Loi de l’attraction en amour | 4 étapes à ne pas négliger

Tu n’es pas heureuse avec lui mais tu l’aimes ? Comment attirer l’homme idéal ? Appliquer la loi de l’attraction en amour est peut-être ce dont tu as besoin si tu es aux prises avec ces
questionnements. Si tu ne sais pas bien ce dont il s’agit : ne t’inquiète pas, je vais te guider. Mon but avec cet article est avant tout de t’apporter une autre façon d’aborder tes problèmes de couple. J’ai envie que ces réflexions résonnent en toi et te donnent envie de mettre en place des actions pour prendre soin de ton couple et te faire du bien.

Cette loi est une théorie qui dit que tu as le pouvoir d’attirer ce que tu désires dans ta vie… y compris dans ta relation amoureuse. Il y a mille et une façons de l’aborder, mais on distingue globalement 2 approches. La première est spirituelle, avec des prières, des vibrations, des énergies, etc. La une seconde traite cette loi plutôt comme une construction mentale, comme une façon de façonner son cerveau. La bonne nouvelle, c’est quelle que soit ton approche : tu peux appliquer la loi de l’attraction dans ton couple en respectant les 4 étapes que je te propose.

1. Clarifie ton désir et autorise-toi à le vouloir

La première étape est de clarifier ta demande. Beaucoup de gens sont souvent dans la plainte à propos de ce qui ne leur convient pas, plutôt que dans la demande – y compris dans leur couple. La première étape que je te conseille pour obtenir ce que tu veux, c’est d’abord de savoir ce que tu veux – et ce que tu ne veux pas. Beaucoup de personnes balaient cette étape et ne comprennent pas pourquoi, alors qu’ils ont tout fait comme on leur a expliqué, ça ne fonctionne pas. Il faut te demander avec précisions ce que tu souhaites. Bien souvent, l’expression de ton besoin est « encombrée » avec des pensées telles que : 

  • « J’aimerais, mais je ne suis pas sûre… »
  • « J’aimerais, mais je ne crois pas que ce soit possible… »

Il faut vraiment clarifier ton désir et, dans le même temps, t’autoriser à le désirer. Tu te doutes bien que démarrer ta démarche avec des idées négatives comme : « J’aimerais bien ça, mais je ne crois pas que ce soit possible pour moi », ça n’est pas la bonne posture pour atteindre ce que tu souhaites 😉

Définis et exprime clairement ce que tu veux et autorise-toi à le vouloir et à l’affirmer. Quand on commence le développement personnel, on adopte très souvent ce type de posture : « Je travaille sur moi pour comprendre mes besoins. » Mais une fois que cette étape est franchie… beaucoup de personnes s’arrêtent là et n’en font pas grand-chose. Or, effectivement, si tu ne continues pas la démarche en affirmant et en respectant tes besoins, rien ne changera ! Oui : il faut gratter, fouiller, chercher en soi pour se comprendre. Mais une fois que tu as trouvé le trésor au fond de toi, il ne faut surtout pas t’arrêter en te disant que « J’ai trouvé, c’est bon ! Je ferme la porte et je passe à autre chose ! » Non : l’étape d’après, c’est d’utiliser ce que tu as appris sur toi.

Voilà donc le tout début. Prends ce temps pour toi, réalise cette étape avec justesse et précision et autorise-toi à exprimer ce que, vraiment, tu veux te souhaiter. Sors des dictats. Oublis ce qu’il serait « normal » que tu demandes, ce qui serait attendu par toi, ton conjoint, la société, etc. Il doit s’agir d’une démarche complètement personnelle et authentique.

2. Ouvre le champ des possibles et observe ce qui tu possèdes déjà

Tu es sûre de ne pas déjà l’avoir ? Observe bien

En matière de loi de l’attraction en amour, le deuxième point qu’il me semble important d’aborder est celui-ci : es-tu sûre de ne pas déjà avoir ce que tu désires ? Quand on souhaite quelque chose et qu’on est déçu de ne pas réussir à l’obtenir… il arrive qu’en fait, on l’ai déjà. 

Je l’ai déjà constaté dans le cadre de mes accompagnements de thérapeute de couples. Parfois, au cours d’une séance, on m’explique que « J’aimerais qu’il fasse plus ceci, j’aimerais qu’elle fasse plus cela, il n’est pas comme ci, elle n’est pas comme ça… ». C’est alors intéressant pour moi de venir confronter cette plainte : « Ah bon ? Il me semble pourtant que lors de la précédente séance, tu m’as dit qu’il avait fait ci, qu’elle avait fait ça… Ça ne correspond pas ? » Ce genre de situation peut permettre de prendre conscience que tu as déjà pleins de choses. Peut-être que ça n’est pas spécialement comme ça que tu le voyais, mais le fait est que certaines choses que tu souhaites dans ta vie peuvent être déjà là ! Cependant, je ne te blâme pas : ce n’est pas forcément évident à voir.

Je t’explique. 😉

Quand on a un désir, on y associe souvent un idéal. On le projette en image. Ton désir serait comme un tout petit carré : « Ce que je veux, c’est juste ça. » Ainsi, quand tu essaies d’appliquer la loi de l’attraction, tu demandes à l’univers, ou tu programmes ton cerveau pour garder en tête ce petit carré-là, spécifiquement. Tu te focalises là-dessus, alors qu’il y a peut-être tout ou partie de ce carré qui est déjà présent dans ta vie ! Seulement, c’est sous une autre forme : plus gros ou plus petit, sous une forme ronde, distillé dans d’autres sphères de ta vie, d’une autre couleur que celle que tu imagines… Il te faut donc ouvrir ton regard sur l’ensemble de ta vie, pas seulement sur ce petit carré de désirs. 

Exemple : « J’aimerais qu’il m’offre des fleurs… »

Prenons un exemple. J’avais une cliente qui voulait que son mari lui offre des fleurs. Mais pas n’importe comment ! « Je veux qu’il m’offre spontanément des fleurs ! Sans que j’aie besoin de lui dire ! » me disait-elle. Nous avons travaillé à détricoter cette envie, pour découvrir ce qui se cachait derrière. Ce qui en est ressorti, c’est qu’elle avait besoin qu’il lui porte de l’attention, qu’il lui montre son amour. « En m’offrant des fleurs spontanément, il me montre qu’il a pensé à moi, que je suis présente dans sa vie, que je lui manque, qu’il a envie de me faire plaisir… Donc, les fleurs sont la manifestation de son amour. » Tel était son raisonnement. Si elle ne recevait pas de fleurs spontanément, tu imagines bien que c’est tout simplement parce que lui, ne voyait pas du tout les choses comme ça 😉

Son schéma de pensées à elle n’était pas du tout le sien. Quand bien même il lui aurait offert des fleurs, ça aurait été parce qu’il se serait subitement souvenu qu’elle lui en avait demandé et qu’il n’avait pas envie de se prendre la tête. On est très loin de l’homme qu’elle désirait, qui va exprimer spontanément son amour ! Suite à ce travail de « détricotage » de son envie, elle s’est rendu compte que son conjoint avait une autre manière d’exprimer son attachement. Ces manifestations d’amour qu’elle attendait, elle a pu les voir en ouvrant le champ des possibles, en l’occurrence en observant différemment les actions de son mari. Bien entendu, elle avait également ce désir parce qu’elle aime les fleurs. Elle aime avoir des fleurs chez elle. Elle a donc tout simplement pris la décision de s’offrir elle-même des fleurs, toutes les semaines ou tous les 15 jours.

Cet exemple montre bien que rester dans ton petit carré (« Je veux que mon homme m’offre spontanément des fleurs » dans le cas de cette cliente), ça te limite, ça t’enferme dans une impasse. Si tu ouvres ton champ des possibles, afin d’amener dans ta vie, non pas des fleurs offertes par ton amoureux, mais d’une part des manifestations d’amour, et d’autre part des fleurs, alors ça devient plus simple. Tu pourras passer de « Je n’ai pas » à « Je m’ouvre, je me rends compte que j’ai déjà et je m’offre ce dont j’ai envie ». Tu vois l’esprit ? C’est avec ce travail-là, de définition précise et réelle de tes besoins et de sorties des schémas calqués sur les autres ou les habitudes, que tu ouvres ton champ des possibles. La loi de l’attraction, dans ton couple et dans ta vie, pourra alors faire toute son œuvre.

3. Bouge tes croyances pour laisser s’exprimer la loi de l’attraction, en amour et dans ta vie

Ne t’enferme pas dans des pensées étroites

Passons à l’étape suivante ! Le prochain conseil que j’ai envie de te donner, c’est de bouger tes croyances. Bouge tes croyances et, comme je le disais plus haut : enlève ce qui t’encombre. Si on reprend l’exemple de ma dame aux fleurs : elle était encombrée dans son désir étroit de fleurs spontanément offertes par son conjoint. Elle attendait qu’il réponde précisément à sa demande. Ce type de posture créée des tensions et des conflits. Ça génère de l’incompréhension et de la frustration, car on exige de l’autre qu’il rentre pile-poil dans la case qu’on a prévu pour lui et qui est très limitée. Elle aurait pu passer des années à « demander à l’univers » un mari qui lui offre des fleurs, elle ne l’aurait sans doute pas obtenu, parce que son mari n’est pas câblé comme ça. En revanche, en bougeant ses croyances, elle a fait de la place pour les effets bénéfiques de la loi de l’attraction.

Exemple : « J’aimerais rencontrer un homme qui ne me rende pas malheureuse… »

Prenons un autre exemple : une femme célibataire qui se dirait : « J’ai envie d’un homme, mais je n’ai pas envie qu’il me rende malheureuse. » Si tu es dans cette attente, ça veut quand même dire que tu pars du postulat de départ qu’un homme peut te rendre malheureuse. Avant toute chose, moi je t’invite à bouger cette croyance, à l’enlever de ta tête. Si tu crois qu’un homme peut te rendre malheureuse, si tu donnes ce pouvoir à un homme, c’est effectivement ce que tu attireras. Au lieu d’espérer que « l’univers me permettre de les éviter, ces hommes-là… », je te conseille de travailler sur tes croyances. Arrête de croire qu’un homme a tout ce pouvoir-là. Un homme n’a pas le pouvoir de te rendre malheureuse : c’est toi qui a ce pouvoir. Si tu enlèves ça de ton esprit, tu n’attireras que des hommes qui te rendront heureuse, puisque que tu ne leur donneras pas le pouvoir d’engendrer le contraire. La loi de l’attraction peut t’entendre et amener dans ta vie des hommes qui feront ton bonheur ! Mais ce ne sera pas parce qu’elle t’aura miraculeusement permis de les éviter, de passer entre les gouttes et de faire fuir les hommes qui t’auraient rendue malheureuse ! Non, elle t’aura permis cela parce que tu auras appris à ne pas donner ce pouvoir aux hommes que tu rencontreras. 

Bouger ses croyances, c’est parfois un travail de finesse et de précision ! Mais c’est comme ça que fonctionne la loi de l’attraction. À ce sujet, les gens sont souvent dans des histoires de « pensées magiques » : « S’il-te-plaît, j’aimerai… ». Libre à toi de l’explorer de cette manière ! Mais ce n’est pas ma manière de voir les choses, ce n’est pas comme ça que je l’expérimente. Ce que je te propose, c’est un travail de finesse, pour venir chercher en toi ce dont tu as besoin. Si tu es poussée par l’univers, tant mieux ! Mais sois à l’origine de tes actions, crée ce que tu as envie de créer.

4. Sois intransigeante avec ton désir

Dernier conseil que j’ai envie de te transmettre, c’est d’être intransigeante dans ton désir ! Reprenons l’exemple d’une femme qui ne veut pas d’un homme qui la rende malheureuse. D’accord, et donc : qu’est-ce que tu fais quand tu commences à te rendre compte qu’il te rend malheureuse ? Tu t’en vas ? Tu poses tes limites ? Ou tu restes quand même ? C’est essentiel comme question. C’est important de se dire que tu as besoin que ton amoureux soit comme ci ou comme ça. Mais, une fois que tu le sais, est-ce que tu es aussi capable de prendre des décisions radicales dans ta vie, pour être à l’écoute de ton désir et le suivre ? 

Je me souviens d’une femme qui m’avait dit que c’était important pour elle d’attirer des hommes qui prenaient soin d’elle, qui la respectaient… Mais, lorsque, dès les premiers rendez-vous, elle remarquait des détails qui montraient que ça ne partait pas bien : elle se disait que « ce sont les débuts, peut-être qu’avec le temps, ce sera autrement, je préfère lui laisser sa chance… ». Tu vois le problème ? Elle prenait la décision de rester, alors que ce n’était pas cohérent avec ses besoins. Elle ne suivait pas son désir profond, par conséquent, elle n’arrivait pas à intégrer la loi de l’attraction. Elle la sabotait elle-même. 

Le message que j’ai envie de faire passer est donc le suivant : bien sûr, que tu as le pouvoir de mettre en place des choses rien qu’avec ta volonté ! Encore faut-il que tu : 

  • définisses avec précision quelle est ta volonté ; 
  • sois intransigeante avec tes désirs ; 
  • te places au centre de tes besoins. 

Je sais que ce n’est pas toujours simple ! Je sais que ce n’est pas évident. Peut-être que tu dis que « Bon elle est gentille Lucie, mais dans la réalité de la vraie vie, quand on est en couple, les compromis c’est plus compliqué que ça… ». Oui, je sais bien 😉

Si cet article te fait réagir et que tu as envie d’aller plus loin sur la loi de l’attractivité dans ton couple, tu peux continuer la lecture avec celui-ci ! Pour découvrir d’autres outils pour prendre soin de ton couple, abonne-toi à mon podcast sur ta plateforme préférée et découvre mes accompagnements

Mieux te connaître : c’est aussi bon pour ton couple !

« Connais-toi toi-même », disait Socrate. Il n’avait pas tort ! Dans cet article, j’ai envie de te parler du rôle que peut jouer la connaissance de soi dans ta vie.

Plus spécifiquement, je souhaite te communiquer mon avis sur l’impact de ta relation avec toi-même et des relations que tu as avec les autres sur ta vie. Souvent, cet impact est minimisé, alors que, à mon sens, c’est presque la définition de la vie. Ta vie n’est que relation à toi-même et relations avec les autres. C’est ce qui fonde ton existence depuis ta naissance. Il s’agit là d’une conviction personnelle, mais aussi professionnelle, car c’est ce que j’ai pu constater grâce à mes échanges avec mes clients. Je vais donc te donner 3 conseils pour mettre l’accent sur la relation que tu entretiens avec toi-même et sur ta relation aux autres et pour faire un travail sur ta connaissance de toi-même.

J’ai envie d’en parler avec toi aujourd’hui, parce que c’est une notion clé quand on s’intéresse au développement personnel ou que ça ne va pas bien car on traverse une période compliquée. C’est un travail sur soi fondamental pour avoir une expérience plus intense, plus authentique de ta vie et de ton quotidien, car ça a un impact considérable sur ton quotidien, ton couple et ta relation aux autres de manière générale.

1. Arrête de chercher autour et écoute-toi

Le premier point que j’ai envie d’aborder avec toi, j’ai envie de le résumer ainsi : arrête de chercher et écoute-toi. Quand je parle « d’arrêter de chercher », je veux, de façon plus détaillée, te conseiller :

  • d’arrêter d’attendre que d’autres te disent quoi dire, quoi faire et quoi penser ; 
  • d’arrêter d’attendre que d’autres fassent les choses pour toi.

J’aimerais que tu fasses tiennes les impulsions suivantes : 

  • remets-toi au centre ; 
  • constitue-toi comme la personne qui prend les initiatives ; 
  • repositionne-toi comme la personne la mieux placée pour prendre tes décisions.

