, les enfants, le boulot, la vraie vie, la fatigue, les ennuis, la galère, etc. sont là, ça devient plus compliqué de ne pas être dans sa vraie nature. On se met alors à lutter, à faire des efforts permanents pour plaire à l’autre et au bout d’un moment, ça ne tient plus.

En résumé, pour re-préciser ma pensée : je trouve que ce type de fonctionnement-là nécessite une vigilance particulière. Il est important de s’assurer que tu es dans quelque chose qui te correspond et pas dans une déviance à laquelle tu t’astreins pour plaire à l’autre. Demande-toi si tu es dans quelque chose d’équilibré. De même, s’il n’y a qu’un des 2 qui est l’objet de dénigrements et moqueries, à mon sens, il y a une réelle vigilance à avoir. Si tu ressens quelque chose d’inconfortable, de l’ordre de mal-être, prend garde à écouter tes besoins. Dans ces cas-là, il arrive fréquemment que l’on me dise, par exemple : « ça ne me fait plus rien, c’est OK, je le pratique depuis tant d’années que je me suis habituée ». Au travers de ce genre de phrases, on décèle facilement une personne qui s’est sur-adaptée et qui prend sur elle pour coller au schéma de l’autre, et non pas d’une aspiration naturelle et personnelle. Ça peut aussi bien se passer, mais, à mon sens, ça doit être un point de vigilance quoiqu’il en soit.

L’humour en amour est-il un moyen pour éviter les conversations sérieuses ?

Le 2e point sur lequel j’aimerais attirer ton attention pour cet article « humour et amour » vient également de ce que j’ai pu observer dans le cadre de mes accompagnements. Cela concerne les couples qui sont dans la blague, mais je parle bien ici d’humour au sens large, pas des moqueries humoristiques contre l’autre. Je parle de ces cas où tout est tourné en dérision, où tout est toujours dit avec une petite touche d’humour… et où, du coup, rien n’est sérieux. C’est avec ce type de cas que j’entends : « J’ai du mal à faire confiance, j’ai du mal à me projeter, parce qu’à chaque fois que je veux parler du futur, il fait une blague ». Dans ces cas-là, en séance, j’entends souvent ces personnes me dire : « Nous avons déjà parlé de ces sujets-là, mais je ressors de ces conversations sans trop savoir quoi faire, parce que quand on parle de s’engager, d’avoir des enfants ou d’habiter ensemble, il dit oui ou non… mais avec une blague. Du coup : c’est sérieux ou ce n’est pas sérieux ? ».

Si on dit oui mais qu’en même temps il y a une blague, alors est-ce un vrai oui, ou bien est-ce que le oui est une blague aussi ? Si une réponse est entourée d’humour, alors tout paraît être de l’humour. On ne peut plus savoir ce qui est de l’humour et ce qui ne l’est pas. Là, ça crée quelque chose de l’ordre de l’ambiguïté et du manque de confiance et d’assurance, parce qu’en face ça ne paraît pas stable. C’est extrêmement inconfortable. Parfois, et j’attire ton attention dessus, cette ambiguïté, ce n’est pas juste le tempérament de l’autre. Ça peut aussi cacher un : « Je n’ai pas envie de m’engager, je n’ai pas envie d’avoir une conversation sérieuse parce que ce qui va avec ne me plaît pas mais que je n’ai pas envie de l’exprimer clairement. Alors je botte en touche pour passer à autre chose et peut-être qu’elle ne m’en reparlera que dans X semaines ou X mois. ». Ça laisse un répit avant d’avoir cette conversation dont on n’a pas envie. Certains hommes et certaines femmes aussi d’ailleurs, je pense que c’est mixte, font traîner ça pendant des années et des années, jusqu’au moment où on a enfin la conversation sérieuse. Les mois passent, les mois passent, les mois passent… à chaque fois l’autre botte en touche, fait de l’humour. On se dit que c’est peut-être un sujet sensible, donc on attend un peu et de nouveau les mois passent. Quand vient le moment où ça y est, là on veut une vraie réponse : et bien la réponse est non. Ce sont des choses que j’ai déjà entendues et qui arrivent régulièrement. L’humour et la dérision, dans ces cas-là, permettent de ne pas donner de réponse officielle sérieuse.

Comment prendre soin de son couple si on se trouve dans un de ces 2 cas ?

Le dernier point que je souhaite aborder, c’est ce que je te propose de faire dans ces cas-là, ce que je préconise aux couples que j’accompagne pour équilibrer humour et amour. Mon conseil, c’est d’avoir des codes. Tu sais, un peu comme les safe-words en sexualité. L’idée, c’est de se dire « OK, on vit dans la blague et l’humour, mais il faut que nous mettions en place quelque chose pour que, quand l’un ou l’autre a besoin d’un dialogue sérieux, on arrête les plaisanteries et l’humour. » Il s’agit d’un code qui signifie : « Là, on arrête les plaisanteries, on arrête l’humour. Je veux le/la vrai(e) toi, pas celui qui fait des blagues. Je veux ton vrai désir, ta vraie envie. J’ai besoin de te parler à cœur ouvert. ». La question, c’est : « Comment pouvons-nous mettre en place quelque chose, un code entre nous, pour qu’il y ait des moments où on se retrouve toi et moi dans notre pure authenticité, sans le masque de l’humour ? ». C’est vraiment important, pour pouvoir être rassuré, pour avoir quelque chose d’équilibré. Oui c’est important de blaguer ! Bien évidemment que je n’ai rien contre l’humour. Bien sûr qu’on peut rire de tous les sujets, même sur l’engagement, le mariage, la vie commune, les enfants, etc. Bien évidemment, que tout ça peut être sujet à plaisanterie ! Mais le jour où tu as besoin, ou le jour où l’autre a besoin d’une conversation très sérieuse sur ces sujets-là : c’est important qu’il y ait un espace pour cela ! Ainsi, à mon sens, c’est important de définir à 2 comment s’articulent les moments sérieux. L’humour ne fait pas tout et un couple a aussi besoin de moments pour la confiance, pour la crédibilité, pour la stabilité, des moments qui permettent de se dire « je sais où je vais ». On a aussi besoin de moments sérieux, et pas toujours teintés d’humour. C’est important de différencier les espaces car il y a des temps pour tout.

Sans cela, je le vois bien avec les couples que je reçois : mal géré, le mélange humour et amour peut abîmer la relation sur le long terme. Cette façade pleine de « Nous c’est léger, c’est détente, c’est fun, nous on rigole H24 ! », ça peut n’être qu’un vernis. Quand on gratte le vernis, quand on va au-delà, parfois se révèlent des manques de confiance et de crédibilité… Ça va venir fragiliser les fondations de votre relation et votre confiance l’un dans l’autre. Il faut qu’il y ait des moments où vous êtes votre vraie personne, sans le masque de l’humour.

C’est vraiment ce message que j’avais envie de te transmettre, pour que tu puisses obtenir quelque chose de construit et de sécurisant. Et c’est important de se le dire ! Souvent, ces personnalités-là, quand elles ne sont pas dans l’humour, elles ont le sentiment de casser l’ambiance. Il peut donc être nécessaire de leur expliquer que, par moments, tu as besoin d’autre chose. Quand on a un espace déterminé pour être sérieux, dans lequel humour et amour sont dissociés, alors tout le reste peut sereinement être fun. Alors que sans espace sécurisant, c’est alors au quotidien, dans le moindre mot que l’autre formulera, qu’on cherchera s’il s’agit de propos sérieux ou non, d’humour ou pas. Ça devient alors prise de tête, angoissant. On finit par être à l’affût du moindre mot. C’est comme ça qu’on tombe dans des discours tels que : « Je ne peux plus rien dire, elle prend la mouche à chaque fois, tout de suite ça prend des proportions dingues… C’était de l’humour et ce n’est pas passé. ». Et oui, cet humour-là n’est pas passé peut-être parce que la personne a besoin d’être rassurée, de se sentir écoutée, comprise et qu’il n’y a pas d’espace pour ça dans le couple. Il suffirait peut-être juste d’instaurer quelque chose pour cela… et après on est parti pour les blagues !

J’espère que cet article t’a été utile et qu’il t’apporte un éclairage sur la possibilité de prendre soin de son couple tant en alliant humour et amour. N’hésite pas à me faire des retours sur Instagram ou via mon site internet s’il s’agit de problématiques que tu traverses ou as traversées. Comment vous êtes-vous organisé ? Comment ça s’équilibre entre vous, entre le sérieux et le moins sérieux ?

Thérapie de couple en Essonne | Trouver le bon professionnel

Bienvenue dans mon 3e article sur le sujet de la thérapie de couple et sur le métier de conseillère conjugale, que j’exerce dans l’Essonne. Après avoir vu à qui cela s’adresse, combien de temps ça dure et comment se déroule une séance, cette fois-ci nous allons nous pencher sur la question du professionnel qui vous accompagnera, ton amoureux/se et toi. Je m’appelle Lucie, je suis thérapeute de couple à Chilly-Mazarin, au sud de Paris, entre Massy, Palaiseau, Longjumeau et Athis-Mons. Avec cette série d’articles sur les professionnels du couple, j’ai envie de répondre à tes questions sur les accompagnements qui existent autour des relations amoureuses et de la sexualité. Si tu traverses une période compliquée avec ton conjoint, que vous songez à entamer une thérapie de couple en Essonne ou en ligne, mais que tu hésites encore : je suis là pour te donner les informations dont tu as besoin. Alors, qu’est-ce qu’un bon thérapeute de couple ? Comment trouver le bon professionnel ? Vaut-il mieux une thérapie de couple en ligne ou en cabinet ?

Relativiser la question du « bon » professionnel pour sa thérapie de couple en Essonne

Alors, comment trouver le bon professionnel ? C’est une question qui revient souvent et j’avais de t’en dire quelque chose. Pour commencer, je dirais que c’est assez récent, assez moderne, cette réflexion, qui va parfois assez loin. Il y a des personnes pour lesquelles ça prend des proportions importantes. Elles en viennent presque à s’imposer une forme de pression dans cette recherche du bon professionnel, de la bonne personne, qui pourra vraiment être celle qui va les aider. Je pense que c’est en lien avec certains aspects de notre société actuelle, qui est une société de consommation assez exigeante. Ce qui est de l’ordre de la thérapie n’y échappe pas : il y a comme une idée de ne consommer que ce qui nous correspond vraiment.

J’aimerais attirer ton attention sur le recul que nous permet le manque d’ancienneté de ce questionnement. Aujourd’hui, c’est quand même assez facile de trouver quelques informations sur un professionnel avant de le consulter. Mais avant, avant Instagram et les sites internet, un thérapeute se trouvait essentiellement par recommandation ou via les Pages Jaunes. Nous n’avions qu’un nom, une adresse et un numéro de téléphone. Du coup, on choisissait le psy, le conseiller conjugal ou autre qui nous avait été conseillé, ou bien le plus près de chez soi ou celui qui répondait au téléphone. Nous avions beaucoup moins d’éléments pour choisir ce professionnel. Ainsi, régnait un peu cette idée que « c’est le psy du quartier, près de chez moi, donc ce sera mon psy. Il me correspond plus ou moins, mais ce sera lui ». Il y avait beaucoup moins d’émulation et d’interrogations autour du choix du « bon » professionnel. Il y avait moins de pression autour du fait de trouver « la bonne personne ».

Ceci étant, je ne dis pas que c’est mieux ou moins bien ! Je ne sais pas si j’ai un avis à donner là-dessus. Je constate simplement que, aujourd’hui, c’est dans ce monde-là que nous vivons. De nos jours, avoir des informations sur un professionnel afin de mieux de faire son choix de thérapie de couple en Essonne, en ligne ou ailleurs en France, c’est ultra simple. Et donc, on va s’en parler !

thérapie de couple en Essonne

Être vigilant dans le choix de ses critères pour sélectionner son conseiller conjugal

Le feeling

À mon sens, pour qualifier le « bon » professionnel, il faut plusieurs critères. Souvent, on parle de feeling et j’aimerais apporter une nuance sur ce point. Bien évidemment que c’est important ! Si on se sent mal en présence d’un thérapeute, ce sera non. Si le consulter est désagréable, crée une émotion inconfortable, il ne faut pas continuer avec lui. Bien évidemment, il faut le dire : il y a une part de relationnel, d’humain à humain, entre un thérapeute et son patient. Parfois ça match, parfois ça ne match pas ! C’est OK, c’est la vie, il n’y a pas mort d’homme.

