Communication du couple : 3 erreurs passées au peigne fin

Tu es à la recherche d’astuces de communication pour ton couple ? Dans cet article, je te propose d’aborder 3 erreurs courantes, commises par beaucoup de duos amoureux. Si tu rencontres des problèmes de communication dans ton couple, je vais tâcher de t’amener à des prises de conscience. Je le dis souvent : je n’ai pas de solution magique ! Mais les pistes de réflexion que j’aimerais impulser peuvent t’aider à rétablir une bonne communication entre ta moitié et toi.

1.      Interpréter sans savoir, un classique à éviter en communication de couple

Que sont les interprétations erronées ?

La première erreur de communication dont j’aimerais discuter avec toi est assez courante. Il s’agit des interprétations erronées. Ce sont toutes ces analyses que l’on fait, d’une attitude, d’un comportement, d’une parole de l’autre, de ce que l’autre a fait ou n’a pas fait. Il peut s’agir de quelque chose qui n’aura duré qu’une fraction seconde, mais ça a suffi au cerveau pour marquer un temps d’arrêt. « Quoi, il n’a pas fait ça ? » Le cerveau bloque, ne comprend pas très bien ce qu’il s’est passé, car ce n’est pas ce qu’il attendait ou imaginait. Comme le cerveau n’aime pas ne pas comprendre, il interprète. Tu ne sais pas ce qu’il s’est passé, ce n’est pas la suite logique que tu attendais. « Je pensais qu’il ferait ça, mais il a fait ça… » Et du coup, tu interprètes. C’est humain, c’est normal, c’est instinctif. On a besoin de comprendre les autres et notre environnement, donc ce n’est pas un problème en soi, d’interpréter. Les soucis arrivent lorsqu’il s’agit d’interprétations non communiquées.

Je vais vous donner un exemple, simple et courant : « Il ne m’a pas rappelée. » (Ou « Elle ne m’a pas rappelé. ») Tu pensais qu’il le ferait, mais non. C’est insupportable de rester avec ce constat inexpliqué, mais au lieu d’aller questionner la personne concernée, tu restes avec ton interprétation.

Quelles conséquences peuvent-elles entraîner ?

Les interprétations erronées deviennent dangereuses pour le couple lorsqu’une décision est prise, à partir de cette fausse déduction. Si on poursuit l’exemple, en partant du postulat qu’il s’agisse d’un 1er ou 2nd rendez-vous, tu peux en arriver à supposer qu’il « s’en fout », qu’il « n’en a rien à faire ». À partir de cette interprétation, tu peux décider d’abandonner cette relation… alors que la raison est peut-être toute autre. Cet exemple concerne un « couple débutant », mais cela arrive aussi à des couples installés. Ces décisions sont parfois importantes, avec des conséquences notoires.

Un couple qui communique mal peut se retrouver confronter à des problèmes aux proportions démesurées, à cause de ricochets d’interprétation. Cela peut commencer, par exemple, avec l’impression que ton partenaire a une attitude bizarre. Tu interprètes qu’il fait la gueule et te mets faire de même. Puis, de son côté, il se rend compte de ton attitude et se met effectivement à faire la gueule. Par ricochet, 3 semaines après, vous vous retrouvez avec une grosse dispute. Mais pourquoi ? Comment ça a pu prendre des proportions si importantes ? Ce sont ces « petits riens », 3 semaines auparavant, sur lesquels vous n’avez pas communiqué, qui vous ont fait en arriver là. Au fil du temps, les interprétations peuvent s’ajouter. En restant sur ton interprétation de départ, ça s’est amplifié, ça a grossit. Bref, tu vois l’idée.

Solution : pourquoi ne pas accepter l’inconfort de ne pas tout savoir ? Ou demander !

Maintenant qu’on a étudié cette 1re erreur, voilà ma 1re astuce pour améliorer ta communication de couple. Lorsque ton partenaire a un comportement ou une parole que tu ne comprends pas, tu peux décider de l’accepter, de rester avec cet inconfort – si tu n’as pas envie d’en demander plus. « OK, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais ce n’est pas grave. Je reste avec mon « je ne sais pas » et j’arrête de me prendre la tête à essayer d’interpréter. » Sinon, tu peux demander ! C’est aussi une piste intéressante 😉 « Écoute, là je n’ai pas bien compris ce que tu as fait. Tu veux bien m’en dire plus ? Qu’est-ce qui se passe pour toi ? »  

2.      Trop se parler peut aussi être un problème de communication dans le couple

Comment partager toutes ses pensées peut entraîner un risque d’insécurité ?

La deuxième erreur que j’ai envie d’évoquer avec vous, c’est le fait de trop parler. C’est en contradiction avec la première, me diras-tu ! De plus, on entend très souvent ce discours qui nous rabâche qu’il « faut communiquer, faut communiquer, faut communiquer… » Ce n’est pas faux et je mets des guillemets prudents autour de cette erreur, mais j’ai envie de mettre un bémol là-dessus. J’aimerai que tu prêtes attention à cette idée du « trop parler ». Évidemment, ça dépend des couples et de leur fonctionnement. Néanmoins, pour beaucoup, il peut y avoir quelque chose d’assez insécurisant à être dans un couple où on se parle trop. Je m’explique. J’imagine que tu le sais : ton cerveau fonctionne à mille à l’heure. Tu as des dizaines de milliers de pensées tous les jours. Si tu communiques à l’autre la moindre de tes pensées, tu peux créer chez lui quelque chose de confus et d’insécurisant.

Je prends des exemples au hasard, mais il peut arriver à tout le monde, parfois, de penser à une séparation ou de questionner ses sentiments amoureux. On peut avoir des questionnements, des pensées qui vont et viennent. Cela ne repose pas forcément sur quelque chose que tu penses de manière profonde ! Ce sont juste des pensées qui te passe par la tête, avant de repartir. Si tu communiques toutes ces choses qui te passent par la tête, du point de vue de ton partenaire, ça peut donner quelque chose de flou et de stressant. En effet, ta moitié n’a pas les moyens de savoir si ce n’est qu’une idée passagère ou si c’est une réelle préoccupation de fonds.

Dans quelle intention ces pensées sont-elles partagées ?

Ainsi, avant de partager tes réflexions avec ton partenaire, je te conseille de t’interroger. Demande-toi, par exemple :

  • Est-ce ponctuel ?
  • Est-ce une pensée que j’ai déjà eue ?
  • Est-ce que j’avais déjà cette pensée-là il y a quelques semaines ?

Si finalement tu décides de communiquer cela avec l’autre, demande-toi quel est ton objectif.

  • Est-ce juste par envie de partager ce qui me passe par la tête ?
  • Est-ce que j’ai envie de te blesser ?

Car oui, on peut arriver sur ce genre de fonctionnement. Il peut s’agir d’une réaction qui te pousse à aller raconter ce qui te passe par la tête parce que tu as envie de faire du mal à l’autre. Souvent, c’est une réponse à un moment où tu as eu l’impression que l’autre a été désagréable avec toi, où l’autre t’a fait mal. Tu renvoies donc les choses désagréables que tu as dans la tête, parce que ça va lui faire du mal. Évidemment, il faut savoir faire la part des choses : il ne faut pas attendre 3 ans si on sent qu’il y a des choses compliquées qui couvent. Mais il est important d’avoir conscience qu’il peut s’agir de ce genre de fonctionnement toxique.

Solution : prendre le temps de mûrir une réflexion

Pour éviter les complications que peuvent engendrer le fait de « trop parler », j’invite à mûrir un peu la réflexion : qu’as-tu envie de dire à l’autre, de créer chez l’autre ? Si tu ne veux pas créer d’insécurité, mûris ta réflexion pour présenter quelque chose d’abouti, qui soit solide et non pas juste une idée passagère.

Je tiens cependant à prendre le temps de nuancer mon propos. Il y a des couples qui fonctionnent très bien comme ça. Il est possible que les deux partenaires soient capables d’entendre complètement toutes les pensées de l’autre, sans que ça génère d’insécurité. Si vous fonctionnez ainsi, c’est OK !

Mais pour beaucoup d’amoureux, c’est compliqué de recevoir toutes les pensées de l’autre et c’est alors important de se préserver. Si tu as un partenaire qui te raconte un jour je t’aime, un jour je ne t’aime plus et puis de nouveau je t’aime très très fort, avant de repartir sur des questionnements… bref, si ton partenaire t’impose des montagnes russes émotionnelles : préserve-toi ! Dis-lui que tu constates que ce qu’il dit aujourd’hui n’est pas ce qu’il disait hier, ni ce qu’il disait il y a 2 jours et que ce n’est pas ce qu’il dira dans 2 h… Dis-lui, qu’il génère quelque chose de pas terrible pour toi et demande-lui de revenir quand ce sera plus aboutit. Tu as le droit, de lui expliquer : « Je n’ai pas envie d’être le réceptacle de toutes tes émotions et questionnements, parce que ça provoque chez moi de l’insécurité. » Autorise-toi à le verbaliser. Il ne s’agit pas de refuser de communiquer, mais de refuser d’être un journal intime. Le déroulé de ce qui se passe à l’intérieur de soi, ça se partage avec le journal intime, avec un ami ou avec un psy. Ton partenaire peut entendre que tu as besoin de te protéger de ce sentiment d’inquiétude, de stress.  