Je tiens cependant à apporter un soin particulier à ce conseil-ci. Il s’agit bien, en priorité, d’être à l’écoute de toi-même, mais pas forcément de mettre en place des actions. Si tu prends ce conseil comme une injonction à mettre en place des actions concrètes, tu risques de te retrouver dans un état d’esprit culpabilisant. J’ai envie de te préserver de ça, car je l’ai moi-même expérimenté. Quand ça va mal dans ton couple, dans ton business, alors tu peux facilement croire que tu n’as pas bien fait, que tu n’avais pas les bonnes vibrations, que tu ne partais pas avec les bonnes intentions, que tu ne t’es pas bien placée au centre de ta vie… Ces pensées peuvent être culpabilisantes et je n’ai pas envie de ça pour toi. Ce que je veux, c’est que tu te nourrisses de ce dont tu as envie de te nourrir et que tu rejettes toute notion non-constructive. Je refuse de délivrer ce message, que l’on entend parfois, qui explique « qu’il suffit de », car il me semble évident que non : tout n’est pas magique. Ce à quoi je suis attachée, c’est l’idée d’intention et d’action vers ce qui te correspond, mais cela peut prendre différentes formes.

Mettre de l’intention vers des préceptes comme la « loi de l’attraction » : bien évidemment, je t’y encourage, si cela te correspond. Mais, mettre en place des actions concrètes et précises, si cela te correspond mieux, a également le pouvoir de réellement te faire passer dans une autre dimension. Je trouve que, de nos jours, nous sommes beaucoup dans une posture d’attente : écouter des podcasts, regarder des vidéos sur Youtube, suivre des comptes Instagram inspirants… Je ne blâme personne : je suis dans le même esprit ! Mais je pense qu’à un moment, il faut s’interroger sur la frontière entre « je m’inspire et je me nourris de » et « je suis en train de chercher quoi faire, un manuel d’explications, pour qu’on me dise ce que je dois mettre en place ».

Selon moi, ce que tu dois mettre en place doit partir de TOI. Je suis d’accord avec l’idée de se laisser inspirer par un environnement positif… mais à condition que le but soit de le transformer en quelque chose qui TE ressemble. Je ne vois pas l’intérêt d’être dans une posture d’attente, de copier/coller, de recherches d’informations en espérant tomber sur une solution. 


Si tu souhaites, par exemple, mieux appréhender telle ou telle facette de toi. Je te conseille, concrètement, de poser cette intention en te disant sincèrement en toi-même : « j’ai envie de ça dans ma vie, j’aimerais recevoir ça, ça m’intéresse ». Évite les pensées du type : « Qu’est-ce que je peux copier comme bonne info ? » et tourne-toi plutôt vers un état d’esprit qui ressemble à : « Ça m’intéresse, j’ai envie de me nourrir de ces idées-là. Dans cette optique, à quoi vais-je être plus attentive désormais ? ». Je trouve que cette démarche est plus fine, plus authentique et, du coup, plus efficace et plus à même de t’apporter des changements qui s’imprégneront en toi. 

2. Arrête de cloisonner car tout est connecté

Le second conseil que j’ai envie de te donner, c’est d’arrête de cloisonner. Tout est lié ! Si tu as envie de partir à la connaissance de toi, alors il me semble intéressant de travailler sur plusieurs sphères de ta vie en même temps. On a vite fait de prendre des postures d’attentes ou de focus : « En ce moment, je travaille sur mon business. » puis « Maintenant, je me concentre sur mon couple. » J’accompagne beaucoup d’entrepreneuses en ce moment, qui me consultent pour prendre soin de leur couple et suivent en même temps des coachings pour leur business. Cela permet réellement de constater comme tout est lié, car, souvent, un déclic lors d’un coaching business va se répercuter sur leur relation de couple. Elles laissent décanter des pensées, comprennent des choses, se rendent compte de certains aspects de leurs problématiques en bossant sur leur business et ça vient imprégner leur relation amoureuse et notre accompagnement. Elles s’enrichissent d’un apprentissage qui vient ensuite s’appliquer dans l’ensemble des sphères de leur vie, y compris leur couple. À l’inverse, le travail effectué pour prendre soin de leur couple peut également venir alimenter un aspect de leur business. Ce système de connexion est très précieux !

Cependant, j’ai envie de mettre un bémol. Si on pousse le raisonnement, on arrive vite sur le type de discours qui explique que tout est interdépendant et que donc, si ça va mal dans ton couple, ça ira forcément mal dans ton business. Là, j’ai envie de te répondre que ce ne sont que des croyances. Choisis ce que tu as envie de choisir. Garde ce qui est bon pour toi et rejette ce qui ne l’est pas. Cette vision des choses qui veut que forcément, si ça va mal dans ton couple, ça ira mal dans ton business : est-ce une pensée utile pour toi ? J’ai déjà croisé des entrepreneuses dont le business se portait très bien, alors que leur couple n’était pas en bonne santé.

Donc mon second conseil est le suivant : 

  • décloisonne les sujets et travaille sur l’ensemble des sphères de ta vie ; 
  • ne mets pas de focus sur un sujet au détriment du reste ; 
  • mais fais ce décloisonnement uniquement dans le but d’aller plus haut, en rejetant les mauvaises pensées qui ne t’apportent rien.

3. Accède à l’indépendance en cherchant à mieux te connaître

La dernière réflexion que j’ai envie de partager avec toi, c’est l’idée de mieux te connaître pour accéder à l’indépendance. Ne pas savoir ce que tu veux, ne pas connaître tes limites et tes besoins… ou les connaître mais ne pas les respecter, ça revient à laisser ton bien-être entre les mains des autres. Mais avant de développer ce point, j’ai envie de faire un aparté sur ces personnes qui se connaissent assez pour savoir ce dont elles ont besoin, mais ne l’appliquent pas au quotidien.

Au début du chemin vers la connaissance de soi, on s’interroge, on tâtonne : « Qu’est-ce que j’aime, qu’est-ce que je n’aime pas ? Qu’est-ce qui me correspond, qu’est-ce qui ne me correspond pas ? » Alors on commence à faire un chemin de définition, pour mieux se connaître, et d’affinement de ses pensées, pour mieux s’appréhender. C’est la première partie du chemin… et pleins de gens s’arrêtent là ! Ils prennent conscience de choses qu’ils ne mettent pas en place par la suite, parce que ce n’est pas le moment, parce que c’est compliqué, etc. Ça peut être quelque chose de normal, comme un besoin de pause : respecte ton rythme ! Mais en même temps, fais attention à ne pas stagner dans cet état d’esprit. Il faut poursuivre le chemin et intégrer dans ton quotidien ce que tu as découvert comme essentiel pour toi. Sinon, si tu restes à savoir ce que tu veux sans l’appliquer, ça créera un décalage intérieur qui peut être vraiment très inconfortable. 

Revenons-en maintenant à l’indépendance ! Pour sortir de la dépendance aux autres, selon moi, il faut :

  • d’une part : bien te connaître pour savoir ce dont tu as besoin ; 
  • d’autre part : respecter tes besoins.

Sinon, tu seras à la merci des autres et de leur bon vouloir. Si tu as besoin que ton conjoint fasse-ci ou ne fasse pas ça pour te sentir bien, alors tu es dépendante de ses actions. Ton bien-être vient de ce qu’il fait ou non. Tu n’es pas actrice de ta vie, tu mets dans les mains des autres un pouvoir qui ne leur appartient pas. Tu les rends responsables de choses qui ne leur appartiennent pas non plus. Si on reste sur la sphère du couple, c’est là que tu crées tes tensions, quand tu places chez ton conjoint une responsabilité qui n’est pas la sienne. Ça l’amènera, à terme, soit à une situation inconfortable, soit à une position de toute-puissance. Cela amènera un décalage dans votre couple et dans votre relation, qui ne sera ni très sain, ni très agréable pour toi. Je t’invite à prendre conscience de cela : une meilleure connaissance de toi est aussi un outil pour te libérer de ce genre de situations. 

En conclusion : être dans un état indépendance et de connaissance globale de toi-même, sans rester à la merci des idées des autres pour te sentir bien, ça a un impact considérable sur ta vie. Tu deviens la reine du monde ! C’est bénéfique pour toutes les sphères de ta vie : professionnel, familiale, amicale… Te sentir bien parce que tu as décidé de te sentir bien, ça te fait te sentir bien plus libre, plus légère, plus puissante. 

Voilà ce que j’avais envie de t’amener dans cet article. J’espère que ça t’amènera des prises de conscience ou des envies de tester d’autres chemins et manières de penser. Si tu ressens le besoin d’être accompagnée dans ma démarche, n’hésite pas à venir vers moi. 

Pour en savoir plus sur mon accompagnement : clique ici.

Mon partenaire est égoïste | 4 pistes de réflexion

« Mon mec ne pense qu’à lui », « Mon mari se fait toujours passer en priorité, la famille vient en second plan », « Mon partenaire est égoïste et j’en souffre »…

Tu te reconnais dans ces phrases ? Tu n’es pas la seule : voilà une problématique que je croise très souvent dans ma pratique de thérapie de couple. Dans cet article, j’ai envie de te proposer de creuser ce sujet en détail. Ce que j’aimerai, c’est t’aider à sortir de l’état passif : tu es agacée par ce comportement de ton partenaire, mais tu restes avec cette souffrance, parce que « de toute façon, il est comme ça, il ne changera pas ». C’est un cercle vicieux, qui va traîner, traîner, jusqu’à ce que cette souffrance accumulée éclate.

Détricotons cette pensée ensemble, au travers de 4 pistes de réflexion, pour éviter que cela ne débouche sur une dispute de couple, voire une séparation amoureuse.

1. Tu fais de ton fonctionnement la norme

Cet article ne sera peut-être pas très agréable… mais se faire botter les fesses peut être bénéfique. 😉 Allez, c’est parti !

Le premier point que j’ai envie d’aborder avec toi, c’est le fait que tu fasses de ton fonctionnement la norme. Je sais que cette idée que « la femme donne et l’homme reçoit » est très ancrée et très partagée par la société. La femme est là pour ses enfants, la femme fait tout ci tout ça. Mais l’homme non : il est centré sur lui-même, il a besoin de temps pour lui, c’est ainsi qu’il fonctionne. Cette vision de la normalité est assez courante. Ça passe souvent par le dévouement pour les enfants. « Mes enfants sont ma priorité. Je m’occupe d’eux d’abord et moi je passe après, s’il reste un peu de place. » Et même sans enfant, d’une manière générale, cela se retrouve dans le fait de faire passer les autres avant toi : « D’abord ma famille, d’abord mes amis… et moi on verra après. » Ça va de pair avec le fait de ne pas être à l’écoute de tes besoins. « J’aimerais bien faire ci, j’aimerais bien faire ça », mais tu ne peux pas, parce que tu priorises ta famille. Mais moi, je t’invite à sortir de ça. Il s’agit de TON fonctionnement. C’est devenu ta réalité et ta norme. Peut-être que, comme dans beaucoup de couples que j’ai accompagnés, ce fonctionnement que tu as fait tiens, tu en fais la norme. Tu décides, plus ou moins consciemment, que c’est comme ça qu’il faut faire. Tu décides que c’est comme ça qu’il faut être, pour être une bonne personne. Par conséquent, si ton partenaire n’est pas comme ça : c’est qu’il n’a pas compris ou que c’est une mauvaise personne. Non : il a juste un autre fonctionnement et il est tout aussi valable. Cet autre fonctionnement commence par soi :

  • « Oui j’ai fait des enfants et j’aime mes enfants, mais je refuse de me sacrifier pour eux. »
  • « Je passe avant les autres, parce que je suis la personne la plus importante de ma vie. »
  • « Je commence par faire en sorte de me sentir bien, pour ensuite pouvoir donner aux autres, partager avec les autres. »

C’est une autre manière de voir le monde, la vie et les relations sociales. Et cette manière n’est pas moins bonne. Elle permet notamment d’être à l’écoute de ses besoins. 


Si nous étions dans un monde où tout le monde s’écoute et se priorise, ce serait sans doute toi qui serais perçue comme « ayant un problème » à te sacrifier pour les autres. Voilà l’angle de vue que j’ai envie de te proposer avec ce premier paragraphe. J’aimerais t’amener à réfléchir là-dessus : est-ce que tu n’es pas en train de vouloir calquer sur l’autre ton fonctionnement à toi ? Si tu vois le comportement de partenaire, non pas comme quelque chose qu’il fait mal, mais simplement comme quelque chose de différent : tu seras dans un autre état d’esprit. Ton approche et ta manière d’échanger avec lui seront alors différentes et ce sera déjà un premier pas.

2. Ça t’agace car tu ne te l’autorises pas

Le deuxième point que j’ai envie d’aborder avec toi, c’est la possibilité que cet égoïsme chez l’autre t’agace parce que toi tu ne l’autorises pas. Là, on peut toucher un sujet sensible qu’il est intéressant de venir explorer. Peut-être que ce n’est pas le comportement de l’autre en lui-même qui t’agace, mais le fait que lui il l’ose, que lui se l’autorise. Ça t’agace parce que toi aussi tu aimerais bien être à l’écoute de tes besoins et prendre soin de toi… mais tu ne l’autorises pas. Tu es pétrie de ces croyances qui te soufflent que tu ne peux pas te le permettre. Voir cette liberté chez l’autre devient alors insupportable et c’est ça qui t’agace. C’est cette liberté qu’il ose prendre, alors que toi tu te la refuses. Tu l’aimerais tant, mais tu as le sentiment d’être empêchée de. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a souvent que toi qui t’en empêches. 

Je t’invite à te poser cette question et à garder cette idée en tête : est-ce que ce n’est pas plutôt cette liberté des autres, que tu aimerais tant avoir, qui t’agace ? Si c’est ça, alors c’est là-dessus qu’il faut que tu travailles : ne pas chercher à amoindrir la liberté des autres, mais trouver comment toi tu pourrais davantage prendre la liberté de prendre soin de toi.

3. Ton partenaire est égoïste car il sait qu’il peut se le permettre

Troisième possibilité, pas forcément agréable non plus, sur laquelle j’ai envie de mettre le doigt : il est égoïste parce qu’il sait qu’il peut se permettre de l’être. J’ai souvent croisé cela aussi, avec les femmes que j’accompagne. Peut-être qu’il sait que tu vas compenser, en rattrapant, en réparant, en pardonnant, en faisant à sa place ce qu’il ne fait pas. Cette liberté que le partenaire s’octroie vient parfois du fait qu’il a conscience que tu es comme un filet de sécurité.

Je t’invite donc à réfléchir là-dessus et à te demander ce dont toi tu as envie et besoin. Tu as le droit et le pouvoir de poser tes limites et de marquer des stops. Tu n’es pas obligée d’être le filet de sécurité de ton partenaire. Ne rentre pas dans ce rôle si tu n’en as pas envie. Je sais que, bien souvent, il s’agit d’un réflexe, bien en place depuis de nombreuse années. Modifier ces habitudes-là est un chemin sur lequel il faut avancer pas à pas. Souvent, quand j’en parle avec une cliente, on me demande : « Mais comment je pourrais faire autrement ? » Cette sensation d’obligation est généralement profondément installée. Souvent, on ne voit pas, concrètement, comment faire différemment.

Ce sont des choses qui se construisent, petite action par petite action. Au quotidien, essaie d’observer ce que tu fais « à sa place », essaie de mettre le doigt sur quelles petites choses tu pourrais cesser de faire. Cela te permettra de voir comment il réagira si tu ne t’en charges pas. Tu constateras peut-être que si tu ne prends plus la place du filet de sécurité, il agira différemment. Essaie de lâcher prise, de t’écouter davantage, plutôt que d’essayer de contrôler les actions de l’autre. Teste, expérimente : au fur et à mesure du temps, tu t’approcheras d’un quotidien plus en harmonie avec tes besoins.

4. Une harmonisation de vos besoins respectifs vous rapprochera de l’équilibre

Dernier point que j’avais envie d’aborder avec toi, c’est la nécessité de s’harmoniser. Je l’ai déjà dit : c’est dans le gris qu’on fait couple, pas dans le tout noir ou tout blanc. Si vous étiez tous les deux égoïstes ou tous les deux dans le dévouement, il y aurait peut-être moins de difficultés. Mais c’est aussi ça, le couple : comment est-ce qu’on s’accorde avec nos différents traits de caractère ? Comment est-ce qu’on s’harmonise quand on n’a pas tout à fait la même vision du monde ? C’est là qu’on fait couple et c’est ça qui est intéressant.

