Mettre de la magie dans son couple

Dans cet article, j’ai envie de te parler d’un sujet qui résonne beaucoup en moi : la magie dans le couple – et dans la vie en général. Ne pars pas en courant, rassure-toi : il ne sera pas question de grimoire de sorcière ni de potion magique 😉 Ce n’est pas l’ambiance de la maison ! J’ai envie de te faire réfléchir sur une autre forme de magie dans les relations, qui pourra t’aider à prendre soin de ton couple. Alors que ça se passe bien avec ton partenaire amoureux, tu as pourtant la sensation que votre couple est terne, plat, comme « gris » ? Tu ressens l’envie d’éprouver des sensations plus fortes, des émotions plus intenses ? En tant que thérapeute de couple, je te donne ici quelques pistes pour pimenter ta relation amoureuse en invitant la magie dans ton couple et dans ta vie.

1. La magie n’est pas réservée aux enfants et aux gens bizarres

La première piste sur laquelle j’ai envie de t’emmener pour retrouver de la magie dans ton couple, c’est de la remettre à sa juste place dans ta vie. Dans nos sociétés, dans la manière dont nous fonctionnons aujourd’hui, tout ce qui est de l’ordre de la magie est réservé aux enfants. J’évoque là l’émerveillement, l’éblouissement, ce que j’appelle, moi, les vibrations émotionnelles fortes. Il s’agit de ces moments où nous sommes très heureux ou très tristes. Le fait de vivre intensément nos émotions est assimilé à l’univers des enfants. Aujourd’hui, dans l’éducation positive, on appelle cela des « tempêtes émotionnelles », autrefois, on appelait cela plutôt des « caprices ». Cela correspond, par exemple, à cet enfant très en colère qui va se rouler par terre et hurler. Il réagit ainsi parce que sa tristesse passe par son corps. Tout comme un enfant heureux sera très joyeux et l’exprimera avec son corps, en sautant sur place ou en trépignant. 

Ça me rappelle un spécialiste, que j’avais vu à la télé, qui parlait d’hypersensibilité. Il expliquait qu’il reçoit beaucoup de parents qui pensent que leur enfant est hypersensible, alors que dans la majorité des cas : c’est juste un enfant. Bien sûr, il existe effectivement des enfants hypersensibles, ainsi que des adultes hypersensibles. Mais ça ne représente pas la majorité des gens. Cependant, dans notre société nous ne sommes tellement pas habitués aux émotions intenses qu’en tant qu’adultes, nous les trouvons disproportionnées. Les joies spontanées et plaisirs intenses du quotidien que vivent les enfants nous paraissent excessifs. Hurler de joie, avoir un fou rire, sauter sur place d’excitation, etc. : cela nous semble être des réactions d’enfants, parce que cela tient d’un émotionnel vibrant, intense, puissant, fort. 

Notre société attribue ces vibrations émotionnelles fortes, où le cœur palpite, soit aux enfants, soit aux adultes un peu… bizarres, ceux dont on se dit : « Mais qu’est-ce qu’il lui arrive à lui ? Pourquoi il s’excite comme ça ? C’est quoi son problème ? » Dans la grande masse, les adultes expriment leurs émotions plutôt à petite dose, de façon contrôlée : « Hé, détends-toi, ne t’emballe pas. » Notre société nous apprend que, lorsque nous devenons adultes, nous n’avons plus besoin, de ces émotions. À 18 ans, et même avant, ça y est, tu n’as plus besoin de magie.

Grâce à mon expérience personnelle et à ma pratique de thérapeute de couple, plus le temps passe et plus je me rends compte que non, ce n’est pas vrai. La magie, l’incroyable, l’extraordinaire, ça concerne aussi les adultes. Ce n’est pas un « truc d’enfants », qui s’arrête quand on grandit. L’émerveillement, le fait de vibrer, la capacité à apporter de l’incroyable dans son quotidien, c’est humain, ce n’est pas réservé aux adultes, ni aux enfants. D’ailleurs, on entend souvent des discours tels que « réveille l’enfant qui est toi ». Cela montre bien, d’une part, que nous estimons, en tant qu’adultes, que nous n’en avons plus besoin et que cela ne nous concerne plus, voire n’existe plus en l’adulte que nous sommes. D’autre part, cela montre que nous assimilons ça à des histoires d’enfants. « C’est le petit-enfant qui est en toi et qui a besoin de s’exprimer… » Non ! Non, le fait de vouloir ressentir, vivre et expérimentez de l’incroyable, de la magie, de l’extraordinaire : c’est aussi pour les adultes. C’est commun à tous les êtres humains, au sens large, enfants et adultes. Mais les adultes ont progressivement été coupés de ces sensations-là. 

Outre les enfants et les gens « bizarres », il y a une troisième catégorie de personnes qui vivent dans la magie, moins évidente à déceler. Grâce à mon cheminement personnel et aux accompagnements que je réalise, j’ai croisé beaucoup de femmes qui associent cette magie, ce « waouh », cette façon passionnelle de vivre à du dangereux. Notamment, en matière de couple, à des hommes « dangereux », pas très fréquentables, qui souvent, sont des hommes qui s’affranchissent du cadre de la société. Ils sont perçus comme dangereux parce qu’ils sortent de ce cadre qui demandent que les adultes soient sérieux, fassent preuve de rigueur, etc. Parfois, ces hommes qui s’affranchissent du sérieux que la société nous demande en tant qu’adultes, s’affranchissent également de tous les autres cadres, si bien que ça peut donner des hommes peu respectueux, un peu « bad-boys », un peu « délinquants ». L’homme et la femme plus « classiques » sont, eux, dans le sérieux, dans le carré, dans le cadré. 

Le premier pas vers plus de vibrations émotionnelles fortes dans ta vie, selon moi, c’est de prendre conscience de cela. 

2. La magie dans le couple, c’est colorer une relation grise 

Recentrons-nous maintenant sur la place de cette magie dans le couple ! Dans ma pratique de thérapeute, j’ai souvent observé des conjoints qui s’éloignent avec le temps, parce que leur relation est composée de routines et de contraintes, parce qu’ils vivent de façon pratique, efficace… Cette façon de vivre, c’est « gris », tu vois ce que je veux dire ? C’est plat, terne. Ce n’est pas palpitant. À mon sens, les êtres humains au sens large, y compris les couples, ne se sentent pas complètement eux-mêmes dans ce gris. Ils leur manquent quelque chose, parce qu’ils ont envie de paillettes, de couleurs. Ils ont envie que ça vibre ! Ce gris, dans lequel ils vivent, entraîne un mal-être sur lequel ils n’arrivent pas à mettre de mots. Ils me disent « Oui on est amoureux, oui ça va bien entre nous… », et je suis sûre que c’est le cas ! Mais je sens ce plat, ce gris, cette absence de vibration… Je ne me sens pas transportée par leur histoire. Alors, de façon classique, on va dire que « ça manque de passion ». Mais ce n’est pas juste une histoire de passion, c’est que ça manque de magie, de wouah, d’incroyable. Les gens ne veulent pas vivre du gris, ils veulent vivre de l’extraordinaire. Or, souvent, nous sommes déconnectés de soi et nous ne nous autorisons pas à ressentir cette magie, parce que c’est relégué aux enfants et aux gens « bizarres ». 

Peut-être qu’il n’y a pas (assez) de paillettes, de couleurs, de vibrations dans ta vie, parce que tu es partiellement déconnectée de toi-même. Tu ne t’autorises pas à le vivre, et encore moins à reconnaître que c’est ce que tu recherches. Et… tu ne sais plus comment faire. Les adultes de notre société ne savent plus comment créer cette magie dont ils ressentent le besoin. Les personnes que j’accompagne me le disent souvent, qu’en effet c’est gris… mais qu’elles ne savent pas comment faire autrement. « Comment tu veux que je fasse Lucie ? Je ne suis plus une gamine ! »

Peut-être que, comme d’autres personnes que j’ai accompagnées, tu as cherché des idées, des pistes sur Pinterest, sur Instagram, sur Internet, auprès d’autres personnes qui t’inspiraient. Il y a en a, des gens comme ça ! Regarde autour de toi, regarde sur Instagram, tu en verras des gens qui t’expliquent qu’ils ont de la magie au quotidien, qu’ils ont des paillettes dans les yeux, qu’ils ont une vie incroyable, etc. Si tu as croisé quelqu’un qui vit ainsi, tu as peut-être essayé de t’en inspirer. Tu t’es dit « wouah ! » et tu as essayé de faire un peu les mêmes choses qu’eux, pour ressentir ce qu’ils ressentent. Sauf que… ce qu’ils font, eux, c’est ce qui leur convient, à eux. Si bien que souvent, tu as testé des astuces, piquées à droite et à gauche, mais les effets furent éphémères, parce que ce que tu as mis en place n’était pas enraciné en toi. Ce n’était pas enraciné en toi, parce que ça ne partait pas de toi. 

Je vois souvent cela, avec ces couples qui viennent me voir en me disant : « Nous sommes à bout Lucie, nous avons essayé plein de trucs ! Nous avons lu des bouquins, nous avons testé plein d’astuces, mais ça ne fonctionne pas… Ou alors ça tient 3 semaines. Pour nous, ça ne marche pas. » Ces couples sont en proie à un sentiment d’échec. Ces personnes, peut-être comme toi, se retrouvent à penser que, en somme, « la magie, ce n’est pas pour nous, ce n’est pas pour moi », que le couple extraordinaire, plein de paillettes, ce n’est pas pour eux. Alors que, ce n’est pas que ton couple n’est pas fait pour la magie, mais que tu ne cherches pas à la faire partir de toi. Tu essaies de trouver à l’extérieur des choses qui te feront vibrer, alors que pour que ça te fasse vibrer toi, il faut que ça parte de toi. Ton problème, comme beaucoup de gens, est peut-être que tu ne te reconnais pas cette capacité. À mon sens, si tu souhaites mettre de la magie dans ton couple, une des premières choses à faire, c’est de t’autoriser à reconnaître que c’est ça que tu veux. Autorise-toi à dire que tu veux un couple avec de l’intensité, avec des fous rires, avec des vibrations émotionnelles fortes. Tu veux de la magie, tu veux de l’émerveillement ? N’ai pas peur de le dire !   

3. L’attente du prince charmant engendre une dépendance à l’autre

Le troisième point qui peut t’empêcher de mettre de la magie dans ton couple, c’est l’attente du prince charmant. Aujourd’hui, on ne parle plus vraiment de « prince charmant », non non. Mais quand même, beaucoup de personnes attendent que l’extérieur leur apporte de la magie. Nous sommes tellement déconnectés de nous-mêmes que nous n’imaginons même pas qu’elle puisse venir de l’intérieur. À mon sens, comme je l’ai dit, cela vient en grande partie de la société. C’est acquis, par la société, que le bonheur et la magie viennent des autres. Elle est très répandue, cette croyance populaire qui veut que ce sont les autres qui vont te permettre de te sentir bien ou pas bien. Ça marche pour toutes les émotions : que ce soit la tristesse ou la joie, tu as peut-être, toi aussi, cette idée qu’il n’y a que les actions des autres qui peuvent venir générer des sentiments chez toi. Tu penses que tu ne ressens de la tristesse ou de la joie que par répercussions des actions et réactions des autres. Je le vois très bien avec les couples et les femmes que j’accompagne, lorsqu’on me confie des phrases qui signifient : 

  • « Je suis joyeuse parce qu’il pense à moi. » 
  • « Je suis joyeuse parce qu’il m’a dit qu’il m’aime. »
  • « Il m’a envoyé un message, alors je me sens aimée. »

Là, les actions de l’autre viennent imprégner ce que tu vis. À l’inverse, j’entends aussi parfois : « Il n’a pas fait ce que je veux, il ne correspond pas à mes attentes, donc je ne me sens pas bien. » Ce sont donc les autres qui sont complètement à l’origine de tes ressentis, parce que tu es déconnectée de toi-même. 

Beaucoup de couples que j’accompagne sont dans de ce type de relations de dépendance. Ils sont en réactions à l’autre : « il n’est pas comme ci, il n’est pas comme ça ». Les actions de l’autre impactent comment tu te sens. Au lieu de chercher comment toi tu te sens heureuse, tu n’es que réactions par rapport à ce conjoint qui ne correspond pas à ce que tu veux.  Cela crée une relation de dépendance à l’autre, puisqu’alors tu es dépendante de l’autre pour te sentir bien. Je retrouve beaucoup ce fonctionnement dans les couples qui viennent jusqu’à moi pour des problèmes de communication, qui peuvent être dans les deux sens : 

  • « Je n’arrive pas à exprimer ce que je suis à l’intérieur. »
  • « Je n’arrive pas à entendre l’autre. » 

Le deuxième conseil que je te donne, c’est donc de rechercher le bonheur en partant de toi, et non en partant des autres ! Voyons cela plus en détails. 

4. Le meilleur moyen de trouver le bonheur est de le chercher en toi

Tu as donc compris que si tu as la sensation que ta vie est grise et que tu ressens le besoin d’y distiller de la magie, c’est que tu as perdu ton lien avec toi-même, et ça, ça me parle, parce que c’est précisément l’objet de mon travail. Les personnes qui ont des problèmes de couple, ce ne sont pas personnes qui ont des problèmes de couple : ce sont des personnes qui cherchent à être heureuse, ce sont des personnes qui veulent aller mieux. Les métiers d’accompagnement sont des portes d’entrée vers ce chemin du bonheur. Le couple, c’est une autre porte d’entrée. Je caricature un peu, ça fait un peu cucu-mignon comme discours, mais c’est ça la vérité. Pour ces personnes qui cherchent le bonheur, le couple peut être une porte d’entrée vers le travail qui les y mènera. Si tu cherches à prendre soin de ton couple, par exemple en « ravivant la flamme » parce que tu sens ta relation amoureuse comme un peu grise, tu rechercheras à te faire accompagner pour te sentir plus heureuse, en couple, mais aussi de manière générale. 

Une autre porte d’entrée peut être la relation avec les enfants. Il y a des familles qui explosent à cause des relations parents-enfants. Ces parents désemparés ressentent alors le besoin d’un accompagnement pour travailler leur relation avec leurs enfants. D’autres vont se faire accompagner dans leur sphère professionnelle, parce que rien ne va plus au boulot. À travers ces accompagnements, ces personnes travaillent sur elles-mêmes, sur leurs besoins, et, in fine, elles cherchent à apprendre comment se rendre heureuse.  

En tant que thérapeute de couple, je fais le même travail avec les personnes que j’accompagne. Bien sûr, si tu me contactes, nous allons parler de couple. Mais nous parlerons aussi de toi, parce que, selon moi, ta demande est une manifestation comme une autre de ta recherche du bonheur. Ce bonheur, je l’englobe aussi dans la magie, parce que pour être heureuse, tu as besoin de sortir du gris et de trouver ces sensations et ses couleurs qui te manquent. 

Bien entendu, le travail à effectuer n’est pas le même pour tous. Certains couples, certaines personnes sont dans le gris foncé. Pour elles, ce n’est pas seulement que c’est plat, c’est que c’est vraiment compliqué. D’autres ne sont pas dans un gris foncé-noir, mais plutôt dans un état d’esprit « pas terrible, un peu mou du genoux ». Elles ont juste envie d’expériences plus hautes, de mettre plus de couleurs dans leur couple. À titre personnel, je trouve ça très beau, de choisir ainsi de prendre soin du lien à l’autre. C’est cela un couple, c’est la connexion avec l’autre, c’est ce que deux personnes créent ensemble. J’aime bien cette phrase, que l’on entend parfois, qui dit que : « Un couple, ce n’est pas 1 + 1 = 2, mais 1 + 1 = 3 ». Car, certes, dans un couple il y a les deux partenaires qui le composent, mais il y a aussi ce qu’elles créent ensemble. Je trouve ça beau, de dire : « Ma recherche du bonheur, j’ai envie de la faire avec toi et de la faire à travers ce qu’on a créé. » 

Une grande partie de mon travail, c’est cela : permettent aux couples ou aux femmes seules, de venir puiser à l’intérieur d’eux-mêmes pour comprendre où ils en sont par rapport à leur lien avec eux-mêmes et de leur recherche de leur propre bonheur. 