3.      Croire que l’on sait mieux que l’autre ce qui est bon pour lui, la fausse bonne idée

Vouloir ce qui est le mieux pour l’autre : une fausse bonne intention ?

La troisième erreur dont je vais te parler, c’est le fait de croire que l’on sait que l’on sait mieux que l’autre ce qui est bon pour lui. On le fait tous – au moins un peu – et je commence par dire que c’est humain. Quand on aime quelqu’un, on lui souhaite le meilleur, et avec notre regard extérieur, on a l’impression d’avoir une vision plus neutre. On peut avoir le sentiment que « lui il ne sait pas, lui il ne se rend pas compte, lui il est train de le vivre… Alors que moi j’ai un peu de recul, moi j’ai fait un travail sur moi. » Voire même : « Moi j’ai fait du développement personnel donc moi je sais ce qu’il devrait faire » ou « Moi j’ai été comme lui, mais j’ai compris les choses, j’ai fait un travail sur moi, donc maintenant moi je sais et j’ai envie de lui transmettre le bon chemin. » Je l’ai déjà vu, avec des couples que j’ai accompagnés. Tu te reconnais (un peu) dans ces paroles ? 

Comment cette position peut créer un déséquilibre dans le couple ?

C’est positif, car ces pensées partent d’une très bonne intention. Mais j’attire ton attention : ça te place dans une « posture haute ». Cette posture indique que ta position est la suivante : « C’est moi qui sais, c’est moi le sachant et donc c’est moi qui décide ce qui est bon pour toi. » Et là, clairement, ça peut créer un déséquilibre. Ça peut (et c’est compréhensible) ne pas être bien perçu par l’autre « en bas ». Cette démarche est intéressante quand elle est demandée. Quand l’autre est dans des inquiétudes, dans le doute, qu’il hésite et qu’il te réclame ton aide, là OK, tu peux tenter de le guider. S’il demande « Toi qui a vécu ça, qu’est-ce que t’en penses ? », alors pourquoi pas ! Là il n’y a pas de soucis : laisse libre cours à cette position haute de sachant.

Mais si ce n’est pas demandé par ton partenaire : attention ! Il peut effectivement être dans des doutes, des questionnements que tu as connus… Mais lui, il en est là pour le moment. Avec cette posture de « Je t’explique la vie », tu arriveras peut-être trop tôt. Peut-être qu’il n’a pas envie que ça vienne de toi. Peut-être que, pour lui, ce n’est pas encore le bon moment. Laisse le temps à l’autre de cheminer sur son propre parcours. En pensant savoir mieux que l’autre ce dont il a besoin, on peut braquer ou vexer. Souvent, on se retrouve à provoquer le rejet plus qu’autre chose.

Solution : veiller à ne pas se sacrifier sans savoir ce que l’autre souhaitait

En plus de ce risque de rejet, cette attitude peut provoquer, sur le long terme, une réelle rancœur et j’aimerai attirer ton attention là-dessus. Certaines personnes vont plus loin que la simple (bonne) volonté d’aider l’autre en lui expliquant comment elles-mêmes ont traversé une épreuve ou période de doute. Parfois, cela prend l’aspect suivant : « Je sais ce qui est bon pour toi et je le fais même si ça ne me convient pas trop. » Parmi les couples que j’ai accompagnés, j’ai déjà rencontré des personnes qui ont pris des habitudes, ont fonctionné d’une manière qui ne leur convenait pas, en pensant agir au mieux pour l’autre, mais sans communiquer. « Je sais que c’est ça qu’il veut, dont il a besoin, donc je vais procéder ainsi, même si cela ne me convient pas vraiment. » Au bout d’un certain temps, ça va créer de la rancœur : « Avec tout ce que j’ai fait pour lui ! Moi j’ai fait tout ça pour lui et voilà comment il me remercie ! » Mais face à ses reproches, le partenaire répondra : « Mais je ne t’ai rien demandé ! À quel moment as-tu cru que c’est ça que je voulais ? » On arrive à un dialogue rempli d’incompréhensions :

« – Mais si je te connais, je sais que c’est ça que tu veux. »

« – Non ! Est-ce que tu me l’as demandé ? Est-ce que je te l’ai exprimé ? »

Si tu te « sacrifies » en pensant agir au mieux pour ton partenaire, sans lui en avoir parlé, tu risques de faire éclater ce genre de dispute. Ces conflits s’enracinent sur des choses profondes. Certains couples fonctionnent comme ça pendant des années, avec l’un des deux qui croit quelque chose, qui ne lui plaît pas mais qu’il fait quand même « pour l’autre ». Malheureusement, ces sacrifices peuvent amener à de grandes rancœurs, s’ils sont basés sur des croyances. L’autre est un autre à part entière et croire ce que tu sais ce qui est mieux pour lui peut vraiment générer des difficultés dans votre relation. Donc on communique ! On questionne ! On partage ses ressentis !

Voilà donc le message de ce podcast : sors des suppositions et des idées reçues. Oublie les « C’est comme ça que les autres fonctionnent ». Abandonne les analyses, les « Il a fait ça donc ça veut forcément dire que… » Non : si tu ne sais pas, si tu as des doutes, mieux vaut demander. J’espère que cet article t’a plu et t’apportera des pistes de réflexions bénéfiques pour tes problèmes de communication de couple.

Si tu envie d’aller plus loin, j’ai créé un challenge gratuit : « Les 5 clés pour améliorer la communication dans son couple ». Tu y trouveras des vidéos et des exercices, pour travailler sur ta façon d’échanger avec ta moitié.

Lucie

Envie d’aller plus loin ?

Si tu veux en savoir plus sur les accompagnements que je propose pour les femmes et le couples : https://untempspournous.com/mes-accompagnements/

Quelle place pour le couple quand on est parents ?

Dans cet article, on va parler couple et parentalité. Quelle place pour notre couple, maintenant que nous sommes parents ? Voilà une question courante. Cette thématique du couple dans la parentalité est très importante pour moi et revient souvent dans mes discussions avec les personnes que j’accompagne. Il y a beaucoup d’idées reçues, qui peuvent faire penser que ça va être simple et fluide…

On pense souvent que ça fonctionne forcément bien pour le couple à l’arrivée d’un enfant. Mais ce n’est pas toujours le cas ! J’aimerai que cet article aide à sortir de ces croyances. Ça peut créer des difficultés et c’est important de le dire. Parlons sans tabou, ni glamour ni belles paroles ! Il y a beaucoup de positif dans la naissance d’un enfant, mais il n’y a pas que ça.

Pourquoi la naissance d’un enfant peut fragiliser un couple, même solide ?

Peut-être que vous songez à la séparation, alors qu’il y a 1 an, 1 an et demi, vous étiez tellement amoureux que vous vouliez faire un enfant ensemble. Certains couples ont du mal à comprendre comment ça peut arriver. Ils partagent avec moi leurs questionnements : “Comment est-ce possible ? Comment je peux l’avoir tellement aimé que je voulais faire un enfant ?” Ce n’est pas rien, pourtant, de faire un enfant !

Mais 1 an après, 2 ans après, on se sépare, on se déchire, on est en désaccord sur tout. Bref, plus rien ne va. Malgré le fait qu’on était amoureux, qu’on était un couple solide qui fonctionnait, l’arrivée de l’enfant a tout bousculé. Ça a tout remis en question et c’est plus compliqué que nous ne le pensions. J’aimerai qu’on essaie de creuser ce sujet, de comprendre ce qu’il se passe. Voilà 3 raisons, qui peuvent expliquer cela.

Parce que non, ce n’est pas que merveilleux

Un enfant, c’est plein de bonheur… mais pas que

On a souvent en tête cette idée que, puisque nous voulions un enfant et que cet enfant est là, on doit être heureux. Très peu de couples parlent de cela, parce que “on est censés être heureux”. On n’a pas envie de ternir cette image du couple heureux, cette image qui raconte que “Tout est magique, tout est bien”. Mais la réalité est plus compliquée que ça : oui, un enfant c’est magique, mais pas que. C’est une vraie épreuve. C’est important de se préparer, d’en parler, de libérer la parole. J’aimerais qu’on sorte de ce silence. Souvent, les couples ont du mal à en parler, ne verbalisent pas. Les couples ne s’autorisent pas à dire que : “Oui nous voulions un enfant, oui nous sommes heureux, oui notre couple est solide, mais oui c’est compliqué”. J’ai décidé d’aborder ce sujet-là aussi pour libérer cette parole.