Mais si on s’attache de trop à cette notion de feeling, je trouve que ça peut induire en erreur. Dans le travail thérapeutique, il y a souvent des ressentis désagréables. Il peut arriver qu’on se sente inconfortable avec un thérapeute… sans pour autant que ça vienne du professionnel ! C’est tout simplement qu’on vient toucher des choses en soi qui engendrent ça. On peut donc se retrouver à se dire « ah non, c’est bizarre, je ne le sens pas… » et ne pas aller au bout de ce travail thérapeutique. Quand on me parle de ça (au sujet d’un autre thérapeute que moi, s’entend), le premier conseil que je donne, c’est d’en parler au thérapeute ! Cela peut se travailler dans le cadre de l’accompagnement, ça peut apporter de nouvelles choses dans la démarche. Tu auras compris, je pense, mon avis. « J’ai envie de me sentir ultra bien »… oui, je comprends, mais d’un autre côté, c’est parfois logique et normal de se sentir moins bien après une séance, sans pour autant que ce soit un signe que le thérapeute est à changer. Dans le cadre des thérapies de couple en Essonne ou en ligne que je propose, j’essaie de toujours garder une oreille attentive à cette question. Ça, c’était le premier point que je voulais aborder avec toi.

Les réseaux sociaux

Aujourd’hui, plein de moyens existent pour que tu puisses découvrir un peu un professionnel avant de le rencontrer. Tu peux commencer par te promener sur son site internet, et découvrir tout ce qu’il a pu y écrire. Je t’invite également à être attentive à l’ambiance, à ce qui se dégage du site. Les textes et les photos peuvent t’inspirer, mais pas que. Beaucoup aussi alimentent un compte sur Facebook ou Instagram, ce qui peut te permettre d’écouter sa voix, de découvrir son visage et ses mouvements. Là encore, ça te donne des indications sur le fait que tu puisses te sentir à l’aise avec cette personne. Ça t’aidera à te dire si oui, tu as bel et bien envie de te lancer avec elle… ou non.

Les recommandations

J’aimerais également attirer ton attention sur la recommandation. Là aussi, je pense qu’il y a du bon et du moins bon. Ce n’est pas parce que ta voisine ou ta copine a adoré son thérapeute que ça se passera pareil pour toi. Mais, ça peut être un bon aiguillage… à condition d’en parler. Souvent, c’est là que le bât blesse. Souvent, on échange peu sur ce type de sujets très personnels. J’ai déjà rencontré des personnes qui se connaissaient et qui suivaient toutes les deux une thérapie de couple en Essonne avec moi sans se le dire. Ni l’une ni l’autre n’avait dit à son amie qu’elle avait des difficultés dans sa relation de couple. Plus tard, quand ça allait mieux, elles en ont parlé et ont souri de constater qu’elles étaient passées par la même personne. Ça peut être ultra intéressant, que quelqu’un partage avec toi comment il s’est senti, ce que ça a pu lui apporter, etc. Mais si, effectivement, tu as envie d’utiliser ton réseau pour trouver un thérapeute, alors il faut en discuter, en parler, poser des questions. Voilà ce que je pouvais dire sur comment trouver le bon thérapeute de couple.

Un « bon » thérapeute de couple | En résumé

En résumé, à la question du bon thérapeute, la réponse que j’ai envie dete transmettre, c’est : OK, j’entends l’idée qu’il est important de trouver un professionnel presque « parfait ». Mais ne te mets pas non plus trop de pression sur ce point. Aie conscience que c’est un questionnement assez moderne et qu’il y a quelque temps, les gens allaient voir des thérapeutes et en étaient très contents, sans réseaux sociaux. Je pense que ça peut être intéressant de se poser ce type de questions, mais qu’il ne faut pas en faire une condition sine qua non. Par ailleurs, si je pense que je suis une bonne professionnelle… je pense aussi que je ne suis pas la seule ! Plein d’autres professionnels peuvent t’accompagner pour une thérapie de couple en Essonne ou en ligne et être bénéfique pour ta relation amoureuse ! Je ne suis pas miraculeuse, je ne suis pas unique ! Je ne suis pas la seule personne à pouvoir vous aider à aller mieux et heureusement. Il y a tout un tas de bons thérapeutes et le professionnel qui sera parfait pour toi ne sera peut-être pas adapté à la personne d’à côté. C’est important d’avoir confiance, mais ce qui est tout aussi important, sinon plus, c’est l’implication que tu mettras dans cette démarche.

Écouter ses besoins pour choisir entre thérapie de couple en ligne ou en cabinet

Ouverture de mon cabinet en Essonne

Passons maintenant à une question qui est assez liée au choix du professionnel : « Est-ce plus pertinent de suivre une thérapie de couple en ligne ou en cabinet ? ». Ça, c’est une interrogation qui revient assez souvent. Pour ceux qui l’ignorent, à partir de septembre 2021, j’ouvre mon cabinet à Chilly-Mazarin, au sud de Paris, dans l’Essonne. Avant, je fonctionnais 100 % en ligne. Très régulièrement, des personnes me demandaient : « Est-ce que ça marche aussi bien en ligne ? Est-ce que ce ne serait pas mieux dans un cabinet ? »… Ça fait très longtemps que je travaille dans les métiers de l’accompagnement, donc j’ai déjà reçu des gens en présentiel. Ainsi, j’ai la possibilité de faire un comparatif, si on peut dire ça comme ça. ? À mon sens, ce qui est important c’est d’être dans un lieu où tu te sens bien. Je pense vraiment que c’est ça la clé, et pas tant cette question du « quel est le mieux ».

Les avantages d’une thérapie de couple 100 % en ligne

On peut facilement avoir tendance à penser qu’à travers un écran, les séances sont moins « intenses », presque moins « vraies ». Pourtant, je te garantis que, lorsque mon activité était 100 % en ligne, il s’est passé des choses très fortes. Parmi les couples que j’ai accompagnés, de nombreux revivent et ont eu des résultats extraordinaires. Il y a eu de très très jolis moments. À mon sens, ça a bien fonctionné parce que ces personnes étaient convaincues qu’en ligne, c’était le mieux pour eux. Ils avaient envie de travailler avec moi, et moi j’étais en ligne. De plus, c’est plus pratique. Il y a un aspect plus confortable à travailler à distance. Je pense par exemple aux couples qui ont des enfants. Quand ils doivent se rendre dans un cabinet, ça implique un trajet en voiture, un baby-sitting pour garder les enfants, etc. Alors qu’avec une visio, on a juste à s’isoler dans une chambre, avec les enfants occupés dans la pièce d’à côté. C’est plus pratique.

Je précise que c’est un questionnement assez répandu… même chez les professionnels. Jusqu’à il y a peu, beaucoup trouvaient que « non vraiment, y a rien de mieux que le présentiel, il faut du contact humain ». Puis le covid est arrivé et a (temporairement) supprimé le présentiel. Obligés de procéder en ligne, certains se sont rendu compte qu’en fait, ça se fait très bien, que ça aide tout autant les gens. Ainsi, je vois beaucoup de professionnels qui ont un peu revu leur copie. Il en existe qui étaient 100 % en présentiel avant, qui ô grand jamais n’auraient fait de séances en ligne… et qui proposent les 2 aujourd’hui. ?

Les avantages d’un suivi avec un conseiller conjugal en cabinet

Ceci étant, effectivement, pour être complètement honnête : je dois reconnaître qu’une partie de moi a une certaine appétence pour le présentiel. C’est aussi pour ça que j’ouvre mon cabinet de thérapies de couple en Essonne ! Je trouve qu’être face à face, ça apporte une autre dimension. Quand on est sur place, on voit entièrement la personne, ça donne accès à tout un tas de ressentis plus… disons plus « accrus » qu’en ligne. L’ordinateur et l’écran engendrent une certaine forme de barrière. Au contraire, je trouve que la présence physique apporte une intensité particulière.

Quant à ce que certains trouvent plus pratique dans les démarches en ligne, ça peut aussi n’être qu’une question de façon de fonctionner. J’ai déjà rencontré des gens qui me disaient qu’ils aiment bien ça, le fait de faire garder les enfants pour s’accorder un moment juste pour le couple, en-dehors du domicile. Certaines personnes sont sensibles à ça et ont besoin d’un espace neutre, en-dehors du logement. Elles se tourneront alors plus facilement vers un suivi en cabinet.

En ligne ou en présentiel | En résumé

Ce que j’ai envie de dire, vraiment, c’est que ce qui importe, c’est ce qui te correspond à toi. Si tu as envie d’un cabinet, pour être dans un espace neutre : alors la meilleure solution pour toi est le cabinet. Si, en revanche, tu te dis que c’est CETTE thérapeute-là que tu veux, même si tu habites loin, ou que ce serait plus pratique en ligne : alors la meilleure solution pour toi est l’utilisation de la visio. La réussite d’une thérapie de couple n’est pas liée au fait que tu te déplaces ou non. Soyons clairs ! ? Une thérapie qui fait du bien, qui fonctionne, c’est une démarche dans laquelle tu es engagée, qui te donne envie de te rendre en séance… et surtout, tout ce qu’il se passe entre les séances ! C’est là que le taff se fait et s’imprègne dans ta vie.

Prendre en compte (ou non) les diplômes dans le choix de sa thérapie de couple en Essonne

En résumé, voilà mon message pour cet article : demande-toi ce qui te correspond vraiment à toi. Tu verras, c’est déjà un premier pas vers la thérapie, de te centrer sur toi pour comprendre ce dont tu as besoin et de te laisser guider par ça. Ne sois pas à la recherche du thérapeute parfait, de la thérapie parfaite. Petite parenthèse en passant, concernant ce qui concerne les diplômes et formations du thérapeute. Ça peut être intéressant à regarder, si tu as besoin d’un éclairage particulier… mais pas que. Vraiment, pas que. J’ai connu des personnes qui ont abordé leurs problèmes de couple avec leur psy… qui n’a donc pas une formation « couple », mais une formation « psy ». Pour autant, alors que ce professionnel n’était pas spécialement formé à la thérapie de couple, il y a eu des résultats extraordinaires. Donc, même si certes, ça peut être intéressant si c’est important pour toi, je ne suis pas sûre qu’on puisse dire que c’est noir ou blanc, cette question des diplômes.

Je m’arrête là ! J’espère que ça t’aura apporté des réponses sur la question du bon thérapeute et de la bonne manière de le consulter. N’hésite pas à me contacter via mon site internet ou sur Instagram si tu as d’autres questions sur les professionnels des relations amoureuses et sur les accompagnements existants. Bien sûr, si tu traverses une période compliquée avec ton partenaire, que tu as simplement envie de prendre soin de ton couple ou de prendre du recul sur tes histoires sentimentales : je suis à ta disposition pour une thérapie de couple en Essonne ou en ligne. ?

Thérapie de couple en Essonne | Quelle durée, quel contenu ?

Bienvenu dans ce nouvel article de ma série sur la thérapie de couple et sur le métier de conseillère conjugale, que j’exerce dans l’Essonne. Si vous vous posez des questions sur les professionnels du couple, les relations amoureuses, la sexualité et toutes les difficultés liées à ces thématiques : vous êtes êtes au bon endroit. Si vous traversez une période compliquée avec votre conjoint, que vous songez à entamer une thérapie de couple en Essonne ou en ligne, tout en ne sachant pas bien ce dont il s’agit et comment ça fonctionne : j’ai envie de répondre à vos questions. Je m’appelle Lucie Mupatsh, je suis thérapeute de couple à Chilly-Mazarin, au sud de Paris, entre Massy, Palaiseau, Longjumeau et Athis-Mons. Pour cette fois-ci, nous allons aborder ce sujet avec un angle concret, en abordant l’aspect du contenu et de la durée. Comment se déroule une thérapie de couple ? Comment se passe une séance ? Combien de temps dure une thérapie de couple ? Je réponds à vos questions… en ce qui concerne ma façon de faire, du moins. ?  

Comment se déroule une thérapie de couple en Essonne ?

La première séance

Alors, comment se déroule une thérapie de couple ? Souvent, pendant la première séance, on « ouvre les vannes ». Je laisse parler et j’adopte une posture d’écoute active, une posture réceptive pour voir ce qui arrive. Il faut se dire que lors de la première séance, il s’agit souvent de libération émotionnelle. C’est brouillon, confus, ça part dans tous les sens. Les clients me disent qu’ils ne sont venus que pour un problème… mais en découvrent plein d’autres. C’est l’arbre qui cache toute une forêt. Une fois qu’ils y sont, ils se rendent compte que ça part dans tous les sens. Ça peut être assez déroutant, déstabilisant. Souvent, mes clients terminent la première séance en se disant qu’il « y en a pour des années et des années… ». Je tâche alors de les rassurer, en leur disant que ça donne cette impression parce qu’ils viennent tout juste de s’ouvrir.