Si tu viens vers moi pour ton couple, ou vers les métiers d’accompagnement en général, c’est que tu as envie de te libérer de ce qui entrave ton accès à ce bonheur que tu as envie de vivre. Tu as envie de plus que ce que tu vis en ce moment. Ce plus, c’est ce que j’appelle « la magie ». Il faut s’autoriser à le dire : tu veux mettre de la magie dans ton couple, tu veux mettre de la magie dans ta vie ! Tu en as bien le droit, parce que tu es un être humain. Comme les enfants, tu as le droit du même niveau de vibrations émotionnelles dans ta vie. Tu as envie que ton cœur palpite, tu as envie de te laisser transporter, tu as envie de te dire « waouh » au quotidien. Ta vie n’est pas que contraintes et routines et c’est normal. Voilà mon message du jour ! J’avais envie de libérer cette envie de magie dans le couple. Si tu te sens un peu perdue et que tu ne sais pas comment faire, parce que c’est compliqué, tu peux me contacter sur mon site ou sur Instagram. Si cet article te parle, si ça résonne chez toi, cette idée de magie, de mettre plus de couleurs dans ta relation de couple : je serais très curieuse d’avoir ton retour ! 

Couple à distance, comment gérer ? Mes 4 conseils

Dans cet article, on va parler des relations à distance, car, en tant que thérapeute de couple, je trouve que c’est une thématique intéressante. Je pense qu’elle concerne du monde, et même encore plus de monde qu’avant, en cette période de crise sanitaire. Des amoureux n’habitant pas ensemble mais qui n’avaient pas l’impression d’être un couple à distance parce qu’ils se voyaient très régulièrement, se sentent peut-être concernés aujourd’hui. Je pense que cette thématique touche à la fois des couples qui fonctionnent ainsi, mais aussi des partenaires qui se voient plusieurs fois par semaine mais n’habitent pas (encore) ensemble, peut-être simplement dans la même ville, et dont la relation amoureuse se retrouve impactée par les couvre-feu et confinements. Couple à distance, comment gérer ? Quelles que soient les raisons qui t’ont amenée à te poser cette question, tu es au bon endroit : je te propose 4 conseils pour prendre soin de ton couple dans cette situation particulière. 

1. Prendre conscience que ce n’est ni anormal ni un obstacle vers un engagement réel 

J’ai envie de commencer par une parole rassurante. Il y a quelques années, quelques décennies, être un couple à distance, c’était quelque chose d’hors-norme, de très rare, de très occasionnel, de presque bizarre, de presque « pas normal ». Mais aujourd’hui, nous entrons dans une autre ère, une autre dynamique. Ces relations sont de plus en plus assumées. Les injonctions sociales qui veulent que « un couple, c’est composé de deux personnes qui vivent ensemble » me semblent dépassées. Je trouve que de plus en plus de couples osent, affirment et se trouvent très heureux de fonctionner autrement. Du coup, j’ai envie de te rassurer si tu rencontres un partenaire qui a cette envie-là, mais que tu ressens des doutes et des appréhensions : ce n’est pas forcément négatif. L’idée qu’habiter ensemble est une forme d’engagement est une vision que l’on croise souvent. La conséquence, c’est le fait de présupposer que si l’autre n’a pas envie de vivre avec toi, c’est qu’il n’a pas envie de s’engager. Ce n’est pas forcément le cas ! Je pense que ces deux notions ne sont pas corrélées et je suis contente que l’on commence à déconstruire cette idée. Il y a des couples qui ne vivent pas ensemble mais qui, pour autant, n’ont aucun problème d’engagement. À l’inverse, il y a aussi des partenaires qui vivent sous le même toit et pour lesquels, pourtant, l’engagement n’est pas réellement là… 

Couple à distance, comment gérer ? Voilà le premier de mes conseils : 

  • Comprendre que ce n’est pas anormal, et que c’est même de plus en plus répandu. 
  • Garder en tête que non, habiter ensemble et être engagé dans sa relation, ce n’est pas forcément corrélé. 

Néanmoins, les couples à distance ont des spécificités et rencontrent des difficultés propres, sur lesquelles j’ai envie que nous échangions. Poursuivons donc avec mon second conseil pour prendre soin de ton couple à distance.    

2. Adopter une communication appropriée

Tu le sais sans doute déjà : la communication, c’est un basique dans le couple. Les couples à distance, et plus généralement tous les couples qui ne vivent pas sous le même toit, peuvent avoir une communication différente, parce qu’ils n’ont pas accès à toutes les opportunités de communication des amoureux qui habitent ensemble.  

Pour rappel, quels sont les différents canaux de communication en amour ? 

Communiquer avec l’autre, ça passe par de multiples canaux ! Se parler, c’est un canal, un parmi pleins d’autres. Se voir en est un autre, qui passe par toutes ces « petites choses » que l’on perçoit de l’autre. Tu sais, il s’agit par exemple de ces soirs où, comme dans beaucoup de couples, quand ton partenaire rentre du travail, tu vois tout de suite qu’il est énervé, heureux, déçu ou que la journée fut compliquée. Bref, tu « lis » sur l’autre, sur sa posture, sur ses mouvements. Ça aussi, c’est une forme de communication. Il y a encore d’autres canaux, comme l’écrit par exemple. Il y a tout un tas de possibilités d’être en relation et de communiquer avec l’autre. 

Quand on est à distance et qu’il n’y a pas le visuel au quotidien : c’est différent. Dans cette notion de visuel, j’inclus ce qu’elle a de temporel : ce que l’on voit d’une personne, de 19 h quand elle rentre du travail, jusqu’au coucher, tous les jours de toute la semaine, est différent de ce que l’on voit en une semaine complète, une fois tous les 6 mois. Ainsi, forcément, la relation que l’on construit avec l’autre, la définition, le fonctionnement et les bases du couple ne sont pas les mêmes. Du coup, à mon sens, il est intéressant, pour un couple à distance, de mettre dès le début le focus sur la question de la communication : « OK, nous elle est comment, notre communication de couple ? » 

Quelles règles pour votre communication de couple à vous ? 

Pour répondre à cette question, je te conseille de réellement te pencher sur le sujet avec ton partenaire. « Quelles sont nos règles à nous ? Que voulons-nous mettre en place ? Quel fonctionnement souhaite-t-on adopter ? » C’est un réel travail, y compris un réel travail personnel, car cela passe par des questions telles que : « Qu’est-ce qui est important pour moi ? » L’idée, pour un couple à distance notamment, c’est de vraiment se demander « que pouvons-nous mettre en place pour rester en lien ? » Un couple, c’est l’amour, mais aussi le lien, la connexion entre les deux partenaires. Des amoureux qui vivent à distance doivent donc se demander comme créer et entretenir de la connexion entre eux, sans avoir régulièrement de présence physique, en continue pendant plusieurs heures. 

Cela peut, par exemple, passer par l’écrit. Certains couples fonctionnent ainsi et s’envoient beaucoup de messages ou de lettres. D’autres couples fonctionnent plus avec le verbal, en s’appelant au quotidien afin de beaucoup se parler et de mettre en mots leurs émotions. Ainsi, ce que d’autres décèlent par le visuel quand le partenaire rentre du travail, un couple à distance pourra le mettre en mots. Vous verrez – ou vous l’expérimentez déjà – vous développerez de nouvelles compétences. Je me souviens d’un couple qui, même sans se voir, décelaient des signes dans la tonalité de l’autre, dans la manière dont il parlait. Même sans se voir, simplement en étant au téléphone, on peut déceler des choses, même si c’est souvent déstabilisant parce qu’on est généralement plus à l’aise, plus affûté, plus sûr de nous, avec ce que l’on voit. 

Prenons un exemple et imaginons que tu « sentes » qu’il n’est pas content. Il ne te le dit pas, mais tu sens qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Tu vas accorder du crédit à cela parce que tu le « vois ». Alors qu’au téléphone, ou par mail, tu vas être moins à l’aise avec cette impression. J’ai déjà eu des échanges avec des femmes qui avaient l’impression qu’il se passait « quelque chose », mais qui avait du mal à mettre le doigt dessus. On fait naturellement plus confiance à ce que l’on perçoit visuellement qu’à ce que l’on perçoit au téléphone par exemple. À mon sens, il s’agit là de compétences à acquérir. Je pense qu’il faut faire confiance à ton ressenti : si tu as l’impression qu’il se passe quelque chose, même si ce ressenti fait suite à un échange « seulement » écrit ou oral, alors exprime-le, verbalise-le. Quelle que soit l’origine de ton ressenti : ce qui important, c’est de passer du ressenti à la verbalisation. Je le conseille aussi lorsqu’on habite ensemble, bien sûr ! Mais lorsqu’on habite ensemble, la fenêtre des possibilités est plus grande. Si, quand ton conjoint rentre à 19 h tu as l’impression que ça ne va, tu n’oseras peut-être pas échanger là-dessus tout de suite, mais ton impression sera là. À 23 h, ton conjoint sera toujours là, et si, de 19 h à 23 h, ton impression était présente en continue, il est probable que tu t’autorises à en parler. Alors que si vous vous êtes parlés au téléphone, que tu as eu l’impression que ça n’allait pas, puis qu’à 19 h vous avez raccroché, alors de 19 h à 23 h, tu n’auras plus rien pour venir confirmer ou infirmer ton ressenti. Tu n’auras pas de marge de manœuvre pour entrer en relation avec l’autre sur ce sujet. Ça, ça peut être déstabilisant. C’est pour cela que, pour des couples à distance, qui n’ont pas la possibilité d’être régulièrement en contact avec l’autre pendant plusieurs heures, c’est d’autant plus important d’apporter du verbal, ou de l’écrit, sur son ressenti. 

Quelle communication à distance pour la gestion des disputes de couple ? 

Et oui, quand on traite de canaux de communication, il ne faut pas oublier pas la gestion des conflits ! Pour désamorcer un désaccord, des couples qui habitent ensemble peuvent utiliser le tactile ou se concentrer, chacun de leur côté sur une autre activité, par exemple. Les couples à distance n’ont pas ces possibilités-là. Ils devront souvent utiliser le verbal ou l’écrit. C’est pour cela aussi que c’est important à mon sens de valoriser, en amont, les canaux de communication que vous souhaitez utiliser et de fixer des règles. Essayez de répondre concrètement, avant l’apparition des problèmes, à des questions telles que : 

  • Qu’est-ce que je fais si je sens que tu n’es pas bien ? 
  • Qu’est-ce que je fais si j’ai besoin de réponses ? 
  • Qu’est-ce qu’on fait si on est en désaccord ? 

Plus tu seras au clair avec ces questions, plus tu auras pris l’habitude de communiquer selon le fonctionnement que vous aurez choisi ensemble, et plus les conflits pourront être désamorcés rapidement et facilement malgré la distance. 

3. Réaliser des activités en amoureux pour prendre soin de son couple, même à distance

Couple à distance, comment gérer ? Le troisième conseil que j’ai envie de te donner à ce sujet, c’est de ne pas laisser cette distance vous empêcher de partager des moments à deux. 

Des activités de la vie quotidienne

J’ai croisé un couple qui ne se réunissait que certains week-ends. Ils ne se voyaient pas la semaine, car ils n’habitaient pas dans la même ville. Ce qu’ils avaient mis en place, pour prendre soin de leur couple et de la connexion entre eux deux, c’était, tous les soirs ou presque, d’allumer la webcam et de cuisiner ensemble. D’ailleurs, si cela était possible, il cuisinait le même repas, en suivant la même recette. Ensuite, bien évidemment, ils mangeaient ensemble. Au début, ils trouvaient cela un peu bizarre, de se retrouver tous les deux, devant leur assiette, à se regarder en train de manger à travers l’écran… Petit à petit, la gêne est passée. C’est devenu OK, c’est devenu normal. C’était leur rendez-vous : ils cuisinaient ensemble, chacun dans leur appartement, en discutant, en se racontant leur journée, en rigolant. Au bout d’un moment, ils oubliaient la distance et la webcam et avaient presque l’impression que l’autre était là. 

Je pense que la clé est là, pour garder du lien en vivant à distance : créer des moments de partage. Ils avaient également pris l’habitude de s’endormir ensemble. Ils se disaient bonne nuit et s’endormaient avec le téléphone allumé. Ce sont des moments comme cela, que je trouve très intéressant de partager pour des couples à distance. Pouvoir se dire « Je fais quelque chose en même temps que toi, avec toi. Je reste connecté avec toi, la distance nous sépare mais je suis là, je m’endors et tu vis la même chose que moi ». Je trouve ça très puissant, tout comme le fait de cuisiner ensemble. Encore une fois : cela permet de se connecter. C’est la clé d’un couple, que vous soyez à distance ou pas. Il faut que ça connecte ! À distance, il faut peut-être mettre encore plus de conscience dans vos moments de connexion. Des partenaires qui vivent ensemble vont sans doute partager certains moments de façon plus spontanée, plus naturelle. Un couple à distance au contraire, devra y mettre plus de création, plus de pensées, plus de conscience. 

Des activités occasionnelles si vous avez besoin d’indépendance 

Pour terminer sur ce troisième conseil, je vais faire un aparté sur les couples qui ont choisi de ne pas vivre ensemble, qui ont choisi d’être à distance, qui ont choisi d’être plus autonome. Je vous parlais de ce couple qui avait mis en place des moments pour se connecter en cuisinant, comme pour compenser le fait de ne pas être tout le temps ensemble. Cependant, il y aussi des couples dont le modèle, c’est justement d’être moins connecté, dont les partenaires ont un grand besoin d’indépendance. Ces couples, par conséquent, ne sont pas dans cette recherche de « Mince, qu’est-ce qu’on peut faire pour se connecter ? » Si c’est ton cas, que tu m’écoutes et que tu n’es pas emballée par l’idée de passer toutes tes soirées à cuisiner avec l’autre, ou que ça te semble oppressant de t’endormir au téléphone : c’est complètement OK. Votre couple à distance n’est pas forcément moins bien, plus difficile ou « raté » si vous n’avez pas ces démarches-là. Ton couple est peut-être naturellement plus libre, vous êtes peut-être naturellement plus indépendants. Tu as peut-être envie d’être en relation avec l’autre à ta guise et moins intensément que dans un couple qui vit sous le même toit. Si vous avez fait le choix de ne pas vivre ensemble, justement parce que vous recherchez cette intensité moindre : c’est complètement OK ! Dans ce cas, vous pouvez tout aussi bien décider de réaliser des activités tous les deux de façon occasionnelle, quand l’un ou l’autre en ressent le besoin. Réaliser des activités en amoureux pour prendre soin de son couple, ce n’est pas nécessairement quotidien !

4. Valoriser son couple différent

Le dernier conseil que j’ai envie de te donner, c’est d’avoir une autre vision que celle qui se concentre seulement sur le fait que « c’est compliqué ». « Comment on peut faire ? », « C’est compliqué pour nous », « Nous n’avons pas de chance… » : que ce soit pour les couples à distance ou pour les partenaires qui n’habitent pas loin l’un de l’autre mais sont empêchés durant cette période de confinement (ou pour une autre raison), cette vision des choses pessimiste n’est pas bénéfique.  

J’aime bien rappeler que, lorsque tu es coincée dans une situation qui ne te convient pas, il me semble plus intéressant de chercher à valoriser ce que tu vis, plutôt que de t’en plaindre. Si tu restes dans un état d’esprit pleins de : « ça ne me convient pas », « ça ne me correspond pas », « je veux autre chose », etc., alors que tu ne peux pas changer la situation, tu es dans une impasse : tu t’en plains, car tu ne peux pas changer, donc tu t’en plains, alors que tu ne peux pas changer… Tu te retrouves tel un hamster tournant dans sa route et au final, il ne se passe pas grand-chose. Ça me semble donc intéressant de te dire plutôt : « OK, je ne peux pas modifier la situation… Et si je créais autre chose que de la plainte ? Et si je valorisais la situation ? » Être un couple à distance, oui c’est différent, oui c’est une spécificité. Non, ce n’est pas ce que tu souhaitais, mais quel est le positif là-dedans ? Qu’est-ce tu pourrais avoir envie de valoriser ? Qu’est-ce que vous avez réussi, tous les deux, à créer, à mettre en place, qui fait que votre couple est beau et fort bien que différent ? Par exemple, l’histoire de ce couple qui cuisinait ensemble, je la trouve hyper sympa ! Moi, j’habite avec mon partenaire et c’est très rare que nous cuisinions ensemble. Cette expérience de vie qu’ils ont réussi à mettre en place, de cuisiner et de déguster la même chose alors qu’ils vivent séparément, je trouve ça extraordinaire ! L’intensité émotionnelle qu’ils vivent lors de ces moments, de nombreux couples peuvent leur envier ! Peut-être que certains aspects de cette vie de couple à distance ne te conviennent pas, mais il y en a sans doute aussi qui sont intéressants et qui méritent que tu en sois consciente. « Couple à distance, comment gérer ? » c’est une véritable question à se poser, non pas dans une optique d’éviter d’amener sa relation amoureuse dans le mur, mais pour conscientiser toutes les possibilités de création qu’elle implique. 