Il n’y a pas à culpabiliser

Ce discours est important notamment pour sortir de la culpabilité. Certaines mères, qui croient ces images, se répètent “Je devrais être heureuse !” et culpabilisent de certains de leurs sentiments. “Suis-je une bonne mère, alors que je ressens ces émotions négatives ?” Balayons tout ça ! La réalité c’est qu’un enfant peut fragiliser un couple, même solide, car il faut sortir du merveilleux, du magique. Il faut compter avec la fatigue, le stress, un quotidien bouleversé. La réalité c’est qu’il y a clairement le “avant” et le “après”. Avant, tu disposais chaque jour de 24 h et tu les remplissais bien ! Maintenant tu as toujours 24 h, mais tu dois, en plus, t’occuper d’un enfant. Il y a donc plein de choses que tu ne fais plus, moins, pas au même moment, pas de la même façon… Ces changements sont conséquents, et donc, ils peuvent avoir un impact sur toi, sur ton couple, il n’y a pas à culpabiliser de cela.

Les jeunes parents font face à beaucoup de problématiques

Non seulement ces changements sont conséquents, mais en plus ils sont nombreux. Bien des choses peuvent entrer en ligne de compte, telles que :

  • Un cocktail hormonal assez puissant :

La grossesse et les premiers mois de maternité ne sont pas anodins biologiquement parlant. Des hormones puissantes sont à l’œuvre et peuvent avoir un réel impact sur toi.

  • Les pressions sociales et familiales :

L’arrivée d’un enfant est un pas dans un terrain inconnu, où, en tant que jeune parent, on ne maîtrise pas grand-chose. De ce fait, certaines personnes de l’entourage peuvent être à l’origine d’une certaine pression. “Est-ce qu’il fait ses nuits ? Est-ce qu’il mange ceci ?” En temps normal, ces regards extérieurs sur l’organisation du quotidien et sur la gestion de l’enfant sont moins visibles. Cette pression est moins forte. Mais lors de la naissance d’un enfant, les gens s’autorisent plus à mettre leur grain de sel, à porter un jugement. C’est la plupart du temps bienveillant, bien sûr ! C’est bienveillant… mais intrusif malgré tout.

  • Le manque de sommeil a également un impact réel :

Avant un enfant, la plupart des gens ne connaissent pas ça, ou en tout cas pas dans de telles proportions. Le manque de sommeil amène à moins de patience, à moins de bienveillance envers son partenaire. Cela peut, aussi, avoir un impact sur la relation amoureuse.

Parce qu’il faut apprendre à passer du duo au trio

Un autre point que je souhaite aborder, qui répond aussi à notre problématique, c’est le passage du duo au trio. Avant l’existence de l’enfant, les deux personnes d’un couple “s’autosuffisent”. Elles se “nourrissent” l’une l’autre, en termes d’affection, de tendresse, d’amour. Ce fonctionnement initial est basé sur un duo. Puis arrive l’enfant qui change la donne. Certaines femmes se sentent alors totalement comblées par ce petit être, par ce bébé qui répond “puissance mille” à ces besoins auxquels répondaient avant le partenaire. C’est tabou mais c’est important de le dire : ce que ressentent certaines femmes, c’est que leur enfant leur suffit. L’affection et la tendresse qu’elle donne à leur enfant et que leur enfant leur donne en retour, leur suffit. Elles se sentent repues de tout cet amour.

Par ailleurs, les premiers mois et années, les liens, notamment le lien maman/bébé, se créent et cela demande beaucoup d’énergie. L’énergie, cependant, ne s’est pas multipliée. Ainsi, l’énergie mise dans le lien avec l’enfant, forcément, sera autant d’énergie en moins investie pour le partenaire. C’est important de comprendre cela : le couple avait un équilibre, puis arrive l’enfant, qui demande beaucoup d’énergie et qui renvoie beaucoup d’amour. Moins d’énergie disponible, un besoin d’amour qui a évolué : cela crée un déséquilibre dans le couple. Il faut donc retrouver son équilibre, cette fois-ci en trio. Même dans un couple qui fonctionne bien, qui est solide et qui communique efficacement, il faut quand même faire ce travail de rééquilibrage.

C’est là qu’est vraiment mon message : il y a une phase de rééquilibrage nécessaire. C’est normal, c’est humain, cela fait partie du processus. Certains couples sont effrayés de cela, cette étape leur fait peur. “Est-ce normal ? Est-ce qu’on s’aime assez ? Est-ce que ce n’est pas un signe que c’est compliqué entre nous ?” Ils imaginent des problèmes et, parfois, prennent des décisions telles que la séparation, alors que ce n’est qu’une phase. L’équilibre reviendra, mais il faut accepter de passer par cette phase de déséquilibre.

Parce qu’il faut parfois faire face à des difficultés insoupçonnées

Par ailleurs, il arrive que l’on doive faire face à des impacts insoupçonnés de la grossesse et de l’arrivée de l’enfant. Souvent on se renseigne, on réfléchit, on lit des bouquins. On se dit “Je ferais ci, je ferais ça”. Mais tu ne sais pas ce que l’arrivée d’un enfant va générer chez toi. Tu ne sais pas ce que tu seras alors, tu ne sais pas quelle mère tu seras. Ce que cela peut engendrer est parfois même inconscient ! Des choses peuvent ressurgir, des choses que tu ne soupçonnes pas, dont tu n’as pas la maîtrise et qui peuvent avoir un impact sur toi et déséquilibrer la relation avec ton partenaire. Cela peut même intervenir dès la grossesse. Une personne que j’ai accompagnée m’a par exemple confié que le changement de son corps pendant la grossesse a engendré un manque de confiance en elle, qui a lui-même entraîné de la jalousie. Évidemment, le partenaire en face peut ne pas comprendre cela. Cela crée une situation compliquée. Cela ne peut ni se deviner à l’avance, ni se prévoir.

Autre exemple : un couple s’était mis d’accord sur le fait que le bébé dormirait entre 15 jours et 3 semaines dans la chambre de ses parents, puis irait dans sa chambre. Ils en avaient discuté en amont, mais une fois le moment venu : ce fut impossible pour elle. “C’est trop tôt”, “Il est trop petit”, “Je serais inquiète”… Quel que soit le motif : on ne peut pas prévoir que l’on va réagir comme ça. Ça ne se devine pas. C’est pour cela que j’invite les couples à se préparer, à réfléchir aux parents qu’ils veulent être, mais aussi à penser à la souplesse qu’ils se laissent. Demandez-vous quelle marge de manœuvre vous conservez pour les “Je ne pas bien comme je réagirais par rapport à cela”. C’est vraiment important d’avoir cette souplesse et que le couple en discute en amont. Qu’est ce qui est non-négociable ? Ou a-t-on de la marge de manœuvre ?  

Comment prendre soin de son couple en étant parents en 3 étapes

Maintenant, vous êtes en mesure de comprendre comment la naissance d’un bébé peut (parfois fortement) abîmer un couple. Reste à voir comment prendre soin de son couple en étant parents.

1 : en commençant par faire le choix d’en prendre soin

Quelle place pour le couple quand on est parent ? Ma réponse est la suivante : la place pour le couple est la place que tu lui donnes. Pose-toi la question : quelle place je veux donner à mon couple dans ma parentalité ? Maintenant que vous êtes parents, que vous avez un enfant, demandez-vous : quelle place voulons-nous donner à notre couple ? En la matière, il n’y a pas de réponse toute faite. Pour illustrer cette problématique, j’aime utiliser l’analogie de la vague. Tu marches sur ton chemin de vie et, par moment, arrivent des vagues. Ce peut être, par exemple, une difficulté professionnelle, un deuil ou une déception amoureuse. Prévue ou non prévue, ces vagues te déséquilibrent. La vague passe, tu t’arrêtes de marcher un moment, tu la laisses passer et tu reprends ton chemin une fois l’équilibre revenu. La naissance d’un enfant, c’est plutôt une grosse vague ! Il y a des femmes qui se laissent totalement emporter par la vague de la maternité, qui ne se sentent plus que mère.

Attention : je ne porte pas de jugement. Il y a des couples qui se disent : “Pour le moment, nous sommes parents avant tout, nous sommes focus sur les enfants”. Ça peut fonctionner. Mais souvent, ce n’est pas aussi fluide. Souvent, on se laisse emporter, on ne sait plus ce qui est prioritaire, on s’oublie… Et quelques années après, on se demande : “Et mon couple ?” Malheureusement, la vague nous a emportés loin et le couple n’a pas suivi. Cependant, si tu en as envie, tu peux te dire : “Moi je veux rester sur mon chemin”. Tu peux te rappeler que tu es venu.e en couple, comprendre qu’il y a une vague et décider de continuer sur ce chemin. Tu peux te dire “Je veux garder de la place pour mon couple” et c’est alors un choix.