Précision importante, je le dis et le redis : même si vous avez le sentiment qu’il s’agit encore et encore des mêmes sujets, je vous assure qu’en parler entre vous et en parler lors d’une séance, ça n’a rien à voir. On me le dit souvent : « Ce sont des conversations que nous avons déjà eues, et re-eues, et re-re-eues ». Pour autant, ces mêmes clients constatent que lorsque c’est fait en présence d’un tiers, ça n’a rien à voir.

À noter également : le côté « libération émotionnelle » de cette première séance peut provoquer des émotions très fortes. Il peut y avoir des pleurs, de la colère… Tout ce qui était contenu peut enfin se poser dans un espace. On peut enfin déballer tout ce qu’on avait sur le cœur. Ça ressemble souvent à ça, la première séance d’une thérapie de couple en Essonne ou en ligne avec moi. ?

Le déroulé des séances suivantes

Ensuite, je prends la température, parce qu’en fait, il n’y a pas de règle. Ça dépend vraiment des gens et des couples !

  • Certaines personnes ont des logiques « coaching-objectif » : « Nous voulons que ça fonctionne comme ci, comme ça. Nous voulons atteindre cet objectif. ». C’est un fonctionnement comme un autre, je n’ai aucun problème avec ça. En plus, c’est assez dans l’air du temps, ce côté coaching. ? C’est une très bonne approche. Nous définissons alors ensemble comme arriver au but souhaité et quels sont les freins, jusqu’à déterminer comment nous pouvons travailler ensemble pour lever les blocages.
  • D’autres couples ne sont pas dans tout dans cette logique et viennent plutôt avec un « là, ça ne va pas ». Parfois aussi, pour certains couples, ça ne va tellement pas que la notion du « Qu’est-ce qu’on veut ? », ils en sont loin. Ils veulent juste aller mieux, arrêter de souffrir, arrêter de se parler comme ça, arrêter ce fonctionnement. Là, on n’est pas sur la logique de l’objectif et donc il s’agit plus de séances axées sur le moment présent – je détaillerai ensuite comment ça peut se dérouler.
  • Il y a aussi des personnes qui viennent en thérapie dans une logique de compréhension. Je retrouve notamment cela chez des femmes qui viennent seules, mais aussi avec des couples. Néanmoins ce sont souvent des femmes qui viennent seules pour me dire : « Je veux comprendre, j’en ai marre de toujours être dans les mêmes schémas. J’en ai marre de répéter et répéter encore les mêmes situations. ». Parfois aussi, elles racontent qu’elles ont conscience de ne tomber « que sur des abrutis, comme l’était mon père (ou mon ex), mais je n’arrive pas à me distancer de ça. ». Il s’agit souvent d’une répétition de scénarios qui nécessite surtout un travail de compréhension de soi-même pour venir débloquer des choses. Concernant les couples qui viennent pour ce besoin de comprendre, je rencontre pas mal d’amoureux qui, sans forcément en avoir conscience, ont vécu quelque chose au début de l’histoire. Ils ne vont pas bien, veulent comprendre d’où cela vient et, quand je les questionne, je remarque qu’au début de la relation, il y a eu un événement marquant. Ces couples ont besoin de comprendre ce qu’il s’est passé et ce qu’ils ont inconsciemment installé dans leur relation, pour mieux vivre autrement.

Vous voyez les cas de figure sont aussi variés que les couples que je rencontre. ?

Quel est le contenu d’une séance avec une conseillère conjugale ?

Décortiquer une dispute

Développons maintenant plus en détail ce dont je peux parler avec mes clients lors d’une séance avec moi. Vous vous en doutez, pour ce qui est du contenu des séances : ça dépend aussi ! Je fais beaucoup de reprises d’une dispute ou d’un événement douloureux, en prenant le temps de le « détricoter ». Ça m’arrive souvent de recevoir des couples qui se sont disputés il y a 3 jours, avec lesquels nous allons réétudier la scène. « Allez, refaites-moi le film, moi je n’étais pas là. Comment ça s’est passé ? ». Ils vont alors revenir sur cette dispute et se mettre à la place de l’autre. « Je t’ai dit ça et il s’est passé ci. » Chacun va alors écouter le point de vue de l’autre, sur la manière dont il est entré dans cette posture conflictuelle.

Bien souvent, et ça c’est mon travail, le but est d’observer ce qu’il y a derrière. Vous savez, parfois on s’énerve du comportement de l’autre, alors qu’il fait ça par amour ou par peur. Si ça vous est déjà arrivé, vous savez qu’on a alors l’impression que les actions de l’autre sont dirigées contre nous : « Il m’a dit ça, il a fait ça. C’était par rapport à moi, pour me faire de la peine. » Moi, depuis ma posture professionnelle, quand j’entends le discours de l’autre, j’écoute différemment.

Quand on est au sein d’un couple qui se dispute, qu’il y a des tensions et que ça dure, au bout d’un moment, on a l’impression que l’autre est contre nous. Je les vois très souvent, ces couples-adversaires. Naissent alors ces impressions que : « Il fait ça pour me faire chier, il sait que ça va me faire de la peine ! », « De toute façon il n’en a rien à faire de moi », etc. Tu vois de quels discours je parle, dans lesquels « l’autre est contre moi ». Quand on se dispute, quand quelque chose ne fonctionne pas bien, on se retrouve à interpréter les actions de l’autre comme ayant pour but de nuire. Moi, avec ma casquette de thérapeute, je ne suis pas du tout dans ce fonctionnement. Quand l’un donne son discours, explique le pourquoi du comment, je ne l’écoute pas avec cet à priori que « il est contre elle, pour la faire chier ». Moi, je suis neutre. Je vais donc déceler dans le discours de l’autre ses motivations réelles. Bien souvent, comme je le disais : il ne fait pas ça pour « faire chier », mais plutôt par peur, par non-envie, par amour pour l’autre, etc. Certains couples vont jusqu’à se disputer très sévèrement alors que l’un et l’autre sont animés par de l’amour. « C’est par amour que je fais ça. » ou « C’est par amour que je ne fais pas ça. »… mais on est tellement abîmé par l’autre qu’on ne se le dit même pas et qu’on ne le voit même plus. Ça, c’est moi et ma casquette de thérapeute.

J’ai fait une digression, mais donc, pour en revenir au contenu : fréquemment, on reprend une dispute ou un événement pour l’analyser. Ça peut être, par exemple : « J’ai eu un échange par sms, j’ai besoin qu’on en rediscute. » ou « On a eu un appel téléphonique, j’aimerais qu’on revienne dessus. ». Il s’agit de reprendre un événement pour le restaurer auprès de moi, afin d’en faire quelque chose de plus confortable et agréable.

Analyser son histoire amoureuse ou familiale

Pour tous ceux qui ont envie de comprendre en profondeur ce qu’il se passe, il s’agit souvent de faire des liens. Ce peut être des liens avec d’anciennes histoires douloureuses ou avec son histoire familiale, pour comprendre ses propres mécaniques. En ce qui concerne l’historique familial, l’approche que j’ai change d’une personne à l’autre. Si c’est quelqu’un que je ne vois qu’une fois, je n’aborde pas forcément le sujet. Mais, avec quelqu’un que je suis pendant plusieurs séances, parfois, je demande à ce qu’on me parle du couple parental. Avec quel modèle a-t-on grandi ? Quelle fut la matrice ? Qu’est-ce qui a été observé du fonctionnement amoureux dans la petite enfance ? Avec quelle image du couple a-t-on grandi ? Parfois, je dois poser la question, et parfois, les gens font ou ont fait eux-mêmes les liens : « Je fais comme ma mère, je me retrouve en elle… », « Je suis tombée sur un homme qui est comme mon père ». En tout cas, il arrive souvent que, lors d’une séance, l’idée soit de faire des liens entre différents moments ou facettes de sa vie, pour mieux comprendre le présent. Si le résultat ne convient pas, on peut alors travailler à s’en détacher.

Aborder en détail une thématique précise

Enfin, le contenu des séances peut aussi être thématique. J’aime bien ça, faire des séances thématiques. ? J’apprécie notamment quand c’est le couple lui-même qui la propose ! En fin de séance, tout à la fin, il arrive souvent qu’un sujet commence à être abordé… et souvent, il s’agit de la sexualité. Dans ce cas-là, j’explique que, comme il ne reste que 5 min, on ne peut pas entamer cette discussion maintenant. Puis, je rajoute qu’on peut prévoir une thématique sexualité pour la prochaine séance. Du coup, ça permet au couple, durant le temps entre les 2 séances, de commencer, consciemment et/ou inconsciemment, à « mouliner » autour de ce sujet. La fois d’après, on se fait une belle séance dédiée !

Combien de temps consulter une thérapeute de couple en ligne ou en région parisienne ?

Maintenant, si vous êtes à la recherche d’une thérapie de couple en Essonne ou en ligne, vous savez comment elle se déroulera avec moi ! Passons à la seconde question à laquelle j’ai prévu de répondre dans cet article : « Combien de temps dure une thérapie de couple ? ». Et bien ça dépend aussi ! ? Certaines personnes, qui ne vont pas bien à un moment donné et qui ont juste besoin d’un espace pour venir déposer ça, viennent seulement pour 1 ou 2 séances. On fait quelques liens, on trouve du sens dans tout ça et on repart pour un tour. Ces personnes n’ont pas forcément envie ou besoin d’un travail plus approfondi.

À côté de ça, il y a des couples que j’accompagne pendant 5, parfois 10 séances, pour réaliser un travail plus en profondeur. C’est notamment le cas avec les couples qui ont envie de comprendre beaucoup de sujets ou de faire des liens avec leur propre histoire.

Quelle fréquence prévoir pour les rendez-vous ?

Les couples en crise

Quand on parle de durée, la question de la fréquence vient vite à l’esprit. Quel est le bon délai entre les séances pour une thérapie de couple en Essonne ou en ligne ? Pour cette question comme pour le reste : je rappelle que je vous parle de ce que je pratique, moi. Quand il s’agit d’un couple en crise, avec une tension très forte, des disputes violentes, une situation inconfortable et douloureuse, je préconise de se voir une fois par semaine, voire plus. Cela me semble nécessaire au moins dans les débuts. Ça m’est arrivé de faire des séances à moins d’une semaine d’intervalle, pour des situations étouffantes entre des partenaires ayant vraiment besoin d’apaisement. Une fois la pression un peu redescendue, on peut passer sur un rythme de croisière. Donc, si crise, je dirais que la bonne fréquence est d’une fois par semaine, voire plus fréquemment encore. C’est entre autres dans ce type de cas de figure qu’il est intéressant de savoir que je réalise des consultations dans mon cabinet de Chilly-Mazarin, au sud de Paris, près de Massy et Palaiseau… mais aussi en ligne ! Ça peut grandement faciliter l’organisation, parfois si compliquée quand les relations entre partenaires sont très électriques.

Sinon, le rythme de croisière est plutôt d’une fois tous les 15 jours. Je pense que c’est important de laisser du temps pour que ça « redescende ». Ainsi, ce qui a été dit en séance a le temps de se diffuser, de faire son chemin. Les conjoints peuvent prendre le temps d’en reparler avec quelqu’un de la famille, entre eux ou avec ou un ami. Cela peut permettre de refaire d’autres liens, de comprendre d’autres choses, de penser, etc. C’est important de garder du temps pour laisser de la place à de nouvelles choses d’apparaître. Également, il faut pouvoir mettre en pratique dans la réalité ce qui a été dit en séance : « OK, nous avons parlé de ça, j’essaie. ». Est-ce que ça fonctionne ? Si ça ne fonctionne pas : pourquoi ? Il faut du temps pour expérimenter cela dans la vraie vie. Pour toutes ses raisons, tous les 15 jours, ça me semble pas mal.

L’entretien du couple

Après, il y a ce que j’appelle « l’entretien ». Cela, je le propose à des personnes seules ou à des couples que j’ai accompagnés et pour lesquels « le gros du travail » a été traité. Ils vont mieux, mais on fait un peu d’entretien, c’est-à-dire qu’on se voit ponctuellement. Ça peut être 1 fois par mois, tous les 2 mois ou 1 fois tous les trimestres. Ce sont des séances ponctuelles, qui font du bien, pendant lesquelles on revoit ou on réajuste certaines choses. C’est un temps pour prendre soin de son couple.

Certains amoureux ont besoin de ça, d’avoir un espace rien que pour eux, pour se dire les choses et rééquilibrer les éventuelles tensions émergentes. J’aime bien le dire : j’accompagne des couples qui vont mal, mais aussi d’autres qui vont bien ! ? Ces conjoints ont envie de mieux se comprendre, de trouver de meilleurs outils pour communiquer. Ils ont envie d’optimiser leur relation pour qu’elle soit encore mieux, même s’ils vont déjà très bien.