En tant que couple à distance, vous avez travaillé cette différence. Vous avez pensé, ajusté votre fonctionnement, pour en faire quelque chose qui vous ressemble. Combien de couples traditionnels vivent ensemble sans se poser les questions auxquelles vous avez dû répondre ? Combien de couples traditionnels vivent ensemble sans même se demander si leur fonctionnement est celui qui leur correspond le mieux ? Vous, en conscientisant votre situation, que celle-ci soit un choix ou non, vous vous ouvrez des portes. Vous façonnez votre relation comme VOUS en avez vraiment envie. Je trouve très intéressant et gratifiant de mettre cela en avant ! Non pas avec des « nous, c’est compliqué », mais avec des « nous, c’est différent, mais nous en avons fait une histoire à notre image ». 

Couple à distance, comment gérer ? | En bref 

En résumé : couple à distance, comment gérer ? Voilà les 4 conseils que j’ai envie de te proposer en réponse : 

  • Relativise, car tu n’es pas la seule dans ce cas et si, en effet, ça peut compliquer les choses, ce n’est pas fatalement synonyme d’échec. 
  • Adapte la communication de ton couple, avec l’aide de ton partenaire, en discutant dès le début des canaux les plus appropriés pour vous et en persévérant même si ça vous semble étrange au début.
  • Faites des activités ensemble ou restez connectés, même à distance, même si ce sont des activités anodines, du quotidien.
  • Valorise cette différence pour en tirer le bénéfique, car il y en a forcément, comme pour toute expérience de vie.  

J’espère que cet article aura fait du bien à tous les couples concernés ! Si tu souhaites que je traite à nouveau cette thématique pour t’aider à prendre soin de ton couple à distance, n’hésite pas à échanger avec moi sur mon site internet ou mon compte Instagram ! De même, si tu as des astuces ou une expérience à partager : je suis toujours heureuse de les découvrir !

Pourquoi je n’arrive pas à le quitter ? | 4 réponses à méditer

Dans cet article, on va discuter de rupture amoureuse, parce que c’est un sujet qui parle à beaucoup de monde et que je trouve hyper intéressant ! C’est une décision difficile, de quitter son partenaire. Lors de mes thérapies de couple, j’entends beaucoup de doutes, que tu ressens peut-être toi aussi. « Alors que je ne me sens pas bien, alors que je ne me sens plus amoureuse, je n’arrive pas à romprePourquoi je n’arrive pas à le quitter ? » Je te propose 4 réponses, qui peuvent correspondre à ta situation, dans cette période entre le moment où tu te rends compte que ça ne va pas dans ton couple, et celui de ta prise de décision ou de ta mise en action. C’est une période souvent longue et compliquée, avec laquelle on a du mal à se dépatouiller, sur laquelle on ne met pas suffisamment de mots. Avec cet article, en tant que thérapeute de couple, j’ai envie de t’apporter de la bienveillance dans ce que tu traverses.

1. Ta rupture amoureuse n’implique pas seulement de quitter l’autre

Pourquoi je n’arrive pas à le quitter ? Pourquoi est-ce si compliqué de partir ? La première réponse que j’ai envie d’apporter, c’est que c’est dur parce qu’il ne s’agit pas « juste » de partir. Il y a aussi une notion de deuil, et j’ai envie qu’on s’en parle, parce que c’est important. Quand tu quittes quelqu’un, c’est aussi à une partie de toi que tu renonces. Tu renonces à celle que tu es, à celle que tu étais avec l’autre. Ce n’est pas évident, de laisser aller cette partie de soi, parce que cette femme que tu étais avec l’autre est unique. Je crois vraiment qu’il y a une partie de nous qui est « nous » de manière intrinsèque, quelles que soient les personnes autour de nous, mais qu’il n’y a pas que ça. Je trouve que nous sommes aussi des personnes différentes, qui reflètent un peu, quelque part, l’environnement dans lequel nous nous trouvons. Les autres, autour de nous, mettent en avant certaines facettes de nous. Dans mes accompagnements, j’entends souvent des femmes qui me disent : « Je ne comprends pas, avec quelqu’un d’autre je suis complètement différente. » J’ai envie de répondre que non, pas forcément. C’est aussi toi, mais la personne en face met en avant, reflète, fait ressortir une autre partie de toi-même. Cela est vrai aussi dans le couple : avec la personne qu’on choisit, il y a cette alchimie particulière qui nous fait nous refléter plutôt comme ça ou plutôt comme ci. Cette partie de toi, cette alchimie-là, celle que tu es au travers de cette relation, c’est aussi son deuil à elle qu’il est important de faire, lors d’une rupture amoureuse. De plus, au fil des mois ou des ans, tu as pu te montrer un peu vulnérable, confier des doutes et des choses un peu compliquées de toi-même. Au final, tu as déposé une partie de toi auprès de cette personne, dans ce couple. C’est aussi une partie de ton histoire et c’est aussi à ça que tu renonces lors d’une séparation. Tant que vous êtes ensemble, ça continue d’être là et d’exister, mais quand tu le quittes, il faut dire au revoir à tout ça. 

Voilà ce que j’avais envie de rappeler pour commencer cet article. La séparation, ce n’est pas seulement faire un trait sur une histoire et passer à autre chose. Il y a des choses qui ne partent pas avec nous, il y a des choses qui s’éteignent avec la relation et ce n’est pas forcément facile de leur dire au revoir. 

2. Tu n’arrives pas à le quitter parce que tu vois ça comme un échec

Une deuxième raison qui fait que ça peut être compliqué de quitter quelqu’un, c’est que c’est vu comme un échec. Il y a une notion très présente de remise en question. Même si je le dis, et je ne suis pas la seule : je ne pense pas que ce soit un échec, que d’avoir une relation qui se termine. Mais il faut en parler, car c’est spontanément à ça qu’on pense. Toutes les femmes que je rencontre me le disent. Au début en tout cas, à la fin elles ont un autre discours, mais au début il s’agit vraiment de ça : « Je n’ai pas réussi quelque chose, je me suis investie, j’ai choisi cet homme, j’ai construit quelque chose avec lui, j’ai cru à notre histoire et je me suis trompée, je n’aurai pas dû, c’est un échec. » Ainsi, le fait d’officialiser la séparation, le fait de prendre une décision, c’est aussi mettre en avant cet échec. Si tu te demandes « Pourquoi je n’arrive pas à quitter l’autre ? », c’est peut-être parce que tu as l’impression qu’une rupture amoureuse est un échec. Dans ce cas, forcément, tu as un peu du mal à admettre cette séparation. Et une fois que tu l’as admise, l’officialiser, le dire à tout le monde, c’est encore une autre histoire. 

Derrière cette peur de l’échec, se cachent souvent beaucoup de doutes également et c’est aussi cela qui demande du temps et qui va faire qu’il s’agit vraiment d’un chemin. J’accompagne régulièrement des femmes qui sont dans le doute pendant des mois et des mois et des mois. Le fait de dire à l’oral, de dire à quelqu’un « j’ai pris ma décision », c’est déjà un peu l’officialiser. Quand toi-même tu es bourrée de doutes et d’incertitudes, alors c’est compliqué d’avoir une position officielle et affirmée. Quand t’es bancale, quand t’es dans les hésitations, c’est encore plus compliqué, de venir te mettre en avant et de mettre en avant ce que tu estimes être un échec. 

C’est aussi ça, qu’il y a parfois derrière les prises de décisions qui prennent du temps. C’est pour ça que je t’invite à travailler sur cette vision de l’échec, qui, soyons honnêtes, ne te mènera à rien, à part te faire culpabiliser, ralentir ta prise de décision, voire, parfois, rester malheureuse plus longtemps. J’entends parfois des femmes me dirent qu’elles sont restées des mois, parfois des années, alors qu’elles savaient que ce n’était plus ce qu’elles voulaient. Elles sont restées dans ce couple qui ne les rendaient plus heureuses, parce que c’était difficile de le dire et de l’officialiser. 

Si tu es déjà fragilisée, déjà fatiguée par ce que tu vis, alors, supporter, en plus, l’idée d’un échec et la remise en question de toi-même qui va de pair, c’est compliqué. « Qu’est-ce que j’ai raté ? Qu’est-ce que j’aurais dû faire autrement ? »… Je comprends que tu ne cours pas après ça et que ça prenne du temps !

3. Tu cherches à prendre LA bonne décision, au lieu de chercher ce que tu veux

Le troisième élément de réponse possible à ce « Pourquoi je n’arrive pas à le quitter ? » dont j’ai envie de te parler, c’est que les gens, et donc peut-être toi aussi, sont souvent à la recherche de LA bonne décision. Quand c’est difficile de prendre une décision, que ce soit une décision de séparation ou non, c’est souvent parce qu’on attend en espérant trouver LA bonne décision. Pourquoi ? Parce qu’on ne sait pas ce qu’on veut. Quand les personnes que j’accompagne me demandent : « Comment je sais que je devrais le quitter ? », je réponds qu’ « il n’y a que toi qui sait. » Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise décision, il n’y a pas de « il faut » ni de « il ne faut pas ». La vie ne fonctionne pas comme ça et personne ne peut te donner de réponse magique. Ça part de toi, de ce que toi tu veux. Malheureusement, tu ne sais pas exactement ce que tu veux, n’est-ce pas ? Sinon, tu aurais déjà pris ta décision ! 😉 Comme tu es incapable de savoir ce que toi tu veux, à te centrer sur toi, alors tu réfléchis à ce qu’il faudrait faire. Partir à la recherche de ce « il faut » est, à mon sens, un leurre, parce qu’il n’y a aucune réponse universelle. Il n’y a pas de « il faut » dans des situations comme ça. Il n’y a aucune certitude. Tu n’es pas devin, je ne suis pas devin, personne ne l’est. Personne ne pourra te dire si le quitter est la bonne solution, ou si rester est la bonne solution. C’est l’avenir qui te le dira. J’ai même envie de dire que l’avenir lui-même est incertain, car parfois tu prendras une décision qui te semblera évidente… Et puis finalement, le temps passant, tu te finiras par voir les choses totalement différemment. Par exemple : tu le quittes, sans hésiter, parce que tu es très malheureuse. Puis il t’arrive des misères dans ta vie, tu te retrouves encore plus malheureuse et tu te dis que tu n’aurais « jamais dû le quitter ». Ou, à l’inverse, tu vas hésiter pendant des années à le quitter, finalement tu vas rompre, en ayant peur, et puis tu vas rencontrer quelqu’un d’autre et ce sera super. Là, tu te diras « Olala, pourquoi je ne l’ai pas quitté avant, ça a été la meilleure décision de ma vie, j’aurai dû le faire plus tôt ! » Comment pourrais-tu savoir cela, au moment où tu prends ta décision ? Tu ne peux pas le savoir, si bien que, bien souvent, ne sachant pas ce que sera l’avenir, tu essaies de détricoter le truc, de te faire des nœuds au cerveau, en réfléchissant à toi, aux enfants, à ce que vous avez vécu, etc. Bref, ça prend tout de suite des proportions énormes, parce que tu essais de prendre LA bonne décision. 

Si tu es aux prises avec ce type de fonctionnement, je t’invite à te centrer sur ce que toi tu veux, plutôt que sur la recherche de la bonne décision. Si tu ne sais pas ce que tu veux, c’est là-dessus qu’il te faut travailler. Travaille ta relation à toi, afin d’être capable de dire ce que tu veux maintenant et d’être suffisamment armée, d’avoir suffisamment confiance en toi pour pouvoir officialiser ce que toi tu souhaites. Cela, bien sûr, en ayant conscience que c’est ce que tu veux à un instant T, parce que tu connais les informations auxquelles tu as accès aujourd’hui. Je sais que ce n’est pas une mince affaire, mais selon moi c’est important ! 

4. Tu n’as pas terminé de faire le tour des possibilités

Enfin, la dernière notion que j’ai envie d’aborder avec toi – et sur laquelle je reviendrai sans doute dans un autre article 😉 – c’est l’idée de « fermer les portes et d’abaisser les barrières ».

Fermer les portes 

Je trouve qu’on ne communique pas assez là-dessus, sur ce travail qui consiste à « fermer les portes », qu’on retrouve dans les prises de décisions de manière générale et que j’observe énormément dans les couples que j’accompagne. Quand je parle de fermer les portes et d’abaisser les barrières, il s’agit, en résumé, de faire le tour des possibilités existantes. Peut-être que si tu n’arrives pas à prendre la décision de la rupture amoureuse, c’est parce qu’il reste des portes ouvertes : « et si je tentais ça… », « et s’il arrêtait ci… », « et si on essayait cela… ». Toutes ces portes sont des possibilités, à cause desquelles il est compliqué de prendre la décision de la rupture, parce qu’il y a pleins d’autres chemins qui existent. 

J’ai récemment expérimenté cela avec un couple que j’ai accompagné. Travailler sur leur couple avec un thérapeute, c’était une porte qui était encore ouverte. C’était compliqué, ils ne savaient plus où ils en étaient, ils pensaient à la séparation, mais ils avaient envie d’aller au bout de ce qu’il était possible de faire. Ils ont donc pris contact avec moi, pour fermer également la porte « travailler sur leur couple ». L’image que j’essaie de te faire passer, c’est vraiment celle d’un couloir, dans lequel tu fermes les portes progressivement : « ça on a essayé, ça on a essayé… ». À la fin, il n’en restera qu’une. Les femmes que j’accompagne me le disent souvent, qu’elles ont l’impression, pour l’instant, que la séparation n’a pas la seule option qu’elles ont. Elles éprouvent le besoin d’aller « fermer les portes », qui sont encore envisageables. Je suis OK avec ça, c’est normal, cela fait partie du chemin. Bien sûr, plus il y a du passé, plus il y a d’affection, plus il y a des éléments en jeux comme les enfants, la maison, etc., plus ça prendra du temps, de fermer toutes les portes, et surtout, plus tu ressentiras ce besoin de toutes les vérifier, une par une, avant de les fermer. 

Abaisser les barrières

Ça c’est pour les portes à fermer, mais j’ai aussi parlé de barrières à abaisser. Bien souvent, entre toi et la prise de décision, il y a de multiples barrières qui se dressent. Dans le cadre d’une séparation, ce sont notamment toutes les inquiétudes que tu peux avoir, de ne pas y arriver seule, de ne pas savoir gérer les démarches, de te retrouver célibataire, etc. Avec le temps, tu vas travailler sur toi et ton mental va apporter des solutions. Tu vas pouvoir abaisser les barrières et te rendre compte que tu peux gérer seule. Une fois cette inquiétude-là passée, d’autres viendront peut-être, par rapport à ta situation financière, au logement qu’il va falloir trouver, au déménagement, à ce qu’il va falloir racheter, etc. Ces barrières-là seront plus ou moins longues à abaisser, mais progressivement, ton mental va t’apporter des solutions. Je pourrais citer d’autres barrières courantes, comme le fait de te retrouver célibataire, voire mère célibataire, comme le fait, comme je le disais plus haut, de devoir officialiser et en parler à ta famille, tes amis, tes enfants, etc., la notion d’échec… Tout ça, ce sont des barrières qu’il va te falloir abaisser. Une barrière très fréquente et particulièrement compliquée est celle des enfants : « Ce n’est pas ce que je voulais pour mes enfants », « Je voulais une famille unie », « Je ne veux pas être mère célibataire », etc. Certaines mères ont elles-mêmes un parcours compliqué, une enfance difficile avec des parents séparés et elles sont pleines de peurs de faire vivre cela à leurs enfants, elles ont peur de reproduire des schémas familiaux. Mais là encore, si tel est ton cas : avec du temps, tu réussiras à abaisser cette barrière. 

Je pourrais continuer longtemps, à donner des exemples de portes à fermer et de barrières à abaisser. Ce que je veux que tu comprennes, c’est que, progressivement, tu feras ce chemin, jusqu’à la séparation… ou pas ! Parfois, la dernière porte est la bonne, la dernière tentative fonctionne et il n’y a pas de rupture ! Je vois parfois des couples qui me viennent me voir, pour lesquels une thérapie de couple est vraiment la dernière tentative, et pour lesquels ça fonctionne. Et c’est merveilleux ! D’autres fois, cela ne fonctionne pas, mais c’était nécessaire de prendre le temps de vraiment fermer cette porte, et c’est aussi une bonne démarche. Ce travail, de fermer les portes et d’abaisser les barrières, il peut prendre du temps, beaucoup de temps. Ça peut être quelques jours, quelques semaines ou plus, mais quoiqu’il en soit, je t’invite à être bienveillante avec toi-même pendant cette période et à prendre le temps dont tu as besoin. Et si jamais le quitter s’avère être la bonne solution, je te conseille cet article sur la rupture, pour t’aider à en faire une période enrichissante. 