2 : en acceptant de traverser cette période particulière

Si c’est conscientisé, même si la vague t’emporte loin, tu pourras te dire : “Je suis une mère comblée, je me sens comblée aujourd’hui. C’est compliqué de mettre de côté cette vague de maternité. OK, mais est-ce que je veux vraiment ne plus avoir de place pour mon couple ?” Cette discussion doit être menée, seule et à deux. Quels parents avons-nous envie d’être ? Quel couple avons-nous envie d’être, tout en étant aussi parents ? Ce n’est pas un problème, de décider d’être avant tout des parents, de prioriser l’éducation et les besoins des enfants. On peut décider cela et se dire que le couple reviendra après, mais il est important que cela soit décidé consciemment et à deux. Beaucoup de femmes font cela (consciemment ou non) pendant environ 3 ans.

Pendant ces années, elles maternent, elles pouponnent, elles suivent leur envie de se donner complètement à leurs enfants. Mais est-ce bien partagé par le conjoint ? J’ai accompagné des couples dans lesquels l’homme me disait : “Mais elle est partie !” Parfois démunis, ils constataient que la femme qu’ils avaient choisie n’était plus qu’une mère. Ils apprécient cette mère, bien sûr ! Mais avaient aussi envie de retrouver la femme qu’ils avaient choisie. Ce peut être le rôle de l’homme, de vous suggérer de revenir sur le chemin que vous aviez choisi ensemble. Ce peut être lui qui vous aide à ne pas laisser la vague vous emmener sur un autre chemin, qui ne laisse pas de place à votre couple.

3 : en décidant à deux quel couple vous voulez devenir

Mais alors : comment est-ce que, aujourd’hui, avec un enfant, on peut faire de la place pour le couple ? Avant nous n’étions que 2, maintenant nous sommes 3. Nous avions tout notre temps, nous étions 100 % disponible l’un pour l’autre, mais, aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Pourtant, nous avons envie, j’ai envie, de nous accorder ce temps pour notre couple, dont nous avons besoin. Quels arrangements sont possibles ? Quel fonctionnement peut être mis en place ? Comment trouver ensemble la place que nous voulons pour notre couple ? Cela se crée à deux.

Le but de mon nouvel accompagnement, c’est de vous aider à répondre à ces questions-là. Avec “Parents mais pas que”, je serais avec vous pour échanger sur la place que vous voulez donner au couple, tout en étant parents. Pour cela, nous traiterons trois grands sujets : la communication dans le couple, la place que vous voulez lui laisser et la sexualité.

Pour plus d’infos sur ce nouvel accompagnement c’est juste ici : https://untempspournous.podia.com/parents-mais-pas-que

Des clés et un téléphone

Je sais : tu n’as pas compris le titre. N’est-ce pas ?

C’est normal. (Et je te remercie d’avoir quand même cliqué sur le lien !) J’avoue : au-delà du fait que je n’étais pas très inspirée, une partie de moi trouvait amusante l’idée de ce titre énigmatique, mystérieux… Mais tu vas vite comprendre. Le sujet du jour est un peu différent des autres.

Je vais te raconter une histoire, une histoire qui m’est arrivé, puis je partagerai avec toi ce que ça m’a évoqué. Tu vas voir, cet article sera un peu différent. On reste dans la thématique du couple, bien sûr ! Mais ce sujet englobe aussi des sphères plus larges. Plus qu’un article pour le couple, je te propose cette fois-ci un article, disons pour toi.

Laisse-moi te raconter une histoire

Aujourd’hui, j’ai fait une balade en forêt. Ca m’arrive très régulièrement : j’adore me promener, seule ou non. C’est vraiment important pour moi. Cette fois-ci, j’y suis allée seule et je n’avais pas envie de prendre mon sac, je n’avais donc avec moi que mes clés et mon téléphone. En me promenant, j’ai mis mes mains dans mes poches et me suis rendu compte que mes clés étaient en contact avec mon téléphone. Cela m’a fait penser à mon ancien smartphone : il avait pleins de micro-rayures sur l’écran… Cela venait donc de ce petit détail, ce petit truc bête, auquel je n’avais pas fait attention ! Mais celui-là, je l’ai acheté il n’y a pas longtemps et il m’a coûté une belle somme. Donc je me sermonne dans ma tête : “Non, tu t’es ruinée pour ce téléphone, donc tu vas y prêter attention : pas de micro-rayure !”

Je continue donc ma balade, en glissant ma main, dans la poche, entre mes clés et mon téléphone, pour faire barrière. Je marche comme ça environ une demi-heure mais… ce n’est pas très agréable, pour être honnête. Je n’aime pas spécialement marcher avec mes mains dans les poches. D’autant que régulièrement j’ai besoin d’enlever ma main de la poche, pour me gratter les cheveux par exemple. En plus, comme je bouge, les clés ballottent…

Bref : c’est pénible. Mais je tiens le coup, je me répète : “Allez tiens bon, c’est désagréable mais tu ne veux pas rayure sur ton nouveau téléphone alors garde tes mains dans tes poches !”

Et au bout d’une demi-heure… : le flash ! “Mais j’ai deux poches !” J’ai éclaté de rire, toute seule au milieu de la forêt. Je me répétais en riant que ça faisait une demi-heure que je galérais à faire barrière avec ma main alors que j’avais deux poches. Comment, mais comment avais-je pu ne pas y penser ? “Tu as deux poches Lucie, une pour les clés et une pour le téléphone !” Bref : la solution devenait évidente et je riais de moi. Je suis certaine que tu as vécu des moments similaires toi aussi. Il y a pleins de moments dans la vie où on éprouve cette sensation de “flash”, de “révélation”. Ces moments où on ne percute pas, où on ne fait pas le lien, on peut en croiser dans le couple, avec soi-même et dans les autres d’autres sphères de la vie.

Je vais quand même terminer mon histoire, pour te rassurer : j’ai donc déplacé mes clés dans l’autre poche de mon manteau et ce fut une libération. Libération oui, j’exagère à peine : je n’étais plus obligée de mettre mes mains dans mes poches et je me suis soudain sentie plus légère ! Une fois cette contrainte enlevée – car c’était bien une contrainte – cette balade perdait ce qu’elle avait eu de pénible jusque-là.

Ça arrive à tout le monde, de ne pas percuter

Toute cette histoire me permet d’illustrer ces moments, que tout le monde connaît, où “on ne percute pas”. Pourtant je le savais, que mon manteau possède deux poches. Si on m’avait demandé si je pouvais déplacer l’objet gênant, j’aurais su que oui. Il n’y avait pas de méconnaissance. Je n’étais pas occupée non plus, je n’avais même pas d’écouteur. Je n’écoutais ni podcast ni musique. Je ne discutais avec personne, puisque j’étais seule en forêt. Je ne peux donc pas dire que “Mon esprit était ailleurs, je n’ai pas fait attention.”

Non, je n’ai pas percuté et je n’ai rien pour expliquer pourquoi. Ce que je sais en revanche, c’est que ces moments ne résultent pas d’un manque de connaissance ni de compétence. Ils ne sont pas causés par un problème d’esprit distrait. Ce n’est pas une erreur, c’est juste que le cerveau n’a pas fait le lien entre différentes informations qu’il a. On sait A, on sait B, mais on ne les met pas en lien, on en fait pas la connexion entre les deux.  Le cerveau, à ce moment-là, n’effectue pas ce boulot-là, ou le fait mais tardivement.

À partir de cette histoire, j’ai envie de vous faire passer le message suivant : ce n’est pas grave, de ne pas percuter. Ça ne dit rien de toi. Ce genre de moment peut entraîner (et je dirais même : entraîne souvent) des remises en question, des critiques envers soi-même. On se questionne, en se demandant pourquoi on n’y a pas pensé, en se sermonnant à coup de “Tu le savais, tu aurais DÛ y penser !” Sauf que non : parfois on sait des choses, mais on ne percute pas. Ce n’est pas une question de “C’était un déni” ou de “Je n’ai pas réfléchi”. Ton mental, à ce moment-là, n’a pas connecté. Ça arrive à tout le monde et il est inutile de te perdre en élucubrations, d’imaginer des choses pour faire émerger le pourquoi du comment – qui n’existe probablement pas.