Il peut s’agir de couples qui ont déjà fait une thérapie. Ils allaient mal, ils vont désormais bien, mais ils ressentent quand même l’envie ou le besoin d’entretenir ce travail de dialogue. Ça peut aussi être des couples qui ont vécu des périodes ou des événements très compliqués, sans forcément être passés par une thérapie. Ils réalisent que là, ça va mieux, mais ils ont quand même peur que ça redescende. Du coup, ils ressentent le besoin d’être rassurés, en se disant qu’ils ont une séance par mois pour les soutenir. Grâce à cela, ils peuvent se dire que si ça ne va pas, s’ils sentent qu’ils sont peut-être en train de retomber dans quelque chose de dangereux, alors ils pourront en parler durant la prochaine séance. Même si la situation n’est pas en train de se dégrader de nouveau, le simple fait qu’ils disposent d’un entretien régulier peut faire du bien.

Quelle durée et quel contenu pour une thérapie de couple en Essonne ? | Résumé

Voici, en résumé, les réponses à vos questions autour du contenu et de la durée de la thérapie de couple en Essonne ou en ligne que je peux vous proposer :

Je m’arrête là pour cet article ! J’espère que ça vous aura apporté des réponses ou des informations. S’il vous reste des questions, si vous avez envie que j’aborde d’autres thématiques, ou que j’approfondisse celle-ci : n’hésitez pas à me contacter via mon site internet. J’en profite pour vous remercier pour tous les retours positifs que vous m’avez faits sur le précédent article, sur le public et les raisons qui peuvent amener à consulter une conseillère conjugale. Je suis ravie qu’il vous ait plu ! Si, avec ou sans votre partenaire, vous avez envie de vous lancer dans une thérapie de couple en Essonne, près de Chilly-Mazarin, pour traverser une période de crise, pour prendre du recul sur vos précédentes histoires amoureuses ou pour prendre soin de votre couple : je suis à votre disposition ! Je suis située au sud de Paris, entre Massy, Palaiseau, Longjumeau et Athis-Mons. Si vous habitez ailleurs en France, tout va bien : je suis aussi thérapeute de couple en ligne !

Vacances en couple : bonheur ou galère ?

Dans cet article, je vais te parler des vacances en couple. Pour toi, est-ce le bonheur ou la galère ? J’ai envie d’aborder les 2 facettes : celle qu’on voit dans les magazines, à la télévision, où tout est beau et merveilleux… et la facette de la réalité de beaucoup d’amoureux, qui n’est pas aussi douce et merveilleuse. Posons le cadre : c’est l’été, le soleil est là, au-dessus d’une mer turquoise, dans ta main un cocktail bien frais, tu es en bikini, les corps se dévoilent… Ton partenaire et toi êtes au top là, non ? Non, tu ne te reconnais pas ? Oh, vraiment ? Je n’ai pas décrit ta relation de couple, là, avec des désirs et la libido on fire, parce que c’est l’été ? Oh… Je ne comprends pas… Non je déconne : bien sûr que si, je comprends. ? Bien que sûr que « soleil, bikini, on fait l’amour tous les jours sur la plage », ça ne concerne pas tous les couples ! Il y a des amoureux pour lesquels c’est le cas, et c’est heureux ! Mais pour d’autres, peut-être pour ton partenaire et toi, c’est plus compliqué. Dans ce cas, comment réussir ses vacances en couple ? Je te propose des pistes de réflexions et des conseils.

Vacances en couple : bonheur ou galère ?

À mon sens, il y a 2 grandes catégories de vacances en couple. Il y a des gens, des couples, pour lesquels l’été est vraiment ressourçant. J’en parlerai brièvement parce que nous sommes très contents pour toi si c’est ton cas… mais, du coup, je ne pense pas que tu aies vraiment besoin de moi ? Il y a les autres, pour lesquels l’été, les vacances, ça engendre de l’appréhension. Je vais en parler un peu plus longuement. Si c’est ton cas : j’ai des conseils à t’apporter pour prendre soin de ton couple pendant cette période !  

L’été et les vacances en général, c’est un moment propice pour se ressourcer pour beaucoup de personnes, pour beaucoup de couples. Plein de facteurs viennent faire du bien à nos relations amoureuses pendant cette période. J’insiste un peu quand même là-dessus parce que, même si effectivement ton couple va bien, je pense que l’été peut vraiment être un moment dont il faut tirer profit pour faire du bien à ta relation, pour prendre soin de ton couple. Je t’invite à mettre de la conscience là-dedans, au lieu de juste te dire « ouai c’est l’été… ». Non non : l’été, c’est particulier. Il y a plein de belles choses qui viennent renforcer, ressourcer ta relation : appuie-toi dessus. Prends conscience de ce qu’il se passe pour ton couple l’été. Mets ça en valeur !

Si tu fais partie de ceux qui appréhendent les vacances en couple : je te rassure, toi aussi, malgré tout, tu peux trouver des moyens de profiter de cette période particulière pour prendre soin de ton couple. Par ailleurs, peut-être que les vacances engendrent des tensions dans ton couple, mais qu’à toi, le soleil te fait du bien et c’est important de le souligner et d’en profiter également ! ?

Voyons en détails ces 2 facettes de l’effet des congés d’été sur les relations amoureuses.

Les amoureux qui profitent complètement de l’été

Ce qui fait du bien à nos couples pendant l’été, c’est souvent qu’il y a un autre cadre. Pour ceux, évidemment, qui ont la chance de pouvoir s’aérer, partir en vacances ailleurs : le couple se retrouve dans un lieu inhabituel. C’est différent de la routine. Tes yeux et tes sens de manière générale découvrent un autre univers et apprécient cela. Cela met en éveil, cela stimule ton corps. Même si ton partenaire et toi ne partez pas en vacances, peut-être que, comme beaucoup de couples, quand il fait beau, vous en profitez pour voir autre chose, le temps d’une soirée ou d’un week-end. Bases de loisirs, rivières, lacs, etc. : il y a sans doute des activités que tu pratiques pendant l’été, que tu ne fais pas forcément le reste de l’année. Cela stimule ton corps, cela stimule ta créativité, ton envie de découverte… Bien évidemment, ça a aussi un impact sur ta relation de couple.

Rentre aussi en jeu le fait qu’il n’y a pas de travail. Souvent, aussi, on change de rythme : généralement, il ralentit. Lors de tes vacances en couple, tu prends ton temps. Même au travail, beaucoup de secteurs voient leur activité baisser. Pas tous, bien sûr, j’ai une pensée pour tous ceux qui voient leur activité décuplée pendant l’été ! ? Mais pour beaucoup de secteurs : il y a moins de clients, moins de monde, moins de fréquentation, etc. Il n’y a pas de mystère : les gens sont en vacances, donc il y a souvent une baisse d’activité.

Ce qui fait du bien, également, je le rappelle : c’est le soleil ! Le soleil, avec ses petits shots de vitamine D, ça fait du bien ! Ça apaise, ça ressource.

Enfin, souvent, l’été, ce qui permet de prendre soin de son couple, c’est la possibilité de faire plus d’activités ensemble, en amoureux. Si vous êtes en vacances à 2 : prenez le temps de faire des activités à 2, de faire des découvertes à 2. Prends le temps, avec ton partenaire, d’aller plus souvent que d’habitude au restaurant, de faire des pique-niques, de vous baigner, etc. Toutes ces activités-là, ce sont des stimulations corporelles, des stimulations de sens. Ça peut vraiment être l’occasion de faire des choses à 2. Si ton couple va bien : mettez de la conscience dans tout ce que vous allez faire ensemble et qui va venir « remplir votre réservoir couple ».

Ça, c’était pour les couples qui vont bien : bonnes vacances ! Bel été à vous ! ?

Les partenaires qui ont du mal à tirer le meilleur des congés

Les raisons sont variées

Maintenant, je prends le temps de parler des couples pour lesquels l’été est plus une appréhension qu’autre chose. J’ai réalisé un sondage sur mon compte Instagram (Abonne-toi si tu désires participer aux sondages, proposer des idées de sujet pour mon podcast, etc. !), en demandant quelles difficultés vous rencontrez pendant vos vacances en couple. J’ai trouvé vos réponses hyper intéressantes ! De nombreuses m’ont confirmé que les vacances, ce n’est pas « bikini, soleil et libido on fire » pour tout le monde. Dans les réponses que vous m’avez amenées, il y a à la fois des points extrêmement variés, et à la fois de nombreux éléments qui se rejoignent. Du coup, je trouve ça intéressant !

Les enfants représentent un sujet fréquent

On m’a souvent interrogée ainsi : « Avec ou sans enfant ? » C’est drôle, car parfois on m’a dit : « ça ne sera pas des vacances, ça ne sera pas reposant car on sera H 24 avec les enfants et du coup, on ne fera QUE s’occuper des enfants ». Les enfants rendent alors plus difficiles et moins accessibles les temps réservés au couple. Mais on m’a aussi répondu : « les enfants ne seront pas là, donc on va s’ennuyer ». Ça, c’est un sujet hyper intéressant.

Le cas des couples devenus uniquement parentaux

Si tu es dans cette 2nde situation, je t’invite à prendre un temps de réflexion. Cette impression que c’est un peu mort, plus mou quand les enfants ne sont pas là, c’est quelque chose que j’observe souvent quand un couple devient essentiellement un couple parental, quand on reste parce que les enfants sont là, même si ce n’est plus fluide, plus très intéressant. Quand on glisse vers un couple exclusivement parental, si la raison d’être du couple, ce ne sont plus que les enfants, alors effectivement, quand les enfants sont chez papy et mamie ou en colo, tout ça est vide de sens, un peu mort. Si tu es dans cette situation, il est important d’en prendre conscience. Si le fait d’être un couple uniquement parental ne correspond pas à votre envie, il peut s’agir d’un signal qu’il y a peut-être quelque chose à travailler pour réveiller l’autre aspect du couple, le couple amoureux.

L’absence d’échappatoire entraîne des tensions

Autre élément qui est souvent revenu dans vos réponses sur vos vacances en couple un peu galères, c’est le fait que les congés riment avec « plus de temps ensemble »… et donc avec : « plus de tensions, plus de disputes, plus de sujets de désaccord, plus de crispations ». Il n’y a plus l’échappatoire du travail. Combien de couples se prennent la tête le matin au petit dèj’, puis vont travailler et là : « ouf, je vais au boulot donc je vais pouvoir avoir mon sas de décompression ». Le fait de ne pas se voir pendant plusieurs heures, ça permet de faire redescendre la pression. Si tu es dans un couple sous tension, dans un couple en crise, alors le travail te permet sans doute de te calmer. Tu en as sans doute besoin pour te « recharger » avant d’affronter, le soir, les tensions dans ta relation. Pendant les vacances, il n’y a plus d’échappatoires, il n’y a plus de soupapes de décompression. Si tu es dans cette configuration-là :

  • Ne reste pas comme ça ! Des choses sont possibles, faites-vous aider, faites-vous accompagner. Ne reste pas dans un couple en crise ou en tension : il existe des moyens pour sortir de ça.
  • Recrée l’échappatoire. Prends conscience que le travail est une échappatoire, un espace de décompression et essaie de trouver autre chose : une heure pour marcher, un moment avec d’autres amis… En prenant conscience que c’est de ça dont tu as besoin, tu pourras le mettre en place pendant les vacances.

Vacances en couple galère : comment faire ?

Comme je le disais au début : le fait que les vacances en couple riment avec galère, c’est multifactoriel. Vos réponses à mon sondage sur ce sujet partaient dans tous les sens. Il existe autant de raisons possibles que de couples, autant de difficultés possibles que de couples. Je vais essayer d’apporter une réponse générale, pour te donner des pistes, des idées à mettre en place, si tu appréhendes les congés d’été avec ton amoureux.

Se concentrer sur le moment présent

Ça marche pour les vacances, mais ça marche aussi de manière générale : concentre-toi sur ce que tu vis maintenant. Quand on se sent mal dans une relation de couple, 80 % du temps, ça ne correspond pas à ce qu’on vit, mais à ce qu’on se raconte. Je le vois bien, en tant que thérapeute de couple. Je croise régulièrement des personnes qui vivent quelque chose d’assez sympa, mais qui, quand on leur demande comment ça se passe au quotidien, répondent : « Oui bon, nan au quotidien, on ne se dispute pas tous les jours, ça se passe bien. », ou « Oui, effectivement, au quotidien ça se passe bien, avec les enfants, ça se passe bien. » Mais, malgré tout : « C’est insupportable, c’est insupportable, c’est insupportable ». Tu vois ce que je veux dire ? Je retrouve souvent ça : il y a ce que tu te racontes, qui vient remplir et nourrir ton cerveau, et puis il y a ce que tu vis. Si tu as envie de passer des vacances agréables : concentre-toi plus sur ce que tu vis et moins sur ce que tu te racontes.