J’espère que cet article t’aura aidée ! Si, malgré tout tu ressens le besoin d’être accompagnée dans cette période compliquée de ta vie, n’hésite pas à me contacter. Je suis également toujours preneuse de retour, que ce soit en commentaire du podcast, de l’article, sur Instagram ou par mail ! Prends soin de ton couple et de toi.   

Être attiré par quelqu’un alors qu’on est en couple

Dans cet article, on va parler du sujet délicat de l’attirance pour une autre personne que son partenaire. Le premier réflexe de beaucoup de femmes dans cette situation, c’est de se dire que si « je suis attirée par quelqu’un d’autre, c’est que quelque chose va mal dans mon couple ! » Moi, j’ai envie de déconstruire cette croyance avec toi. Elle entraîne de la culpabilité et des non-dits qui font d’une émotion naturelle quelque chose de compliqué à vivre, avec parfois des conséquences dramatiques. Fantasmer sur un autre homme, être attirée par quelqu’un alors qu’on est en couple et amoureuse, ce n’est pas forcément le signe qu’il y a un problème dans la relation. Mais je ne te blâme pas de te faire tous ces nœuds au cerveau, car cette réaction s’inscrit dans le modèle dominant de notre société, qui est le modèle exclusif. « Je te choisis, tu me choisis, je t’aimerai jusqu’à la fin de ma vie. Tant que je t’aimerai, je te resterai fidèle parce que je suis tellement amoureuse de toi, je suis tellement heureuse que je ne regarde pas les autres hommes. Je ne les vois même pas, parce que je n’en ai pas besoin, car tu es mon centre du monde. » J’exagère un peu, mais tu vois ce que je veux dire ? Selon moi, il s’agit bien d’un modèle et seulement d’un modèle. Je dirais même que c’est idéal, qui s’éloigne de la réalité de la grande majorité des couples. À vouloir se conformer à cet idéal, certaines personnes se briment douloureusement. C’est pour cela que j’ai envie qu’on en parle ! J’ai envie de te faire réfléchir et de bousculer ces croyances qui desservent plus qu’autre chose des personnes qui ont pourtant sincèrement envie de prendre soin de leur couple. Je te propose de passer en revue 3 questions que tu te poses sûrement si tu es attirée par quelqu’un alors que tu es en couple et que tu vis mal cette situation, pour démonter les idées reçues qui servent (trop) souvent de réponse.

1. Être attirée par quelqu’un alors que je suis en couple, est-ce le signe que ça ne va pas entre nous ? 

La première croyance que j’ai envie de dépoussiérer, c’est celle qui dit qu’être attiré par quelqu’un d’autre est le signe que ça ne va pas : « Ce n’est pas normal, si j’étais amoureuse comme il faut, je n’aurai pas ces pensées-là, donc c’est qu’il y a un problème chez moi ou dans mon couple. » Tu as peut-être aussi cette crainte de t’éloigner de ton partenaire en t’intéressant à quelqu’un d’autre. Si tu es dans cette situation, je t’invite à te questionner réellement. As-tu vraiment l’impression de t’éloigner de ton partenaire ? Est-ce que c’est un peu compliqué en ce moment dans ta relation ? Est-ce que tu sens comme une fragilité dans ton couple et qu’en plus il y a cette autre personne à laquelle tu penses ? Auquel cas, cette attirance n’est-elle pas qu’une information parmi d’autres ? Ou bien, est-ce qu’il ne s’agit pas plutôt d’une déduction hâtive : « Oh j’ai une pensée pour quelqu’un d’autre ! Donc je suis sans doute en train de m’éloigner de mon partenaire ! » ? Tu vois ce que je veux dire ? Est-ce toi qui fait de cette attirance le signe de quelque chose d’inquiétant dans ton couple, ou bien est-ce qu’effectivement tu es en train de traverser une période particulière dans ton couple, et que le fait de penser à cette personne est un symptôme parmi d’autres ? Être attirée par quelqu’un d’autre n’est pas forcément un problème, par contre ça peut être l’un des symptômes d’un problème. Faire la distinction entre ces deux situations est important, car elles n’ont rien à voir. La meilleure approche à avoir n’est pas la même. 

Peut-être que ça ne va effectivement pas très bien dans ton couple et que le fait que tu penses à un autre est un signe que tu es déjà en train d’amorcer la fin de ta relation… Mais si tu es dans un couple qui fonctionne bien, où tu te sens bien, que tu es heureuse et épanouie, etc. et que, sorties de « nulle part », il y a des pensées pour quelqu’un d’autre, alors ça ne veut pas dire la même chose. Ça n’est peut-être aucunement la justification ou le symptôme d’un problème.

2. Comment faire pour résister à cette attirance ? 

Le deuxième point que j’ai envie d’aborder avec toi, c’est ce réflexe que nous avons souvent, d’essayer de réfréner ce plaisir, de bloquer cette excitation, de stopper ces pensées qui nous emmènent vers cet autre. Tu agis ainsi parce que tu ne trouves pas ça normal, parce que tu te dis que ne « devrais pas » penser cela. Malheureusement, souvent : tenter de bloquer ce genre d’émotion, ça ne fait que les renforcer. 

Bien entendu, je ne te partage là que ma vision des choses et elle n’engage que moi. Mon ressenti est celui-ci : l’attirance pour d’autres personnes que son amoureux n’est pas liée au « degré d’amour » qu’on ressent ou non pour son partenaire. À mon sens, l’attirance pour autrui est quelque chose de naturel et de non-contrôlé. Tu n’es pas à l’initiative de cela ! Tu ne t’es pas réveillée un matin en te disant « Il faut que je trouve quelqu’un pour avoir des pensées excitantes ! » Ça ne part d’aucune intention de ta part, il s’agit d’un élan naturel. Ainsi, venir le réfréner, pour moi, c’est te désaligner de toi-même. C’est essayer de tasser quelque chose qui s’exprime spontanément… Par conséquent, ça ne marche pas. De manière général, essayer de s’interdire quelque chose ne fonctionne pas. Essaye, par exemple, de ne pas penser à un éléphant jaune. Si tu te répétes toute la journée « ne pense pas à un éléphant jaune, ne pense pas à un éléphant jaune, ne pense pas à un éléphant jaune… » : tu finiras par ne penser qu’à ça. N’est-ce pas ? Au contraire même, tu vas créer tout un tas de pensées angoissantes et culpabilisantes, qui vont finir par réellement prendre forme dans ta réalité, car nos croyances finissent par devenir notre réalité. 

Ce que je te suggère, c’est plutôt d’accepter ces pensées, le fait que ce soit naturel et que tu n’as pas à te sentir responsable de cet élan. Essaye de le laisser passer, laisse-le circuler et regarde où il t’emmène. Observe ce qu’il a à te dire. Eplore le message qui se cache derrière. Peut-être as-tu ces fantasmes avec cet autre partenaire autour de quelque chose que tu aimerais faire ? Peut-être est-ce quelque chose que tu aimerais amener dans ta relation avec ton amoureux, mais que cela te paraît tellement improbable que tu le fantasmes avec quelqu’un d’autre ? Ou peut-être pas ! Cherche à comprendre ce que ça vient dire de toi. 

Peut-être qu’il s’agit simplement d’une pensée qui t’es agréable ? Avoir des pensées attirantes pour quelqu’un, ce n’est pas désagréable. Ce qui l’est en revanche, ce sont justement toutes les pensées culpabilisantes qui viennent avec. Ainsi, peut-être as-tu envie d’évasion, de nouveauté, de fun, etc. ? Laisse-toi porter par ça, et tu verras que, bien souvent, ça s’arrêtera là. La plupart du temps, c’est un élan naturel comme on peut en avoir tout au long de sa vie et qui ne remet pas en question le couple. 

En revanche, si tu rajoutes de la culpabilité et du doute sur ces pensées, alors c’est toi qui les fais entrer dans ton couple ! La culpabilité que tu ressens ne vient peut-être pas de ta pensée de départ, mais de l’interprétation que tu en as faites. De fil en aiguille, tu verras cette culpabilité partout. De même qu’à force d’essayer de réfréner ces pensées, elles deviendront omniprésentes. Alors, la moindre dispute (même sans aucun rapport !) viendra alimenter ce doute, qui part de quelque chose qui, à la base, n’est pas forcément un problème.

3. Si j’ai envie de plus que ça, est-ce normal aussi ?

Pour finir, je vais répondre à la question que je devine être dans la tête de certaine : « et si j’ai envie de plus que ça ? Si j’ai envie de plus que des pensées, est-ce que, dans ce cas, ça ne veut pas dire que j’ai un problème ? » Moi, j’ai envie de dire : non, pas forcément. Peut-être que ça ne veut pas dire que tu as un problème avec ton partenaire. En revanche, ça signifie peut-être que le modèle de couple exclusif de notre société ne te convient pas, ou plus. Et moi je ne trouve pas ça déconnant ! Tu as le droit d’évoluer, de changer d’avis, d’avoir une vision des choses différente ! Quand tu as connu ton partenaire, tu avais un certain âge, une certaine expérience de la vie. Depuis, les mois, les années, voire les décennies ont passé et tu es différente. Tu es peut-être arrivée à une étape de ta vie qui te donne envie d’explorer autre chose. Le couple exclusif ne te convient donc peut-être plus. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose, c’est peut-être juste la prochaine étape de ta relation de couple. 

Dans cette étape, comme dans toutes les étapes de ton couple, j’ai envie de t’inviter à déculpabiliser. Autant je pense que le fait d’être attirée par une autre personne, même si tu as envie d’aller au-delà des simples pensées, ce n’est pas forcément une mauvaise chose… autant je pense que si tu gardes cela pour toi, en silence, en essayant d’oublier, ça peut devenir une mauvaise chose. J’ai envie de te pousser à explorer le besoin qui se cache derrière ça. Ce peut être l’occasion d’une discussion avec ton partenaire. Est-ce que ça mènera à quelque chose ou pas ? On n’en sait rien. Mais il est important de se sentir libre d’en parler ! J’insiste beaucoup là-dessus dans mes accompagnements : laisse-toi libre d’exprimer ce qui te passe par la tête. Peut-être que ton partenaire ne sera pas réceptif, ou peut-être que toi-même tu n’auras pas envie d’aller plus loin, mais dans tous les cas : laisse-toi le droit d’explorer ça. Tu as le droit d’avoir des envies et cela dit des choses sur toi, des choses que tu as le droit de comprendre ! 

En résumé, mon message du jour, c’est : être attirée par quelqu’un alors qu’on est en couple, pourquoi est-ce que ce serait forcément un problème ? Autorise-toi à te laisser porter par tes pensées pour découvrir où ça te mène. J’ai déjà rencontré des couples qui ont paniqué au débout… avant de réaliser que ce n’était que le début d’une autre aventure dans leur relation. Cependant, si tu sens que ça engendre de la tension, que c’est crispant, que tu n’arrives pas à chasser à cette culpabilité : n’hésite pas à venir me voir ! Je suis thérapeute de couple et j’aide des femmes et des couples à dénouer, entre autres, ce genre de situations. 

“Le bonheur, c’est le chemin” : en es-tu sûre ?!

Si tu t’intéresses au développement personnel, tu as sans aucun doute déjà croisé cette idée que l’on entend beaucoup et qu’on peut résumer en : « kiff le chemin ». Tu vois de quoi je parle : tous ces conseils qui ressemblent à : « le bonheur, c’est le chemin », « le bonheur n’est pas une destination », etc. Dans cet article, j’ai envie de t’exposer mon point de vue, parce que ma position est relativement nuancée – car dans la vie, ce n’est jamais tout noir ou tout blanc. Je trouve que c’est une façon de voir les choses qui peut être hyper intéressante… mais aussi extrêmement limitante. Mon ressenti, en tant que thérapeute de couple, c’est que, pour la plupart des personnes qui se demandent « Comment atteindre ses objectifs ? », c’est une vision des choses qui peut desservir plus qu’autre chose. Cet article est un peu spécial pour moi, car axé sur le développement personnel. Mais bien évidemment : tu y trouveras ma « touche relations amoureuses » ! Je te propose là une réflexion aussi large que possible, mais que l’on peut appliquer pour prendre soin de son couple, bien entendu. Je te donnerai des exemples !

1. Si tu connais déjà ta destination, ne perds pas ton temps en chemin !

Pour commencer, j’ai envie de dire que cette histoire de « kiff le chemin », c’est chouette, mais que… Si toi tu connais déjà ta destination, si tu sais ce que tu veux dans la vie et ce qui va te rendre heureuse : pourquoi est-ce que tu irais perdre ton temps en chemin ? Pourquoi perdre 10 ans sur le chemin du développement personnel, alors que tu connais déjà ta destination ? Les personnes qui ne se sentent pas bien, qui souffrent et se sentent malheureuses parce qu’elles n’ont pas ce qu’elles veulent sont dans une situation compliquée. C’est dur de savoir ce que l’on veut, mais de ne pas l’obtenir. Je suppose que tu l’as déjà vécu, et moi aussi d’ailleurs. Dans ce cas-là, le concept du « kiff le chemin », qui te recommande d’être patiente, me semble malvenu, parce qu’il te met le focus sur le chemin, au détriment de la destination à laquelle tu aspires. Tu vas mettre beaucoup d’énergie à le rendre agréable, alors que cette énergie-là pourrait être bien plus utile dans la réalisation de ton objectif, de ton rêve, de ton envie. Mais comme on t’explique que « c’est long, ça prend du temps et que, dans cette attente, il faut que tu kiffes ton chemin », alors tu ne concentres pas ton énergie sur l’objectif dont tu as besoin pour te sentir mieux. 

De plus, le simple fait d’insister sur le bonheur que peut apporter le chemin entretient l’idée que tu vas y passer un certain temps, que « tu n’es pas sortie de l’auberge » d’une certaine façon – d’où la nécessité de rendre le truc sympathique. Du coup, à mon sens, ça met l’accent sur le fait que ça va être long avant d’atteindre le bonheur, que le bonheur ça se mérite… ce qui te limite. Ça t’accapare sur des pensées du type : « je prends mon temps pour me découvrir », « je vais en profiter pour faire un travail sur moi », etc. Toutes ces choses sont intéressantes, bien entendu ! Mais du coup : à quel moment te consacreras-tu à ton rêve, ta destination ? 

Je profite de ce premier point pour faire une parenthèse sur la gratitude. En ce moment, on retrouve beaucoup cette notion aussi, en développement personnel : « Kiff ton chemin et sois déjà dans la gratitude par rapport à tout ce que tu as déjà ». Encore une fois, je nuance : bien évidemment que c’est une façon de voir les choses qui peut te faire du bien ! Si c’est le cas, je t’encourage à être dans un état d’esprit de gratitude. Sauf que, si tu te concentres sur la gratitude parce que tu as l’impression qu’« il faut » que tu sois dans cette posture « pour être gentille, pour dire merci pour ce que j’ai, même si… ce n’est pas ce que j’aimerai, mais il faut que je kiff mon chemin »… alors là non. Cette fausse gratitude, cette hypocrisie envers toi-même, elle ne fait que t’éloigner de ta destination. Ça enjolive ce que tu as déjà, mais qui t’insatisfait puisque tu veux autre chose. Tu vois ce que je veux dire ? 

Cependant, encore une fois : ça se nuance. Si la gratitude te fait du bien : adopte-là ! Mais sinon, si ça a seulement pour effet de t’éloigner de ton objectif en te prenant de l’énergie : ça ne sert à rien. Regarde autour de toi : dans la vie, il y a pleins de gens qui ne sont pas dans un état d’esprit de gratitude et qui ont ce qu’ils veulent. Ça se saurait s’il suffisait d’être gentil et d’être dans la gratitude pour avoir tout ce qu’on veut dans la vie. C’est bien plus complexe que « je vais donner et l’Univers me le rendra ». 

2. Le bonheur n’est pas non plus à la fin du chemin.

Ensuite, bien évidemment : cette idée de kiffer le chemin est intéressante. Je n’ai pas de soucis avec ça. D’ailleurs, dire le contraire, ce serait partir du principe que le bonheur, c’est la fin du chemin. Comme si, une fois que tu serais arrivée, que tu aurais atteint ton grand rêve, et bien tu serais là et puis voilà, c’est fini. (D’où la nécessite de « kiffer le chemin » !) Tu vois ce que je veux dire ? Sauf que pas du tout ! Bien évidemment, qu’une fois heureuse et épanouie, ce n’est pas la fin de ta vie ! Il reste plein de choses à vivre qui composent aussi le bonheur. 