“Je le savais pourtant, je n’aurais pas dû…”

Le deuxième point que j’ai envie d’aborder à partir de cette histoire, c’est le jugement qui découle de ce genre de situation. Souvent, on s’accable, avec des “Je le savais pourtant, j’aurais dû…” On se fait des reproches, alors qu’on ne devrait pas. Si je reprends mon exemple : au début, je ne savais pas. Si on avait remonté le temps et qu’on m’avait mis les deux options sur la table :

  • Soit tu gardes ta main dans ta poche et la balade sera pénible.
  • Soit tu mets tes clés dans l’autre poche.

Clairement, j’aurai choisi la deuxième option, c’est évident ! Mais mon mental ne me l’a pas proposé. Pour mon mental, à ce moment-là, la seule option existante pour qu’il n’y ai pas de rayure sur mon téléphone, c’était la première. Je n’ai pas envisagé d’autres options, je n’avais pas le choix. Je n’ai même pas eu la sensation d’avoir un choix à faire. De ce fait, je ne peux pas me blâmer de ne pas y avoir pensé plus tôt. Je n’étais pas en capacité de. Ce serait biaisé, ce serait malvenu, ce ne serait pas juste de me critiquer aujourd’hui, maintenant que mon cerveau a fait la connexion.

J’entends souvent ce discours de reproches, parmi les personnes que j’accompagne. “Je regrette d’avoir fait ça, je regrette d’avoir fait ci. Je n’aurai pas dû prendre cette décision, je le savais pourtant…” Mais ce n’est pas parce qu’on a une connaissance, ce n’est pas parce que l’on sait quelque chose, à un moment donné, que le cerveau est capable de faire le lien avec autre chose ou de se servir de cette information. Se blâmer X années, X mois, X minutes après, c’est faussé. Au moment de la décision, tu as fait le choix qui t’a semblé être le meilleur, à ce moment-là, grâce aux informations et possibilités que tu entrevoyais à cet instant. Cela nous amène au dernier point que je souhaitais aborder avec toi à partir de cette histoire !

Une personne extérieure peut être la solution

Ma main qui devait faire barrière, ça m’embêtait. J’ai même failli raccourcir la promenade. C’était bancal, c’était inconfortable. Pendant une demi-heure, j’ai trouvé ça pénible, mais j’ai poursuivi avec cette solution désagréable parce que le plus important pour moi était de ne pas faire de rayure sur mon téléphone.

Parfois, toi aussi tu prends des décisions un peu bancales, un peu inconfortables. Mais tu le fais parce que ça te semble être la meilleure chose à faire, à ce moment-là. Et c’est OK. Il n’y a pas de mal à constater que ce n’est que “plus tard” qu’on a eu un déclic et trouvé une solution bien plus simple… voire que c’est quelqu’un d’autre qui a proposé une solution.

Pour reprendre mon histoire de main et de poches : si j’avais pu exposer mon problème à quelqu’un, il est probable que cette personne aurait pensé à ma seconde poche. Par exemple, si j’avais marché avec mon conjoint ou une amie, et que j’avais exposé mon problème, on m’aurait sûrement dit avec amusant que “Ba Lucie mets-le dans l’autre poche… Tu as deux poches.” Parfois (souvent ?), on reste avec une solution bancale parce qu’on n’en voit pas d’autre. Mais si l’on parle, alors quelqu’un d’extérieur peut penser à quelque chose de plus simple, de plus confortable. J’en profite pour signaler que ça peut être le travail d’une thérapeute de couple, d’être la personne extérieure qui aidera à trouver le déclic. 😉

En bref

Voilà donc, en résumé, les messages que je souhaitais te proposer aujourd’hui :

  • Parfois, comme tout le monde, tu “ne percutes pas”, mais c’est OK. Ca ne dit rien de toi, ça ne démontre pas de manque de connaissance ou de compétence. C’est juste un fonctionnement cérébral, que l’on ne sait pas expliquer.
  • Une fois que “tu as percuté” : ne te reproche pas de ne pas l’avoir fait plus tôt. Ne juge pas avec tes yeux de maintenant pour des décisions que tu as prises avant. Ces décisions, tu les as prises avec les informations que tu avais à ce moment-là, tel que tu étais à ce moment-là. Maintenant ces éléments sont différents, un jugement serait donc biaisé et injuste envers toi-même.
  • Si tu rencontres un problème pour lequel tu ne trouves pas de solution qui te convienne, car celles auxquelles tu penses te semblent bancales, inadaptées : pense à en parler à quelqu’un d’extérieur. Un proche peut suffire dans certaines situations, tandis que d’autres peuvent nécessiter un accompagnement professionnel.

J’espère que cette histoire et ces pensées t’auront inspiré ! Si elle te fait penser à ton propre vécu, n’hésite pas à me le partager, à me raconter tes anecdotes de vie ! Je vous envoie pleins de bonnes ondes et vous dit à la semaine prochaine !

Si vous avez envie d’aller plus loin et que l’on s’en parle, je vous invite à réserver une séance découverte avec moi.

Lien pour solliciter une séance découverte. https://untempspournous.com/contact/

Lucie

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Il a menti ou il a changé d’avis ?

” Il m’a toujours dit qu’il voulait des enfants et là il n’en veut plus..”

” Il m’a demandé de vivre avec lui, et trois semaines plus tard il me quitte…”

Et alors arrive toutes ces questions : Il le savait depuis le début, il m’a menti, ou il a changé d’avis ?

Cela devient insupportable. On remonte dans le temps pour analyser des phrases, des attitudes pour comprendre si l’autre savait déjà. On se fait souvent des noeuds au cerveau pour essayer de comprendre.

Il a menti ou il a changé d’avis?

Pour répondre à cette question, je dirais que bien souvent c’est confus.

Il existe des cas (rares) de manipulation. À ce moment là, l’autre est conscient de mentir, et il donne volontairement des messages en contradiction avec ce qu’il pense. Mais ces cas sont rares. Dans la grande majorité, les gens sont surtout eux même confus sur ce qu’ils pensent.

Si je reprends l’exemple des enfants, la réponse sincère et honnête serait “je ne sais pas si je veux des enfants”.

Mais vous le remarquerez, quand on ne sait pas ou quand ce n’est pas un “non ferme” ; alors on dit oui.

Pour d’autres personnes, il y a aussi un secret espoir de changement. “Je pense à la séparation mais je n’en ai pas envie”. Alors, comme on ressent une envie de changement, une envie de mieux, on ne va pas dire à l’autre qu’on commence à penser à la séparation. Et c’est à ce moment là, qu’on va parfois faire des démonstrations d’amour et d’engagements. On a très envie de ressentir de l’amour et de s’engager ; même si au fond, on envisage la séparation.

Souvent, c’est quand on est acculé, quand l’autre insiste encore et encore, que l’on a plus le choix ; là la pensée est verbalisée.

Et c’est là que naît l’incompréhension. Parce que ce qui est dit va parfois à l’encontre de ce que l’on disait auparavant.

Une évolution personnelle

Cela arrive aussi. Pour continuer l’exemple des enfants, beaucoup de personnes disent au début de leur relation qu’elles veulent des enfants. Ce n’est pas un vrai désir d’enfant, c’est juste que c’est la norme. “Je veux des enfants parce que quand on est en couple, on a des enfants”.

Et puis les années passent, on est plus mature, on se connait mieux et parfois on ressent moins ce besoin de répondre à la norme. S’il n’y avait pas de véritable désir d’enfant, mais seulement l’idée de “faire comme tout le monde” ; alors parfois au bout de quelques années on ose dire que non, on ne veut pas d’enfant.

À ce moment là, on est sur une évolution. Ce n’est pas un mensonge, il n’y a pas tromperie ou arnaque. C’est une évolution personnelle.

Pourquoi c’est important de le savoir ?

J’ai envie de vous inviter à vous questionner sur vos motivations. Qu’est ce que cela change pour toi de le savoir ? Et, est-ce que le savoir va t’apporter un soulagement ?

Je pense que parfois on se voile un peu la face. Parfois on se raccroche à ces pensées de colère : il m’a menti, il m’a trompé, il le savait…

On créer alors un brouhaha mental et on ne vit pas la douleur ressentie par ce que nous arrive. C’est une manière de déplacer ce qui nous fait souffrir.

En perdant votre énergie à retourner dans le passé pour analyser ce qui s’est passé, vous vous éloignez de ce que vous ressentez là tout de suite maintenant.

Ce qui fait souffrir c’est que maintenant il souhaite vous quitter, ou que maintenant il ne veut pas d’enfants. C’est ça qui cause de la souffrance.

Parfois, il faut accepter l’idée que non, vous n’aurez pas toutes les réponses, car l’autre n’a pas toutes les réponses.

Dans notre société actuelle, on laisse peu de place au flou, au “je ne sais pas”. On attend que l’autre nous donne des réponses claires. Alors que beaucoup de personnes n’ont pas de réponses claires.

Si vous avez envie d’aller plus loin et que l’on s’en parle, je vous invite à réserver une séance découverte avec moi.