Je t’invite à chercher l’équilibre, en respectant le fonctionnement de l’autre. Il ne s’agit pas de dire que l’autre fait mal ou qu’il est dans l’erreur, mais plutôt de trouver un équilibre entre ton fonctionnement et le sien, pour que les deux se sentent entendus. L’idée, c’est de partager son ressenti. Ne reste pas, comme on l’a vu au début, avec ces « il est égoïste et c’est comme ça ». Non : partage tes émotions et tes besoins.

J’ai même envie de te suggérer de prendre un peu de cet égoïsme, pour te mettre sur le même plan que lui. Au lieu d’être dans un système avec celle qui se dévoue et celui qui est égoïste : inversez les rôles, pour avancer vers votre équilibre. Partage tes besoins, aie la volonté de te prioriser et de te mettre en avant.

Si c’est flou pour toi, si tu ne vois pas du tout comment faire et que tout ça te semble être une montagne à mettre concrètement en place : n’hésite pas à venir m’en parler ! Ce sont des choses que je travaille avec les couples que j’accompagne. Mes podcasts et articles peuvent venir bousculer ta vision des choses et mettre un coup de pied dans tes croyances. Cependant, ce n’est pas forcément suffisant pour faire un réel pas de plus dans le changement dont tu as besoin au quotidien. Tu n’es pas obligée de supporter cela seule et de rester dans cette situation : n’hésite pas à venir échanger avec moi si tu en as besoin.

Pour en savoir plus sur mon accompagnement : clique ici.

Zéro libido pendant le confinement : que faire ?!

Depuis que le covid est arrivé, ta sexualité subit des hauts et des bas ?

Zéro libido pendant le confinement, ou plus largement, manque d’envie sexuelle à cause du coronavirus : cette situation t’inquiète ? Je te rassure : tu n’es pas la seule. Beaucoup de couples sont en difficulté, car cette période vient troubler les relations et notamment les relations amoureuses.

Dans cet article, je te propose 4 pistes pour comprendre pourquoi tu n’as plus envie de faire l’amour et comment booster ta libido en cette période de covid. Tout d’abord, j’ai envie de te proposer une approche de normalisation, pour te rassurer sur ce que tu es en train de vivre. Puis, je te présenterai des conseils pour mettre du peps dans ta vie sexuelle. Exploration et introspection : es-tu prête à reprendre le chemin d’une libido épanouie ?

1. Prendre conscience que la morosité ambiante a un impact

Tout d’abord : rationalisons, banalisons. En ce moment, les échanges que j’ai avec beaucoup de couples que j’accompagne traitent d’une baisse de désir. « J’ai moins envie, j’ai moins de désir » : j’entends cela souvent. Tu n’es pas la seule dans ce cas et c’est normal. On en parle beaucoup, mais je tiens à refaire un focus là-dessus : ne néglige pas l’impact de la morosité ambiante ! Nous vivons des privations de liberté concrètes : 

  • activités interdites ; 
  • retrouvailles entre amis compliquées ; 
  • heures de sorties limitées, etc.

À cela s’ajoute un réel manque de projection sur le futur. C’est très nouveau, donc très perturbant. Cette situation incertaine et changeante, la peur de beaucoup de gens, les contraintes qui s’accumulent et qui durent : tout cela engendre une maussaderie dont on ne mesure pas bien l’impact. 

  • Quand on retrouve 2 ou 3 amis – avant 18 h – et que tout le monde en a marre : « J’ai envie de sortir », « Je n’ai pas pu voir untel », « J’ai envie de prendre l’avion et de m’évader… » ; 
  • Quand tout le monde se plaint de ce qui nous manque et de ce que l’on n’a plus ; 
  • Quand vos amis ne vont pas forcément très bien, quand votre conjoint ne va pas bien, quand votre famille est dépressive ; 
  • Quand vous allumez les infos et que, là encore, c’est dépressif… 

Même si je grossis le trait, forcément : ça crée une morosité ambiante qui, par ricochet, peut entraîner une certaine morosité chez toi aussi. Ton « Je n’ai pas envie » sexualisé, est sans doute l’expression d’une ambiance dépressive globale. Certains couples vont s’inquiéter de cela : « Olala je n’ai plus envie, il se passe quelque chose ! », alors qu’en fait, cette baisse de libido est probablement le fruit d’une atmosphère morose bien plus large.


Voilà donc mon premier conseil : essaye de prendre du recul. Est-ce que ça vient de ta sexualité, ou est-ce que c’est seulement que tu ne vas pas très bien en ce moment ? Ça n’a peut-être rien à voir avec ton couple, ta libido ou ton conjoint. L’envie sexuelle est très fluctuante et la morosité fait partie des sentiments qui peuvent expliquer sa baisse.

2. Comprendre que l’absence de manque peut amener à zéro la libido pendant le confinement

Un autre élément à ne pas sous-estimer pour comprendre pourquoi ton désir sexuel est en berne, c’est que les conditions ne favorisent pas la libido. Celle-ci a besoin d’être stimulée. L’une des choses qui la stimule le mieux : c’est le manque !

Si vous êtes en télétravail, vous restez tous les deux chez vous toute la journée. Puis vous passez toute la soirée tous les deux, tous les soirs, parce que vous ne pouvez plus aller à la salle de sport ou au ciné avec les copines. Le week-end, vous êtes encore chez vous ensemble, parce que vous ne pouvez pas faire de virées ou de vacances. Tu vois ce que je veux dire ? Je suis sûre que tu as compris l’idée 😉

Forcément, pendant cette période de confinement et de couvre-feu, tu passes beaucoup plus de temps avec ton partenaire. La notion de manque a disparu. L’effet provoqué par un « Je ne t’ai pas vu pendant plusieurs heures » n’a plus l’occasion de te saisir. Il n’y a plus non plus d’apports de l’extérieur. Exit les soirées « On laisse les enfants aux grands-parents et on se fait une soirée romantique avec tenue sexy et restaurant mignon » ! Et je ne te parle pas des week-ends, des petites vacances, au bord de la piscine en bikini, ou en tenue sportive face à l’étendue des montagnes. Toutes ces activités, en temps normal, viennent nourrir votre couple et votre libido. Mais en ce moment, ça n’existe plus. Donc, encore une fois, rassure-toi : si tu as la libido en berne, c’est normal. 

J’ai fait une story sur Instagram (où tu peux me rejoindre : c’est vraiment là que je publie au quotidien !) sur ce sujet. L’extérieur est pauvre en ce moment, hélas. Or, ton couple a besoin d’être « nourri » par tout et n’importe quoi : des lectures, des discussions avec tes collègues, des repas au restaurant, des promenades, des séances de cinéma… Tout cela créé des souvenirs. Ça fait vivre de l’émotion. Donc : détends-toi. Ne sois pas trop prompt à remettre en question ton couple et ta sexualité.

Ceci étant, c’est intéressant d’être dans une réflexion, afin de mettre en place des choses, parce que ça dure. Ça fait un an qu’on est là-dedans et on ne sait pas combien de temps encore ça va durer ! À long terme, ça peut effectivement finir par avoir un impact fort sur ta relation. D’un côté, j’ai envie de te rassurer sur les remises en question personnelles qui n’ont pas forcément lieu d’être, mais d’un autre côté, si effectivement, tu vois que cette situation te bouffe et que ça devient vraiment compliqué pour ton couple : essaie de voir ce que tu peux mettre en place. 

Maintenant que tu as pris du recul sur la situation, je te propose 2 pistes pour t’aider. 

3. Réinventer ta sexualité pour mieux la développer

Mon premier conseil pour renverser la tendance sera de t’inviter à l’exploration. Explore, explore ! On ne sait pas combien de temps encore cette situation durera, c’est donc LE moment, à mon sens, pour réinventer ta sexualité. L’extérieur n’est plus présent, ou beaucoup moins, pour nourrir ta libido (et ton couple, d’une façon plus large). Il te faut donc repartir de toi-même, de ta relation amoureuse. Tu l’auras compris : la première action que je te suggère de mener, pour prendre soin de ta vie sexuelle, c’est un travail d’introspection. C’est nécessaire pour pouvoir se réinventer et donc, pour pouvoir explorer d’autres expériences. 

Beaucoup de mes clients me confient que « avant nous avions une sexualité épanouissante, florissante. Nous avions envie de faire l’amour tous les jours. Comment on fait pour retrouver ça ? » Mmmm attention : vous n’êtes plus ce couple que vous étiez quand vous aviez 20 ou 25 ans, pas d’enfant et que vous n’habitiez pas ensemble. Ça, vous ne le retrouvez pas (et ces souvenirs sont souvent magnifiés, soit dit en passant). Alors, comment on se réinvente une sexualité florissante avec 2 enfants, en habitant ensemble, avec la routine, le ménage et le quotidien ? Pour commencer, je t’invite à ne pas glisser dans le « tant pis ». « Tant pis c’est le confinement… » ou « Tant pis, c’est comme ça » : non non ! Sors de ce cercle vicieux. Si cette question te prend de l’espace mental, si elle a un impact sur toi, alors oui c’est important de t’en occuper. Au contraire même : c’est une belle occasion à saisir !

Beaucoup de couples fonctionnent sur le mode du traditionnel « préliminaires-pénétration-orgasme (et pas toujours pour les 2 parties…) ». Je sais qu’il y a aussi beaucoup de couples qui fonctionnent autrement, mais si le tien est dans ce cas-là et que ça ne te convient pas : c’est l’occasion de sortir de ce schéma ! Beaucoup de femmes ne se reconnaissent pas dans ce déroulement conventionnel, issu de nos sociétés patriarcales. Heureusement, on a fait du chemin par rapport à ça. Il existe aujourd’hui pleins de contenus qui traitent de ce sujet : je t’invite à t’en saisir ! Pars en quête de ce qui peut te permettre de dépasser ça ! Évidemment, ça passe par un chemin d’exploration. N’hésitons pas à dire le mot. Oui : tu as peut-être 30, 35 ans et donc oui : tu as peut-être une dizaine ou une quinzaine d’années de sexualité derrière toi, oui oui… Mais oui : ça peut être tout à fait le bon moment pour explorer ce qui te fait (vraiment) kiffer. Pars à la rencontre de ton plaisir. Propose autre chose, si tu sens que votre sexualité de couple est dans une impasse. Rien de tel que d’emprunter un autre chemin pour sortir d’une voie sans issue ! 

N’aie pas peur de faire ce que l’on appelle de « l’essai-erreur ». Essayez quelque chose et si ça ne fonctionne pas : essayez autre chose ! L’important est de tester des approches ou des gestes que tu ne connais pas. Pars du principe que ça te plaira peut-être… mais peut-être pas ! Mais essaie. Voyez si ça vous plaît ou si ça ne vous plaît pas. Puis réessayez autre chose. Là, tu nourriras sa relation. Ça apportera quelque chose, donc ça entretiendra le couple et ça viendra stimuler ta libido. Je le dis souvent, mais je vais le redire : il n’y a pas de magie. Il n’y a pas de bouton caché sur lequel il suffit d’appuyer pour devenir celle que tu as envie d’être. Il faut parfois faire un travail sur soi, sur ses désirs, sur sa communication à l’autre. Commencer un travail d’introspection, c’est le premier pas vers une réelle capacité à aller chercher autre chose, à explorer pour expérimenter et découvrir sans cesse de nouvelles sensations. 

4. S’intéresser aussi à ce qu’il se passe en dehors de ton lit

Le dernier conseil que j’avais envie d’aborder avec toi, c’est la notion de connexion à l’autre, de rapport à ton partenaire… en-dehors de la sexualité ! Bien souvent, pour que ça marche bien au lit, il faut que ça marche bien dans le couple. Je ferais un épisode dédié à cette croyance, que nous sommes beaucoup à avoir et qui dit que « si ça ne va pas dans le couple, ça n’ira pas au lit » (et vice-versa). Pour beaucoup de femmes, c’est une réalité, mais ce n’est pas forcément le cas. On en reparle dans un prochain article. 😉

Quoiqu’il en soit : si c’est ton cas et que tu constates que tu as zéro libido depuis le confinement, prête attention aussi à ce qu’il se passe en-dehors de ton lit. Prends soin de ton couple, connecte-toi avec ton partenaire. N’hésite pas à lui demander de la tendresse, si tu en as besoin. Vous êtes plusieurs, parmi celles avec lesquelles j’échange, à me communiquer ce manque. « J’ai envie de câlins et j’ai envie de câlins sans arrière-pensée, juste pour la tendresse. Je n’ai pas assez de tendresse, je ne reçois des câlins que quand il a envie de sexualité ». Si tu es dans ce cas : viens nourrir cette fringale de tendresse. Amène sur le devant ce souhait de douceur et de délicatesse. Les câlins procurent à beaucoup de personnes des « vibrations émotionnelles ». On ressent souvent ça dans la sexualité… mais pleins de femmes se languissent de ces « vibrations émotionnelles » fortes dans la journée aussi, en-dehors du lit conjugal et de la sexualité. Si ton partenaire n’est pas dans ce cas-là : c’est à toi d’aller lui demandez ! Ne reste pas dans l’attente. Pars à la conquête de ces moments qui te nourrissent – surtout si tu en as besoin pour déclencher ta libido !  

Ça, c’est la première partie de mon dernier conseil : prends soin aussi de ton couple de manière générale, sans rester focus sur ta sexualité. Et si tu ressens que tu as un besoin de contacts physiques, de douceur, de tendresse, en plus des relations sexuelles à proprement parlé : fais-en part à ton partenaire ! 

Mais je vais poursuivre ce dernier conseil avec une deuxième partie, qui va chercher un peu plus loin. Nous verrons cela plus en détails dans un prochain article, mais je veux tout de même de te donner mon avis maintenant. On l’a vu plus haut : dans la bonne santé de ton désir, il y a une partie contextuelle (le covid, le couple, etc.)… mais pas que. La sexualité, c’est aussi physiologique. C’est aussi hormonal. Il y a aussi une partie de ta libido qui n’est en rien impactée par ce que tu vis. Je prends souvent cet exemple pour expliquer cela : c’est un peu comme quand tu as envie de faire pipi. Même quand tu as passé une journée pourrie, même quand tu t’es engueulée avec ton amoureux… tu as quand même envie de faire pipi. Tu vois l’idée ? Beaucoup d’hommes sont plus connectés que la plupart des femmes avec ce désir-là. Peu importe la journée qu’ils ont passée : ils ont envie, ils ont du désir. Cette croyance que, nous les femmes, ne fonctionnons pas comme ça, est très répandue. Si on a passé une mauvaise journée, si on a une trop grosse charge mentale : nous ne pourrions alors pas avoir envie de sexualité. Pour nous les femmes, « c’est dans la tête ». Mon avis, c’est que nous avons affaire à une croyance ! Je ne nie pas l’importance du contexte, mais il n’y a pas que ça.

Du coup, je pense intéressant de venir faire un travail pour se réapproprier sa féminité dans son entièreté. S’intéresser aussi à ce qu’il se passe en-dehors de ton lit pour rebooster ta libido, ça passe par prendre soin de ton couple en globalité… mais aussi par prendre conscience de toutes les facettes de ladite libido. Reconnecte-toi à ton instinct féminin afin d’être capable de te défusionner du contexte. Si tu as envie de creuser ce sujet, n’hésite pas à t’abonner à mon podcast : je traiterai prochainement ce sujet en détails ! 😉

J’espère que cet article t’aura aidé à te rassurer si tu as une baisse de libido depuis l’arrivée du coronavirus. Si tu cherches d’autres pistes pour booster ton désir sexuel : cours faire un tour ici ! Si en ce moment, c’est compliqué pour ton couple : je t’envoie toutes mes bonnes ondes ! Et n’hésitez pas à venir me voir si avez besoin d’échanger.

Il refuse la thérapie de couple | 4 étapes pour avancer

« Notre couple a besoin d’aide, mais il ne veut pas…” : si tu te sens démunie face à cet angoissant constat, cet article est fait pour toi.