Bien évidemment, je ne te conseille pas de faire l’autruche et de mettre de côté ce qui ne va pas de manière indéfinie. Mais tu peux décider du moment où tu te penches sur cela ! Essaie de te dire : « OK, là c’est l’été, j’ai envie de profiter de mes vacances en couple. J’ai envie de passer un été agréable, sans prises de tête au quotidien, donc je vais m’attacher à ce que je vis au quotidien, dans le présent. Le reste, je décide d’y penser en septembre, de m’y consacrer à la rentrée. » C’est tout à fait possible d’essayer de reprendre le contrôle sur ce que tu te racontes, pour te recentrer sur ce que tu vis là, maintenant.

Observer sa relation de couple si c’est opportun

D’ailleurs, ce mécanisme de focus sur ce que tu vis en ce moment est hyper intéressant pour faire un bilan, car oui, cette situation peut aussi être l’occasion de faire le point. À ce sujet, il y a 2 écoles :

  • Il y a des gens qui se disent « non là, c’est l’été, je n’ai pas envie de me prendre la tête » et c’est OK. Ne te blâme pas, tu en as bien le droit, il n’y a aucun problème.
  • D’autres personnes se disent que « OK, là, c’est l’été, on sera 24/24 ensemble… Et si c’était le moment pour vraiment regarder ce qu’il se passe ? Si c’est galère en vacances, galère à la maison, alors c’est peut-être le moment de faire quelque chose ». Ce peut être une période d’observation de ta relation de couple et c’est OK, tu as le droit de ça aussi.

Là est mon message : peut-être que tu as besoin d’être dans une phase d’observation. « Est-ce que la relation que je vis est la relation que j’ai envie de vivre ? Est-ce que ça ressemble à ça un couple amoureux comme j’en ai envie ? Est-ce qu’une relation de couple comme je la désire est celle que je suis en train de vivre ? » Tu as le droit d’avoir besoin de cette observation pendant tes vacances.

Se demander si c’est cyclique ou ponctuel

Enfin, la dernière question que je t’invite à te poser, qui peut être très pertinente, c’est : est-ce que ce que tu vis est cyclique ? Ou bien, est-ce tout le temps ? Car oui, oui, il faut se le dire : pour beaucoup de couples, les vacances sont compliquées. Mais ça ne veut pas forcément dire que la relation de couple est compliquée. Ça ne veut pas forcément dire qu’il y a un problème. C’est le même sujet que le télétravail. Au premier confinement, de nombreux couples sont venus me voir en me disant : « Au secours Lucie, le télétravail a révélé que notre couple est merdique. Le télétravail a révélé que notre couple est mort. » Non : le télétravail a révélé que ton couple n’est pas fait pour le télétravail, c’est tout. Ce n’est pour ce rythme que tu as signé. ? C’est important de se le rappeler ! Quand on se met en couple avec quelqu’un, si on travaille, on signe pour se voir un peu le matin, un peu le soir, les week-ends et les vacances. Et là, vous vous êtes retrouvés à vous voir H 24, tout le temps… Ce n’est pas la même chose ! Pour beaucoup de couples, se voir un peu le matin, un peu le soir, les week-ends et les vacances, ça passe crème, c’est fluide. Cet équilibre trouvé dans le fait de passer beaucoup de temps au travail (Ça fait du bien !) et de passer un peu de temps dans le couple (Ça fait du bien aussi !), plein d’amoureux s’en contentent et kiffent vivre comme ça ! Pour ces couples, se voir H 24, ce n’est pas possible. Tout comme il y a plein de couples qui disent qu’ils adoreraient travailler ensemble, monter leur boîte ensemble et être 24/24 ensemble… Mais il y en a aussi plein de couples qui ne sont pas du tout là-dedans, pour lesquels ce serait insupportable de bosser ensemble, de devoir prendre des décisions ensemble toute la journée, d’être ensemble toute la journée ! Plein de couples ne le supporteraient pas et ça ne veut pas dire qu’ils ont des problèmes, ça ne veut pas dire qu’ils s’aiment moins. Ce ne sont pas des couples moins bien, non. C’est juste que leur fonctionnement, leur manière d’être bien ensemble est sur une autre temporalité, et c’est OK. Donc, si les vacances en couple, c’est compliqué, si le fait d’être 24/24 ensemble, c’est compliqué : demande-toi si c’est cyclique. Est-ce que ça n’arrive que pendant les vacances et que le reste de l’année, ça fonctionne bien ? Si ton couple est heureux, équilibré, stable, sain, mais qu’il y a 2 semaines dans l’année qui sont un peu plus tendue… J’ai envie de dire : s’il y a un équilibre, il n’y a pas forcément besoin de refaire le monde et de se poser plein de questions. Après, si vous avez envie de le travailler pour que ce soit plus souple et plus agréable pendant les vacances : bien sûr, il y a des possibilités. Mais, si ce n’est pas la fin du monde pour vous : ne vous mettez pas la rate au court-bouillon en vous disant qu’il y a un problème.

Prendre conscience que chaque couple a son équilibre

J’insiste : est-ce que ce que tu vis est cyclique ? Est-ce que ça se répète chaque été et puis qu’après tu reprends tes bonnes habitudes en septembre, à la rentrée ? Tu reprends le boulot, il reprend le boulot et vous retrouvez votre équilibre ? J’aime bien insister sur cette notion d’équilibre. Le couple, c’est ça : équilibre, perte d’équilibre, équilibre, perte d’équilibre. Cela se voit bien avec l’arrivée des enfants : vous étiez 2, vous basculez à 3. Il y avait un équilibre, une troisième personne arrive, il y a une phase de déséquilibre, avant de retrouver un équilibre à 3. C’est la même chose pour les vacances en couple : il y avait un rythme de vie à la maison, avec la vie professionnelle, boum, changement de rythme, autre lieu, autre cadre : il y a un nouvel équilibre à trouver. C’est OK d’avoir un peu de mal à le mettre en place ! ?

J’espère que cet article t’aura fait du bien ! J’avais envie d’apporter une touche de bienveillance quant à ce sujet des vacances en couple. Récapitulons : quand les congés d’été avec ton amoureux, c’est la galère, tu peux essayer de banaliser : c’est peut-être juste pendant les vacances ? Si ce n’est pas juste parce que c’est les vacances : as-tu envie de t’y intéresser ? Ou est-ce que tu as envie de t’y intéresser plus tard, afin de profiter malgré tout de cette période, auquel cas sache que tu as le pouvoir de décision là-dessus. Si tu as envie de pouvoir être dans une phase d’observation de ton couple pendant les vacances, c’est très bien, c’est une très belle idée. Si tu as envie de laisser cette observation pour septembre, c’est une très belle idée aussi ! Si tu as besoin d’autres conseils de thérapeute de couple : je suis à ta disposition ! N’hésite pas non plus à m’envoyer un mail ou un message via Instagram, pour me dire de quoi tu as envie que je parle à la rentrée ! D’ici là, je compte sur toi pour prendre soin de toi et prendre soin de ton couple.  

Communication bloquée dans le couple | Que faire ?

Dans cet article, nous allons parler d’outils de communication de couple ! C’est une thématique que j’ai déjà abordée, mais c’est un sujet tellement essentiel et tellement large que j’ai envie, aujourd’hui, de te donner une clé pour aborder certaines situations de communication bloquée dans le couple. Tu sais, je parle de ces moments où tu as l’impression que « nous ne parlons pas la même langue ! » En tant que thérapeute de couple, je l’utilise beaucoup avec les personnes que j’accompagne et ça me semble important de t’en faire également profiter ? D’où vient le problème, quelle place donner au rationnel et à l’émotionnel et pourquoi, comment cela peut débloquer ces situations compliquées, etc. : je te dis tout.

Nous ne parlons pas la même langue !  

Quel est le problème ?  

On me dit souvent : « En fait, Lucie, nous ne parlons pas la même langue, nous ne comprenons pas. Du coup, nous nous disputons. » Ça revient très souvent, j’imagine que ça te parle. Il y a des couples qui viennent m’assurent : « La communication, c’est bon Lucie ! Nous communiquons, nous communiquons, nous communiquons… Et pourtant, nous ne nous comprenons pas. Et pourtant, nous n’arrivons pas à trouver un terrain d’entente. Nous communiquons, mais ça ne fonctionne pas, nous avons l’impression de communiquer pour rien, de perdre notre temps. Nous avons le sentiment de parler, parler, mais parler pour ne rien dire car l’autre ne comprend pas. Les mêmes discussions reviennent, encore et encore. Nous refaisons le même film. Mais ça fait pschit… Du coup, j’ai envie de vous apporter une clé par rapport à ce problème.

S’agit-il de rationnel ou d’émotionnel ?

Cette clé est toute simple. Demande-toi : s’agit-il d’une communication émotionnelle, ou d’une communication rationnelle ? Tu verras, tout est là. Est-ce de l’émotionnel, du ressenti ? Ou s’agit-il de rationnel, d’argumentaire ? Le nombre de fois où je vois des couples me décrire leurs conflits, leurs embrouilles, leurs disputes… et où, en fait, je constate qu’ils ne sont pas sur le même niveau. Ils ne parlent effectivement pas le même langage : l’un parle d’émotionnel, de ressenti, tandis que l’autre en face arrive avec de l’argumentaire. Ça ne peut pas fonctionner, puisque vous ne parlez pas de la même chose !

Exemples de communication bloquée dans des couples que j’ai accompagnés

Étudions des exemples que j’ai déjà travaillés avec des clients, pour que cela te parle. Dans un couple, elle avait un projet, disons plutôt une envie, de deuxième enfant. « Je le sens, j’ai envie, là, d’un deuxième enfant ! » En face, il avait l’air un argumentaire long comme le bras, mais vraiment long comme le bras : « Ce n’est pas le bon moment, nous sommes très bien, l’arrivée de notre première enfant a été compliquée. Ce fut complètement bouleversant, nous sommes encore fragiles, ce n’est peut-être pas le bon moment pour se lancer. Financièrement, ce n’est peut-être pas le meilleur moment. » Il présentait tout un tas de raisons argumentées, précises… et pertinentes ! Il était extrêmement pertinent, lorsqu’il expliquait pourquoi ce n’était pas le bon moment pour un deuxième enfant. En face, elle répétait : « Oui, mais j’en ressens l’envie. » Là, vous voyez bien : ils peuvent discuter comme ça pendant des jours, pendant des heures et des heures, sans jamais réussir à communiquer. Enfin… ils vont communiquer, mais ne trouveront pas de terrain d’entente. Quand bien même ils trouveraient un terrain d’entente, ce pourrait n’être qu’en surface :

  • Soit ce sera elle qui dira « OK, je comprends, ce n’est pas le bon moment »… mais elle aura toujours envie de ce deuxième enfant. Alors elle s’écrase, elle tait son besoin et son désir.
  • Soit lui acceptera : « OK, partons pour un deuxième enfant », alors qu’il est convaincu par A + B que ce n’est pas le bon moment.

Ça, c’est une situation dans laquelle on ne parle pas le même langage. L’un est dans l’émotionnel, l’autre dans le rationnel. On parle ressenti ou on parle argument. Souvent, dans les désaccords et conflits de couple, ça se mélange. L’un commence à évoquer son ressenti, l’autre répond avec de l’argumentaire.

Il n’y a pas longtemps, j’ai aussi rencontré un couple qui rencontrait un problème autour du sujet de l’enfant. Lui avait un ressenti : « Je ne me sens pas à ma place, j’ai du mal à trouver ma place de père. » Là, il s’agit de ressenti. Elle, en face, répondait : « Donne-moi des preuves, ce que tu exprimes n’est pas concret. Sur quoi ça repose ? » Elle lui répondait avec une liste longue comme le bras d’éléments décrivant comment il s’implique, comment elle fait en sorte de l’investir, de lui laisser sa place, etc. Elle parlait de tout ce qu’elle mettait en place pour qu’il ait sa place, ainsi que les exemples de moments où il avait sa place, etc. Là encore, c’est la même chose : ressenti contre arguments. Ça bute, ça ne fonctionne pas, ça ne marche pas.

Je voulais détailler des exemples, pour que tu vois bien de quoi je parle, que tu prennes conscience de ça, du fait que vous ne parlez pas le même langage.