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Prends soin de toi.

Lucie

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Simuler. Et si c’était positif?

Cela faisait longtemps que je ne vous ai pas parlé sexualité !

On se retrouve pour un nouvel épisode de podcast où l’on parle de simulation sexuelle… mais pas que ! J’ai eu envie d’avoir un autre discours sur la simulation.

Parce que souvent à part entendre “il ne faut pas simuler”… on dit pas grand chose sur la simulation. Et j’observe aussi un tel décalage entre ce qu’il “faudrait faire ” et ma pratique de thérapeute de couple.

La simulation : une affaire de femmes ?

Alors je commencerais par dire que c’est rarement les femmes qui se plaignent de la simulation. J’ai rarement entendu “je me demande si mon partenaire simule…”. Et j’ai rarement entendu aussi “Je simule et je le vis mal…”

Ce sont souvent les hommes qui se questionnent beaucoup sur le plaisir féminin car il s s’en sentent responsables. Dans notre société, l’image véhiculée de l’homme est qu’il doit être celui qui donne du plaisir à sa partenaire. C’est un peu comme “sa mission”.

Beaucoup d’hommes se mettent une importante pression concernant le plaisir de leur partenaire. Alors quand ils se rendent compte qu’il ont cru réussir leur mission, qu’ils ont cru qu’il avaient donné énormément de plaisir, mais qu’en fait non… c’est compliqué à vivre.

Je voulais aussi faire un rappel sur la simulation masculine. Elle est plus fréquente qu’on ne le croit. Bien souvent on associé l’érection et l’éjaculation à un plaisir sexuel. Mais dans la pratique ce n’est pas aussi simple. Les hommes peuvent aussi surjouer leur plaisir et leur orgasme.

À mon sens, on est tous concerné par la simulation, l’exagération sexuelle.

Pourquoi les femmes simulent ?

J’ai échangé avec plusieurs clientes au sujet de la simulation et j’observe que c’est souvent à l’origine en envie de faire plaisir à l’autre.

“Il adore quand je m’enflamme et que c’est wahou… mais c’est pas comme ça à chaque fois donc j’exagère un peu. Ça me plait de le voir kiffer”.

On est pas dans une idée de tromper, de mentir, de cacher que c’était nul. On est dans l’idée d’étoffer son ressenti pour faire plaisir à l’autre.

“J’ai l’impression que si je ne crie pas, c’est que je suis passée à coté d’un truc. Dans les films, les femmes hurlent..”

J’en profite pour parler brièvement du plaisir féminin et de l’expression du plaisir féminin. Les films montrent souvent une image d’une femme qui a un orgasme avec une démonstration très importante. Beaucoup de femmes ne se reconnaissent pas dans cette image. Elles ont alors le sentiment que ce qu’elles vivent est moins bien, moins fort, moins intense.

Cette image du plaisir féminin n’est qu’une image. Elle ne reflète pas la réalité de nombreuses femmes. Et un plaisir exprimé moins fort ne veut pas dire que c’était moins intense.

Simuler ça m’aide à prendre mon pied !

C’est l’idée que pour être cette femme à l’aise dans sa relation sexuelle, hyper détendue, hyper connectée avec son partenaire; je vais d’abord la surjouer pour mieux la devenir.

De la même manière qu’à un entretien d’embauche je vais commencer par “faire semblant” d’être à l’aise… pour mieux le devenir.

En réalité, on pratique tous plus ou moins consciemment la simulation. On exagère le trait, on fait comme ci pour se donner du courage..

On fait comme si on était à l’aise avant de chanter en public, ou avant un rendez-vous important.

C’est à mon sens la même idée : j’incarne ce que j’aimerais être avant de le devenir.

Et cela fonctionne aussi en matière de sexualité !

Je t’invite à prendre le temps de te demander quelle femme tu aimerais être dans ta relation sexuelle. Et si tu n’es pas encore cette femme, alors incarne là !

Si tu étais cette femme, comment tu te comporterais, comment tu agirais, qu’est-ce que tu penserais…

Toutes ces questions vont t’aider à te m’être dans la peau de celle que tu veux devenir.

Donc oui, je pense que la simulation peut être positive pour certains couples et améliorer leurs relations.

Si vous avez envie d’aller plus loin et que l’on s’en parle, je vous invite à réserver une séance découverte avec moi.

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Si tu es en couple et que tu souhaites continuer à travailler ton développement personnel en douceur, je t’invite à t’inscrire à mon challenge gratuit : Les 5 clés pour améliorer ta communication de couple.

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Lucie

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Je ne peux pas le quitter. Je l’aime !

On se retrouve aujourd’hui pour parler d’un sujet un peu sensible. On va parler d’amour !

Mais pas l’amour beau, romantique, joli, mignon..

Non, aujourd’hui je vais vous parler de cet amour qui empêche de penser, de prendre des décisions. Cet amour qui fait que l’on reste avec quelqu’un même si on souffre.

Ce “Je ne peux pas le quitter parce que je l’aime”, je l’ai souvent entendu. À chaque fois, il m’évoque une prison. Une porte fermée, une impossibilité.

C’est véritablement une perte de ton pouvoir d’action et de décision.

Dans cet épisode on va aller ouvrir cette porte. On va aller voir ce qu’il se cache derrière ce “Je peux pas”.

Malheureuse mais confortable.

Quand tu vis mal une situation mais que tu ne la changes pas c’est que souvent tu y trouves quand même une sorte de confort.

Je sais que ce n’est pas agréable à entendre. Quand on est malheureuse dans son couple et qu’on nous dit “tu restes par confort”… je comprends que ça pique !

Mais c’est l’idée est que si tu te restes c’est que tu te dis que ce serait pire. “Je suis malheureuse aujourd’hui mais si je le quitte ce serait pire”. Donc c’est “mieux”, c’est “plus confortable” de rester.

Pour commencer, je te propose d’aller à contre-courant et de me lister tout ce qui serait positif si tu le quittais. Tout ce qui serait mieux, et tout ce qui serait plus facile…

Je ne cherche pas à te faire changer d’avis, mais que tu puisses équilibrer ta pensée.

Et si une fois que tu as fait cette liste, tu continues de penser que le quitter serait pire ; alors je te propose d’aller explorer ce “pire”.

Quelle est la peur derrière?

En quoi ce serait pire de le quitter ? Pourquoi tu serais plus malheureuse que maintenant?

Tu as peur d’être seule ? Tu ne veux pas de parents séparés pour tes enfants ? Tu as peur qu’il refasse sa vie ?…

Il faut vraiment que tu te sentes libre d’aller explorer ce qu’il y a derrière, à l’origine de ta décision.

Cet exercice n’est pas simple. Souvent on ne s’avoue pas les motifs profonds de notre décision. On va dire qu’on veut garder une famille unie pour les enfants alors que la raison profonde c’est qu’on n’est pas sûre de pouvoir y arriver seule.

Ou on va dire qu’on y croit encore, alors qu’au fond on a pas envie qu’il refasse sa vie, qu’il reconstruise une famille avec une autre.

Et souvent ces pensées ne sont pas dites, par honte ou par gêne.

Je t’invite à dépasser tout ça aujourd’hui et à être honnête avec toi même.

Crise passagère ou fin de quelque chose?

Souvent, les femmes me demandent : Comment je fais pour savoir si c’est fini ou si c’est juste que ça va moins bien en ce moment ?

J’aime bien leur répondre avec une image de la météo : Est-ce que ta relation c’est un ciel avec un beau soleil et de temps en temps il y a des nuages et un peu de pluie ?

Ou est-ce que ta relation c’est un orage permanent et de temps en temps il y a un rayon de soleil ou une éclaircie ?

Cette image de la météo peut t’aider à prendre conscience de ce qui se joue pour ton couple en ce moment.

Et pour finir je te laisse avec quelques questions pour que tu continues ce travail sur toi et ta relation :

  • Est-ce que l’amour ça te suffit ?
  • Est-ce que l’amour que tu ressens est suffisant pour que tu te sentes bien dans ton couple ?
  • Est-ce que c’est assez pour rester ?
  • Est-ce que cela te suffit ? Ou est-ce que tu as besoin ou envie de plus ?

Si cela remue des choses chez toi, je te propose que l’on en parle ensemble lors d’une séance découverte. Elles sont gratuites et te permettront de faire le point sur ta relation.

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Lucie

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Mensonge. Comment refaire confiance ?

Aujourd’hui, on parle mensonge, trahison et confiance.

Je sais que ce sont des sujets sensibles mais tout le monde y est confronté. Et je trouve que c’est important de le dire, et d’en parler.

Bien souvent, la découverte que l’autre a menti, a trompé provoque une profonde déception et bouscule les certitudes. S’il l’autre m’a menti et je n’ai rien vu alors comment je peux être certaine qu’aujourd’hui il ne me ment pas encore?