Comme dans tous les métiers d’accompagnement, j’entends très très régulièrement ces tristement célèbres « J’ai compris qu’on a besoin d’aide, mais il ne veut pas… » et autres « Comment lui faire accepter une thérapie de couple ? ». Ce que j’ai envie de te proposer aujourd’hui, ce sont des conseils concrets pour commencer, malgré tout, à mettre en place des actions bénéfiques pour ta relation amoureuse. Même si lui n’est pas dans cette optique, toi tu peux entamer une démarche pour prendre soin de ton couple (et de ton bien-être !).

1. Face à son refus de thérapie de couple, pose-toi les bonnes questions 

Comment pourrais-tu aider quelqu’un qui ne veut pas l’être ? 

Avant tout, je pense que le point de départ, c’est de (vraiment) te demander : qui a besoin d’aide ? Tu me dis “On a besoin d’aide !”, mais repose-toi la question : qui a besoin d’aide ? Vous avez besoin d’aide, ou tu as besoin d’aide ? Bien souvent, dans ce genre de cas, le conjoint n’en a en effet pas envie. La question est de vérifier s’il n’en a pas envie… parce qu’il n’a pas envie ; ou s’il n’en a pas envie… parce qu’il n’en a pas besoin ? Peut-être que lui n’en a effectivement pas besoin. Ou bien il pense ne pas en avoir besoin, mais dans un cas comme dans l’autre : comment comptes-tu aider quelqu’un qui pense ne pas avoir besoin d’aide ?

Nous sommes de nombreux thérapeutes à le répéter souvent : si quelqu’un n’a pas envie d’être accompagné dans une démarche thérapeutique, nous ne pourrons pas, malheureusement, venir l’aider à solutionner des problèmes qu’il ne voit pas. Je pense que tu as bien cela en tête mais c’est important de le rappeler : les thérapeutes ne sont pas miraculeux ! Nous ne sommes pas des vaccins, nous ne sommes pas des médicaments. Les solutions, elles sont EN TOI. Je n’ai pas de clé magique à te donner. Mon travail en tant que professionnel, c’est de t’aider à trouver, à créer, à chercher en toi, tes propres solutions de sortie. La clé est chez toi, elle est seulement un peu perdue, un peu cachée sous de la poussière.

Pourquoi ne pas commencer seule cette démarche dont tu as besoin ? 

Pour résumé : si l’autre n’est pas dans une optique d’être aidé, on ne pourra pas lui imposer de démarrer une démarche. Par contre, et c’est là qu’on arrive véritablement à mon premier conseil : toi, ça ne doit pas t’empêcher de commencer à essayer de changer les choses, pour te diriger vers ce dont tu as besoin. 

Est-ce que tu connais la systémie ? Dans les grandes lignes, c’est une pensée qui prône l’existence de répercussions au sein d’un système. Imagine que tu sois un cercle, que ton conjoint soit un cercle, que tes enfants soient des cercles, etc. Vous formez un tas de petits cercles, au sein d’un énorme cercle : vous fonctionnez comme un système. Ainsi, si toi tu bouges, forcément, ça va avoir des répercussions sur les cercles autour de toi, et donc sur l’ensemble du système. Si toi tu mets en place des actions pour évoluer, alors tu constateras des résultats aussi chez les autres. Si tu appréhendes les choses différemment, ça va pouvoir impacter ton conjoint. Il ne faut donc pas attendre pour commencer à chercher des solutions !

De quoi as-tu réellement envie et besoin ? 

J’ai également envie que tu te demandes laquelle de ces questions te correspond vraiment : 

  • « Est-ce que je veux aller mieux, MOI ? » 
  • « Est-ce que je veux que NOTRE COUPLE aille mieux ? » 
  • « Est-ce que je veux qu’IL aille mieux ? » 
  • « Est-ce que je veux qu’IL CHANGE ? » 

C’est très important, car tout ça n’amène pas aux mêmes questions. Le travail à effectuer n’est pas le même pour chacun de ces questionnements. 

As-tu besoin de prendre soin de toi ? 

Si tu ne souhaites pas essayer à nouveau de lui demander de changer, mais que tu as envie de te sentir mieux parce que ce que tu vis actuellement ne te convient pas : alors il s’agit d’une démarche personnelle. Qu’est-ce que toi tu peux mettre en place pour augmenter ton bien-être et te sentir mieux dans ta relation ? Je rencontre souvent des femmes qui me disent : “Il y a des points compliqués entre nous, tout ne me plaît pas mais je n’ai pas envie de le quitter, je n’ai pas envie de partir”. OK : à ce moment-là, ça peut être une démarche personnelle. Si ton conjoint se saisit aussi du sujet, il peut, bien entendu, s’agir d’une démarche de thérapie de couple, réalisée à deux. Mais tu peux aussi entamer seule cette démarche, pour toi. 

As-tu besoin d’affirmer tes limites et besoins au sein de ton couple ? 

En revanche, si tu es effectivement aux prises avec des “Je veux qu’il change” permanents – et c’est souvent le cas, alors il ne s’agit pas seulement de prendre soin de ton bien-être. Il s’agit alors de faire un point, au sein de ton couple, sur tes besoins. 

J’ai déjà rencontré des couples qui attendaient de moi des choses qui ne relèvent pas des compétences d’une thérapeute de couple. Ces personnes viennent me voir avec des pensées du type “Je vais aller voir quelqu’un, on va aller voir un tiers, comme ça il va comprendre. Il se rendra compte qu’il a tort, parce que ça viendra de quelqu’un d’autre. Il se rendra compte qu’il est dans l’erreur, que ce n’est pas bien ce qu’il fait.” Mais non non non ! Je n’irai pas dire à ton partenaire que “ce n’est pas comme ça qu’il doit faire”. Si tu es dans ce cas-là, alors ce n’est pas de travailler sur ton bien-être que je te conseille, mais de faire le point sur tes besoins, tes limites et ta façon de les exprimer à ton partenaire. C’est à toi de renforcer ta manière d’énoncer, d’expliquer et surtout d’affirmer tes limites et tes besoins. Ceci étant, ce sont aussi des points qui peuvent se travailler dans le cadre d’un accompagnement de couple ! 

En bref 

  • Première étape : dégrossir le sujet et bien définir qui ne va pas bien et qui veut quoi. Veux-tu des changements pour toi, pour vous, ou pour lui ? Si c’est lui qui a un problème, lui qui ne comprend pas… alors si la démarche part de toi, ça va être compliqué. Ceci étant, toi tu as la possibilité de commencer à amorcer un changement. Tes actions auront un impact. Elles pourront créer des “ondes de choc”. 
  • Deuxième étape : poursuivre la lecture de cet article pour découvrir des astuces pour commencer à être dans l’action et mettre en place des évolutions. 😉

2. Pratique le journaling, pour une meilleure connaissance de toi

Le premier outil dont j’ai envie de te parler, car je le trouve très intéressant, c’est l’écriture. Le “journaling” est très utilisé en développement personnel. Si tu penses que votre couple a besoin d’aide, c’est sans doute que toi-même tu ne sens pas très bien dans ton quotidien. « Que puis-je faire pour aller mieux ? » : voilà la ligne directrice du travail personnel qui t’attend.

Cela passe, en premier lieu, par une solide connaissance de soi-même et le journaling est un excellent outil pour ça. Tu trouveras pleins de modèles sur internet. De mon côté, je te propose juste en-dessous de cet article un accompagnement pour te poser des questions « puissantes ». Il s’agit d’un workbook et d’un audio, ayant pour but de t’accompagner dans un bilan de ton couple. L’idée, c’est vraiment “d’entretenir la machine” en te questionnant, en étant dans l’action. Tu seras alors plus à l’aise pour savoir ce qui ne te convient pas et affirmer tes limites.

À force de voir écrit sur le papier, noir sur blanc, encore et encore, les mêmes choses : à un moment tu seras réellement plus au clair sur toi-même et alors tu arriveras mieux à t’exprimer.

Si écrire, ce n’est pas ta tasse de thé – que ce soit sur ordinateur ou sur papier : tu peux faire des audios ! J’ai accompagné plusieurs femmes qui l’ont fait. Le fait de se parler à soi-même, ça permet aussi de mettre les pensées en mots et rien que ça, c’est déjà hyper précieux.

3. Trouver une communauté, pour partager ton ressenti

Autre moyen concret de commencer une démarche positive pour que toi et ton couple alliez mieux : les cercles de femmes. Tu en as peut-être déjà entendu parler, car ça se fait de plus en plus. Il s’agit de cercles de femmes ou de groupes, de communautés, qui vont échanger autour d’une même thématique. Tu en trouveras sur Facebook, ou autour de toi, sous forme d’associations par exemple. J’ai envie de t’en parler parce que la puissance du groupe, la puissance du collectif est incroyable, et réellement pertinente dans ce genre de situation. 

Je te fais un petit teasing au passage : je proposerai prochainement un accompagnement collectif ! Je trouve ça utile et précieux, de pouvoir être entouré de personnes qui vivent les mêmes choses que soi ! 

L’une des raisons qui fait la force de ces groupes, c’est l’entraide qu’ils impliquent. Certaines personnes seront à un « stade moins avancé » de leur démarche personnelle : c’est donc toi qui sera en position de pouvoir leur donner des informations pertinentes, des conseils sur ce que tu as vécu… D’autres auront parcouru plus de route que toi dans ce cheminement intérieur et c’est elles qui pourront à leur tour te prodiguer des conseils. De plus, chacune aura sa propre expérience et ses propres connaissances, personnelles et professionnelles. Un autre point intéressant dans le fonctionnement des cercles, c’est l’idée de rendez-vous. Vous vous voyez toutes les semaines ou tous les mois et c’est un temps juste pour toi, avec des femmes qui te comprennent : là encore, c’est hyper précieux ! C’est grâce à tout cela qu’un groupe apporte autant et que ces échanges sont tellement enrichissants. Tu te sens un peu coincée à la maison parce que ton partenaire n’a pas envie de travailler sur votre relation de couple ? Tu ne trouves pas d’oreille adéquate dans tes cercles familiaux et amicaux ? Alors je pense que ce serait bénéfique de partir en quête de femmes autour de toi, pour t’accompagner. Pouvoir apporter cela à celles qui en ressentent le besoin est l’un de mes projets, donc n’hésite pas à me faire signe si ça t’intéresse ! Mais ne t’arrête pas à ce que je propose : il existe des cercles de femmes de toutes les formes !

4. N’oublie pas que ton entourage est là aussi pour les coups durs

Pour terminer, j’ai envie de te parler, et je dirais même de te rappeler ton entourage personnel. Bien souvent, dans nos sociétés modernes, on parle peu des problèmes de couple. Avec les femmes que j’accompagne, je constate généralement que lorsqu’elles y sont confrontées, personne n’est au courant. Vos parents ne sont pas au courant, vos frères et sœurs ne sont pas au courant, vos copines et amis ne sont pas au courant… On n’en parle à aucun individu autour de soi, à part un ou deux confidents triés sur le volet. J’ai envie de libérer un peu ça ! Ta cousine, ta sœur, ta copine, ta collègue de bureau, etc. sont des gens sur qui tu peux compter ! Souvent on garde un masque, parce que c’est encore mal vu d’avoir des difficultés dans sa relation amoureuse. Le réflexe du “Qu’est-ce qu’on va penser de moi ?” est encore très présent dans nos fonctionnements modernes. Si tu arrives à dépasser ça, à briser ça pour dire à tes proches que ça ne va pas, alors tu te rendras compte du soutien énorme qui est à ta portée. Je parlais des cercles de femmes… mais en fait tu n’as peut-être pas besoin d’aller sur Facebook pour trouver des femmes pour te soutenir. Tu peux sans doute créer toi-même ton propre réseau de femmes soutenantes qui te motivent. La vulnérabilité n’est pas quelque chose de honteux. Avoir des doutes et des questionnements n’est pas quelque chose de honteux. Un couple ça va, ça vient. Parfois c’est sympa, parfois c’est plus dur. C’est important, que tu puisses puiser dans ta famille et ton entourage, l’énergie pour affronter ces moments plus difficiles. Vraiment je trouve ça dommage, je trouve ça triste, de ne pas le faire. La famille et les amis, c’est là pour ça aussi ! 

Ne partager que les moments joyeux, c’est donner une image tronquée de toi. Tu n’es pas quelqu’un de seulement agréable et sympa, non non non. Et ta famille et tes amis non plus ! La vie ce n’est pas que joie, plaisir et bonheur. Ainsi, je t’invite à être dans quelque chose de plus authentique, de plus complet avec tes proches. Si tu as envie de pleurer parce que tu t’es pris la tête avec ton homme hier soir : fais-le ! Ne reste pas toute guindée, à tout garder pour toi avec un faux sourire. Il est possible que ce ne soit vraiment pas possible pour toi, parce que ta famille et tes amis ne sont pas assez empathiques ou que tu n’as vraiment pas envie de partager ça avec eux. Dans ce cas, encore une fois : cherche d’autres personnes avec qui tu pourras échanger sur ce qui te pèse. N’hésite pas : les réseaux sociaux sont magiques pour ça. Il existe forcément une personne ou un groupe qui te conviendra et qui t’apportera la bienveillance dont tu as besoin. Ou, si tu attends un peu, c’est moi qui te proposerai de venir partager ce que tu vis avec d’autres femmes. 😉

On refait le point ? Tu constates des problèmes dans ton couple, tu penses que vous avez besoin d’aide, mais il ne veut pas ? Voici ce que je te conseille :

  • 1 : On s’introspecte ! De quoi as-tu envie, de quoi as-tu besoin ? 
  • 2 : Ouvre-toi ! Tiens un journal pour évacuer ce que tu ressens et mettre en mots tes pensées. Puis accueille l’aide que tes proches voudront bien te donner. Partage ton ressenti et cherche autour de toi la bienveillance dont tu as besoin ! 

 J’espère que cet article t’aura apporté quelques pistes pour pouvoir avancer, même si lui n’en a pas envie. N’oublie pas que toi, tu as ce qu’il faut en toi pour commencer une démarche. Si l’autre en face ne participe pas, ce n’est pas grave. Mille et unes choses sont possibles. Tu peux commencer avec mon workbook ci-dessous, pour faire le point sur ton couple. Et n’hésite pas à te rapprocher de moi si tu souhaites aller plus loin.

Clique ici pour réaliser ton bilan de couple en toute autonomie.

Maturité émotionnelle dans le couple : mes 4 conseils

Dans ce nouvel article, on va discuter de maturité émotionnelle. C’est un sujet qui me semble intéressant si on souhaite engager une réelle démarche de prendre soin de son couple. C’est ton cas, mais le terme te fait un peu peur ? Pas de pression : si le développement personnel n’est pas ton truc, ce n’est pas grave. Chacun fait ce qu’il veut et surtout ce qu’il peut. Mais si tu te demandes comment faire durer ton couple, cet article est une piste à prendre. Je te propose de te présenter 4 bons signes qui montrent que tu as une belle maturité émotionnelle… qui peuvent également être 4 outils de communication de couple

1. Prendre conscience que son avis n’est pas meilleur que celui de l’autre 

Sans transition, voilà donc le premier point : mon avis n’est pas meilleur que le tien.

C’est une posture très courante, mais dont il est compliqué de sortir. C’est humain de se dire : “En fait c’est moi qui ai raison, moi j’ai compris, c’est moi qui sais”. C’est normal, parce que tu regardes le monde avec tes yeux à toi. Tu abordes les choses à travers ton prisme, incluant ce que toi tu connais, ton expérience personnelle, tes études, ta vie professionnelle, etc.

Si tu pratiques le développement personnel, que tu as étudié des livres sur le sujet ou que tu suis des chaînes traitant cette thématique sur YouTube, tu prendras d’autant plus facilement cette position dans laquelle tu vas essayer d’expliquer à l’autre ce que toi tu as appris et compris. Ça permet de redescendre un peu les choses de se rappeler que : “Non, ce que je pense, c’est ce que JE pense. Ce n’est QUE ce que je pense, il n’y a pas de vérité absolue. Il n’y a pas de “J’ai tort ou j’ai raison”.” Il est bon de toujours garder en tête que l’autre en face a, lui aussi, ce mécanisme qui le pousse à être convaincu que ce qu’il pense est une vérité. Je conseille de conserver à l’esprit ce mécanisme humain. Ça permet de sortir de schémas qui amènent souvent à la dispute.