Pour prendre un exemple concret : mettons que ton grand rêve soit de rencontrer l’homme de ta vie, ou d’avoir un couple hyper épanoui. L’idée du « kiff ton chemin » te dit que, pour en arriver jusque-là, il faut d’abord que tu travailles sur toi, pour mieux te connaître et définir tes besoins et limites. Il faudrait prendre ton temps, faire de l’introspection, devenir une femme complètement épanouie, etc. Sur le principe, c’est une bonne chose. Mais alors, une fois tout cela réalisé et une fois que tu as rencontré l’homme de ta vie, ou une fois que tu as ton couple idéal : que se passe-t-il après ? C’est fini, tu arrêtes de travailler sur toi ? Tu arrêtes l’introspection ? Mais non, bien sûr que non ! Moi je rencontre pleins de gens, de couples heureux, de femmes qui rencontrent l’homme de leur vie et qui pourtant ont encore plein de choses à découvrir, à apprendre et à travailler sur leur couple, leur vie et sur eux-mêmes. Ce serait vraiment dommage, pour ne pas dire autre chose, de se perdre pendant des années, à travailler sur toi « parce que tu comprends, j’en ai besoin pour rencontrer l’homme de ma vie ». Rassure-toi : une fois que tu l’auras rencontré, tu pourras continuer à prendre du temps pour toi ! 

La bonne nouvelle, c’est donc que, si tu aimes bien ce « chemin personnel » : tant mieux pour toi, puisque ça continue une fois que tu as réalisé tes rêves ! Mais je t’invite à faire attention, parce qu’il y a des gens qui se perdent en chemin… Reste concentrée sur ce que tu veux et mets ton focus dessus, sans te bloquer avec des pensées du type « avant, je DOIS prendre le temps de ». Ça peut te limiter plus qu’autre chose. Si tu ressens vraiment ce besoin, si tu sens au fond de toi que toi, tu as besoin de travailler sur toi ; si tu en as l’envie et le besoin : alors ce n’est pas ton chemin, mais ta destination, à part entière. Mais si ton envie réelle, c’est d’avoir un couple épanoui et que pour cela tu penses qu’il faut travailler sur toi, tu peux le faire, mais ne reste pas coincée 20 ans sur cette question, au risque de louper ton objectif de bonheur. Et rassure-toi : moi j’ai croisé beaucoup d’amoureux épanouis qui se font accompagner, par une thérapeute de couple par exemple, parce que leur rêve de couple heureux a été atteint et qu’ils ont envie d’aller plus loin de leur compréhension d’eux-mêmes et du duo qu’ils forment. Ils ont atteint leur objectif, ce qui ne les empêche pas de chercher plus d’harmonie. Tout un tas de choses sont possibles une fois que ton grand rêve est atteint.

3. Si tu ne sais pas où tu veux aller : alors faire tienne cette idée que « le bonheur, c’est le chemin » sera une belle première étape

Pour terminer cet article, j’ai envie de nuancer, notamment pour les gens qui ne vont pas bien. Quand on va mal, quand on est perdu ou vraiment très confus : ces histoires de destination, de bonheur, de chemin, etc., on en n’est pas encore là. Certains ont du mal à visualiser cette fameuse « destination » à viser pour atteindre le bonheur. Peut-être que, en lisant cet article, tu te dis que : « Avoir un couple épanoui, rencontrer l’homme de ma vie… je n’y crois même pas ! Je ne pense pas que ce soit possible, je suis tellement loin de là ! » Certaines personnes n’ont même pas encore commencé à mettre un pied sur le chemin du travail sur soi. Ainsi, la destination semble parfaitement inaccessible. Si tu es dans cette situation-là : alors là oui, kiff ton chemin. Assimile cette idée que « le bonheur, c’est le chemin ». Ce sera une première étape qui aura tout son sens. Si tu te sens perdue, je t’encourage à kiffer ton chemin, parce que ton objectif à part entière, c’est de rentrer sur le chemin qui t’amènera vers un « je me sens mieux ». C’est ça le tout début du travail d’introspection. Être heureuse et avoir un couple épanoui : tu verras ça plus tard. Prends le temps de prendre du plaisir à mieux te connaître, à faire en sorte d’aller mieux, à travailler sur toi. 

Évidemment : ça ne veut pas dire que tu mettras 20 ans à rencontrer l’homme de ta vie ! Ce n’est pas ce que je suis en train de dire. 😉 La première étape peut être très rapide. Mais cette première étape, pour toi, c’est peut-être de viser le chemin, pas la destination finale. 

En résumé, je te conseille de prendre un objectif qui fait sens pour toi et qui te semble accessible. Si tu es perdue dans la confusion : « kiffer le chemin » peut être une vision des choses hyper intéressante. « Le bonheur, c’est le chemin » peut te faire beaucoup de bien, si tu as profondément et réellement besoin de mieux te connaître, avant toute chose. Mais si tu n’en es pas là, si ça va et que tu as envie de « waouhou ! », alors ne perds pas ton temps sur le chemin du développement personnel. Bouge-toi, mets ton énergie à réaliser ton rêve. Oui : rencontrer l’homme de ta vie, c’est possible. Oui : avoir un couple épanoui, c’est possible. Tu n’as pas besoin pour cela de passer 10 ans à faire de l’introspection. 

Je serais ravie que tu me partages ton point de vue. Si tout ça fait sens chez toi, partage ton ressenti en commentaires 😊 Et si, justement, tu as envie de prendre du temps pour toi ou ton couple : découvre mes accompagnements.

Loi de l’attraction en amour | 4 étapes à ne pas négliger

Tu n’es pas heureuse avec lui mais tu l’aimes ? Comment attirer l’homme idéal ? Appliquer la loi de l’attraction en amour est peut-être ce dont tu as besoin si tu es aux prises avec ces
questionnements. Si tu ne sais pas bien ce dont il s’agit : ne t’inquiète pas, je vais te guider. Mon but avec cet article est avant tout de t’apporter une autre façon d’aborder tes problèmes de couple. J’ai envie que ces réflexions résonnent en toi et te donnent envie de mettre en place des actions pour prendre soin de ton couple et te faire du bien.

Cette loi est une théorie qui dit que tu as le pouvoir d’attirer ce que tu désires dans ta vie… y compris dans ta relation amoureuse. Il y a mille et une façons de l’aborder, mais on distingue globalement 2 approches. La première est spirituelle, avec des prières, des vibrations, des énergies, etc. La une seconde traite cette loi plutôt comme une construction mentale, comme une façon de façonner son cerveau. La bonne nouvelle, c’est quelle que soit ton approche : tu peux appliquer la loi de l’attraction dans ton couple en respectant les 4 étapes que je te propose.

1. Clarifie ton désir et autorise-toi à le vouloir

La première étape est de clarifier ta demande. Beaucoup de gens sont souvent dans la plainte à propos de ce qui ne leur convient pas, plutôt que dans la demande – y compris dans leur couple. La première étape que je te conseille pour obtenir ce que tu veux, c’est d’abord de savoir ce que tu veux – et ce que tu ne veux pas. Beaucoup de personnes balaient cette étape et ne comprennent pas pourquoi, alors qu’ils ont tout fait comme on leur a expliqué, ça ne fonctionne pas. Il faut te demander avec précisions ce que tu souhaites. Bien souvent, l’expression de ton besoin est « encombrée » avec des pensées telles que : 

  • « J’aimerais, mais je ne suis pas sûre… »
  • « J’aimerais, mais je ne crois pas que ce soit possible… »

Il faut vraiment clarifier ton désir et, dans le même temps, t’autoriser à le désirer. Tu te doutes bien que démarrer ta démarche avec des idées négatives comme : « J’aimerais bien ça, mais je ne crois pas que ce soit possible pour moi », ça n’est pas la bonne posture pour atteindre ce que tu souhaites 😉

Définis et exprime clairement ce que tu veux et autorise-toi à le vouloir et à l’affirmer. Quand on commence le développement personnel, on adopte très souvent ce type de posture : « Je travaille sur moi pour comprendre mes besoins. » Mais une fois que cette étape est franchie… beaucoup de personnes s’arrêtent là et n’en font pas grand-chose. Or, effectivement, si tu ne continues pas la démarche en affirmant et en respectant tes besoins, rien ne changera ! Oui : il faut gratter, fouiller, chercher en soi pour se comprendre. Mais une fois que tu as trouvé le trésor au fond de toi, il ne faut surtout pas t’arrêter en te disant que « J’ai trouvé, c’est bon ! Je ferme la porte et je passe à autre chose ! » Non : l’étape d’après, c’est d’utiliser ce que tu as appris sur toi.

Voilà donc le tout début. Prends ce temps pour toi, réalise cette étape avec justesse et précision et autorise-toi à exprimer ce que, vraiment, tu veux te souhaiter. Sors des dictats. Oublis ce qu’il serait « normal » que tu demandes, ce qui serait attendu par toi, ton conjoint, la société, etc. Il doit s’agir d’une démarche complètement personnelle et authentique.

2. Ouvre le champ des possibles et observe ce qui tu possèdes déjà

Tu es sûre de ne pas déjà l’avoir ? Observe bien

En matière de loi de l’attraction en amour, le deuxième point qu’il me semble important d’aborder est celui-ci : es-tu sûre de ne pas déjà avoir ce que tu désires ? Quand on souhaite quelque chose et qu’on est déçu de ne pas réussir à l’obtenir… il arrive qu’en fait, on l’ai déjà. 

Je l’ai déjà constaté dans le cadre de mes accompagnements de thérapeute de couples. Parfois, au cours d’une séance, on m’explique que « J’aimerais qu’il fasse plus ceci, j’aimerais qu’elle fasse plus cela, il n’est pas comme ci, elle n’est pas comme ça… ». C’est alors intéressant pour moi de venir confronter cette plainte : « Ah bon ? Il me semble pourtant que lors de la précédente séance, tu m’as dit qu’il avait fait ci, qu’elle avait fait ça… Ça ne correspond pas ? » Ce genre de situation peut permettre de prendre conscience que tu as déjà pleins de choses. Peut-être que ça n’est pas spécialement comme ça que tu le voyais, mais le fait est que certaines choses que tu souhaites dans ta vie peuvent être déjà là ! Cependant, je ne te blâme pas : ce n’est pas forcément évident à voir.

Je t’explique. 😉

Quand on a un désir, on y associe souvent un idéal. On le projette en image. Ton désir serait comme un tout petit carré : « Ce que je veux, c’est juste ça. » Ainsi, quand tu essaies d’appliquer la loi de l’attraction, tu demandes à l’univers, ou tu programmes ton cerveau pour garder en tête ce petit carré-là, spécifiquement. Tu te focalises là-dessus, alors qu’il y a peut-être tout ou partie de ce carré qui est déjà présent dans ta vie ! Seulement, c’est sous une autre forme : plus gros ou plus petit, sous une forme ronde, distillé dans d’autres sphères de ta vie, d’une autre couleur que celle que tu imagines… Il te faut donc ouvrir ton regard sur l’ensemble de ta vie, pas seulement sur ce petit carré de désirs. 

Exemple : « J’aimerais qu’il m’offre des fleurs… »

Prenons un exemple. J’avais une cliente qui voulait que son mari lui offre des fleurs. Mais pas n’importe comment ! « Je veux qu’il m’offre spontanément des fleurs ! Sans que j’aie besoin de lui dire ! » me disait-elle. Nous avons travaillé à détricoter cette envie, pour découvrir ce qui se cachait derrière. Ce qui en est ressorti, c’est qu’elle avait besoin qu’il lui porte de l’attention, qu’il lui montre son amour. « En m’offrant des fleurs spontanément, il me montre qu’il a pensé à moi, que je suis présente dans sa vie, que je lui manque, qu’il a envie de me faire plaisir… Donc, les fleurs sont la manifestation de son amour. » Tel était son raisonnement. Si elle ne recevait pas de fleurs spontanément, tu imagines bien que c’est tout simplement parce que lui, ne voyait pas du tout les choses comme ça 😉

Son schéma de pensées à elle n’était pas du tout le sien. Quand bien même il lui aurait offert des fleurs, ça aurait été parce qu’il se serait subitement souvenu qu’elle lui en avait demandé et qu’il n’avait pas envie de se prendre la tête. On est très loin de l’homme qu’elle désirait, qui va exprimer spontanément son amour ! Suite à ce travail de « détricotage » de son envie, elle s’est rendu compte que son conjoint avait une autre manière d’exprimer son attachement. Ces manifestations d’amour qu’elle attendait, elle a pu les voir en ouvrant le champ des possibles, en l’occurrence en observant différemment les actions de son mari. Bien entendu, elle avait également ce désir parce qu’elle aime les fleurs. Elle aime avoir des fleurs chez elle. Elle a donc tout simplement pris la décision de s’offrir elle-même des fleurs, toutes les semaines ou tous les 15 jours.

Cet exemple montre bien que rester dans ton petit carré (« Je veux que mon homme m’offre spontanément des fleurs » dans le cas de cette cliente), ça te limite, ça t’enferme dans une impasse. Si tu ouvres ton champ des possibles, afin d’amener dans ta vie, non pas des fleurs offertes par ton amoureux, mais d’une part des manifestations d’amour, et d’autre part des fleurs, alors ça devient plus simple. Tu pourras passer de « Je n’ai pas » à « Je m’ouvre, je me rends compte que j’ai déjà et je m’offre ce dont j’ai envie ». Tu vois l’esprit ? C’est avec ce travail-là, de définition précise et réelle de tes besoins et de sorties des schémas calqués sur les autres ou les habitudes, que tu ouvres ton champ des possibles. La loi de l’attraction, dans ton couple et dans ta vie, pourra alors faire toute son œuvre.

3. Bouge tes croyances pour laisser s’exprimer la loi de l’attraction, en amour et dans ta vie

Ne t’enferme pas dans des pensées étroites

Passons à l’étape suivante ! Le prochain conseil que j’ai envie de te donner, c’est de bouger tes croyances. Bouge tes croyances et, comme je le disais plus haut : enlève ce qui t’encombre. Si on reprend l’exemple de ma dame aux fleurs : elle était encombrée dans son désir étroit de fleurs spontanément offertes par son conjoint. Elle attendait qu’il réponde précisément à sa demande. Ce type de posture créée des tensions et des conflits. Ça génère de l’incompréhension et de la frustration, car on exige de l’autre qu’il rentre pile-poil dans la case qu’on a prévu pour lui et qui est très limitée. Elle aurait pu passer des années à « demander à l’univers » un mari qui lui offre des fleurs, elle ne l’aurait sans doute pas obtenu, parce que son mari n’est pas câblé comme ça. En revanche, en bougeant ses croyances, elle a fait de la place pour les effets bénéfiques de la loi de l’attraction.

Exemple : « J’aimerais rencontrer un homme qui ne me rende pas malheureuse… »

Prenons un autre exemple : une femme célibataire qui se dirait : « J’ai envie d’un homme, mais je n’ai pas envie qu’il me rende malheureuse. » Si tu es dans cette attente, ça veut quand même dire que tu pars du postulat de départ qu’un homme peut te rendre malheureuse. Avant toute chose, moi je t’invite à bouger cette croyance, à l’enlever de ta tête. Si tu crois qu’un homme peut te rendre malheureuse, si tu donnes ce pouvoir à un homme, c’est effectivement ce que tu attireras. Au lieu d’espérer que « l’univers me permettre de les éviter, ces hommes-là… », je te conseille de travailler sur tes croyances. Arrête de croire qu’un homme a tout ce pouvoir-là. Un homme n’a pas le pouvoir de te rendre malheureuse : c’est toi qui a ce pouvoir. Si tu enlèves ça de ton esprit, tu n’attireras que des hommes qui te rendront heureuse, puisque que tu ne leur donneras pas le pouvoir d’engendrer le contraire. La loi de l’attraction peut t’entendre et amener dans ta vie des hommes qui feront ton bonheur ! Mais ce ne sera pas parce qu’elle t’aura miraculeusement permis de les éviter, de passer entre les gouttes et de faire fuir les hommes qui t’auraient rendue malheureuse ! Non, elle t’aura permis cela parce que tu auras appris à ne pas donner ce pouvoir aux hommes que tu rencontreras. 

Bouger ses croyances, c’est parfois un travail de finesse et de précision ! Mais c’est comme ça que fonctionne la loi de l’attraction. À ce sujet, les gens sont souvent dans des histoires de « pensées magiques » : « S’il-te-plaît, j’aimerai… ». Libre à toi de l’explorer de cette manière ! Mais ce n’est pas ma manière de voir les choses, ce n’est pas comme ça que je l’expérimente. Ce que je te propose, c’est un travail de finesse, pour venir chercher en toi ce dont tu as besoin. Si tu es poussée par l’univers, tant mieux ! Mais sois à l’origine de tes actions, crée ce que tu as envie de créer.