Rationnel et émotionnel sont tous les 2 importants

Attention, je ne suis pas dans l’idée d’un jugement. J’ai vraiment envie d’insister là-dessus, car, souvent, dans notre monde un peu moderne, l’argumentaire prend le pas. Bien souvent, on tait, faire taire, le ressenti et l’émotionnel, car ce n’est pas argumenté, pas concret. Il n’y a d’arguments en face, pas d’exemples concrets, donc on peut adopter des postures telles que : « Écoute, tes sentiments c’est bien gentil, mais ça ne se base sur rien, donc remballe. Ça ne sert à rien. » Je trouve que c’est ça, l’état d’esprit de notre monde moderne. J’ai envie d’insister là-dessus, car à mon sens, ce n’est pas plus ou moins important. Je ne dis pas que l’émotionnel et le ressenti priment sur l’argumentaire. Je crois vraiment que ce sont 2 approchent différentes et qu’il n’y a pas de plus ou de moins important entre elles.

Cette différence de langage peut engendrer des déséquilibres

Mais on trouve souvent des couples avec l’un qui est à l’aise avec l’argumentaire, et l’autre qui a un fonctionnement axé sur le ressenti, qui le rendra moins à l’aise avec l’argumentaire. On arrive alors sur quelque chose de déséquilibré, d’inégalitaire, avec celui qui est hyper à l’aise sur l’argumentaire qui va :

  • soit exiger de l’autre qu’il développe son de manière argumentée son ressenti – ce que l’autre ne pourra pas faire, puisque c’est un ressenti ;
  • soit contrecarrer l’autre avec une foule d’arguments, jusqu’à ce que l’autre lâche, au bout d’un moment.

Je fais une parenthèse. Souvent, j’entends « Nous nous sommes expliqués, j’avais l’impression que l’autre avait en face avait compris, et en fait 2 jours après nous avons la même discussion… Qu’est-ce qu’il s’est passé ? L’autre en face n’a pas compris ? » Si, bien sûr que si, il a compris. Sauf que, effectivement, quand quelqu’un vous partage un ressenti, et qu’en face vous arrivez avec des arguments, des arguments, des arguments… la personne, en face, va lâcher, car elle aura l’impression de ne pas être comprise. Elle va lâcher, parce qu’elle verra bien, qu’au niveau argumentaire, elle ne fait pas le poids, donc ce combat-là n’a pas lieu d’être. Au bout d’un moment, soit elle va dire oui… mais ce sera un oui de façade : « oui d’accord, oui j’ai compris… mais mon ressenti est toujours là, c’est juste que je le fais taire. » Mais il n’a pas disparu, si bien que ça va revenir. Ça reviendra plus tard, ça reviendra d’une autre manière, mais ça reviendra, car ça n’aura pas disparu. Quand on est du côté de l’argumentaire, on a souvent cette impression de satisfaction : « J’ai bien expliqué, j’ai donné les bons arguments, donc l’autre en face va comprendre. » On constate que l’autre se tait, on conclue que l’autre a compris, on a l’impression que c’est réglé et on en éprouve une certaine satisfaction personnelle. Alors que non, non, non. Ce n’est pas réglé du tout, c’est juste que vous avez fait taire le ressenti de l’autre. Il s’agit uniquement de ça. Généralement, ça génère quelqu’un en face qui n’exprime plus ce qu’il ressent. Parenthèse fermée, je voulais simplement prendre le temps d’attirer ton attention là-dessus.

L’outil de communication que je te propose

Laissez de la place au ressenti

Ce n’est ni positif, ni négatif, ni mieux, ni moins bien : ce sont juste 2 manières différentes de communiquer. J’insiste : il n’y a pas de hiérarchie de valeur. Du coup, tu me vois venir : maintenant que tu as bien compris tout ça, qu’est-ce que tu en fais ? Une fois que tu sais si tu es dans l’émotionnel ou dans le rationnel, qu’est-ce que tu fais (parce qu’il faut bien communiquer, in fine) ? Ma proposition, c’est de vous inviter à faire de la place au ressenti. Laissez un espace pour le ressenti.

1 : est-ce qu’on est sur de l’argumentaire ou de l’émotionnel ? Soyez au clair, exprimez-le à voix haute.

2 : si on parle de ressenti, laissez parler le ressenti !

Bien évidemment que si vous avez des arguments en face : exprimez-les. Mais soyez au clair, entre vous, sur le fait que vous ne parlez pas le même langage et que, par conséquent, l’argumentaire que vous proposez apporte une autre vision, apporte une autre manière de voir les choses, mais il n’est en aucun là pour essayer de convaincre l’autre de faire changer son ressenti. Elle est là l’erreur, c’est d’essayer de faire en sorte que l’autre change son ressenti, qu’il soit étayé ou pas étayé. Si un ressenti n’est pas étayé, ça ne signifie pas qu’il n’existe pas.

Acceptez qu’un ressenti est réel même s’il n’est pas argumenté

Je fais un parallèle un peu bidon, mais j’avais vu un reportage qui m’avait marqué, il y a plusieurs années, autour des douleurs fantômes, dont on dit : « oh c’est dans la tête ». Vous savez, ces gens qui ont mal au ventre, mal à la tête, qui ont tout un tas de symptômes physiques, douleurs ou autres, qui ne reposent sur rien de médical, de tangibles, de physiologique. Certains banalisent cela en disant que « c’est dans la tête ». Peut-être ! Peut-être, que c’est dans la tête, que c’est psychologique et pas physiologique. Peut-être qu’il n’y a rien de médical qui explique ces douleurs, pour autant, ces douleurs sont toujours là. Quelqu’un qui vous dit qu’il a mal au ventre, même si c’est dans la tête, il a quand même hyper mal au ventre. La douleur est là. Le ressenti, même s’il ne repose sur rien, même s’il n’est pas étayé, il n’en est pas moins réel. Quelqu’un qui vous dit « J’ai envie d’un autre enfant. » ou « Je ne me sens pas bien. », « Je ne me sens pas à ma place. », ou encore « Je ne me sens pas bien dans notre relation. », sans pour autant étayer ce propos, il ne se sent quand même pas bien. Il est donc important qu’il y ai de l’espace pour cela. C’est important d’accueillir cela, sans le banaliser, le minimiser. Il ne faut pas le ranger au placard au seul motif que ce n’est pas étayé par des arguments. Je t’invite à assumer tes ressentis, à oser exprimer un ressenti et à être au clair : certes, je n’ai peut-être pas d’argumentaire, mais j’ai un ressenti et j’ai envie de le partager avec toi.

Communication bloquée dans le couple : pour conclure

Récapitulons. Je conseille :

  • d’être au clair sur ce dont vous êtes en train de discuter ;
  • de laisser de la place pour l’émotionnel.

Tu verras, ne serait-ce que ça, ne serait-ce que de prendre le temps de parler du ressenti, d’accorder un espace pour exprimer l’émotionnel, quitte à évoquer les arguments dans un second temps : ça change tout. Vraiment, ça change tout. Il n’y a pas forcément besoin de beaucoup plus que ça : reconnaître la langue dans laquelle on va s’exprime et reconnaître que la langue de l’autre a autant de valeur que la sienne. Là, déjà, à mon sens, c’est une belle clé de communication. Tu verras, en le pratiquant, que ça change la donne. L’idée n’est pas d’épouser un fonctionnement plutôt qu’un autre. L’idée n’est pas de ne faire que de l’émotionnel, que du ressenti, ni de faire que l’argumentaire. L’idée, c’est d’être au clair sur ce dont on parle, sur la sphère dans laquelle on se trouve et sur le fait que sa sphère n’est pas moins importante que celle de l’autre.

On arrive à la fin de cet article ! Dis-moi si ça te parle, si ça résonne chez toi. Racontez-moi si vous l’avez déjà expérimenté dans ta relation et comment. J’attends tes retours via mon site internet ou mon compte Instagram ? Je suis également à ta disposition si tu cherches des conseils pour prendre soin de ton couple ou sur les accompagnements que je propose en tant que thérapeute de couple.

Sortir de la dépendance affective | Définitions et étapes

Dans cet article, j’ai envie de te parler d’un gros sujet : la dépendance affective. J’ai hésité à le traiter, car c’est une thématique sérieuse, avec des problématiques parfois profondes, qui nécessitent de mettre en place de vraies thérapies pour en sortir. Mais je trouve qu’aujourd’hui, c’est un sujet étalé sur la place publique, avec un manque de discernement et beaucoup de généralisations… En tant que thérapeute de couple, pour toutes celles qui en souffrent réellement, en couple ou non, j’ai envie de donner une définition et des étapes pour sortir de la dépendance affective. Comment vaincre un manque de confiance en soi en amour ? Comment réapprendre à prendre soin de son couple et de soi-même ? Comment savoir si on est réellement concernée ? Je te donne mon avis.

Attention à ne pas la voir partout

Avant de commencer, j’ouvre une parenthèse pour avertir que cet article, c’est ma réflexion personnelle, à moi Lucie, thérapeute de couple. Je n’affirme pas que je détiens la vérité absolue. Il s’agit de mon approche et je t’invite, bien évidemment, à ne pas te contenter que de cet épisode de podcast, à écouter d’autres personnes qui traitent des étapes pour sortir de la dépendance affective et à te créer ta propre opinion, ton propre ressenti.

Je te conseille aussi de garder en tête l’idée que, selon moi, si on écoute le discours ambiant sur ce sujet, nous sommes tous un peu là-dedans. Or, pour moi, quand on est amoureux de quelqu’un, ou quand on est attiré par quelqu’un, il est évident qu’il y a une forme de dépendance. Ce n’est pas un problème ! C’est normal. C’est humain. Ça ne veut pas dire qu’on est dépendant affectif. Tu vois ce que je veux dire ? Cette nuance est importante, à mon sens.  

Quand tu es amoureuse de quelqu’un, bien évidemment que son avis compte, bien évidemment que tu attaches de la valeur au fait de plaire à l’autre, à ses ressentis, à ses remarques. Tu es influencée par l’autre et c’est normal, c’est OK. De la même manière, quand tu es dans une dynamique de séduction, que ce soit pour un nouveau partenaire quand tu es célibataire, ou pour ton conjoint quand tu es en couple, pour entretenir la flamme : bien évidemment que des modifications auront lieu en toi. Bien évidemment que tu vas t’adapter, changer, mettre en avant certains traits de ta personnalité ou de ton apparence physique, pour mieux plaire. Parfois, cette forme de dépendance à l’autre entraîne des pensées qui ressemblent à : « l’autre a de la valeur, l’autre a de l’intérêt, je me modifie pour lui plaire, je prends en compte l’avis de l’autre ». Tu peux très vite te sentir dépendante et te dire : « Ô mon Dieu, au secours ! Je suis dépendante affective ». Non : ça fait simplement partie du jeu des relations sentimentales. Elles impliquent une forme de dépendance à l’autre et, d’un point de vue un peu plus global, je crois aussi beaucoup à la dépendance entre individus. Nous sommes des milliards sur cette planète, je ne pense pas que ce soit pour vivre seul dans une grotte. Si nous sommes tous ensemble et si nombreux, c’est bien parce que nous sommes faits pour vivre ensemble. Toute cette croyance populaire autour de « quand tu y arrives seul, c’est mieux », ça me semble être parfois un non-sens. Je t’invite vraiment à réfléchir là-dessus. Si tu as ces croyances qui expliquent que : « quand c’est fait tout seul, ça a plus de valeur, quand c’est fait tout seul, c’est mieux, quand je suis autonome, c’est mieux », etc., alors j’ai envie de te demander : pourquoi ? Comment ? Quelle est cette évidence, quelle est cette croyance collective qui dit que si j’ai demandé de l’aide, c’est que je suis quelqu’un de faible ? Bref, excuse-moi pour cette parenthèse. J’espère que tu vois ce que je veux dire : bien évidemment que, dans nos vies, il y a un peu de dépendance… et c’est OK !

Définition de cette forme de manque de confiance en soi

Le besoin de l’autre pour se rassurer sur notre valeur

Revenons sur notre sujet : sortir de la dépendance affective. Tout d’abord : qu’est-ce que c’est ? Il ne s’agit pas juste de constater des comportements tels que : « l’avis de mon partenaire m’intéresse » ou « je me fais belle pour lui ». Ça va bien au-delà de ça et j’ai vraiment envie d’apporter un soin particulier à cette nuance. Souffrir de dépendance affective, c’est être dans l’incapacité de s’apporter certaines choses soi-même, relatives à la confiance en soi, à l’estime et à l’amour de soi, au point d’être dans une dépendance à l’autre, dans une obligation d’aller chercher chez l’autre de quoi se rassurer, parce qu’il est impossible de se rassurer soi-même. Un dépendant affectif n’arrive pas à s’accorder à lui-même de l’estime, à s’accorder lui-même de la valeur. Il vit avec l’idée que tout passe par l’autre, que l’autre est plus important, que l’avis de l’autre a plus de valeur que le sien. Là, on est vraiment dans l’ordre de la dépendance affective dans un sens pathologique, négatif, qui a vraiment un impact. J’espère que vous voyez la nuance.