En effet, si tu essaies d’expliquer ta vérité à ton partenaire, en lui disant pourquoi il devait faire ci ou ça – parce que tu as envie qu’enfin il change, qu’enfin il se décide, qu’enfin il passe à l’action, qu’enfin il bouge ses fesses, etc. – souvent, tu constateras amèrement que ça ne fonctionne pas très bien. Ça ne fonctionne pas bien parce que ça part de toi, que ça se base sur tes convictions et tes croyances à toi. TOI tu penses ça et tu le calques sur l’autre, alors qu’il pense peut-être différemment.

Je trouve donc intéressant d’adopter un réflexe d’humilité. Essaie de te dire que tu ne fais que partager comment toi tu vois les choses. Bien évidemment : cela va apporter des idées qui vont nourrir la réflexion de ton partenaire ! Peut-être même qu’il va épouser certains de tes propos. Nous sommes des êtres d’influence. Tu es influencé·e par tout ce que tu vis, par mon podcast, par ce que te disent ta mère et ta copine, etc. Donc ce que tu es, fait, dit, viendra influencer l’autre en face de toi. Si tu as envie d’apporter des conseils à l’autre, pour nourrir sa réflexion : bien sûr que ça l’influencera. C’est ça aussi, qu’on appelle la communication ! Cependant, l’autre sera d’accord… ou pas. Retenir ça, c’est important. 

Voilà donc le premier conseil de maturité émotionnelle que j’avais envie de te transmettre : essaie de prendre en compte dans ta communication de couple que ton avis n’est pas plus vrai que celui de l’autre. 

2. Réaliser que les actions de l’autre ne sont pas systématiquement contre toi

Second conseil pour travailler ta maturité émotionnelle, c’est de ne pas prendre chaque action de l’autre comme une attaque qui t’est destinée. Arrête de réagir comme si le monde tournait autour de toi, comme si tout ce que l’autre fait était une action contre toi.

Non : les actions de l’autre ne sont que les actions de l’autre. Si ça déclenche une réaction chez toi, c’est parce que tu veux bien la laisser se déclencher.

Pour illustrer ça, je donne souvent l’exemple du fameux : “Je t’ai envoyé un message et tu n’as pas répondu !”, qui engendre une réaction interne du type : “C’est une attaque contre moi ; c’est quelque chose qui m’est destiné.” Non : tant que tu ne lui as pas posé la question, tu ne peux pas savoir pourquoi il·elle ne t’a pas répondu. Évidemment, qu’il y a parfois des actions dirigées contre toi ! On est d’accord. Si tu es en capacité d’aborder ces actions de façon qu’elles soient le moins compliquées possible pour toi : c’est très bien. Mais si tu as cette mentalité, que l’on a parfois en couple, de réagir par réflexe comme si tout ce que l’autre fait est orienté vers toi, alors ce serait intéressant c’est de mettre de la communication là-dedans.

Tu constateras que souvent, ce n’est pas le cas ! Va questionner l’autre : qu’est-ce qui était à l’origine de cette démarche ? Et crois-le quand il te répond. Sinon, ça apporte des incompréhensions et ça nourrit ton mental de fantasmes et d’interprétations qui, au fil du temps, créent des tensions et des crispations… qui ne se basent sur rien. 

Mon second conseil est donc d’arrêter de partir du principe que “C’est contre moi” et de questionner si on a des doutes. 

3. Augmenter sa souplesse mentale et supprimer les sujets tabous pour gagner en maturité émotionnelle dans le couple 

Le troisième conseil que j’ai envie de partager avec vous c’est d’avoir de la souplesse mentale et de ne pas avoir de sujet tabou. Ça, c’est un point que je travaille énormément avec les couples que j’accompagne : on peut parler de tout. TOUT est abordable. Bien sûr, un contexte est parfois nécessaire. On ne parle pas de tout au détour d’un couloir. Il peut être préférable d’y mettre un peu les formes, d’y réfléchir en amont ou d’opter pour une approche particulièrement bienveillante.

Mais quoiqu’il en soit, cette idée de souplesse est capitale. C’est le principe du roseau, que l’on connaît tous : le roseau est souple et ne casse pas. Vous pouvez avoir, dans ton couple, des sujets sur lesquels vous êtes en désaccord profond. J’observe souvent, dans mes accompagnements, que ça amène à des silences autour de sujets, que l’on n’aborde plus du tout au fil du temps. Tu as tellement envie que l’autre change d’avis, qu’à chaque fois que vous en discutez, comme tu constates que ce n’est pas le cas, ça se termine avec un “J’arrête de discuter avec toi”. Le sujet en question devient tabou. Ça devient une espèce de zone d’ombre dans la relation. C’est normal, de ne pas être d’accord, mais c’est important de pouvoir en parler. Ça permet, à l’instar du roseau, de pouvoir vivre la tempête sans se briser.

J’ai récemment travaillé avec un couple pour lequel le sujet tabou, c’était l’argent. Ils se prenaient la tête à chaque fois qu’ils évoquaient cette question, donc ils avaient arrêté d’en parler. Ce couple avait beaucoup d’humour, je leur ai donc suggéré de mettre justement de l’humour là-dessus. Bien sûr, ça ne change pas les points de désaccord, mais ça permet de faire baisser la pression. Pouvoir en rigoler peut être une solution pour éviter de ne pas en parler ou de se disputer. Cela demande un peu de temps, bien sûr : acquérir cette souplesse est un processus qui peut être long. Mais il est bénéfique, car il évitera à ton couple ces points sensibles, sur lesquels tu es tellement énervé·e que tu dis non par principe. Tu n’écoutes plus, ça te saoule, tu n’as plus envie d’en parler. Mais ce non n’est pas un vrai non, car sans cet énervement, ce non serait peut-être plus souple. Ce serait peut-être un “oui mais…”.

Avec le couple dont je te parle, nous nous sommes rendu compte qu’en fait… il y a plein des points sur lesquels ils étaient d’accord ! Mais comme ils n’en discutaient plus, ils ne se rendaient même plus compte de cela. Ils sont donc sortis de cette séance avec la certitude qu’ils finiront par réussir à trouver un accord, grâce à une communication retrouvée. Cet état d’esprit est plus sympa à vivre au quotidien, mais surtout ça ouvre ton esprit. En effet, pour se mettre d’accord, il faut souvent construire ensemble une solution C. En général, toi tu penses A et ton partenaire pense B. Si tu es bloqué·e sur tes positions, parce que tu es agacé·e, cette solution C ne te viendra pas à l’esprit ou sera refusée sans réflexion. Alors qu’avec de la souplesse, les solutions A ou B peuvent être acceptées, avec des conditions par exemple. Ça peut se transformer en solution A+ 😉

Et là on fait couple, là on communique, là on se connecte et on trouve ensemble des solutions. 

Voilà donc à quoi je t’invite : discute, même sur les sujets tabous ; mets de la souplesse mentale dans tes réflexions ! 

4. Accepter que tu ne puisses pas changer l’autre, mais que tu peux communiquer sur tes besoins

Pour finir, le dernier conseil que je veux te confier, c’est d’être dans la posture suivante : “Je ne peux pas changer l’autre, mais je communique sur mes besoins et je marque mes limites.”

Il s’agit de prendre conscience et de comprendre que “Non, je ne le changerai pas. Il est ce qu’il est et ce n’est pas à moi de venir modifier son être et ce qu’il aime.” Cependant, cela ne veut pas dire accepter tout ce qu’il fait, tout ce qu’il est et tout ce qu’il dit. Je te conseille d’expliquer tes besoins et même d’expliquer clairement tes besoins. Marque tes limites.

Ça, c’est vraiment de la maturité émotionnelle. C’est important de pouvoir avoir comme une sphère autour de toi, comme une bulle qui dira “OK, je ne peux pas changer ce qu’il est, mais par contre je peux dire là, non, ce n’est pas possible pour moi”. Marque tes limites de manière claire et précise. Et… accepte que l’autre en face fasse la même chose. Ce n’est pas une mince affaire, mais c’est important de respecter ses limites et celles de l’autre. Ce signe de maturité émotionnelle est précieux pour ta relation car c’est aussi précieux pour toi, pour ton enrichissement personnel. Ça t’aidera dans ta sphère relationnelle-couple, mais pas que !

Ce sera aussi bénéfique dans ta vie professionnelle, dans tes sphères amicales et familiales au sens large. Entraîne-toi dans ta relation de couple à être clair avec tes besoins. Sinon, ça va générer du ressentiment. Or justement : prendre soin de ta relation, c’est aussi éviter les situations qui finiront par t’exploser au visage. Ne te leurre pas : si tu as des besoins que tu n’exprimes pas, les “tasser” ne les fera pas disparaître ! Tasser tes besoins, tasser tes envies, tasser tes projets, ça les tassera juste. Mais au bout d’un moment, tu ne pourras plus tasser et ça créera une dispute. À partir de là, soit la relation s’arrête, soit elle perdure, mais avec du ressentiment et de la colère. 

Donc vraiment je t’invite à prendre le temps de faire un travail personnel sur tes besoins. C’était mon dernier conseil pour cet article ! 

J’espère que cet article t’aura donné un petit peu de matière à réflexion, autour de la maturité émotionnelle dans ton couple… ou autour de ton couple en général ! N’hésite pas à me partager tes impressions : est-ce que tu en es, est-ce que tu n’en es pas ? Tu es peut-être sur le chemin ?! Si tu ressens que ça pourrait être bénéfique pour ta relation de couple, mais que vous auriez besoin d’être accompagnés : clique ici pour me contacter.

4 conseils pour prendre soin de son couple

Dans cet article, j’ai envie de t’expliquer, concrètement, comment je fais pour prendre soin de mon couple. Et oui : être amoureux ne fait pas tout ! Un couple, ça s’entretient, ça continue à se construire tout au long de la relation. Prendre soin l’un de l’autre, mais aussi entretenir l’amour lui-même, raviver la flamme, solidifier votre connexion : voilà comment entretenir sa relation amoureuse sur le long terme. Le début de l’année est un moment propice aux réflexions, aux projections… Pourquoi ne pas prendre le temps de te demander comment bien prendre soin de ton couple cette année ? Je te propose 4 conseils – après un petit préambule !

Préambule : pour prendre soin de son couple, il faut d’abord le décider !

Comme c’est le début de l’année, bien sûr, je profite de cet article pour te souhaiter pleins de très très belles choses à venir ! On en a besoin, après l’année qui vient de passer… Mais mon état d’esprit en ce moment, c’est que se souhaiter pleins de bonnes choses c’est bien, mais te demander ce que TOI tu veux, c’est mieux. J’ai surtout envie de te souhaiter d’être acteur·trice de tes envies. J’ai envie de te souhaiter, non pas que quelque chose te tombe du ciel, mais que tu trouves l’énergie d’aller puiser toi-même, en toi-même, pour toi-même, ce dont tu as envie et besoin.

Je pense que le couple n’échappe pas à cela : la première étape pour prendre soin de ton couple, avant de penser à chercher des conseils et astuces, c’est de le décider. Le début d’année peut être un bon moment pour faire le point sur sa relation amoureuse et réfléchir à ce que l’on veut la concernant. Évidemment, on est tous d’accord pour dire que si on prend la décision, par exemple, de faire du sport : qu’on la prenne le 1er janvier ou le 4 janvier, ça ne changera rien. L’important c’est de prendre la décision, de se lancer et de faire du sport.  Mais je trouve que certains moments de l’année, comme le Nouvel An, peuvent être de bons « supports ». Ça peut aussi être septembre, à son anniversaire, ou même au début d’un mois ou d’une semaine. Je trouve que ce sont des moments qui boostent parce qu’ils portent cette idée de nouveau cycle, de renouveau. Ce sont autant d’occasions pour dresser un bilan, prendre une décision ou mettre en place une habitude. Évidemment, on n’en a pas besoin : un bilan de son couple, on peut le faire aussi bien en août qu’en début d’année. Mais si tu as envie de « prendre un support » pour t’aider à te lancer : n’hésite pas. Si janvier est un support qui te convient, c’est top ! Si tu lis cet article en juillet : c’est top aussi ! 😉

Et donc, dans cette mouvance, j’ai envie de te donner 4 clés pour t’aider à prendre soin de ton couple. On commence !

1.      Un contact physique par jour, tu auras

(En mode Yoda : oui, j’ai regardé Star Wars il n’y a pas longtemps ! Passons 😉) Le rapport au corps est hyper important. Nous sommes de plus en plus des êtres cérébraux. On fonctionne beaucoup avec le mental. Par conséquent, quand des personnes ont l’impression de « s’être éloignées », le corps est souvent lui aussi concerné, sans que l’on s’en rende bien compte. Notre corps est important et je pense qu’il n’est pas assez stimulé de nos jours. Beaucoup de choses passent par le corps. C’est un canal de communication qui n’est pas suffisamment sollicité dans les relations de couples notamment. Je t’invite donc à être attentif·ve à ça. Ceci étant, la connexion d’un couple au quotidien passe évidemment par d’autres choses que le contact physique. Elle peut aussi passer par un regard par exemple.

J’ai récemment mis en place ce conseil avec un couple, qui a choisi de se servir du regard. On s’est demandé ensemble comment ils pourraient, souvent et facilement, se connecter grâce à un geste simple. Ils ont choisi de s’accorder mutuellement au moins un regard par jour, profond et intense. C’est un geste qu’ils font en pleine conscience et qui reste très simple. J’insiste sur ce point : c’est important que ce soit un geste simple. Certains couples que j’accompagne me disent par exemple que leur moment de connexion c’est le cinéma ou les week-ends en amoureux. C’est bien ! Ce sont des moments importants aussi. Mais peu de gens vont au cinéma tous les jours. Et quand le week-end en amoureux est annulé – à cause du covid par exemple – comment font-ils pour se connecter ? C’est pour cela qu’il me semble intéressant de choisir pour ton couple un truc simple qui vous connecte. Ça peut être le contact physique, mais ça peut aussi, comme on l’a dit, être un regard ou bien un message (un sms, ou un mot qu’on laisse sur le frigo). Ça peut être très rapide, il n’y a pas besoin que ça dure plusieurs heures. Ce qui est important, c’est que ce soit conscient. Le but est de trouver quelque chose qui vous rapproche, qui vous unit. Cherche quelque chose qui puisse vous faire vous dire « Je suis là, tu es là, on est là, ensemble ».

Si un jour tu traverses une tempête dans ton couple, cette habitude pourra s’avérer très précieuse. Je le vois avec les couples que j’accompagne : quand c’est compliqué, fatalement on prend de la distance, on se parle moins, on s’évite… Donc si ton couple traverse une tempête, travailler sur cette connexion au quotidien, c’est vraiment important.  Même si tu te questionnes, même si tu ne sais pas comment ça va se terminer : grâce à ce moment de connexion, vous serez tous les deux, ensemble, dans cette tempête. Contact physique, contact visuel, contact auditif… À vous de choisir ensemble, même si, je vous l’ai dit au début, je privilégie le contact physique. 😉

2.      Un rendez-vous hebdomadaire rien que pour vous, tu prévoiras 

C’est cliché, je sais, mais c’est hyper intéressant pour prendre soin de son couple. Ne pars pas en courant : je ne te parle pas de vous faire un restaurant toutes les semaines ! Je ne te parle pas non plus d’un rendez-vous qui dure forcément plusieurs heures.  Si vous en avez envie et si vous en avez la possibilité : grand bien vous fasse, faites-vous plaisir ! Mais si ce n’est pas le cas, alors 10 min, 15 min ou 30 min : ça suffit. Il s’agit simplement de prendre un temps pour se retrouver, en étant 100 % disponible pour ton couple.