4. Sois intransigeante avec ton désir

Dernier conseil que j’ai envie de te transmettre, c’est d’être intransigeante dans ton désir ! Reprenons l’exemple d’une femme qui ne veut pas d’un homme qui la rende malheureuse. D’accord, et donc : qu’est-ce que tu fais quand tu commences à te rendre compte qu’il te rend malheureuse ? Tu t’en vas ? Tu poses tes limites ? Ou tu restes quand même ? C’est essentiel comme question. C’est important de se dire que tu as besoin que ton amoureux soit comme ci ou comme ça. Mais, une fois que tu le sais, est-ce que tu es aussi capable de prendre des décisions radicales dans ta vie, pour être à l’écoute de ton désir et le suivre ? 

Je me souviens d’une femme qui m’avait dit que c’était important pour elle d’attirer des hommes qui prenaient soin d’elle, qui la respectaient… Mais, lorsque, dès les premiers rendez-vous, elle remarquait des détails qui montraient que ça ne partait pas bien : elle se disait que « ce sont les débuts, peut-être qu’avec le temps, ce sera autrement, je préfère lui laisser sa chance… ». Tu vois le problème ? Elle prenait la décision de rester, alors que ce n’était pas cohérent avec ses besoins. Elle ne suivait pas son désir profond, par conséquent, elle n’arrivait pas à intégrer la loi de l’attraction. Elle la sabotait elle-même. 

Le message que j’ai envie de faire passer est donc le suivant : bien sûr, que tu as le pouvoir de mettre en place des choses rien qu’avec ta volonté ! Encore faut-il que tu : 

  • définisses avec précision quelle est ta volonté ; 
  • sois intransigeante avec tes désirs ; 
  • te places au centre de tes besoins. 

Je sais que ce n’est pas toujours simple ! Je sais que ce n’est pas évident. Peut-être que tu dis que « Bon elle est gentille Lucie, mais dans la réalité de la vraie vie, quand on est en couple, les compromis c’est plus compliqué que ça… ». Oui, je sais bien 😉

Si cet article te fait réagir et que tu as envie d’aller plus loin sur la loi de l’attractivité dans ton couple, tu peux continuer la lecture avec celui-ci ! Pour découvrir d’autres outils pour prendre soin de ton couple, abonne-toi à mon podcast sur ta plateforme préférée et découvre mes accompagnements

Mieux te connaître : c’est aussi bon pour ton couple !

« Connais-toi toi-même », disait Socrate. Il n’avait pas tort ! Dans cet article, j’ai envie de te parler du rôle que peut jouer la connaissance de soi dans ta vie.

Plus spécifiquement, je souhaite te communiquer mon avis sur l’impact de ta relation avec toi-même et des relations que tu as avec les autres sur ta vie. Souvent, cet impact est minimisé, alors que, à mon sens, c’est presque la définition de la vie. Ta vie n’est que relation à toi-même et relations avec les autres. C’est ce qui fonde ton existence depuis ta naissance. Il s’agit là d’une conviction personnelle, mais aussi professionnelle, car c’est ce que j’ai pu constater grâce à mes échanges avec mes clients. Je vais donc te donner 3 conseils pour mettre l’accent sur la relation que tu entretiens avec toi-même et sur ta relation aux autres et pour faire un travail sur ta connaissance de toi-même.

J’ai envie d’en parler avec toi aujourd’hui, parce que c’est une notion clé quand on s’intéresse au développement personnel ou que ça ne va pas bien car on traverse une période compliquée. C’est un travail sur soi fondamental pour avoir une expérience plus intense, plus authentique de ta vie et de ton quotidien, car ça a un impact considérable sur ton quotidien, ton couple et ta relation aux autres de manière générale.

1. Arrête de chercher autour et écoute-toi

Le premier point que j’ai envie d’aborder avec toi, j’ai envie de le résumer ainsi : arrête de chercher et écoute-toi. Quand je parle « d’arrêter de chercher », je veux, de façon plus détaillée, te conseiller :

  • d’arrêter d’attendre que d’autres te disent quoi dire, quoi faire et quoi penser ; 
  • d’arrêter d’attendre que d’autres fassent les choses pour toi.

J’aimerais que tu fasses tiennes les impulsions suivantes : 

  • remets-toi au centre ; 
  • constitue-toi comme la personne qui prend les initiatives ; 
  • repositionne-toi comme la personne la mieux placée pour prendre tes décisions.

Je tiens cependant à apporter un soin particulier à ce conseil-ci. Il s’agit bien, en priorité, d’être à l’écoute de toi-même, mais pas forcément de mettre en place des actions. Si tu prends ce conseil comme une injonction à mettre en place des actions concrètes, tu risques de te retrouver dans un état d’esprit culpabilisant. J’ai envie de te préserver de ça, car je l’ai moi-même expérimenté. Quand ça va mal dans ton couple, dans ton business, alors tu peux facilement croire que tu n’as pas bien fait, que tu n’avais pas les bonnes vibrations, que tu ne partais pas avec les bonnes intentions, que tu ne t’es pas bien placée au centre de ta vie… Ces pensées peuvent être culpabilisantes et je n’ai pas envie de ça pour toi. Ce que je veux, c’est que tu te nourrisses de ce dont tu as envie de te nourrir et que tu rejettes toute notion non-constructive. Je refuse de délivrer ce message, que l’on entend parfois, qui explique « qu’il suffit de », car il me semble évident que non : tout n’est pas magique. Ce à quoi je suis attachée, c’est l’idée d’intention et d’action vers ce qui te correspond, mais cela peut prendre différentes formes.

Mettre de l’intention vers des préceptes comme la « loi de l’attraction » : bien évidemment, je t’y encourage, si cela te correspond. Mais, mettre en place des actions concrètes et précises, si cela te correspond mieux, a également le pouvoir de réellement te faire passer dans une autre dimension. Je trouve que, de nos jours, nous sommes beaucoup dans une posture d’attente : écouter des podcasts, regarder des vidéos sur Youtube, suivre des comptes Instagram inspirants… Je ne blâme personne : je suis dans le même esprit ! Mais je pense qu’à un moment, il faut s’interroger sur la frontière entre « je m’inspire et je me nourris de » et « je suis en train de chercher quoi faire, un manuel d’explications, pour qu’on me dise ce que je dois mettre en place ».

Selon moi, ce que tu dois mettre en place doit partir de TOI. Je suis d’accord avec l’idée de se laisser inspirer par un environnement positif… mais à condition que le but soit de le transformer en quelque chose qui TE ressemble. Je ne vois pas l’intérêt d’être dans une posture d’attente, de copier/coller, de recherches d’informations en espérant tomber sur une solution. 


Si tu souhaites, par exemple, mieux appréhender telle ou telle facette de toi. Je te conseille, concrètement, de poser cette intention en te disant sincèrement en toi-même : « j’ai envie de ça dans ma vie, j’aimerais recevoir ça, ça m’intéresse ». Évite les pensées du type : « Qu’est-ce que je peux copier comme bonne info ? » et tourne-toi plutôt vers un état d’esprit qui ressemble à : « Ça m’intéresse, j’ai envie de me nourrir de ces idées-là. Dans cette optique, à quoi vais-je être plus attentive désormais ? ». Je trouve que cette démarche est plus fine, plus authentique et, du coup, plus efficace et plus à même de t’apporter des changements qui s’imprégneront en toi. 

2. Arrête de cloisonner car tout est connecté

Le second conseil que j’ai envie de te donner, c’est d’arrête de cloisonner. Tout est lié ! Si tu as envie de partir à la connaissance de toi, alors il me semble intéressant de travailler sur plusieurs sphères de ta vie en même temps. On a vite fait de prendre des postures d’attentes ou de focus : « En ce moment, je travaille sur mon business. » puis « Maintenant, je me concentre sur mon couple. » J’accompagne beaucoup d’entrepreneuses en ce moment, qui me consultent pour prendre soin de leur couple et suivent en même temps des coachings pour leur business. Cela permet réellement de constater comme tout est lié, car, souvent, un déclic lors d’un coaching business va se répercuter sur leur relation de couple. Elles laissent décanter des pensées, comprennent des choses, se rendent compte de certains aspects de leurs problématiques en bossant sur leur business et ça vient imprégner leur relation amoureuse et notre accompagnement. Elles s’enrichissent d’un apprentissage qui vient ensuite s’appliquer dans l’ensemble des sphères de leur vie, y compris leur couple. À l’inverse, le travail effectué pour prendre soin de leur couple peut également venir alimenter un aspect de leur business. Ce système de connexion est très précieux !

Cependant, j’ai envie de mettre un bémol. Si on pousse le raisonnement, on arrive vite sur le type de discours qui explique que tout est interdépendant et que donc, si ça va mal dans ton couple, ça ira forcément mal dans ton business. Là, j’ai envie de te répondre que ce ne sont que des croyances. Choisis ce que tu as envie de choisir. Garde ce qui est bon pour toi et rejette ce qui ne l’est pas. Cette vision des choses qui veut que forcément, si ça va mal dans ton couple, ça ira mal dans ton business : est-ce une pensée utile pour toi ? J’ai déjà croisé des entrepreneuses dont le business se portait très bien, alors que leur couple n’était pas en bonne santé.

Donc mon second conseil est le suivant : 

  • décloisonne les sujets et travaille sur l’ensemble des sphères de ta vie ; 
  • ne mets pas de focus sur un sujet au détriment du reste ; 
  • mais fais ce décloisonnement uniquement dans le but d’aller plus haut, en rejetant les mauvaises pensées qui ne t’apportent rien.

3. Accède à l’indépendance en cherchant à mieux te connaître

La dernière réflexion que j’ai envie de partager avec toi, c’est l’idée de mieux te connaître pour accéder à l’indépendance. Ne pas savoir ce que tu veux, ne pas connaître tes limites et tes besoins… ou les connaître mais ne pas les respecter, ça revient à laisser ton bien-être entre les mains des autres. Mais avant de développer ce point, j’ai envie de faire un aparté sur ces personnes qui se connaissent assez pour savoir ce dont elles ont besoin, mais ne l’appliquent pas au quotidien.

Au début du chemin vers la connaissance de soi, on s’interroge, on tâtonne : « Qu’est-ce que j’aime, qu’est-ce que je n’aime pas ? Qu’est-ce qui me correspond, qu’est-ce qui ne me correspond pas ? » Alors on commence à faire un chemin de définition, pour mieux se connaître, et d’affinement de ses pensées, pour mieux s’appréhender. C’est la première partie du chemin… et pleins de gens s’arrêtent là ! Ils prennent conscience de choses qu’ils ne mettent pas en place par la suite, parce que ce n’est pas le moment, parce que c’est compliqué, etc. Ça peut être quelque chose de normal, comme un besoin de pause : respecte ton rythme ! Mais en même temps, fais attention à ne pas stagner dans cet état d’esprit. Il faut poursuivre le chemin et intégrer dans ton quotidien ce que tu as découvert comme essentiel pour toi. Sinon, si tu restes à savoir ce que tu veux sans l’appliquer, ça créera un décalage intérieur qui peut être vraiment très inconfortable. 

Revenons-en maintenant à l’indépendance ! Pour sortir de la dépendance aux autres, selon moi, il faut :

  • d’une part : bien te connaître pour savoir ce dont tu as besoin ; 
  • d’autre part : respecter tes besoins.

Sinon, tu seras à la merci des autres et de leur bon vouloir. Si tu as besoin que ton conjoint fasse-ci ou ne fasse pas ça pour te sentir bien, alors tu es dépendante de ses actions. Ton bien-être vient de ce qu’il fait ou non. Tu n’es pas actrice de ta vie, tu mets dans les mains des autres un pouvoir qui ne leur appartient pas. Tu les rends responsables de choses qui ne leur appartiennent pas non plus. Si on reste sur la sphère du couple, c’est là que tu crées tes tensions, quand tu places chez ton conjoint une responsabilité qui n’est pas la sienne. Ça l’amènera, à terme, soit à une situation inconfortable, soit à une position de toute-puissance. Cela amènera un décalage dans votre couple et dans votre relation, qui ne sera ni très sain, ni très agréable pour toi. Je t’invite à prendre conscience de cela : une meilleure connaissance de toi est aussi un outil pour te libérer de ce genre de situations. 

En conclusion : être dans un état indépendance et de connaissance globale de toi-même, sans rester à la merci des idées des autres pour te sentir bien, ça a un impact considérable sur ta vie. Tu deviens la reine du monde ! C’est bénéfique pour toutes les sphères de ta vie : professionnel, familiale, amicale… Te sentir bien parce que tu as décidé de te sentir bien, ça te fait te sentir bien plus libre, plus légère, plus puissante. 

Voilà ce que j’avais envie de t’amener dans cet article. J’espère que ça t’amènera des prises de conscience ou des envies de tester d’autres chemins et manières de penser. Si tu ressens le besoin d’être accompagnée dans ma démarche, n’hésite pas à venir vers moi. 

Pour en savoir plus sur mon accompagnement : clique ici.

Mon partenaire est égoïste | 4 pistes de réflexion

« Mon mec ne pense qu’à lui », « Mon mari se fait toujours passer en priorité, la famille vient en second plan », « Mon partenaire est égoïste et j’en souffre »…

Tu te reconnais dans ces phrases ? Tu n’es pas la seule : voilà une problématique que je croise très souvent dans ma pratique de thérapie de couple. Dans cet article, j’ai envie de te proposer de creuser ce sujet en détail. Ce que j’aimerai, c’est t’aider à sortir de l’état passif : tu es agacée par ce comportement de ton partenaire, mais tu restes avec cette souffrance, parce que « de toute façon, il est comme ça, il ne changera pas ». C’est un cercle vicieux, qui va traîner, traîner, jusqu’à ce que cette souffrance accumulée éclate.

Détricotons cette pensée ensemble, au travers de 4 pistes de réflexion, pour éviter que cela ne débouche sur une dispute de couple, voire une séparation amoureuse.

1. Tu fais de ton fonctionnement la norme

Cet article ne sera peut-être pas très agréable… mais se faire botter les fesses peut être bénéfique. 😉 Allez, c’est parti !

Le premier point que j’ai envie d’aborder avec toi, c’est le fait que tu fasses de ton fonctionnement la norme. Je sais que cette idée que « la femme donne et l’homme reçoit » est très ancrée et très partagée par la société. La femme est là pour ses enfants, la femme fait tout ci tout ça. Mais l’homme non : il est centré sur lui-même, il a besoin de temps pour lui, c’est ainsi qu’il fonctionne. Cette vision de la normalité est assez courante. Ça passe souvent par le dévouement pour les enfants. « Mes enfants sont ma priorité. Je m’occupe d’eux d’abord et moi je passe après, s’il reste un peu de place. » Et même sans enfant, d’une manière générale, cela se retrouve dans le fait de faire passer les autres avant toi : « D’abord ma famille, d’abord mes amis… et moi on verra après. » Ça va de pair avec le fait de ne pas être à l’écoute de tes besoins. « J’aimerais bien faire ci, j’aimerais bien faire ça », mais tu ne peux pas, parce que tu priorises ta famille. Mais moi, je t’invite à sortir de ça. Il s’agit de TON fonctionnement. C’est devenu ta réalité et ta norme. Peut-être que, comme dans beaucoup de couples que j’ai accompagnés, ce fonctionnement que tu as fait tiens, tu en fais la norme. Tu décides, plus ou moins consciemment, que c’est comme ça qu’il faut faire. Tu décides que c’est comme ça qu’il faut être, pour être une bonne personne. Par conséquent, si ton partenaire n’est pas comme ça : c’est qu’il n’a pas compris ou que c’est une mauvaise personne. Non : il a juste un autre fonctionnement et il est tout aussi valable. Cet autre fonctionnement commence par soi :

  • « Oui j’ai fait des enfants et j’aime mes enfants, mais je refuse de me sacrifier pour eux. »
  • « Je passe avant les autres, parce que je suis la personne la plus importante de ma vie. »
  • « Je commence par faire en sorte de me sentir bien, pour ensuite pouvoir donner aux autres, partager avec les autres. »

C’est une autre manière de voir le monde, la vie et les relations sociales. Et cette manière n’est pas moins bonne. Elle permet notamment d’être à l’écoute de ses besoins. 


Si nous étions dans un monde où tout le monde s’écoute et se priorise, ce serait sans doute toi qui serais perçue comme « ayant un problème » à te sacrifier pour les autres. Voilà l’angle de vue que j’ai envie de te proposer avec ce premier paragraphe. J’aimerais t’amener à réfléchir là-dessus : est-ce que tu n’es pas en train de vouloir calquer sur l’autre ton fonctionnement à toi ? Si tu vois le comportement de partenaire, non pas comme quelque chose qu’il fait mal, mais simplement comme quelque chose de différent : tu seras dans un autre état d’esprit. Ton approche et ta manière d’échanger avec lui seront alors différentes et ce sera déjà un premier pas.