L’image des 2 réservoirs

Pour présenter la dépendance affective d’une façon ludique (que j’utilise dans mon nouveau programme !) : imagine que nous avons en nous 2 grands réservoirs pour l’estime de soi, l’amour de soi, etc. De ces 2 grands réservoirs, l’un est rempli par l’extérieur, car oui : nous avons besoin que l’extérieur nous valorise, nous confirme que nous sommes dans le bon chemin, que nous allons dans le bon sens. Nous avons besoin de nous sentir aimés, valorisés par l’extérieur. Plein de choses proviennent de l’extérieur ! Mais, il y a aussi un réservoir que tu remplies toi-même. C’est ton boulot, c’est ton job.

Souffrir de dépendance affective, c’est avoir la croyance que les autres viendront remplir ce 2nd réservoir que tu n’arrives pas à remplir seule. C’est essayer de remplir un puits sans fond, car ça ne fonctionnera pas. Ça entraîne des doutes et exigences à l’encontre du partenaire, pour te rassurer encore et encore et encore. Ce n’est jamais assez, ce n’est jamais suffisant. Ce n’est jamais intégré. Les moments où tu reçois des paroles rassurantes de l’autre vont glisser. Ils ne vont pas s’ancrer en toi. Quand bien même il te dirait tous les jours qu’il t’aime, tu restes quand même en doute perpétuel et tu y resteras jusqu’à ce que tu aies réussi à sortir de la dépendance affective. Sans cesse, tu vas chercher le moindre signe qui pourrait venir te dire que « ah non ». Quand bien même il te répéterait tous les jours qu’il t’aime, il y aura toujours ce nouveau petit signe-là te fera penser que non. C’est ça, la dépendance affective.

La recherche extérieure de ce qui nous incombe à nous-même

Une personne dépendante affective attachera de l’importance à des micro-signes et, au contraire, n’attachera pas d’importance à ce que l’autre va renvoyer. Elle met tout sur le dos de l’autre, et en même temps n’est jamais satisfaite de ce qu’apporte l’autre. Il s’agit vraiment de ça : chercher à l’extérieur, chercher chez les autres, en permanence, de quoi se rassurer… sans que ce ne soit jamais suffisant, sans que ce ne soit jamais assez. C’est normal, ce sentiment de « pas assez », parce que ça ne peut pas fonctionner. Ce réservoir-là t’incombe à toi. Ce réservoir-là, quand bien même les autres te donneraient des trésors et des montagnes : ça ne le remplira pas. Si ça ne vient pas de toi, ça ne fonctionnera pas.

Les conséquences au sein d’un couple : pression et manque d’authenticité

Forcément, ça a des impacts dans une relation de couple. Forcément, ça crée des attentes surdimensionnées. Ça crée une pression sur les épaules du partenaire. Ça crée de la dévalorisation des 2 côtés :

  • une dévalorisation de toi-même, car tu as le sentiment de ne pas être suffisante ;
  • une dévalorisation pour l’autre, qui s’évertue sans cesse à répéter, à donner des preuves, qui pourtant ne sont jamais suffisantes.

Au final, ça engendre une relation compliquée, avec des doutes, des suspicions, de la jalousie. Ça provoque des besoins d’observer sans cesse, de chercher sans cesse des signes, de déceler sans cesse des preuves, etc. Ça crée des déséquilibres dans la relation, ça crée des conflits, ça crée des tensions, ça crée une forme de distance, en fait.

Ça crée quelque chose de l’ordre d’un manque d’authenticité, parce que, à un moment :

  • La personne qui souffre de dépendance affective voit que ça un impact sur son couple et donc elle se tait. Elle arrête de parler de ses doutes et de ce qui est compliqué. Elle constate que ça entraîne du négatif et elle n’a pas envie de perdre de l’autre. Il y a donc un manque d’authenticité, car elle n’est pas complètement elle-même : à l’intérieur elle est pleine de doutes, mais elle ne le montre pas.
  • Ça peut également créer un manque d’authenticité en face, car l’autre partenaire ne sait plus quoi penser, ne sait plus comment faire pour montrer qu’il tient à l’autre, qu’il est là, qu’il est présent. Du coup, lui aussi va se forger une carapace, une forme de protection. Il y a alors, là aussi, un manque d’authenticité car il n’est plus complètement lui-même.  

Étapes pour vaincre la dépendance affective

Ne pas rester seule avec un auto-diagnostique

Maintenant que j’ai précisé ce dont nous parlons ici, j’avais aussi envie de t’apporter mes conseils pour sortir de la dépendance affective. Comment passer à autre chose ? Comment vaincre cette forme de détresse ?

En premier lieu : à mon sens, on ne peut pas s’auto-proclamer dépendant affectif. Je pense que c’est une situation pour laquelle, souvent, on manque de neutralité. Tu peux, sans t’en rendre compte, grossir le trait ou au contraire, minimiser tes réactions. C’est pour cela que je trouve intéressant de faire appel à un professionnel, à un tiers, pour poser un diagnostic.

L’autre point que j’avais envie d’aborder, avant de te présenter les étapes pour sortir de la dépendance affective, c’est que, souvent, les gens s’enferment eux-mêmes là-dedans. Là, je t’ai donné 2 ou 3 éléments, si bien que peut-être que tu vas avoir le sentiment de te reconnaître. Tu pourrais te dire : « Ah ba voilà, c’est ça, je suis dépendante affective ». Tu pourrais toi-même te mettre une case et je trouve cela limitant, car de t’y enfermer toi-même aura forcément un impact… alors que tu n’es peut-être pas concernée. Je préfère te conseiller de faire appel à un professionnel, si tu as un doute. Fais appel à un tiers, ne reste pas avec des auto-diagnostiques. Ça ne sert pas à grand-chose à part à se prendre la tête !

Prendre conscience que le problème vient de soi

Rentrons dans le vif du sujet : comment sortir de la dépendance affective ? La première étape, à mon sens, c’est de se débarrasser de cette idée que l’autre est responsable. Lorsque je travaille ce sujet avec mes clients, je retrouve souvent des idées du type : « l’autre ne fait pas assez, l’autre n’est pas suffisant, je m’évertue sans cesse à lui dire ce qu’il doit faire, à lui dire ce dont j’ai besoin, à lui dire ce que j’ai besoin d’entendre, mais il ne le dit pas, il ne le fait pas, il ne comprend pas. J’aimerais tellement qu’il comprenne… Quand est-ce qu’il va finir par comprendre ce dont j’ai besoin ». À mon avis, il y a là quelque chose de l’ordre de la responsabilité de l’autre : tu penses que c’est l’autre qui n’a pas compris.

Cependant, si le problème vient effectivement de l’autre, si vraiment cette dépendance affective prend ses origines dans le comportement de l’autre, alors on est dans un cadre de manipulation, d’emprise… Il s’agit d’autre chose. Ce n’est pas de ça dont je parle ici ! On estime souvent que l’autre est responsable… parce qu’on n’a pas envie de faire un travail sur soi. Mais, quand c’est vraiment l’autre qui tisse une toile autour de soi, là on est sur de la manipulation, de la violence conjugale, etc. C’est vraiment un autre level. D’ailleurs : ne restez pas seule avec ça non plus ! Mais, à mon sens, si on n’est pas dans ce genre de schéma, mais sur un sentiment de dépendance affective, alors : le problème vient de soi. Par conséquent : si ça part de toi, alors la solution part de toi également. La dépendance affective représente l’image que tu as de toi-même, ça représente ton estime de toi.

Retrouver la blessure originelle

Ce n’est pas systématique, mais je vois bien avec mes clientes que, souvent, il y a un élément déclencheur à cette détresse. En général, ça part :

  • soit de l’enfance, du peu d’amour ou du manque d’amour qu’on a reçu, ou de la façon dont cet amour a été transmis, par exemple ;
  • soit d’une relation qui a abîmé.

Mes clients me le décrivent très bien… une fois qu’on a pris le temps de venir analyser ça en détails. De manière spontanée, souvent on ne se souvient pas bien, c’est flou. Je réalise donc un réel travail avec mes clientes, pour aller chercher les racines de cette première blessure originelle.

Quand il s’agit d’une blessure due à une précédente relation amoureuse, après cette introspection, elles expliquent bien qu’il y a un avant/après : « avant, j’étais confiante, avant je plaisais facilement, avant je n’avais pas de doute, j’étais bien, j’étais sûre de moi, etc. » Puis est arrivée une relation qui est venue les mettre à terre et tout remettre en question. Elles avaient confiance, mais elles n’ont pas « vu venir le truc ». Ça les a complètement déboussolées : « si je n’ai pas vu venir le problème une fois, qu’est-ce qui me dit que les fois prochaines, je vais pouvoir l’anticiper ? Peut-être que là, encore une fois, je ne vois rien mais que ça va venir ». C’est une relation qui vient bousculer complètement les repères, renverser les cartes, et il y a un avant/après. C’est souvent ce type de blessure originelle, qui, parce qu’elle n’est pas bien soignée, engendre la dépendance affective.

Soigner la blessure

J’en parle souvent : une blessure, pour qu’elle soit moins sensible, pour qu’elle arrête de se propager et de faire des dégâts : il faut la nettoyer, il faut la panser. Bien souvent, ces blessures-là ne sont pas prises en charge bien comme il faut, elles ne sont pas pansées bien comme il faut, si bien que plusieurs années après, plusieurs relations après, elles sont encore présentes et elles viennent complètement façonner les relations suivantes. Il me semble donc nécessaire de faire ce travail de recherche de la blessure, afin de pouvoir, enfin, en guérir. Comme je l’ai dit, souvent, ça vient de l’enfance ou d’une relation qui a été marquante, ou les deux. La guérison, la possibilité de sortir de la dépendance affective, ça passe par cette première étape de recherche. Ensuite, il faut entamer un travail sur soi, plus précisément sur la confiance en soi, et sur l’estime et l’amour de soi. C’est en restaurant ces 3 piliers-là qu’on pourra vaincre ce sentiment permanent d’insécurité.  

Se laisser le temps

Cela peut paraître évident, mais j’insiste sur un point : on parle bien de « dépendance ». Si le terme est celui de « dépendance » affective, c’est bien parce que le fonctionnement est le même que pour une addiction à un produit toxique. Il y a donc, de la même façon, une période de sevrage qui est plus ou moins longue. C’est un leurre de penser qu’il suffira d’une séance de thérapie ou qu’il suffira de lire un bouquin pour pouvoir se dire « hop je suis sortie de la dépendance affective ». Il s’agit vraiment d’un processus qui peut être long, d’un processus de compréhension de soi, de ses mécaniques, de ses blessures personnelles, etc. Ensuite, il faut progressivement réparer tout ça. À la fin, parce qu’enfin tu t’aimes suffisamment, parce qu’enfin tu as confiance en toi, parce qu’enfin tu penses être quelqu’un qui a de la valeur, alors tu sors de la dépendance affective et tu arrives à remplir toi-même le réservoir dont je parlais au début… et par conséquent tu as moins besoin d’aller le faire avec les autres. Tu as moins cette nécessité impérieuse d’aller chercher chez l’autre ce dont tu as besoin, parce que tu te l’apportes toi-même. Là, on est sur quelque chose de plus apaisé, de plus confortable et on sort, petit à petit, de la dépendance affective. Il n’y a pas de mystère, il n’y a pas de solution magique, pour sortir de la dépendance affective.

Sortir de la dépendance affective : en résumé

Pour moi, les grandes étapes-clé, c’est de :

  • comprendre que ça ne vient pas des autres, mais de soi et que la solution réside dans un travail sur soi ;
  • aller chercher la blessure originelle, souvent dans l’enfance ou dans une précédente relation ;
  • entreprendre un travail autour de la confiance en soi, de l’estime et de l’amour de soi.

Ces 3 piliers sont essentiels pour, petit à petit, remplir par soi-même son réservoir jusqu’à arriver jusqu’à quelque chose d’équilibrer.

Nous sommes arrivés à la fin de cet article. J’espère que cela t’aidera à mieux cerner ce qu’est et comment sortir de la dépendance affective. Si ce sujet fait sens chez toi et que tu ressens le besoin que nous échangions dessus, n’hésitez pas à m’envoyer un message sur mon compte Instagram. Bien entendu, je serais également ravie de recevoir tes messages si tu as des questions sur mon accompagnement de thérapeute de couple, dont le but est de te donner tous les outils nécessaires pour prendre soin de son couple.