Dans cet épisode on va donc aborder l’idée de la confiance et des étapes pour refaire confiance.

Est-ce que la plaie est nettoyée ?

J’utilise très souvent cette analogie car elle parle beaucoup, elle est très visuelle. Quand il y a eu mensonge, cela créer souvent une blessure, et donc l’idée qu’elle doit cicatriser, qu’elle doit guérir pour que je me sente mieux.

Et pour qu’elle guérisse au mieux, avant de la soigner, de mettre un pansement, il faut la nettoyer. Il faut qu’il ne reste plus d’impuretés, de petits cailloux qui vont ralentir voir empêcher la guérison.

Et dans un second temps, une fois qu’elle est nettoyée, tu mets un pansement et tu attends que ça cicatrise.

Souvent, on minimise cette première étape de nettoyage de plaie.

Pour moi, l’idée de nettoyer la plaie c’est à deux niveaux :

  • Libérer l’émotionnel. Faire sortir toutes les émotions ressenties (colère, rage, dégoût, humiliation,…)
  • Libérer le mental. Aller poser toutes les questions, tout ce dont on a besoin de savoir, de connaître et de comprendre.

Il ne doit pas rester de questions ou d’émotions qui n’ont pas été exprimées.

La première étape est de s’assurer que la plaie est nettoyée. Je te partage quelques questions pour que tu fasses ce travail de nettoyage :

  • As-tu été au bout de toutes les questions que tu souhaitais poser ? Ou y a t-il encore certaines questions que tu n’oses pas poser?
  • As-tu pu t’autoriser à exprimer toutes tes émotions ?

Bien souvent, il y a une première phase de choc où l’on doit digérer ce qui arrive. On est alors dans le rejet de l’autre pour mieux se recentrer sur soi.

Je rencontre des personnes qui ne se sont pas autorisées à exprimer ces émotions.

Mais ces émotions, elles ne vont pas disparaître, elles vont rester là. Et la plaie mal nettoyée va mettre plus de temps à cicatriser.

Si tu as encore des questions, si certaines choses ne sont pas claires, c’est plus compliqué de refaire confiance.

Est-ce que tu veux accueillir l’idée que l’autre n’est pas infaillible ?

J’ai envie que tu te questionnes sur cette idée. Comment cela résonne chez toi ? Et je t’invite à te questionner également : Suis-je moi même quelqu’un d’infaillible ? Quelqu’un qui ne fait jamais d’erreur, qui ne se trompe jamais, qui ne prend jamais la mauvaise décision?

Est-ce que cela pourrait toi aussi t’arriver ? De faire des erreurs, de te tromper ? D’avoir un comportement qui ne te ressemble pas ?

Te poser ces questions, va t’aider à te mettre dans les baskets de l’autre et de sortir du schéma binaire : Il a menti, il est mauvais et je suis la victime.

C’est à mon sens une étape intéressante pour garder le lien, la connexion avec ton partenaire. En te mettant à sa place, dans ses baskets, en te questionnant, vous restez dans le lien.

Tu peux aussi te demander, quel est ton seuil d’exigence ? Qu’est-ce qui est ok pour toi et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Quelles sont tes attentes vis à vis de l’autre et vis à vis de toi ?

Accepter que tu va vivre avec une confiance bancale

J’aime visualiser la confiance en l’autre comme une jauge. En cas de mensonge, elle peut redescendre d’un coup tout en bas, mais elle va mettre plus de temps à remonter.

Et c’est normal.

Je sais que c’est souvent inconfortable. Cela dépend de chacun, de ton histoire personnelle, de ce qu’il s’est passé, mais c’est beaucoup une question de temps.

Refaire confiance passe souvent par plusieurs étapes. Tu commences par prendre la décision de refaire confiance. C’est au niveau de ton mental, c’est conscientisé. Mais cela ne veut pas dire que par magie tes doutes vont s’envoler.

Et j’aimerai insister sur une idée. Pendant cette étape de confiance bancale, ce n’est pas le moment de jouer à réouvrir ta plaie. Arrête de tripoter ton pansement! 😁

La plaie a été nettoyée, tu as mis un pansement, la confiance est encore bancale, il faut attendre que cela cicatrise.

Cela veut dire que si tu reviens encore et encore sur ce qu’il s’est passé, si tu questionnes l’autre tous les jours, alors ta plaie va mettre plus de temps à cicatriser.

On me demande souvent combien de temps cela dure l’étape de la confiance bancale.

Alors je commence par dire que je n’ai pas de boule de cristal, je ne vois pas l’avenir.

Mais j’aime donner l’image de la cicatrice. La blessure ne disparait pas, elle s’efface, elle devient parfois invisible mais elle est toujours là. Et pour certaines personnes, la cicatrice peut encore être douloureuse, longtemps après.

N’hésite pas à me partager en commentaire ou par mail si tu as l’impression d’avoir une cicatrice encore douloureuse.

Si tu es en couple et que tu souhaites continuer à travailler ton développement personnel en douceur, je t’invite à t’inscrire à mon challenge gratuit : Les 5 clés pour améliorer ta communication de couple.

Prends soin de toi.

Lucie

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Il est louche, je doute de lui !

Je suis très contente de vous retrouver pour ce nouvel épisode de Podcast où on parle de ce sentiment désagréable qu’est le doute. Comme c’est inconfortable !

Ce sentiment que l’on ressent quand l’autre n’est pas clair, quand l’autre est louche et que l’on se met à douter.

Dans cet épisode on commence par comprendre un peu d’où cela vient et ensuite je vous donne des pistes pour sortir de cette impasse.

C’est un événement ou un fonctionnement ?

Parfois c’est un événement qui déclenche. Tout se passe bien, et il se passe quelque chose qui vient faire naître le doute. C’est soudain, c’est brutal et c’est souvent déstabilisant voir douloureux.

Cela peut être un message bizarre, un téléphone trop vite rangé, une information pas très claire,… Et là le doute s’installe.

Parfois, ce n’est pas un événement mais c’est plutôt là dès le début. C’est plus un fonctionnement de l’autre que l’on avait pas repéré. Certaines personnes cultivent l’ambiguïté, leurs attitudes ne sont pas claires, ils jouent avec la vérité. Souvent les autres le voient avant et on entend souvent “on m’avait prévenu mais je ne voyais rien”.

Ce n’est pas que vos yeux ne fonctionnent pas comme les autres, c’est vraiment un fonctionnement normal du cerveau qui se concentre sur le positif et qui banalise ces petites attitudes qui pourraient vous faire douter. On l’observe surtout au début des relations de couple.

Si ce sujet vous intéresse, je le développe dans ma vidéo Les saisons du couple. Je parle des différentes phases du couple.

Dans les deux cas, le doute s’installe.

Que faire quand le doute s’installe ?

Pour certaines personnes, le doute est insupportable alors elles vont tout de suite à la confrontation. Pour demander des explications, pour être rassurées. Et si ce n’est pas le cas, alors elles s’en vont.

Pour d’autres, ce n’est pas aussi rapide. Pour beaucoup de personnes, les doutes ne sont que des doutes. On reste à la frontière, on a des suspicions, des questionnements mais rien de concret, pas de certitudes.

Et pour passer à l’action, pour prendre une décision il faut des certitudes. Parfois, on reste dans cette zone trouble, cette zone de doutes et on ne va pas à la confrontation parce qu’on ne veut pas prendre de décisions.

On est tenté alors de faire le détective. De fouiller, épier, suivre, pour aller chercher l’information sans passer par la confrontation.

Souvent, cela n’apporte pas l’apaisement. Cela peut faire naître encore plus de doutes. Et on reste plus longtemps encore dans cette zone de doute.

Le doute qui t’empêche de prendre une décision

C’est le confort dans l’inconfort. Certes, ce n’est pas agréable de ressentir du doute. Mais si je vais plus loin, si je vais à la confrontation, si j’ai des réponses , alors je vais devoir prendre une décision… et c’est parfois encore moins agréable que douter. Quand on a des faits, quand on a des informations concrètes, il y a ce sentiment de contrainte : “Je suis obligée de prendre une décision quand je sais”.

Alors parfois on reste dans le doute, dans le flou, on ne cherche pas à en savoir plus, on ne pose pas de questions. On reste avec ce sentiment inconfortable qu’est le doute.

C’est inconfortable quand on est pas d’accord et qu’il faut prendre une décision.

Et c’est vrai aussi que la confrontation n’est pas toujours simple. Elle n’apporte pas toujours toutes les réponses. Je l’entends lorsque j’échange avec mes clientes “J’ai été lui demander des explications, il m’ a répondu qu’il n’avait pas à se justifier”.