J’ai par exemple accompagné un couple qui avait cette habitude-là : le dimanche matin, avant que les enfants se réveillent, ils leur préparent ensemble un petit-déjeuner sympa. Ça ne dure pas longtemps, évidemment, puisque les enfants se réveillent quand ils les entendent s’agiter. Mais ils ont quelques minutes où ils sont juste tous les deux, à faire une activité ensemble. Vous pouvez décider de faire une activité comme lire, regarder un film ou cuisiner, mais vous pouvez également décider de simplement garder ce temps-là pour vous demander comment ça va. Juste ça, c’est déjà merveilleux. Idéalement, soyez dans un question/réponse, en gardant à l’esprit l’idée que s’il y a quelque chose à dire, c’est LE moment. Au début il ne se passera peut-être pas grand-chose, puis vous prendrez l’habitude. Quand quelque chose qui te tracassera, tu te diras plus facilement « J’en parlerai dimanche matin, on pourra échanger ». Ça te ramènera dans l’instant présent de ton couple, même si ce n’est que le temps d’une « prise de température ».

3.      Un projet par trimestre, tu réaliseras

Avoir des projets pour son couple, c’est essentiel. Lors des accompagnements de couple que je mène, il est fréquent qu’on me confie ne plus avoir de projet à mener en amoureux. Ne plus avoir de projet, c’est un petit signe d’alerte, car avoir des projets, c’est se projeter. Si j’ai un projet pour toi et moi au mois d’août, c’est que je nous imagine encore ensemble au mois d’août. C’est précieux de pouvoir projeter son couple dans le futur et c’est précieux d’être dans la construction, à deux, de quelque chose. C’est chouette d’avoir des projets, d’avoir des envies à deux. Ça participe à la construction de la relation et ça peut être quelque chose qui vient titiller ton imagination. Là encore, il n’y a pas besoin qu’il s’agisse de grandes choses. Si tu as envie de faire des grandes choses, c’est très chouette ! Mais si tes projets avec ton·ta partenaire sont constitués de petites choses, c’est très bien aussi. Le rythme du trimestre est là pour donner une deadline, sans vous presser pour autant.

Les couples ont souvent des idées. Ça va, ça vient, les idées ! « Ce serait bien de faire ci, ce serait bien de faire ça »… Et puis 3 mois après, il ne s’est rien passé. 6 mois après, il ne s’est toujours rien passé. « Ah tu te souviens, on avait dit que… » Cela peut même entraîner des tensions, si l’un des deux finit par s’impatienter. Au bout d’un certain temps, l’un des partenaires peut en avoir marre et le faire tout seul, à grands coups de « de toute façon, toi tu ne fais jamais rien ! »

Je te suggère donc d’adopter cette idée de vous engager à deux dans un projet. Un projet pour la maison, un projet pour vous, un projet pour les enfants, etc. : peu importe, pourvu que vous vous y engagiez à deux, dans le but conscient de prendre soin de votre couple. Prenez le temps de vous projeter : « Qu’est-ce qu’on fera ? Quelles actions on met en place ? Il faudrait le réaliser avant telle date. » Tout ça va venir vous stimuler et solidifier votre relation.  

4.      Un truc de ouf, à faire à deux, tu vivras

Oui, c’est aussi hyper important de faire des trucs de ouf dans sa relation. Attention, n’ai pas peur : quand je dis « truc de ouf », je veux dire « sortir de sa zone de confort ». Ça ne veut pas dire aller sur la Lune ou faire le tour du monde… Non, pas forcément. Je parle simplement de chercher, chaque année, une activité à réaliser en amoureux pour sortir de votre zone de confort. Une fois par an, faites quelque chose que vous n’avez jamais fait, quelque chose qui vous déstabilise. Ça peut être quelque chose que tu n’es pas sûr d’apprécier. Ça c’est hyper intéressant pour le couple, car ça permet d’apprendre sur soi-même et sur l’autre. Si, au premier abord, tu te dis « Mmmm non ça ne va pas me plaire ça » : et bien essaie ! Évidemment, reste dans la bienveillance : si effectivement, une fois dans l’action, ça ne te plait pas du tout, on arrête. L’idée c’est d’aller chercher plus loin, d’aller au-delà, de partir à la découverte. Cette habitude à prendre peut concerner tout un tas de domaines. Spontanément, on va souvent penser à la sexualité. Mais pas ça peut être tout à fait autre chose ! L’important c’est que ce soit quelque chose que vous ne connaissez pas. Certains couples ont des grandes idées, des grandes envies de ouf, comme faire le tour du monde par exemple. Mais ça ne se fait pas facilement, surtout en ce moment. Si vous êtes dans ce cas-là : chercher ce qui peut vous permettre de faire vivre un peu cette idée de tour du monde. Ça peut être, par exemple :

  • regarder un film ou cuisiner un plat de chaque pays que vous aimeriez visiter ;
  • faire un tour de votre région ou de France, pour commencer.

Cherche comment vous pouvez vous approprier votre grand rêve, pour en faire quelque chose que vous pouvez faire là maintenant tout de suite. Il ne s’agit pas d’y renoncer, mais au contraire de le faire vivre, si vous ne pouvez pas le réaliser dès à présent. « Je veux toujours le faire, mais pas maintenant, pas comme ça… » Alors demande-toi : comment est-ce que je peux le faire vivre dans ma relation de couple ?

Je m’arrête là ! Je te remercie de m’avoir lu et j’espère que ces 4 conseils pour prendre soin de son couple t’auront apporté des idées qui te plaisent. N’hésite pas à laisser un commentaire et à t’abonner à mon Instagram, où je serais très active cette année ! Si le sujet t’intéresse et que tu veux aller plus loin, j’ai créé un « bilan de couple » avec :

  • un workbook avec des questions ;
  • un audio pour vous aider à répondre à toutes les questions.

Le lien du workbook Bilan de couple.

La sexualité après bébé : mes 3 conseils

Comment retrouver l’envie de faire l’amour après l’accouchement ?

Voilà une question que se posent beaucoup de femmes, devenus jeunes mères.

Dans cet article, j’ai envie de te parler de la sexualité après bébé, car c’est un sujet compliqué pour beaucoup de jeunes parents, voire de parents tout court. C’est aussi un sujet pertinent pour les couples qui vont devenir parents !

Beaucoup de choses sont difficiles après l’arrivée d’un enfant, parce que ces sujets n’ont pas été abordés auparavant, ou si peu… Communiquer en amont, pour essayer de balayer tous les potentiels points sensibles, cela peut vous permettre de ne pas vous sentir complètement en terre inconnue une fois devenus parents. Bien évidemment, il y a ce qu’on disait avant et ce que l’on vit après ! Néanmoins, lorsqu’on a verbalisé un sujet, il est plus facile de le traiter, de le vivre avec souplesse.

Le sexe après l’accouchement ne fait pas exception à la règle. Comment harmoniser le couple et la parentalité ? Pour moi, un des leviers auquel il faut être attentive, c’est la sexualité. Je te détaille 3 conseils pour aborder ce sujet au mieux.

1.      Sortir des idées reçues sur la sexualité après une grossesse

J’ai envie de commencer par dire que ce n’est pas une obligation, ce n’est pas une fin en soi, ce n’est pas un automatisme. Il y a beaucoup de couples pour lesquels la sexualité n’est pas un pilier, pour lesquels ce n’est pas un élément majeur de leur relation, de leur équilibre de vie. Leur sexualité fonctionne très bien, mais ce n’est pas quelque chose sur lequel ils mettent l’accent. Vraiment, j’attire votre attention là-dessus : il n’y a pas d’obligation à avoir une sexualité « dans la norme ».

Cependant, je vois bien avec les couples que j’accompagne que c’est un sujet qui revient régulièrement. Il peut générer d’importantes tensions, de grands conflits et désaccords. Cela est d’autant plus vrai quand on n’est pas à l’aise pour en parler. En général, les gens n’évoquent pas facilement ce qu’ils ressentent ou ce qui les gênent.

Ces couples rencontrent des difficultés qui ne sont pas verbalisées. Avec le temps, elles prennent de plus en plus d’ampleur, parce qu’on n’a pas mis de mots dessus, parce qu’il n’y a pas d’espace pour en parler. C’est pour ça que j’ai vraiment envie de vous conseiller de sortir des préconçues : ça embrouille, ça laisse supposer des choses pas forcément fondées, sur un sujet dont il est déjà difficile de discuter.

Concernant l’impact de l’arrivée d’un enfant sur la sexualité, on entend (très) souvent ce discours qui veut que « ça va être compliqué ». Le message ambiant ressemble à : « Préparez-vous, ça va être différent, ça va changer, ça va être moins intense, moins intéressant, moins fréquent… Bref : ça va être différent de ce que vous avez connu avant. »

Ce que j’en dis, moi, c’est qu’il s’agit complètement d’une idée reçue. Il y a aussi des couples pour lesquels, au contraire, ça fonctionne très bien, voire pour lesquels c’est mieux. Il y a des couples pour lesquels, après l’arrivée des enfants, il y a vraiment un sentiment de retrouvailles. Ces couples-là ont souvent une sexualité plus épanouissante que ce qu’ils avaient connu avant d’avoir des enfants.

Donc vraiment, j’attire ton attention sur le fait qu’il n’y a pas lieu d’accorder du crédit à cette idée préconçue qui veut que « ça va être plus compliqué ». Ce n’est pas forcément le cas ! Cependant, c’est en effet possible. Je ne nie pas que pour certains couples : oui c’est plus compliqué, plus difficile, moins simple. Mais j’aimerai que tu ne te mettes pas en amont dans des cases, en présupposant que les choses vont être plus compliquées, alors que ce ne sera pas forcément le cas.

Souvent, quand j’accompagne des couples qui m’expliquent que c’est compliqué avec la sexualité depuis l’arrivée des enfants, je commence par les laisser s’exprimer. Puis, rapidement, je leur demande comment c’était avant. Certains couples font face à des tensions dans leur intimité, qui, en fait, étaient antérieures au bébé. Elles ne sont que réactivées par les difficultés de la parentalité, mais fréquemment, c’était déjà compliqué en amont.  Cependant, les désagréments ressentis sont plus forts, moins banalisés qu’auparavant. Cela n’avait pas été discuté, ces difficultés n’avaient pas été travaillées, personne n’avait posé de mots dessus.

À l’arrivée des enfants, à cause du stress et de la fatigue que ça amène, certaines personnes ne font plus les efforts qu’elles faisaient avant. Mon premier conseil est donc de commencer par essayer d’avoir un premier regard honnête et authentique sur votre sexualité. Questionnez-vous : « Est-ce que c’est vraiment à cause de l’arrivée des enfants que j’éprouve cela ? Est-ce qu’il y a vraiment un avant/après ? Ou bien est-ce qu’il y avait déjà des choses un peu fragiles, un peu compliquées, sur lesquelles aucun mot n’avait été mis et qui se révèlent avec l’arrivée des enfants ? »

Pour moi, en tant que thérapeute de couple, ce n’est pas la même approche. Je pense que c’est intéressant de vraiment se poser la question : « OK, notre sexualité, si on en parlait ? Avant de mettre en avant la fatigue, le stress… est-ce qu’il n’y a pas déjà des choses antérieures, relatives à notre histoire, à notre parcours, qui font qu’il y avait des difficultés avant ? » C’est la première étape que je vous conseille.  

2.      Ne pas négliger l’importance d’une communication tout en souplesse, pour le sexe comme pour le reste

Je te propose maintenant un second conseil : la sexualité, ça se discute, ça se verbalise. Il faut pouvoir en parler, il faut avoir des échanges. Et, je le dis souvent : il faut de la souplesse. Je pense qu’il est important de pouvoir être dans une relation de couple où on parle de ce qui est compliqué, où on évoque assez simplement et tranquillement les choses qui sont douloureuses. Il ne faut pas rester sans verbaliser les difficultés. Cette fluidité de communication au sein d’une relation est importante, pour la sexualité comme pour bien d’autres sujets de couple. Si ce sont les débuts et que tu n’es pas à l’aise : dis-toi bien que ça se travaille. Ce n’est pas parce que tu n’es pas à l’aise au début, lors de la première discussion, que tu ne seras pas à l’aise par la suite. Il est normal que la première discussion soit gênante, mais ça ira mieux avec le temps.  

Ensuite, j’ai envie de mettre l’accent sur cette idée de « souplesse ». Lorsque je dis que je t’invite à être souple, je veux dire qu’il me semble important non seulement de pouvoir communiquer, mais surtout de pouvoir communiquer sereinement, facilement, tranquillement. Il faut qu’on arrête de se mettre des freins, des barrières et des limites. Il faut arrêter d’être gêné, mal à l’aise. Sortez de ces croyances, de ces « Ça c’est des choses qu’on n’évoque pas. », « Je le garde pour moi, j’en parlerai plus tard. » Parle de ce que tu as sur le cœur !

Je vais continuer mon plaidoyer de la souplesse, car c’est important en communication… mais aussi dans ta façon d’aborder la sexualité, que ce soit après l’accouchement ou en général. Quand on est jeune parent, une fois la naissance passée, on retrouve dans beaucoup de couples cette idée de « reprise » de la sexualité. Lorsque ça s’est un peu éteint ou un peu arrêté, on ressent le besoin de « reprendre », après plusieurs semaines, plusieurs mois ou plusieurs années – ça dépend des relations. Mais souvent, on va « procrastiner ».

Dans ce que me confient les personnes que j’accompagne, je constate souvent ces pensées-là : « Plus tard, là ce n’est pas le moment, là je ne me sens pas encore prête, j’hésite, la situation n’est pas optimale ». Je t’invite à faire attention à ces idées-là. Si tu attends le moment presque idéal, le moment où « ça y est je me sens vraiment prête »… et bien tu risques d’attendre plusieurs années ! Je te conseille de garder en tête qu’il faudra travailler pour s’ajuster. Même si au début, tu n’as pas le sentiment de quelque chose d’optimal, que toutes les conditions ne sont pas réunies, c’est quand même intéressant d’avoir une reprise au niveau de la sexualité. Mais pour cela, je l’ai déjà dit dans d’autres articles : il faut vraiment élargir le spectre de la sexualité.

Bien évidemment, ça dépend des couples et des relations, mais pour beaucoup de personnes, il existe cette l’idée reçue que sexualité = pénétration. Or, si la pénétration n’est pas possible pour toi pour des raisons physiques (accouchement) ou psychologiques, et bien tu te retrouves face à une impossibilité. « Je n’ai pas envie de pénétration, ou je ne peux pas être pénétrée, donc il ne se passe rien dans ma sexualité et dans ma relation de couple. »

J’invite donc les couples que j’accompagne à se demander ce qui est possible en-dehors de la pénétration. La sexualité est bien plus large que cette notion-là ! C’est dommage de se cantonner à « Pour nous ce n’est pas possible pour l’instant, parce que moi je ne peux pas, à ce niveau-là. » Non ! Qu’est-ce qui est possible autrement ? C’est vraiment intéressant de travailler à deux sur ses envies, besoins et désirs. Demandez-vous : « Qu’est-ce qu’on peut créer tous les deux ? Qu’est-ce qui peut nous correspondre davantage pour l’instant ? » Vous pouvez même aller au-delà et vous demander : « Qu’est-ce qu’elle nous apporte, cette sexualité ? »

Évidemment, pour beaucoup de couples, ça répond à un besoin physiologique : il y a une envie, un désir naturel. Mais pas que… Souvent, la sexualité est également un moment où on connecte, un moment fort du couple où, vraiment, on est en communion. On est ensemble, il y a une célébration de la relation. Quand il y a des enfants, le travail, les courses, nous sommes fatigués et nous ne faisons que nous croiser. La sexualité devient alors le temps pour se retrouver, pour n’être que tous les deux et se consacrer 100 % au couple.

Alors, si effectivement la sexualité se fait plus rare, ce temps pour le couple disparaît et donc, forcément, il y a un impact sur la relation. J’invite les couples à repenser leur vision de la sexualité. Comment peut-on se retrouver, se connecter même si notre sexualité n’est plus forcément ce qu’elle était ? Comment pouvez-vous faire autrement ? Intégrer de la souplesse dans votre vision des choses et ouvrez le champ des possibles !  