2. Ça t’agace car tu ne te l’autorises pas

Le deuxième point que j’ai envie d’aborder avec toi, c’est la possibilité que cet égoïsme chez l’autre t’agace parce que toi tu ne l’autorises pas. Là, on peut toucher un sujet sensible qu’il est intéressant de venir explorer. Peut-être que ce n’est pas le comportement de l’autre en lui-même qui t’agace, mais le fait que lui il l’ose, que lui se l’autorise. Ça t’agace parce que toi aussi tu aimerais bien être à l’écoute de tes besoins et prendre soin de toi… mais tu ne l’autorises pas. Tu es pétrie de ces croyances qui te soufflent que tu ne peux pas te le permettre. Voir cette liberté chez l’autre devient alors insupportable et c’est ça qui t’agace. C’est cette liberté qu’il ose prendre, alors que toi tu te la refuses. Tu l’aimerais tant, mais tu as le sentiment d’être empêchée de. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a souvent que toi qui t’en empêches. 

Je t’invite à te poser cette question et à garder cette idée en tête : est-ce que ce n’est pas plutôt cette liberté des autres, que tu aimerais tant avoir, qui t’agace ? Si c’est ça, alors c’est là-dessus qu’il faut que tu travailles : ne pas chercher à amoindrir la liberté des autres, mais trouver comment toi tu pourrais davantage prendre la liberté de prendre soin de toi.

3. Ton partenaire est égoïste car il sait qu’il peut se le permettre

Troisième possibilité, pas forcément agréable non plus, sur laquelle j’ai envie de mettre le doigt : il est égoïste parce qu’il sait qu’il peut se permettre de l’être. J’ai souvent croisé cela aussi, avec les femmes que j’accompagne. Peut-être qu’il sait que tu vas compenser, en rattrapant, en réparant, en pardonnant, en faisant à sa place ce qu’il ne fait pas. Cette liberté que le partenaire s’octroie vient parfois du fait qu’il a conscience que tu es comme un filet de sécurité.

Je t’invite donc à réfléchir là-dessus et à te demander ce dont toi tu as envie et besoin. Tu as le droit et le pouvoir de poser tes limites et de marquer des stops. Tu n’es pas obligée d’être le filet de sécurité de ton partenaire. Ne rentre pas dans ce rôle si tu n’en as pas envie. Je sais que, bien souvent, il s’agit d’un réflexe, bien en place depuis de nombreuse années. Modifier ces habitudes-là est un chemin sur lequel il faut avancer pas à pas. Souvent, quand j’en parle avec une cliente, on me demande : « Mais comment je pourrais faire autrement ? » Cette sensation d’obligation est généralement profondément installée. Souvent, on ne voit pas, concrètement, comment faire différemment.

Ce sont des choses qui se construisent, petite action par petite action. Au quotidien, essaie d’observer ce que tu fais « à sa place », essaie de mettre le doigt sur quelles petites choses tu pourrais cesser de faire. Cela te permettra de voir comment il réagira si tu ne t’en charges pas. Tu constateras peut-être que si tu ne prends plus la place du filet de sécurité, il agira différemment. Essaie de lâcher prise, de t’écouter davantage, plutôt que d’essayer de contrôler les actions de l’autre. Teste, expérimente : au fur et à mesure du temps, tu t’approcheras d’un quotidien plus en harmonie avec tes besoins.

4. Une harmonisation de vos besoins respectifs vous rapprochera de l’équilibre

Dernier point que j’avais envie d’aborder avec toi, c’est la nécessité de s’harmoniser. Je l’ai déjà dit : c’est dans le gris qu’on fait couple, pas dans le tout noir ou tout blanc. Si vous étiez tous les deux égoïstes ou tous les deux dans le dévouement, il y aurait peut-être moins de difficultés. Mais c’est aussi ça, le couple : comment est-ce qu’on s’accorde avec nos différents traits de caractère ? Comment est-ce qu’on s’harmonise quand on n’a pas tout à fait la même vision du monde ? C’est là qu’on fait couple et c’est ça qui est intéressant.

Je t’invite à chercher l’équilibre, en respectant le fonctionnement de l’autre. Il ne s’agit pas de dire que l’autre fait mal ou qu’il est dans l’erreur, mais plutôt de trouver un équilibre entre ton fonctionnement et le sien, pour que les deux se sentent entendus. L’idée, c’est de partager son ressenti. Ne reste pas, comme on l’a vu au début, avec ces « il est égoïste et c’est comme ça ». Non : partage tes émotions et tes besoins.

J’ai même envie de te suggérer de prendre un peu de cet égoïsme, pour te mettre sur le même plan que lui. Au lieu d’être dans un système avec celle qui se dévoue et celui qui est égoïste : inversez les rôles, pour avancer vers votre équilibre. Partage tes besoins, aie la volonté de te prioriser et de te mettre en avant.

Si c’est flou pour toi, si tu ne vois pas du tout comment faire et que tout ça te semble être une montagne à mettre concrètement en place : n’hésite pas à venir m’en parler ! Ce sont des choses que je travaille avec les couples que j’accompagne. Mes podcasts et articles peuvent venir bousculer ta vision des choses et mettre un coup de pied dans tes croyances. Cependant, ce n’est pas forcément suffisant pour faire un réel pas de plus dans le changement dont tu as besoin au quotidien. Tu n’es pas obligée de supporter cela seule et de rester dans cette situation : n’hésite pas à venir échanger avec moi si tu en as besoin.

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Zéro libido pendant le confinement : que faire ?!

Depuis que le covid est arrivé, ta sexualité subit des hauts et des bas ?

Zéro libido pendant le confinement, ou plus largement, manque d’envie sexuelle à cause du coronavirus : cette situation t’inquiète ? Je te rassure : tu n’es pas la seule. Beaucoup de couples sont en difficulté, car cette période vient troubler les relations et notamment les relations amoureuses.

Dans cet article, je te propose 4 pistes pour comprendre pourquoi tu n’as plus envie de faire l’amour et comment booster ta libido en cette période de covid. Tout d’abord, j’ai envie de te proposer une approche de normalisation, pour te rassurer sur ce que tu es en train de vivre. Puis, je te présenterai des conseils pour mettre du peps dans ta vie sexuelle. Exploration et introspection : es-tu prête à reprendre le chemin d’une libido épanouie ?

1. Prendre conscience que la morosité ambiante a un impact

Tout d’abord : rationalisons, banalisons. En ce moment, les échanges que j’ai avec beaucoup de couples que j’accompagne traitent d’une baisse de désir. « J’ai moins envie, j’ai moins de désir » : j’entends cela souvent. Tu n’es pas la seule dans ce cas et c’est normal. On en parle beaucoup, mais je tiens à refaire un focus là-dessus : ne néglige pas l’impact de la morosité ambiante ! Nous vivons des privations de liberté concrètes : 

  • activités interdites ; 
  • retrouvailles entre amis compliquées ; 
  • heures de sorties limitées, etc.

À cela s’ajoute un réel manque de projection sur le futur. C’est très nouveau, donc très perturbant. Cette situation incertaine et changeante, la peur de beaucoup de gens, les contraintes qui s’accumulent et qui durent : tout cela engendre une maussaderie dont on ne mesure pas bien l’impact. 

  • Quand on retrouve 2 ou 3 amis – avant 18 h – et que tout le monde en a marre : « J’ai envie de sortir », « Je n’ai pas pu voir untel », « J’ai envie de prendre l’avion et de m’évader… » ; 
  • Quand tout le monde se plaint de ce qui nous manque et de ce que l’on n’a plus ; 
  • Quand vos amis ne vont pas forcément très bien, quand votre conjoint ne va pas bien, quand votre famille est dépressive ; 
  • Quand vous allumez les infos et que, là encore, c’est dépressif… 

Même si je grossis le trait, forcément : ça crée une morosité ambiante qui, par ricochet, peut entraîner une certaine morosité chez toi aussi. Ton « Je n’ai pas envie » sexualisé, est sans doute l’expression d’une ambiance dépressive globale. Certains couples vont s’inquiéter de cela : « Olala je n’ai plus envie, il se passe quelque chose ! », alors qu’en fait, cette baisse de libido est probablement le fruit d’une atmosphère morose bien plus large.


Voilà donc mon premier conseil : essaye de prendre du recul. Est-ce que ça vient de ta sexualité, ou est-ce que c’est seulement que tu ne vas pas très bien en ce moment ? Ça n’a peut-être rien à voir avec ton couple, ta libido ou ton conjoint. L’envie sexuelle est très fluctuante et la morosité fait partie des sentiments qui peuvent expliquer sa baisse.

2. Comprendre que l’absence de manque peut amener à zéro la libido pendant le confinement

Un autre élément à ne pas sous-estimer pour comprendre pourquoi ton désir sexuel est en berne, c’est que les conditions ne favorisent pas la libido. Celle-ci a besoin d’être stimulée. L’une des choses qui la stimule le mieux : c’est le manque !

Si vous êtes en télétravail, vous restez tous les deux chez vous toute la journée. Puis vous passez toute la soirée tous les deux, tous les soirs, parce que vous ne pouvez plus aller à la salle de sport ou au ciné avec les copines. Le week-end, vous êtes encore chez vous ensemble, parce que vous ne pouvez pas faire de virées ou de vacances. Tu vois ce que je veux dire ? Je suis sûre que tu as compris l’idée 😉

Forcément, pendant cette période de confinement et de couvre-feu, tu passes beaucoup plus de temps avec ton partenaire. La notion de manque a disparu. L’effet provoqué par un « Je ne t’ai pas vu pendant plusieurs heures » n’a plus l’occasion de te saisir. Il n’y a plus non plus d’apports de l’extérieur. Exit les soirées « On laisse les enfants aux grands-parents et on se fait une soirée romantique avec tenue sexy et restaurant mignon » ! Et je ne te parle pas des week-ends, des petites vacances, au bord de la piscine en bikini, ou en tenue sportive face à l’étendue des montagnes. Toutes ces activités, en temps normal, viennent nourrir votre couple et votre libido. Mais en ce moment, ça n’existe plus. Donc, encore une fois, rassure-toi : si tu as la libido en berne, c’est normal. 

J’ai fait une story sur Instagram (où tu peux me rejoindre : c’est vraiment là que je publie au quotidien !) sur ce sujet. L’extérieur est pauvre en ce moment, hélas. Or, ton couple a besoin d’être « nourri » par tout et n’importe quoi : des lectures, des discussions avec tes collègues, des repas au restaurant, des promenades, des séances de cinéma… Tout cela créé des souvenirs. Ça fait vivre de l’émotion. Donc : détends-toi. Ne sois pas trop prompt à remettre en question ton couple et ta sexualité.

Ceci étant, c’est intéressant d’être dans une réflexion, afin de mettre en place des choses, parce que ça dure. Ça fait un an qu’on est là-dedans et on ne sait pas combien de temps encore ça va durer ! À long terme, ça peut effectivement finir par avoir un impact fort sur ta relation. D’un côté, j’ai envie de te rassurer sur les remises en question personnelles qui n’ont pas forcément lieu d’être, mais d’un autre côté, si effectivement, tu vois que cette situation te bouffe et que ça devient vraiment compliqué pour ton couple : essaie de voir ce que tu peux mettre en place. 

Maintenant que tu as pris du recul sur la situation, je te propose 2 pistes pour t’aider. 

3. Réinventer ta sexualité pour mieux la développer

Mon premier conseil pour renverser la tendance sera de t’inviter à l’exploration. Explore, explore ! On ne sait pas combien de temps encore cette situation durera, c’est donc LE moment, à mon sens, pour réinventer ta sexualité. L’extérieur n’est plus présent, ou beaucoup moins, pour nourrir ta libido (et ton couple, d’une façon plus large). Il te faut donc repartir de toi-même, de ta relation amoureuse. Tu l’auras compris : la première action que je te suggère de mener, pour prendre soin de ta vie sexuelle, c’est un travail d’introspection. C’est nécessaire pour pouvoir se réinventer et donc, pour pouvoir explorer d’autres expériences. 

Beaucoup de mes clients me confient que « avant nous avions une sexualité épanouissante, florissante. Nous avions envie de faire l’amour tous les jours. Comment on fait pour retrouver ça ? » Mmmm attention : vous n’êtes plus ce couple que vous étiez quand vous aviez 20 ou 25 ans, pas d’enfant et que vous n’habitiez pas ensemble. Ça, vous ne le retrouvez pas (et ces souvenirs sont souvent magnifiés, soit dit en passant). Alors, comment on se réinvente une sexualité florissante avec 2 enfants, en habitant ensemble, avec la routine, le ménage et le quotidien ? Pour commencer, je t’invite à ne pas glisser dans le « tant pis ». « Tant pis c’est le confinement… » ou « Tant pis, c’est comme ça » : non non ! Sors de ce cercle vicieux. Si cette question te prend de l’espace mental, si elle a un impact sur toi, alors oui c’est important de t’en occuper. Au contraire même : c’est une belle occasion à saisir !

Beaucoup de couples fonctionnent sur le mode du traditionnel « préliminaires-pénétration-orgasme (et pas toujours pour les 2 parties…) ». Je sais qu’il y a aussi beaucoup de couples qui fonctionnent autrement, mais si le tien est dans ce cas-là et que ça ne te convient pas : c’est l’occasion de sortir de ce schéma ! Beaucoup de femmes ne se reconnaissent pas dans ce déroulement conventionnel, issu de nos sociétés patriarcales. Heureusement, on a fait du chemin par rapport à ça. Il existe aujourd’hui pleins de contenus qui traitent de ce sujet : je t’invite à t’en saisir ! Pars en quête de ce qui peut te permettre de dépasser ça ! Évidemment, ça passe par un chemin d’exploration. N’hésitons pas à dire le mot. Oui : tu as peut-être 30, 35 ans et donc oui : tu as peut-être une dizaine ou une quinzaine d’années de sexualité derrière toi, oui oui… Mais oui : ça peut être tout à fait le bon moment pour explorer ce qui te fait (vraiment) kiffer. Pars à la rencontre de ton plaisir. Propose autre chose, si tu sens que votre sexualité de couple est dans une impasse. Rien de tel que d’emprunter un autre chemin pour sortir d’une voie sans issue ! 

N’aie pas peur de faire ce que l’on appelle de « l’essai-erreur ». Essayez quelque chose et si ça ne fonctionne pas : essayez autre chose ! L’important est de tester des approches ou des gestes que tu ne connais pas. Pars du principe que ça te plaira peut-être… mais peut-être pas ! Mais essaie. Voyez si ça vous plaît ou si ça ne vous plaît pas. Puis réessayez autre chose. Là, tu nourriras sa relation. Ça apportera quelque chose, donc ça entretiendra le couple et ça viendra stimuler ta libido. Je le dis souvent, mais je vais le redire : il n’y a pas de magie. Il n’y a pas de bouton caché sur lequel il suffit d’appuyer pour devenir celle que tu as envie d’être. Il faut parfois faire un travail sur soi, sur ses désirs, sur sa communication à l’autre. Commencer un travail d’introspection, c’est le premier pas vers une réelle capacité à aller chercher autre chose, à explorer pour expérimenter et découvrir sans cesse de nouvelles sensations. 

4. S’intéresser aussi à ce qu’il se passe en dehors de ton lit

Le dernier conseil que j’avais envie d’aborder avec toi, c’est la notion de connexion à l’autre, de rapport à ton partenaire… en-dehors de la sexualité ! Bien souvent, pour que ça marche bien au lit, il faut que ça marche bien dans le couple. Je ferais un épisode dédié à cette croyance, que nous sommes beaucoup à avoir et qui dit que « si ça ne va pas dans le couple, ça n’ira pas au lit » (et vice-versa). Pour beaucoup de femmes, c’est une réalité, mais ce n’est pas forcément le cas. On en reparle dans un prochain article. 😉

Quoiqu’il en soit : si c’est ton cas et que tu constates que tu as zéro libido depuis le confinement, prête attention aussi à ce qu’il se passe en-dehors de ton lit. Prends soin de ton couple, connecte-toi avec ton partenaire. N’hésite pas à lui demander de la tendresse, si tu en as besoin. Vous êtes plusieurs, parmi celles avec lesquelles j’échange, à me communiquer ce manque. « J’ai envie de câlins et j’ai envie de câlins sans arrière-pensée, juste pour la tendresse. Je n’ai pas assez de tendresse, je ne reçois des câlins que quand il a envie de sexualité ». Si tu es dans ce cas : viens nourrir cette fringale de tendresse. Amène sur le devant ce souhait de douceur et de délicatesse. Les câlins procurent à beaucoup de personnes des « vibrations émotionnelles ». On ressent souvent ça dans la sexualité… mais pleins de femmes se languissent de ces « vibrations émotionnelles » fortes dans la journée aussi, en-dehors du lit conjugal et de la sexualité. Si ton partenaire n’est pas dans ce cas-là : c’est à toi d’aller lui demandez ! Ne reste pas dans l’attente. Pars à la conquête de ces moments qui te nourrissent – surtout si tu en as besoin pour déclencher ta libido !  