L’autre n’est pas toujours rassurant ou apaisant.

À mon sens il y a deux options possibles si vous avez été à la confrontation et que vous n’en ressortez pas rassurée :

  • Soit vous décidez de ne pas croire, de trouver que les informations sont incohérentes. Vous sortez du doute pour entrer dans la certitude. C’est le moment alors de voir ce qui est juste pour vous et ce qui est acceptable.
  • Soit vous décidez de faire confiance, même dans les parts d’ombres. Oui ce n’est pas clair, oui certaines choses ne sont pas expliquées mais je décide de faire confiance.

Dans les deux cas, vous êtes dans la décision, vous êtes dans l’action et vous sortez du doute. Le doute ne mène à rien si ce n’est de l’inconfort que vous êtes la seule à vivre.

En restant dans le doute, vous restez dans l’inconfort et l’inaction.

En sortant du doute, vous prenez une décision, en conscience avec les éléments que vous avez en votre possession à l’instant T. Vous prendrez peut être une autre décision avec d’autres éléments.

Si tu es en couple et que tu souhaites continuer à travailler ton développement personnel en douceur, je t’invite à t’inscrire à mon challenge gratuit : Les 5 clés pour améliorer ta communication de couple.

Prends soin de toi.

Lucie

Envie d’aller plus loin ?

Si tu veux en savoir plus sur les accompagnements que je propose pour les femmes et le couples : https://untempspournous.com/mes-accompagnements/

Qui a raison ?

Est-ce que vous avez déjà joué au ping-pong ?

C’est une image que j’aime bien utiliser pour parler des couples qui essayent de se convaincre qu’ils ont raison.

Le premier donne un argument, le second en donne un autre, le premier rebondi sur l’argument, etc… Ping-pong.

Je t’invite à écouter le Podcast car je développe un exemple typique de conversation qui souvent n’aboutit à rien.

Pourquoi cela n’aboutit pas? Parce que vous avez tous les deux raison. Parce que chercher à convaincre l’autre est une perte de temps.

Il n’existe pas de vérité. Tout le monde a raison.

Chacun a une interprétation de ce qu’il vit. Ton avis et ce que tu penses, résultent de ta vision des choses, ton caractère, ton expérience, etc… Ce qui fait que ton interprétation est unique.

Tu vois le monde à travers tes yeux et par conséquent ta vision est unique. Ce que tu ressens, ce que tu penses, ce que tu vis ne peut pas être remis en question.

Et c’est pareil pour ton partenaire. Sa vision des choses est unique. Et de son point de vue, il a raison.

Souvent on a envie que l’autre épouse notre vision, qu’il pense de la même manière que nous. Alors on explique, on fait comprendre, et on discute pendant des heures. Arguments contre arguments.

Regarder un événement à travers les yeux de l’autre

Sans chercher à convaincre l’autre que l’on a raison, cela peut être intéressant de lui expliquer comment on a ressenti les choses.

Lui dire ce que l’on a vécu, ce qu’il s’est passé selon notre interprétation. Pas pour le convaincre qu’on a raison mais pour partager et pour mieux se comprendre.

Et si on est pas d’accord ?

Souvent, le désaccord fait peur. C’est pour cela que l’on perd de l’énergie à convaincre l’autre.

C’est inconfortable quand on est pas d’accord et qu’il faut prendre une décision.

À mon sens, c’est véritablement à ce moment la qu’on fait couple. C’est là qu’il faut discuter, négocier, faire des proposition. Il faut réfléchir à ses priorités, il faut peser le pour et le contre.

Dans ces moments là, le couple est dans le lien, dans l’échange, dans la connexion. Là vous faites couple.

Le développement personnel et le couple

Je pense que j’en ferais un podcast à part entière mais je voulais déjà en dire quelques mots.

Actuellement, on parle beaucoup du dev perso. De se concentrer sur soi, de se mettre au centre de sa vie, de se prioriser, réfléchir à ses besoins,…

Et parfois, dans cette démarche on oublie le couple, on oublie l’autre.

Je trouve que le développement personnel est très pertinent et apporte beaucoup mais il est parfois à nuancer. Où est l’autre dans “mes besoins, me prioriser,…” ? Quelle place reste-t-il pour l’autre, pour la relation, pour le lien ?

Je vous laisse avec ces réflexions et dites en commentaire moi si un podcast entier sur ce sujet vous plairait.

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Prends soin de toi.

Lucie

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Ça ne va pas mais je ne veux pas me séparer.

Je vous retrouve pour le deuxième épisode de mon Podcast, Un temps pour nous.

Dans le premier épisode, C’est l’autre le problème, je vous parlais de l’importance de ne pas pointer l’autre comme ayant un problème mais bien de fonctionner en duo. C’est le couple qui a envie que les choses changent et c’est ensemble que l’on souhaite travailler.

On a évoqué aussi cette difficulté que l’on rencontre quand l’autre ne souhaite pas changer, quand l’autre ne considère pas qu’il y a un problème.

J’avais donc envie d’aborder ce point avec toi aujourd’hui et de te partager trois pistes de réflexions pour dépasser le : Comment je fais quand ça ne va pas mais que je ne veux pas le quitter ?

On élargit sa vision

Bien souvent, quand l’autre nous agace, quand il nous énerve, quand il y a quelque chose qui ne nous convient pas ; alors on ne voit que ça. Ton cerveau va mettre le focus sur ce qui ne te convient pas.

Je t’invite à faire le travail inverse. Ne plus se concentrer sur ce qui ne va pas mais plutôt sur ce qui vous lie, ce qui vous unit, ce qui vous rassemble.

Pour t’aider à faire ce travail mental je te propose de de te demander pourquoi tu restes alors que des choses ne te conviennent pas. Pourquoi malgré cela tu restes? En te posant cette question, tu te concentres sur ce qui vous rassemble et vous unit.

Tu peux aussi partir de ce qui fonctionne entre vous. Qu’est ce qui marche bien, quelles sont nos bases, nos fondations ?

Même si parfois, c’est dur à voir, si tu es dans cette relation c’est quelle t’apporte quelque chose. C’est important que tu puisses en avoir conscience pour te reposer dessus et comprendre ce qui te lie à ton partenaire.

Et si les difficultés sont anciennes, tu peux aussi repartir des origines de ton couple. Pourquoi vous vous êtes choisis? Pourquoi vous vous êtes engagés ensemble?

L’objectif de ces questions n’est pas d’effacer ce que tu ressens mais de remettre un équilibre, d’apporter de la nuance. Oui il y a des choses chez l’autre qui ne me conviennent pas, mais pas que.

Et tu verras cela change tout !

Et si je faisais des choses seule ?

Actuellement, on parle beeaucoup du couple, de vivre des expériences à deux, de tout faire à deux.

Et souvent, quand il y a des choses qui ne te conviennent pas chez l’autre, on se contraint à rentrer dans ce moule du “tout faire ensemble” quand même.

Je t’invite à te demander s’il n’y a pas des choses que tu peux choisir de faire seule, ou avec d’autres (sphère familiale ou amicale) que ton partenaire.

C’est l’idée d’aller comprendre quel est le besoin derrière le reproche? Quand par exemple tu souhaites un conjoint plus affectueux, demande toi ce que cela t’apporterait un conjoint affectueux. Qu’est ce que cela te permettrait d’être ou de ressentir? Et si ton partenaire ne rempli pas ce besoin, alors peut être que tu peux trouver en toi comment y répondre.

Si cela t’intéresse, j’ai créer un programme (Re)Connection qui t’aide à trouver tes besoins derrière les reproches.

Il y a des marges de progression mais il faut parfois du temps

Quand un couple a connu des difficultés depuis longtemps, souvent c’est plus long. Parce qu’on a l’impression d’avoir déjà beaucoup donné, d’avoir fait des efforts pour l’autre.

Alors quand tu viens voir ton partenaire pour lui dire que quelque chose ne te convient pas, il n’a pas toujours envie de répondre favorablement. Cela ne veut pas dire qu’il ne comprend pas le problème ou qu’il ne veut pas changer. Parfois on dit non parce qu'”on ne veut pas faire plaisir à l’autre”; on a pas encore envie d’être la personne qui fait des efforts.

Je l’observe avec les couples que j’accompagne où au début les deux sont fermés et personne “ne veut rien lâcher”. Après plusieurs séances, les tensions sont apaisées et on retrouve du dialogue et des changements sont possibles.

Et voilà, j’espère que cette nouvelle approche sur les bases de la relation de couple te plait. Si c’est le cas, dis le moi dans les commentaires !

Si tu veux en savoir plus sur le programme (Re)Connection, un programme 100% en ligne pour les femmes en couple c’est juste ici : https://untempspournous.com/programmes-2/

Prends soin de toi.

Lucie

Envie d’aller plus loin ?

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