Il ne sait pas ce qu’il veut | 3 conseils pour rester sereine

Il ne sait ce qu’il veut avec toi, il ne sait pas s’il désire poursuivre l’aventure de votre couple ou la quitter et tu demandes comment gérer, comment te comporter avec un homme indécis ? En tant que thérapeute de couple, je t’assure que les phases d’attente sont très fréquentes dans les relations amoureuses. Il peut s’agir de cette période où ton partenaire est perdu entre l’envie de continuer et l’envie d’arrêter, ou, par exemple, ce moment après une rupture, où il t’a quittée mais qu’il reste encore une porte ouverte… Je te propose 3 conseils pour tâcher de prendre soin de ton couple et de toi dans ces moments où tu attends que l’autre comprenne, que l’autre réfléchisse, que l’autre ait pris sa décision.

1.      N’écoute pas le discours ambiant s’il ne te correspond pas

On peut choisir de partir et de refuser d’attendre l’autre

Le discours ambiant autour de cette problématique, je le trouve un peu simpliste. Je trouve qu’il se base sur une vision partielle de la réalité. Je parle ici de tous ces gens qui, face à ton « Il ne sait pas ce qu’il veut pour nous 2, je me demande comment gérer ça », te répondront :

  • « Mais attends, tu mérites bien plus que ça ! »
  • « Comment ça, t’es là à attendre après un homme ? Tu vaux plus que ça ! »
  • « S’il n’a pas vu toute ta richesse, toute ta valeur, alors dégage-le, il n’en vaut pas la peine… »
  • « Un de perdu, 10 de retrouvés ! »
  • « Tu mérites quelqu’un qui te veut et qui te veut maintenant et si ce n’est pas le cas, il se casse. Tu trouveras bien mieux ! »

Tu vois à quel discours je fais allusion ? Instagram et Pinterest regorgent de citations qui vont dans ce sens ! Bien évidemment, je ne m’oppose pas à ce discours ! Bien sûr que tu mérites mieux que d’attendre si ce discours te parle. Dans ce cas, banco ! Signe, avance et trouves-en 10 bien mieux et bien plus beaux ! Si ça résonne en toi, alors je dis oui, un grand oui ! Plein de contenus existe sur les réseaux sociaux pour te renforcer dans cette certitude et obtenir du soutien ! Généralement, quand on est dans cet esprit-là, on a seulement besoin d’être boostée avant de passer à l’action.

Mais on peut aussi choisir de rester et d’attendre

Simplement, selon moi, ce point de vue ne représente qu’une vision partielle de la réalité. C’est un chemin qui est possible, mais, en tant que thérapeute de couple, je croise aussi plein de femmes qui ne sont pas dans cet état d’esprit-là. J’en croise plein qui n’ont pas envie de quitter leur homme, en fait, qui n’ont pas envie de se tourner vers la rupture, même s’il ne sait pas ce qu’il veut. Elles n’ont pas envie d’attendre, ça les embête… mais elles ne veulent pas partir non plus. C’est bien d’en trouver 10 autres, mais peut-être que toi, tu n’en veux pas d’autres, c’est lui que tu veux. De la même façon, j’ai déjà rencontré des femmes qui veulent un enfant et qui sont en couple avec un homme qui ne sait pas s’il partage ce désir. Il ne sait pas s’il en a envie ou pas, ou bien dans l’immédiat il n’en veut pas, mais il ne sait pas s’il en voudra plus tard… C’est dur, cette attente, et bien sûr que tu as le droit de décider que tu refuses de l’accepter. Cependant, je rencontre aussi des femmes qui, peut-être comme toi, me répondent que « Ben oui mais… c’est avec lui que je veux des enfants. » C’est vraiment à ces femmes-là que j’ai envie de m’adresser dans cet article. Je fais vraiment la part des choses : comme je l’ai dit, il y a 2 types de réponse à ces phases d’attentes et l’une n’est pas moins bonne que l’autre. Je n’émets aucun jugement de valeur, mes propos sont dénués de notion de hiérarchie par rapport à ces attitudes différentes. Il s’agit simplement de 2 chemins possibles. S’il hésite, et se faisant qu’il te fait attendre, et que tu ressens que tu mérites mieux que ça et que tu as envie de partir : fais-le ! Mais si tu sens que c’est lui que tu veux et que tu préfères attendre, c’est OK aussi. Ce n’est pas moins bien. Ça ne fait pas de toi une femme moins forte, ni une moins bonne femme. Ça ne signifie pas que tu n’es pas une battante, ni que tu es une femme soumise qui subit parce qu’elle ne comprend pas à quoi elle a droit. C’est vraiment ça, le message que j’aimerais te faire passer aujourd’hui.

2.      Pose tes conditions pour ne pas subir l’inconfort de l’attente

Je m’adresse donc à toutes celles qui ne se sentent pas de partir pour en retrouver 10 ! ? Être dans cet état d’esprit d’attente, parce que l’autre est confus, que ce soit parce qu’il ne sait pas ce qu’il veut pour votre couple ou parce qu’il est hésitant dans son désir d’enfant par exemple, soyons claires : c’est extrêmement inconfortable. Cette position d’attente dans laquelle tu te mets, dans laquelle tu veux bien te mettre, elle est d’un inconfort incommensurable parce qu’elle ne laisse aucune visibilité. Il réfléchit… mais il réfléchit 2 jours, 2 mois, 2 ans ? De plus, face à cette incertitude totale, tu es sans doute bourrée de doutes ! Est-ce qu’il réfléchit vraiment ? Ou bien est-ce qu’il a pris sa décision, mais qu’il n’ose pas me le dire ? Cela aussi, vient te parasiter, en plus de ce discours ambiant qui t’explique que si tu ne te barres pas, c’est que tu n’es pas assez forte, que tu es passive, soumise, presque que tu es bonne à rien. Cette image non plus, ne fait pas du bien.

J’aimerais apporter de la bienveillance à toutes les femmes qui se sentent concernées ! En premier lieu : je vais faire un peu d’auto-promo , mais si cette problématique te parle, je t’invite à sauter le pas et réserver une séance pour qu’on échange sur ce que tu traverses.   Si tu te sens perdue dans ta relation, cette consultation t’aidera à te situer.

J’ai aussi créé un outil Bilan de couple qui peut t’aider. Quand tu es dans une phase de doutes, c’est aidant de se poser et de réfléchir à son couple. L’outil Bilan de couple est parfait pour t’aider à trouver de la clarté dans ce que tu traverses.

Mais par ailleurs, ce que j’ai envie de te dire, c’est qu’il faut que tu crées tes conditions pour rendre cela acceptable. C’est OK d’être dans l’attente de l’autre. Dans la réalité, plein de gens vivent cela. Mais je te conseille de créer tes conditions pour que ce soit OK pour toi. Tu peux rendre plus confortable pour toi cette phase où tu attends que l’autre réfléchisse, puis prenne une décision. Je t’invite à mettre en place tes propres sécurités, à délimiter toi-même ton propre cadre bienveillant. Ça peut être une question de temporalité, par exemple : « OK, je veux bien que tu prennes le temps de prendre ta décision, mais j’attendrais 2 semaines, ou 2 mois, mais pas 2 ans ». Ça, c’est peut-être un contexte qui te convient. S’il réfléchit sur votre relation et que, du coup, vous êtes en break : quelles sont les règles du break ? As-tu le droit d’avoir d’autres relations pendant le break, parce que vous êtes en break, ou pas ? Il ne faut pas que ta charge mentale, déjà lourde de cette position inconfortable, soit accentuée par d’autres questionnements qui ne sont pas éclaircis, pas finalisés, sur lesquels aucun mot n’a été posé.

3.      S’il ne sait pas ce qu’il veut, recentre-toi aussi sur toi-même

Pour ne pas t’oublier

Dans ces moments-là, j’invite à un recentrage sur soi-même. Quand on est dans ce genre de situation, on a tendance à glisser vers une posture qui ressemble à : « Je veux que l’autre prenne telle décision. » Si tu es comme cette femme qui évoquait avec moi, sur Instagram, le fait que son partenaire ne savait pas s’il voulait encore de leur relation ou non, j’imagine que tu as envie qu’il reste. Les pensées telles que « Je ne veux pas qu’il me quitte » peuvent t’amener, consciemment et inconsciemment, à mettre en place des stratégies pour influencer l’autre. C’est pour cela que j’invite toujours, dans les périodes de grande fragilité, à être soutenue, accompagnée. Ça peut être par un professionnel, ça peut être par ta famille ou par des amis, mais mets du monde autour de toi ! Choisis du monde qui t’aidera à te recentrer sur toi, pour ne pas t’oublier. L’attente de la décision de l’autre engendre un cataclysme, un déséquilibre. Tu es dans une posture particulièrement instable, si bien que, généralement, pour ne pas rester dans cette instabilité, tu vas te tordre dans tous les sens pour essayer de répondre à ce que tu penses être ce que l’autre aimerait de toi. Cette envie de plaire, de correspondre à l’autre, ça t’éloigne de toi, ça génère de la distance avec toi-même, avec ce que toi tu aimerais. « Oh non, j’ai senti un déséquilibre, il y a une éventualité qu’il me quitte, ou que nous n’ayons pas d’enfant… alors je vais me transformer, pour être sûre que ça fonctionne. » Cela m’évoque ce jeu où le petit-enfant doit faire rentrer des formes dans les cases correspondantes : dans ce type de situation, tu risques de te retrouver comme un rond qu’on essaie de rentrer dans l’emplacement carré.

Pour éviter de creuser l’éloignement

Se faisant, non seulement tu ne prends pas soin de toi, mais surtout tu ne travailles pas sur le fond du problème, en fait. À mon sens, s’il ne sait pas ce qu’il veut pour vous 2, alors il est dans une réflexion qui nécessite de la distance. Il a besoin d’adopter une vision « en-dehors » du couple, en-dehors de toi, de votre relation. C’est déjà, en soi, un éloignement par rapport à toi. Si, de ton côté, tu ne restes pas authentique, ça rajoute une couche d’éloignement entre vous deux : lui réfléchit sans toi, et toi tu deviens une autre. Certes, tu le fais en tentant d’être celle dont il a envie… mais ce n’est pas forcément toi, ce qui participe à un éloignement. Je t’invite donc à travailler à te recentrer sur toi et sur ton couple. D’ailleurs, que ce soit pour celui qui mène une réflexion ou pour celui qui attend la prise de décision, je conseille, dans la mesure du possible, de garder les 2 en tête :

  • un espace de réflexion autour de soi et de soi au sein du couple ;
  • un espace de réflexion « en-dehors » du couple, pour prendre du recul.

Garder un pied dans le couple, en maintenant une réflexion autour du couple, ça permet d’éviter, ou en tout cas de limiter l’éloignement. Éloignement qui, soit dit en passant, n’est pas non plus dramatique ni monstrueux ! Ça arrive à plein de gens, de faire un break et on peut revenir d’un break. Mais dans le break, il y a une notion d’éloignement. Si on s’est éloigné… ça signifie qu’un travail pour se retrouver sera nécessaire. Si on peut éviter l’éloignement, en gardant toujours un lien, ce sera toujours ça de moins à reconstruire ensemble lors des retrouvailles.

En résumé

En résumé, s’il ne sait pas ce qu’il veut et que tu te sens perdue face à la réaction à adopter, voilà ce que je te conseille :

  • Au message « tu mérites mieux que ça, ne reste pas là », je dis bravo… si ça résonne chez toi ! Mais si non, bravo aussi ! Ce n’est pas moins bien.
  • Si tu es dans ce cas-là, je te conseille de te demander ce que tu peux construire pour que ce soit confortable, pour te recentrer sur toi, pour que toi aussi tu trouves ton compte là-dedans.

De plus, je répète souvent ce message : tu ne subis pas ce qu’il t’arrive, tu prends une décision. Le fait de dire « je mérite mieux, je me casse », c’est une décision. Le fait de dire « moi je reste, j’attends », c’est une décision. Tu ne subis pas, tu prends une décision. Remets-toi au centre de ce qu’il se passe pour toi, car c’est toi qui décides ce que tu fais de ta vie. C’est toi qui décides le fait d’être encore là et d’attendre… donc pousse le choix jusqu’au bout : « Moi je décide d’attendre, mais pas à n’importe quel prix. Je décide d’attendre dans un contexte qui est favorable pour moi, dans un confort qui me convient. » Si ces conditions favorables pour toi sont un peu obscures, si tu ne sais pas trop quoi mettre dedans, si tu te sens un peu déboussolée, si tu as peur de perdre l’autre et que tu ne sais pas quoi mettre en place face à ça : n’hésite pas à réserver une séance ou à utiliser mes outils.

J’espère que cet article t’aura fait du bien ! Pour terminer : n’hésite pas à partager avec moi sur mon compte Instagram les sujets que tu aimerais que j’aborde ! Je serais ravie de me pencher dessus pour une prochaine fois ? D’ici là, prend soin de ton couple et de toi !