3.      Accepter que la sexualité après bébé, ça puisse être différent

Le dernier conseil que je souhaite aborder avec toi, c’est le fait d’accepter que ce soit différent. Une grossesse et l’arrivée d’un enfant sont des moments qui peuvent venir modifier ton couple… mais ce ne sont pas les seuls. Je te renvoie, encore une fois, à ma vidéo sur les saisons du couple (tu trouveras le lien en bas de l’article.) Elle présente les différentes phases que connaît un couple. Ça peut paraître évident, mais c’est important de le rappeler : l’été, les débuts de la relation, ça ne ressemble pas à l’hiver. Il faut accepter cette idée que ce qu’on a connu, ce n’est pas forcément ce qu’on vivra à l’avenir dans notre vie de couple. Il faut prendre conscience qu’il y a différentes phases. Le couple est mouvant.

On va passer d’une phase à une autre, avec parfois des allers-retours. Nous ne sommes pas linéaires et notre vie de couple ne sera pas toujours identique. Ces évolutions passent par les événements de la vie, comme par exemple la grossesse et l’accouchement, qui ont un impact physiologique sur le corps, mais pas seulement. Nous sommes différents aujourd’hui de ce que nous étions hier, donc notre sexualité est différente et il faut se réinventer. Avec l’arrivée des enfants, il faut laisser de la place à l’imprévu. On ne sait pas très bien ce qu’on va devenir. Chacun va avoir des évolutions personnelles, donc il ne faut pas rester dans quelque chose de complètement rigide, sinon on passe à côté de l’évolution de l’autre.

On peut accepter que les choses soient autrement, soient différentes. Ce n’est pas forcément moins bien et c’est aussi à nous, en tant que couple, de se réinventer, d’aller puiser à l’intérieur de ce que nous sommes pour créer quelque chose qui ressemble à ce que nous sommes maintenant. Chaque couple doit suivre son évolution et avoir un fonctionnement qui permet de s’ajuster, de s’adapter à chaque nouvelle étape de la relation ou de la vie.

J’espère que cet article et ses 3 conseils t’auront donné des pistes de réflexion pour vivre au mieux ta sexualité après bébé. Je le dis souvent, c’est mon but : t’amener à te questionner et à réfléchir. Je n’ai pas de solution toute faite ! Pour prendre soin de ton couple, je te conseille de te questionner, de te sonder. Cherche d’autres perspectives, d’autres manières de voir les choses. Élabore des idées, fais des tests et des erreurs : c’est comme ça qu’on avance ! Si tu ressens le besoin d’être accompagnée dans cette période compliquée, n’hésite pas à me contacter.

Pour prendre contact avec moi et réserver ta séance découverte : https://untempspournous.com/contact/

Rupture amoureuse : 3 clés pour en sortir grandie

En matière de thérapie de couple, on entend souvent parler de couples, de couples qui hésitent ou qui envisagent la séparation. Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de l’après. Comment se remettre d’une rupture ? Comment se reconstruire après une séparation, pour pouvoir commencer sur de bonnes bases sa prochaine relation amoureuse ? Je pense que c’est un sujet intéressant, tant pour les femmes qui ont vécu ou qui vivent une séparation et qui rencontrent des moments compliqués… que pour celles qui sont actuellement en couple. La peur de la séparation et les représentations que tu en as peuvent avoir une influence non-négligeable sur ton couple actuel. Je te propose 3 clés pour aborder ta rupture amoureuse d’une façon constructive et bonne pour toi.

Préambule : dédiabolise la séparation

Pour commencer, il me semble important de dédiaboliser ce sujet. Je dis souvent qu’il est important d’avoir de la souplesse : en l’occurrence je conseille d’avoir la souplesse mentale de parler de séparation, de pouvoir se projeter dans une séparation. J’en parlais récemment avec un couple, où chacun me disait être indépendant. Ils n’ont pas besoin l’un de l’autre : ils se sont choisis. J’ai trouvé ça très fort. Ils peuvent parler de séparation (même si ce n’est pas leur souhait !), ils sont tous les deux capables de prendre un temps pour parler de rupture. Réfléchir à comment ce serait s’ils étaient célibataires et pouvoir échanger dessus, c’est un beau et bon moyen de se redire qu’ils choisissent d’être là, ensemble, tous les deux. Ils n’ont pas besoin d’être en couple : ça part vraiment d’une envie personnelle.

Je tiens à ce préambule, car je pense que c’est vraiment important, que l’on soit en couple ou non, de dédiaboliser ce sujet pour pouvoir en parler librement. Mon but dans cet article est de te donner des pistes pour que ta rupture amoureuse n’influence pas ta prochaine relation. Pour cela, il être important de ne pas avoir peur et d’être pleinement toi-même.  

Une séparation a beaucoup d’impacts dans une vie. Il peut y avoir une réelle remise en question de soi. Et on ne le dit pas forcément assez, mais quand il y a une rupture, il y a un deuil. Après une séparation amoureuse, tu n’es plus celle que tu étais avec l’autre. Il me semble intéressant de prendre le temps d’effectuer ce deuil-là. À la fois tu n’as plus cette personne-là dans ta vie, mais en plus tu n’es plus cette personne que tu étais avec lui ou elle. Tu es une autre personne aujourd’hui. Il y a vraiment ce travail de deuil à faire, pour accepter de passer à autre chose. Il faut parfois, pour cela, prendre le temps de vivre ta séparation, d’accueillir les émotions associées à ta séparation. Souvent, comme c’est une période un peu sensible, douloureuse… alors vite on passe à autre chose, vite on sort, vite on se réinvestit ailleurs. Malheureusement, si tu n’as pas fait ce travail de deuil, ça peut impacter ton prochain couple. Avant de pouvoir à nouveau accueillir quelqu’un dans ta vie, prend le temps :

  • de faire un sas entre les relations ;
  • de te centrer sur toi.

Sans forcément avoir besoin de 10 ans, bien sûr ! Ce peut être court, il n’y a pas de règle en la matière. Il ne s’agit pas de prendre beaucoup de temps, mais simplement de prendre le temps dont tu as besoin.

Astuce n°1 : analyse ce que cette rupture amoureuse t’apporte

Si tu sors d’une séparation – difficile ou non – tu peux ressentir beaucoup de peur : peur de l’échec, peur d’y croire encore et d’être déçue, peur de t’investir à nouveau dans une relation. Si tu as eu mal, que tu as été blessée, tu peux ne pas avoir envie de te montrer vulnérable à nouveau. Certaines femmes arrivent ainsi dans une nouvelle relation avec une « armure », sans être vraiment elle-même, car tu n’es pas vraiment toi quand tu portes une armure. L’armure c’est ce que tu mets autour de toi, ce que tu ériges comme moyen de défense et de protection. Je t’invite à prendre le temps de cette réflexion : si tu entres dans une nouvelle relation avec une armure blindée, sans être vraiment toi-même… alors comment peux-tu espérer partir sur de bonnes bases et que ça fonctionne bien ? Au lieu de te cacher derrière une épaisse protection pour affronter tes prochaines relations, je t’invite à prendre le temps de te centrer sur toi. « OK je viens de vivre une rupture. Et si je prenais du temps pour moi ? » Dans cette démarche, je t’invite à te questionner sur ce que j’appelle les « cadeaux ». Cette appellation heurte parfois, lorsque « c’est trop frais ». Si c’est encore trop douloureux pour toi, ne te paralyse pas avec cette idée de cadeau. Imprègne-toi-en et reviens-y dans quelques semaines ou mois. Mais j’insiste, car je pense que c’est intéressant de se le demander de cette façon : quel est le cadeau que cette séparation m’apporte ? Pose-toi cette question sous tous les angles :

  • Qu’est-ce que j’ai envie de retenir de cette rupture amoureuse ?
  • Quelles leçons j’ai envie d’en tirer ?
  • Avec quoi je veux repartir ?
  • Qu’est-ce que j’ai appris ?
  • Qu’est-ce qui me manque terriblement et que je souhaite à nouveau dans ma vie ?
  • Au contraire, qu’est-ce que je ne veux pas du tout revivre ?

Parfois on se sent très mal après une rupture et on a l’impression que l’autre était parfait et magique. On se sent la plus triste du monde. Si tu es dans ce cas-là, c’est intéressant de te poser la question : qu’est-ce que j’avais dans cette relation-là ? Qu’est-ce que j’ai vécu avec cette personne que je ne veux plus du tout dans ma vie ? En faisant ça, tu commences déjà à mettre un peu de distance avec l’autre. Te poser ces questions te permettra de réaliser que : non l’autre n’était pas parfait, que non ce n’était pas magique. Ça permet de prendre du recul et de se recentrer sur soi : qu’est-ce que JE veux en tirer ? Qu’est-ce que JE ne veux pas garder ? À quoi vais-je être attentive dans ma prochaine relation ?

Si tu viens dans une nouvelle relation avec une armure, alors ta rupture viendra influencer ce nouveau couple. Distance-toi de ta précédente relation pour être mieux avec toi-même et entrer plus librement dans la prochaine.

Astuce n°2 : ne te laisse pas éblouir pour les paillettes d’une nouvelle relation

Comme seconde astuce, concernant cette prochaine relation justement, je t’invite à faire attention à ses débuts aux allures merveilleuses, sublimées. J’ai fait une vidéo qui aborde entre autres ce sujet. Elle traite de la notion des saisons du couple. Pendant les débuts d’un couple, qu’on appelle l’été, on va sublimer l’autre. J’imagine que c’est quelque chose qui te parle… Dans les débuts, l’autre est idéal, l’autre est magique, l’autre est parfait. Tu sors d’une période de célibat et donc tu as envie de te jeter à corps perdu dans cette nouvelle relation… Tu as envie d’être en couple, ça y est tu as trouvé quelqu’un alors ça y est tu fonces… et tu vas gommer ses défauts et vos désaccords. Tu vas banaliser, minimiser :

  • « Ça ce n’est pas grave. »
  • « Ça on verra plus tard, il est quand même parfait. »
  • « Je ne vais pas m’acharner sur des détails. »
  • « Je vais apprendre à le connaître. »

Tu les connais, n’est-ce pas, ces choses qu’on se dit pour gommer un peu les aspérités, pour gommer les « trucs qui dépassent » ? On le fait parce qu’on a envie que ça fonctionne et je ne blâme personne ! On est tous comme ça, c’est un fonctionnement humain. Pour illustrer cela, j’aime prendre l’analogie de la mère et de son enfant. Bien entendu, le bébé, comme tout être humain, a lui aussi des défauts. Mais pour que la mère puisse entrer dans une relation fusionnelle avec son enfant, souvent, elle va « gommer » ces côtés moins sympas. C’est pareil dans un couple : pour que ça fonctionne, pour commencer à construire la relation, on ne retient que le positif. On se concentre sur ce qui nous lie, ce qui nous rassemble, ce qu’on a en commun. Je t’invite à être vigilante à cela car il s’agit là d’un autre « sublimé ». De la même manière, ne soyons pas hypocrite : toi aussi, quand tu rentres dans une relation, tu te sublimes. Tu mets en avant tes qualités. Tu fais plus d’efforts pour une nouvelle relation que lorsque ça fait 15 ans que vous êtes ensemble. Il y a une version de toi un peu sublimée que tu transmets à l’autre : garde en tête qu’en face, il fait la même chose. Lui aussi est la meilleure version de lui-même aux débuts de votre relation. Je précise que c’est à la fois conscient et inconscient. Peut-être que consciemment il va s’habiller un peu plus classe ou se parfumer, mais il va peut-être aussi, inconsciemment, exprimer son avis de manière moins intense ou prendre un peu sur lui. Inconsciemment, on peut en arriver à « s’asseoir » un peu sur ses envies, sur ce qu’on est vraiment, pour mieux plaire à l’autre. Garder cela à l’esprit te permettra d’éviter la désillusion quand tu réaliseras que c’est un être humain et qu’il a des défauts. De cette façon, tu arriveras dans une nouvelle relation de façon saine.

Astuce n° 3 : prends conscience que le célibat peut être LE moment pour prendre soin de toi

La dernière idée que j’avais envie de partager avec toi, c’est de prendre le temps de vivre ton célibat. Et si ton célibat était le meilleur moment pour prendre soin de toi ? J’insiste là-dessus : on vit souvent le célibat comme un trou à combler, comme une tâche. Ce serait comme un trou dans le CV : pendant 2 ou 3 ans, tu n’as pas bossé, « c’est pas bon »… C’est un peu pareil avec le célibat : « J’étais en couple avec untel, j’étais en couple avec machin et puis là ‘y a un trou de 2 ans… Ah ça fait tâche sur le CV ! » On a souvent comme réflexe de ne pas être à l’aise avec cette situation. Mon point de vue, c’est que c’est une idée préconçue de la société. Tu peux t’en détacher. Ton célibat peut vraiment être LA période pour prendre soin de toi :

  • tu peux travailler sur tes blocages et tes croyances ;
  • tu peux en profiter pour mieux définir la vision de celle que tu veux être.

J’entends souvent des femmes me dire :

  • « Ce sera plus simple quand je serais en couple. »
  • « Quand je serais en couple, je pourrais enfin être vraiment moi-même. »
  • « Je pourrais faire tellement de choses quand je serais en couple. »

Naaan… : sois dès maintenant la femme que tu as envie d’être ! C’est cette femme-là qui attirera à elle l’homme ou la femme dont elle a besoin, qu’elle a envie d’avoir près d’elle. N’attends pas que l’autre vienne t’apporter quelque chose : sois toi-même dans la plénitude de celle que tu as envie d’être. À ce moment-là, tu rayonneras et viendront à toi des personnes qui te ressemblent, qui sont sur la même fréquence que toi. Beaucoup de femmes célibataires ont le sentiment d’une demi-vie, d’être « dans l’attente de ». Je te déconseille de faire les choses ainsi, car ce serait faire les choses à l’envers. Fais de ton célibat une période de ta vie à part entière, jusqu’à pouvoir te dire : « Heureusement que je suis passée par cette phase, car j’ai pu mettre en place tellement de choses pour moi ! » En faisant cela, tu t’offres la possibilité d’être plus épanouie, plus toi-même dans ta prochaine relation. Personnellement, je trouve cela tellement chouette d’avoir cette opportunité pour soi ! Tu peux en sortir tellement riche ! Le célibat n’est pas un calvaire, ce n’est pas une « salle d’attente » pour une relation qui te permettrait d’être enfin pleinement toi-même. Énormément de choses sont possibles pour que tu puisses travailler sur toi-même, pour que tu sois « prête ». Je suis attachée à la posture d’accueil : il faut que tu sois prête à accueillir une nouvelle relation dans ta vie, sans armure. Être toi-même te permettra d’être prête à accueillir ce qui arrivera dans ta vie, en étant suffisamment solide et affirmée pour ne pas être dévastée si ça ne fonctionne pas comme tu en avais envie.

Bonus : mon accompagnement pour prendre soin de toi

Dans cette optique, j’ai créé un accompagnement pour t’aider à prendre soin de toi après une rupture amoureuse. C’est un accompagnement spécifique qui se fait en autonomie. On me dit souvent :

  • « Lucie je n’ai pas le temps. »
  • « Ma situation est un peu compliquée. »
  • « J’ai envie de réfléchir par moi-même. »
  • « Je ne suis pas à l’aise pour faire des séances de coaching. »

Je l’entends bien et je le comprends. Chacune est à une étape différente de sa réflexion. Cet accompagnement se fait donc en autonomie, au moyen d’exercices et de vidéos. Tu pourras notamment réfléchir sur ta vision des choses, travailler à lever tes blocages, schémas et croyances qui te tirent vers le bas et booster ta confiance en toi. Tu trouveras sous cet article un lien vers plus de détail.

Régulièrement, des femmes me confient : « Je me rends compte, mais toujours trop tard, que je suis à nouveau tombée sur le même type d’homme, de personne, qui n’est pas ce dont j’ai vraiment envie, mais qui en même temps m’attire. » Voilà un schéma assez courant, sur lequel il est intéressant de réfléchir pour pouvoir avancer. Qu’est-ce qui bloque ? Qu’est-ce que ça dit de toi, de ton histoire ? Ça remonte parfois à l’enfance ou à l’adolescence, mais parfois ça vient d’une précédente relation. Une relation qui a vraiment été compliquée pour toi, qui est venue te fragiliser et qui a marqué toutes les relations qui ont suivi. N’as-tu pas envie de te poser, d’arrêter d’être comme coincée dans une roue qui tourne, qui tourne ? À un moment il faut dire : « Stop, je bosse sur moi, parce que j’en ai maaarre de ça et que j’ai envie d’autre chose pour moi. » Ce genre de problème aussi, c’est le but de cet accompagnement. Je l’ai appelé « self love », parce qu’il s’agit vraiment de ça. Comment est-ce que je me donne à moi ? Comment est-ce que je prends du temps pour moi ? Tu es célibataire, c’est sans aucun doute le meilleur moment pour ça : tu es disponible, tu es prête à prendre soin de toi et à faire un travail sur toi. Oui tu as envie d’une nouvelle relation, mais tu n’as pas envie d’y aller avec une armure. Tu as envie d’être 100 % toi, d’être sûre de toi. Tu as envie d’être affirmée : « Je sais ce que je veux, je sais ce que je ne veux pas. Je connais ma valeur, je connais mes limites. » Alors je te laisse aller voir le détail ! Si tu sens que c’est pour toi mais que tu as encore des questions : n’hésite pas, je suis là.

Tu trouveras également ici toutes les infos dont tu as besoin sur l’accompagnement :

https://untempspournous.podia.com/self-love

J’espère que cet épisode t’a plu et t’a donné des pistes de réflexion pour mieux vivre ta rupture amoureuse et sur l’opportunité que représente ton célibat.

Comment booster sa libido ? Mes réflexions et solutions

Libido en berne… Épineux problème ! Cela a beau arriver à pleins de gens, on se sent souvent démuni face à une baisse du désir sexuel. Comment a-t-on troqué la levrette pour la couette ? Les causes de la baisse de libido restent un mystère pour beaucoup de personne, qui ont souvent du mal à trouver la bonne oreille pour verbaliser leurs ressentis. Comment booster sa libido ? Comment retrouver du désir ? Commençons par se poser les bonnes questions. Je te propose de t’accompagner dans une réflexion autour de ta sexualité. Puis je te livrerai deux astuces pour aborder différemment ton désir et ton plaisir. Planification des relations sexuelles et slow sex, ça te parle ? Je te présente ça !

Baisse de libido : les questions que je t’invite à te poser

Tu trouveras sans peine sur internet tout un tas de « top 10 des conseils pour réveiller ta culotte », entre autres conseils faciles… Pour ma part je te propose de commencer le début : te poser les bonnes questions, pour mieux connaître ta sexualité et comprendre les causes de ta baisse de libido. Commençons par le commencement : qu’est une libido au beau fixe ?

Qu’est-ce qu’une libido épanouie ?

À mon sens, la libido est majoritairement liée à ta relation. Si ton couple fonctionne bien, ta libido doit bien fonctionner. Cependant, il peut y avoir d’autres critères. Pour commencer : qu’est-ce qu’une libido qui fonctionne bien ? Est-ce que ça signifie avoir envie de faire l’amour tous les jours ? Pas forcément ! Peut-être que toi tu as envie de faire l’amour 1 fois par mois et que oui, ta libido fonctionne bien. Même si votre fréquence de rapport est faible, si ton couple fonctionne bien, tu peux avoir une libido très épanouie.

En matière de diminution du désir, on entend souvent parler, entre autres, des effets de la pilule. Comme je l’ai dit, il peut y avoir d’autres critères que la bonne santé du couple qui rentre en ligne de compte dans la libido.

Je suis thérapeute de couple, pas médecin ni gynécologue. Je t’invite donc à commencer par vérifier qu’il n’y a pas quelque chose de mécanique. Si tu as un doute, commence par vérifier que tu n’as pas, par exemple, de traitement médical qui pourrait expliquer cela.

Quelle est ton histoire avec la sexualité ?

En tant que thérapeute de couple, moi je vais m’intéresser à ce qui, dans ta relation, va impacter ta libido. À mon sens, cette question représente 80 % des situations. Beaucoup de gens ne font pas le lien, entre la situation du couple et leur libido. Pourtant, il est tellement important, ce lien-là.

Mais avant de te demander comment ça se passe dans ton couple, j’ai envie de te parler de toi. Quelle est ton histoire de vie ? Quel est ton parcours à toi ? Quel est TON rapport à la sexualité ? Ça aussi, ça impact ta libido et c’est pour cette raison que j’ai envie de faire ce travail avec toi. Au sein des couples que j’accompagne, j’observe souvent des blocages sur des différences de libido ou sur des impressions d’absence d’envie. Bien se connaître soi-même sur ce point, c’est l’indispensable début pour pouvoir se mettre au diapason de son partenaire.

Prenons une minute pour se rappeler que la libido, pour beaucoup de personnes, ça part d’une fonction primaire du corps, tout comme une envie de faire pipi. C’est à la fois mécanique, car à la base il y a quelque chose d’instinctif… et à la fois influencé par tout un tas de facteurs (contrairement au pipi 😉).

Ton éducation et ta relation au couple, par exemple, peuvent venir fragiliser cette connexion avec toi-même, avec ton corps. Ça devient alors moins simple, moins tangible. Un premier travail centré sur toi peut être nécessaire, pour déconstruire certains de ces facteurs qui interfèrent dans ta relation.

Prends le temps de te demander, comment, enfant, on t’a présenté la sexualité. Était-ce un sujet tabou, interdit, ou au contraire ouvert ? De quoi est composé l’environnement qui t’a construit·e ? Quelle était l’atmosphère autour de la sexualité ? Tu penses peut-être avoir pris de la distance par rapport à tout cela, mais le fait est que tu t’es construit·e dans cet environnement et que, par conséquent, il peut y avoir des impacts.

Ça peut être intéressant de se questionner si tu ne te sens pas complètement libre dans ton intimité. J’ai rencontré beaucoup de femmes qui ont le sentiment de faire un peu « comme tout le monde ferait » et qui ont du mal à se centrer sur leurs envies et besoins à elles, sur ce qu’elles aimeraient, elles. C’est la première étape que je te suggère pour comprendre ta baisse de libido : te demander quel est ton rapport à TOI avec ta sexualité ?

Comment se passe ta relation amoureuse actuellement ?

Ensuite, je conseille de t’interroger sur ta relation amoureuse. Comment ça se passe dans ton couple, en ce moment ? Certaines difficultés que peuvent rencontrer les couples vont à coup sûr avoir un impact sur leur libido, si elles n’ont pas été verbalisées, travaillées, traitées. Si :

  • tu te questionnes sur tes sentiments amoureux ;
  • vous avez de grands désaccords ou des disputes fréquentes ;  
  • il y a eu tromperie, mensonge ou déception ;

et que ces tensions ne sont pas réglées, ça peut avoir un impact sur ta libido. À partir de ce moment-là, tu pourras tester tout un tas de pilules magiques et passer des heures et des heures à te renseigner sur les effets de ta contraception, ça n’aura qu’un impact limité. Si tu as un problème dans ton couple, ton désir sexuel en pâtira, car le désir sexuel, c’est quand même en grande partie le désir sexuel avec l’autre.

Ta baisse de libido est-elle un symptôme ou un problème ?

Si tu as la sensation de subir une baisse de libido sans trop savoir d’où ça vient, ça peut être intéressant de t’interroger sur ton envie de sexualité dans sa globalité. Pratiques-tu la masturbation ? T’apportes-tu toi-même du plaisir ? Est-ce que c’est « tout éteint » ou est-ce que c’est seulement avec ton partenaire que ta sexualité est compliquée ? Questionne-toi sur tout ça, sur ta relation de couple et sur ta sexualité dans sa globalité. Cette baisse de libido est-elle un problème à part entière ? Ou bien est-ce seulement un symptôme (d’un problème de couple ou de l’impact d’une certaine éducation, par exemple) ? Si ce n’est qu’un symptôme : il faut alors s’attaquer au problème.

Une fois que tu as fait ce travail-ci, si effectivement ton couple fonctionne bien et que tu te sens au clair par rapport à ton rapport à la sexualité, alors j’ai envie te donner des pistes pour « relancer la machine ». Parfois, dans un couple formé depuis quelques mois ou années, il y a une routine qui s’est installée, puis les enfants sont arrivés. Le travail prend du temps, on est occupé par pleins de choses… Tout cela peut finir par entraîner une baisse de libido. Tu trouveras en bas de cet article un lien autour des « saisons du couple ». Il y a des moments dans un couple ou, effectivement, la libido n’est en général pas au rendez-vous. C’est normal, ça fait aussi partie des phases qu’un couple peut traverser.

Planification en sexualité : une astuce plus fun que tu ne penses

Le point suivant que j’ai envie d’aborder avec toi, c’est ma première piste pour rebooster ta libido : je vais te parler de la planification. C’est un outil que je trouve vraiment intéressant et je pense que les gens n’osent pas assez s’en servir parce qu’ils ont des préjugés dessus.

N’aurais-tu pas des idées reçues sur la planification ?

On va donc commencer par dépoussiérer ces idées reçues.

  • « La planification c’est pour les vieux. »
  • « C’est trop triste de planifier ses rapports. »
  • « Nous on veut de la spontanéité, faire l’amour quand on en a envie. »
  • « Je ne veux pas être contraint·e car c’est moins excitant. »

En résumé : planifier ses relations sexuelles au sein d’un couple, ce serait moins fun. OK OK… Sauf que pour beaucoup de couples, faire l’amour quand on en a envie… et bien ça devient relativement rare.

On est pris dans le quotidien, par le travail, la vie, les enfants et au final on n’a jamais le temps. Le soir on est fatigué et le week-end il faut faire ceci et cela, etc. C’est bien connu : si tu ne prends pas le temps de bloquer un créneau dans ton agenda pour quelque chose, alors tu rempliras ce temps avec autre chose. Donc pour moi, le fait de voir la planification comme quelque chose de contraignant, ce n’est qu’un point de vue, et un point de vue, on peut « bosser dessus » pour en changer.   

Planifier ses rapports sexuels : quels sont les points positifs ?

Avec les couples que j’accompagne, j’essaie d’accompagner une réflexion sur le fait que, justement, ça peut être fun. Planifier, c’est comme avoir un rendez-vous et ça peut apporter ce désir qui te fait défaut. Souviens-toi de cette époque ou vous n’habitiez pas ensemble et que tu le voyais tous les X temps. Tu savais, quand tu allais le voir, qu’il n’y aurait personne chez lui, qu’il serait tout seul. Tu savais, que ce jour-là il y aurait sexualité – au sens large.

As-tu l’impression que c’était triste ? Gardes-tu un souvenir naze de cette époque ? Non, au contraire : ça amenait de l’excitation ! Tu te préparais, tu t’habillais sexy. Tu préparais ce moment, parce que c’était un rendez-vous. Pourtant c’était planifié : tel jour à telle heure, c’était votre rendez-vous et tu savais qu’il y avait 99 % de chance que ça finisse ainsi. Pourquoi alors ne pas tenter cela dans un couple installé ? Tel jour, telle heure, on se dit qu’on se rencontre, qu’on se garde un temps pour nous, pour avoir un rapport sexuel, pour un moment de sexualité – au sens large.

Et si prévoir vos moments intimes pouvait raviver votre désir ?

Si tu te demandes comment retrouver ta libido, je t’invite à réfléchir là-dessus. « Planifier ses rapports sexuels, c’est un peu triste » n’est qu’un point de vue. La possibilité s’offre aussi à toi de transformer la planification en rendez-vous. Tu peux en faire quelque chose qui va venir nourrir le désir et non pas éteindre quoique ce soit. En fonction des situations, pour des couples qui « attendent d’avoir envie », ça peut être une astuce à tester, une habitude à mettre en place. Essayez ! Il n’y a qu’ainsi que vous saurez si ça fonctionne pour vous ou pas.

Slow sex : une piste no-stress vers une jouissance qui prend son temps

Dernier point et deuxième astuce que j’ai envie d’aborder avec toi dans cet article sur la baisse de libido, c’est le slow sex.

Quel est ton rapport à la vision traditionnellement masculine de la sexualité ?

Je pense qu’il y a beaucoup de baisses du désir sexuel et de manques de libido féminins qui sont dus à une pratique de la sexualité… comment dire ? Assez centrée sur l’homme. On va dire ça comme ça. J’évoque ici cette idée assez omniprésente de la nécessité de la pénétration. Je parle du schéma classique qui ressemble au déroulé :

  1. préliminaires ;
  2. on s’excite, on s’excite ;
  3. puis pénétration ;
  4. et enfin orgasme et éjaculation.

Après ça on remballe, « y a plus rien à voir ». Ce schéma convient à certaines personnes… mais pas à tout le monde. Il y a pleins de femmes qui ont des envies de sexualité, mais pas des envies de pénétration. Si tu es dans ce cas et que tu associes complètement la sexualité à la pénétration : tu finis par ne plus avoir envie de sexualité. Si t’as pas envie de pénétration et que tu te dis que si tu as un rapport sexuel, il y aura forcément pénétration… cette association d’idée fera que tu n’auras pas envie de rapport sexuel.

Comment expérimenter autre chose que la sacro-sainte pénétration orgasmique ?

Si tu te reconnais dans ce que je viens de décrire, bonne nouvelle : il y a une autre vision des choses possible ! Le slow sex est une approche de la sexualité plus lente, moins axée sur l’atteinte de l’orgasme. Le slow sex laisse de côté cette « course à l’efficacité », cette recherche permanente de la stimulation parfaite pour un orgasme certains. C’est une autre manière d’appréhender la sexualité, sans pression, sans attente, sans y mettre forcément cette idée que l’acte sexuel ne sera réussi QUE si j’ai permis à l’autre et à moi-même d’atteindre l’orgasme. Quand tu abordes ta sexualité avec cette idée de « OK on profite d’une connexion entre nous, on fait juste des choses qui nous plaisent », alors tu t’ouvres les vannes pour complétement autre chose. Tu t’ouvres les portes d’une autre dimension de ta sexualité.

Ça, c’est une notion intéressante à travailler quand tu es en couple, notamment si tu es en couple depuis un certain temps. Quand la libido est un peu en berne, quand ça fait X mois ou années que tu es sur ce schéma un peu répétitif « préliminaires-pénétration-orgasme » qui ne te convient pas forcément : ça peut être intéressant d’expérimenter autre chose.

Ce n’est pas ce que l’on nous présente dans notre société, autour de nous. Dans les films par exemple, on voit souvent des couples passionnés, qui font ça dans un couloir, entre deux portes. C’est brûlant, c’est puissant, c’est rapide. 10 secondes et ça déborde d’orgasmes. Sauf que, pour pleins de femmes, en 10 secondes, et bien… tu as à peine le temps de commencer à te chauffer. Alors comment atteindre son plaisir, rapidement, au milieu d’un couloir, coincée dans une position inconfortable ?

Je ne juge pas, attention ! Ça peut aussi être vécu comme quelque chose de très excitant ! Si ça peut être ton kiff de faire ça vite dans le couloir, fais-toi plaisir ! Mais si toute ta sexualité est centrée sur une pénétration rapide en vue d’atteindre l’orgasme, et que tu constates que tu as des problèmes avec ta libido, alors ça peut être intéressant de te questionner. Peut-être que ça ne te convient pas, ou plus.  « OK le coup rapide dans le couloir, c’est sympa, mais peut-être que j’en ai fait le tour et que j’ai envie d’autre chose. » Autre chose est possible et ç’est à ça qu’invite le slow sex.

Le guide de découverte du slow sex à découvrir

Je profite de ce podcast pour t’annoncer que j’ai créé un petit guide autour du slow sex. Comment faire si on a envie de tenter une autre approche de la sexualité ? Comment se renseigner sur le slow sex ? Comment commencer, par quelles étapes ? Dans ce guide, je te propose une description et un exercice pratique. L’idée c’est vraiment de te renseigner et d’accompagner tes premiers pas. Une fois ce guide terminé, je suis preneuse d’un petit commentaire de ta part ! Cela m’aidera à travailler sur un guide plus étoffé, plus riche !

Si tu te demandais comment (re)booster ta libido, j’espère t’avoir permis de prendre un nouvel angle de vue sur ton désir sexuel, qui te permettra de retrouver une sexualité épanouie.