Ça, c’est la première partie de mon dernier conseil : prends soin aussi de ton couple de manière générale, sans rester focus sur ta sexualité. Et si tu ressens que tu as un besoin de contacts physiques, de douceur, de tendresse, en plus des relations sexuelles à proprement parlé : fais-en part à ton partenaire ! 

Mais je vais poursuivre ce dernier conseil avec une deuxième partie, qui va chercher un peu plus loin. Nous verrons cela plus en détails dans un prochain article, mais je veux tout de même de te donner mon avis maintenant. On l’a vu plus haut : dans la bonne santé de ton désir, il y a une partie contextuelle (le covid, le couple, etc.)… mais pas que. La sexualité, c’est aussi physiologique. C’est aussi hormonal. Il y a aussi une partie de ta libido qui n’est en rien impactée par ce que tu vis. Je prends souvent cet exemple pour expliquer cela : c’est un peu comme quand tu as envie de faire pipi. Même quand tu as passé une journée pourrie, même quand tu t’es engueulée avec ton amoureux… tu as quand même envie de faire pipi. Tu vois l’idée ? Beaucoup d’hommes sont plus connectés que la plupart des femmes avec ce désir-là. Peu importe la journée qu’ils ont passée : ils ont envie, ils ont du désir. Cette croyance que, nous les femmes, ne fonctionnons pas comme ça, est très répandue. Si on a passé une mauvaise journée, si on a une trop grosse charge mentale : nous ne pourrions alors pas avoir envie de sexualité. Pour nous les femmes, « c’est dans la tête ». Mon avis, c’est que nous avons affaire à une croyance ! Je ne nie pas l’importance du contexte, mais il n’y a pas que ça.

Du coup, je pense intéressant de venir faire un travail pour se réapproprier sa féminité dans son entièreté. S’intéresser aussi à ce qu’il se passe en-dehors de ton lit pour rebooster ta libido, ça passe par prendre soin de ton couple en globalité… mais aussi par prendre conscience de toutes les facettes de ladite libido. Reconnecte-toi à ton instinct féminin afin d’être capable de te défusionner du contexte. Si tu as envie de creuser ce sujet, n’hésite pas à t’abonner à mon podcast : je traiterai prochainement ce sujet en détails ! 😉

J’espère que cet article t’aura aidé à te rassurer si tu as une baisse de libido depuis l’arrivée du coronavirus. Si tu cherches d’autres pistes pour booster ton désir sexuel : cours faire un tour ici ! Si en ce moment, c’est compliqué pour ton couple : je t’envoie toutes mes bonnes ondes ! Et n’hésitez pas à venir me voir si avez besoin d’échanger.

Il refuse la thérapie de couple | 4 étapes pour avancer

« Notre couple a besoin d’aide, mais il ne veut pas…” : si tu te sens démunie face à cet angoissant constat, cet article est fait pour toi.

Comme dans tous les métiers d’accompagnement, j’entends très très régulièrement ces tristement célèbres « J’ai compris qu’on a besoin d’aide, mais il ne veut pas… » et autres « Comment lui faire accepter une thérapie de couple ? ». Ce que j’ai envie de te proposer aujourd’hui, ce sont des conseils concrets pour commencer, malgré tout, à mettre en place des actions bénéfiques pour ta relation amoureuse. Même si lui n’est pas dans cette optique, toi tu peux entamer une démarche pour prendre soin de ton couple (et de ton bien-être !).

1. Face à son refus de thérapie de couple, pose-toi les bonnes questions 

Comment pourrais-tu aider quelqu’un qui ne veut pas l’être ? 

Avant tout, je pense que le point de départ, c’est de (vraiment) te demander : qui a besoin d’aide ? Tu me dis “On a besoin d’aide !”, mais repose-toi la question : qui a besoin d’aide ? Vous avez besoin d’aide, ou tu as besoin d’aide ? Bien souvent, dans ce genre de cas, le conjoint n’en a en effet pas envie. La question est de vérifier s’il n’en a pas envie… parce qu’il n’a pas envie ; ou s’il n’en a pas envie… parce qu’il n’en a pas besoin ? Peut-être que lui n’en a effectivement pas besoin. Ou bien il pense ne pas en avoir besoin, mais dans un cas comme dans l’autre : comment comptes-tu aider quelqu’un qui pense ne pas avoir besoin d’aide ?

Nous sommes de nombreux thérapeutes à le répéter souvent : si quelqu’un n’a pas envie d’être accompagné dans une démarche thérapeutique, nous ne pourrons pas, malheureusement, venir l’aider à solutionner des problèmes qu’il ne voit pas. Je pense que tu as bien cela en tête mais c’est important de le rappeler : les thérapeutes ne sont pas miraculeux ! Nous ne sommes pas des vaccins, nous ne sommes pas des médicaments. Les solutions, elles sont EN TOI. Je n’ai pas de clé magique à te donner. Mon travail en tant que professionnel, c’est de t’aider à trouver, à créer, à chercher en toi, tes propres solutions de sortie. La clé est chez toi, elle est seulement un peu perdue, un peu cachée sous de la poussière.

Pourquoi ne pas commencer seule cette démarche dont tu as besoin ? 

Pour résumé : si l’autre n’est pas dans une optique d’être aidé, on ne pourra pas lui imposer de démarrer une démarche. Par contre, et c’est là qu’on arrive véritablement à mon premier conseil : toi, ça ne doit pas t’empêcher de commencer à essayer de changer les choses, pour te diriger vers ce dont tu as besoin. 

Est-ce que tu connais la systémie ? Dans les grandes lignes, c’est une pensée qui prône l’existence de répercussions au sein d’un système. Imagine que tu sois un cercle, que ton conjoint soit un cercle, que tes enfants soient des cercles, etc. Vous formez un tas de petits cercles, au sein d’un énorme cercle : vous fonctionnez comme un système. Ainsi, si toi tu bouges, forcément, ça va avoir des répercussions sur les cercles autour de toi, et donc sur l’ensemble du système. Si toi tu mets en place des actions pour évoluer, alors tu constateras des résultats aussi chez les autres. Si tu appréhendes les choses différemment, ça va pouvoir impacter ton conjoint. Il ne faut donc pas attendre pour commencer à chercher des solutions !

De quoi as-tu réellement envie et besoin ? 

J’ai également envie que tu te demandes laquelle de ces questions te correspond vraiment : 

  • « Est-ce que je veux aller mieux, MOI ? » 
  • « Est-ce que je veux que NOTRE COUPLE aille mieux ? » 
  • « Est-ce que je veux qu’IL aille mieux ? » 
  • « Est-ce que je veux qu’IL CHANGE ? » 

C’est très important, car tout ça n’amène pas aux mêmes questions. Le travail à effectuer n’est pas le même pour chacun de ces questionnements. 

As-tu besoin de prendre soin de toi ? 

Si tu ne souhaites pas essayer à nouveau de lui demander de changer, mais que tu as envie de te sentir mieux parce que ce que tu vis actuellement ne te convient pas : alors il s’agit d’une démarche personnelle. Qu’est-ce que toi tu peux mettre en place pour augmenter ton bien-être et te sentir mieux dans ta relation ? Je rencontre souvent des femmes qui me disent : “Il y a des points compliqués entre nous, tout ne me plaît pas mais je n’ai pas envie de le quitter, je n’ai pas envie de partir”. OK : à ce moment-là, ça peut être une démarche personnelle. Si ton conjoint se saisit aussi du sujet, il peut, bien entendu, s’agir d’une démarche de thérapie de couple, réalisée à deux. Mais tu peux aussi entamer seule cette démarche, pour toi. 

As-tu besoin d’affirmer tes limites et besoins au sein de ton couple ? 

En revanche, si tu es effectivement aux prises avec des “Je veux qu’il change” permanents – et c’est souvent le cas, alors il ne s’agit pas seulement de prendre soin de ton bien-être. Il s’agit alors de faire un point, au sein de ton couple, sur tes besoins. 

J’ai déjà rencontré des couples qui attendaient de moi des choses qui ne relèvent pas des compétences d’une thérapeute de couple. Ces personnes viennent me voir avec des pensées du type “Je vais aller voir quelqu’un, on va aller voir un tiers, comme ça il va comprendre. Il se rendra compte qu’il a tort, parce que ça viendra de quelqu’un d’autre. Il se rendra compte qu’il est dans l’erreur, que ce n’est pas bien ce qu’il fait.” Mais non non non ! Je n’irai pas dire à ton partenaire que “ce n’est pas comme ça qu’il doit faire”. Si tu es dans ce cas-là, alors ce n’est pas de travailler sur ton bien-être que je te conseille, mais de faire le point sur tes besoins, tes limites et ta façon de les exprimer à ton partenaire. C’est à toi de renforcer ta manière d’énoncer, d’expliquer et surtout d’affirmer tes limites et tes besoins. Ceci étant, ce sont aussi des points qui peuvent se travailler dans le cadre d’un accompagnement de couple ! 

En bref 

  • Première étape : dégrossir le sujet et bien définir qui ne va pas bien et qui veut quoi. Veux-tu des changements pour toi, pour vous, ou pour lui ? Si c’est lui qui a un problème, lui qui ne comprend pas… alors si la démarche part de toi, ça va être compliqué. Ceci étant, toi tu as la possibilité de commencer à amorcer un changement. Tes actions auront un impact. Elles pourront créer des “ondes de choc”. 
  • Deuxième étape : poursuivre la lecture de cet article pour découvrir des astuces pour commencer à être dans l’action et mettre en place des évolutions. 😉

2. Pratique le journaling, pour une meilleure connaissance de toi

Le premier outil dont j’ai envie de te parler, car je le trouve très intéressant, c’est l’écriture. Le “journaling” est très utilisé en développement personnel. Si tu penses que votre couple a besoin d’aide, c’est sans doute que toi-même tu ne sens pas très bien dans ton quotidien. « Que puis-je faire pour aller mieux ? » : voilà la ligne directrice du travail personnel qui t’attend.

Cela passe, en premier lieu, par une solide connaissance de soi-même et le journaling est un excellent outil pour ça. Tu trouveras pleins de modèles sur internet. De mon côté, je te propose juste en-dessous de cet article un accompagnement pour te poser des questions « puissantes ». Il s’agit d’un workbook et d’un audio, ayant pour but de t’accompagner dans un bilan de ton couple. L’idée, c’est vraiment “d’entretenir la machine” en te questionnant, en étant dans l’action. Tu seras alors plus à l’aise pour savoir ce qui ne te convient pas et affirmer tes limites.

À force de voir écrit sur le papier, noir sur blanc, encore et encore, les mêmes choses : à un moment tu seras réellement plus au clair sur toi-même et alors tu arriveras mieux à t’exprimer.

Si écrire, ce n’est pas ta tasse de thé – que ce soit sur ordinateur ou sur papier : tu peux faire des audios ! J’ai accompagné plusieurs femmes qui l’ont fait. Le fait de se parler à soi-même, ça permet aussi de mettre les pensées en mots et rien que ça, c’est déjà hyper précieux.

3. Trouver une communauté, pour partager ton ressenti

Autre moyen concret de commencer une démarche positive pour que toi et ton couple alliez mieux : les cercles de femmes. Tu en as peut-être déjà entendu parler, car ça se fait de plus en plus. Il s’agit de cercles de femmes ou de groupes, de communautés, qui vont échanger autour d’une même thématique. Tu en trouveras sur Facebook, ou autour de toi, sous forme d’associations par exemple. J’ai envie de t’en parler parce que la puissance du groupe, la puissance du collectif est incroyable, et réellement pertinente dans ce genre de situation. 

Je te fais un petit teasing au passage : je proposerai prochainement un accompagnement collectif ! Je trouve ça utile et précieux, de pouvoir être entouré de personnes qui vivent les mêmes choses que soi ! 

L’une des raisons qui fait la force de ces groupes, c’est l’entraide qu’ils impliquent. Certaines personnes seront à un « stade moins avancé » de leur démarche personnelle : c’est donc toi qui sera en position de pouvoir leur donner des informations pertinentes, des conseils sur ce que tu as vécu… D’autres auront parcouru plus de route que toi dans ce cheminement intérieur et c’est elles qui pourront à leur tour te prodiguer des conseils. De plus, chacune aura sa propre expérience et ses propres connaissances, personnelles et professionnelles. Un autre point intéressant dans le fonctionnement des cercles, c’est l’idée de rendez-vous. Vous vous voyez toutes les semaines ou tous les mois et c’est un temps juste pour toi, avec des femmes qui te comprennent : là encore, c’est hyper précieux ! C’est grâce à tout cela qu’un groupe apporte autant et que ces échanges sont tellement enrichissants. Tu te sens un peu coincée à la maison parce que ton partenaire n’a pas envie de travailler sur votre relation de couple ? Tu ne trouves pas d’oreille adéquate dans tes cercles familiaux et amicaux ? Alors je pense que ce serait bénéfique de partir en quête de femmes autour de toi, pour t’accompagner. Pouvoir apporter cela à celles qui en ressentent le besoin est l’un de mes projets, donc n’hésite pas à me faire signe si ça t’intéresse ! Mais ne t’arrête pas à ce que je propose : il existe des cercles de femmes de toutes les formes !

4. N’oublie pas que ton entourage est là aussi pour les coups durs

Pour terminer, j’ai envie de te parler, et je dirais même de te rappeler ton entourage personnel. Bien souvent, dans nos sociétés modernes, on parle peu des problèmes de couple. Avec les femmes que j’accompagne, je constate généralement que lorsqu’elles y sont confrontées, personne n’est au courant. Vos parents ne sont pas au courant, vos frères et sœurs ne sont pas au courant, vos copines et amis ne sont pas au courant… On n’en parle à aucun individu autour de soi, à part un ou deux confidents triés sur le volet. J’ai envie de libérer un peu ça ! Ta cousine, ta sœur, ta copine, ta collègue de bureau, etc. sont des gens sur qui tu peux compter ! Souvent on garde un masque, parce que c’est encore mal vu d’avoir des difficultés dans sa relation amoureuse. Le réflexe du “Qu’est-ce qu’on va penser de moi ?” est encore très présent dans nos fonctionnements modernes. Si tu arrives à dépasser ça, à briser ça pour dire à tes proches que ça ne va pas, alors tu te rendras compte du soutien énorme qui est à ta portée. Je parlais des cercles de femmes… mais en fait tu n’as peut-être pas besoin d’aller sur Facebook pour trouver des femmes pour te soutenir. Tu peux sans doute créer toi-même ton propre réseau de femmes soutenantes qui te motivent. La vulnérabilité n’est pas quelque chose de honteux. Avoir des doutes et des questionnements n’est pas quelque chose de honteux. Un couple ça va, ça vient. Parfois c’est sympa, parfois c’est plus dur. C’est important, que tu puisses puiser dans ta famille et ton entourage, l’énergie pour affronter ces moments plus difficiles. Vraiment je trouve ça dommage, je trouve ça triste, de ne pas le faire. La famille et les amis, c’est là pour ça aussi ! 

Ne partager que les moments joyeux, c’est donner une image tronquée de toi. Tu n’es pas quelqu’un de seulement agréable et sympa, non non non. Et ta famille et tes amis non plus ! La vie ce n’est pas que joie, plaisir et bonheur. Ainsi, je t’invite à être dans quelque chose de plus authentique, de plus complet avec tes proches. Si tu as envie de pleurer parce que tu t’es pris la tête avec ton homme hier soir : fais-le ! Ne reste pas toute guindée, à tout garder pour toi avec un faux sourire. Il est possible que ce ne soit vraiment pas possible pour toi, parce que ta famille et tes amis ne sont pas assez empathiques ou que tu n’as vraiment pas envie de partager ça avec eux. Dans ce cas, encore une fois : cherche d’autres personnes avec qui tu pourras échanger sur ce qui te pèse. N’hésite pas : les réseaux sociaux sont magiques pour ça. Il existe forcément une personne ou un groupe qui te conviendra et qui t’apportera la bienveillance dont tu as besoin. Ou, si tu attends un peu, c’est moi qui te proposerai de venir partager ce que tu vis avec d’autres femmes. 😉

On refait le point ? Tu constates des problèmes dans ton couple, tu penses que vous avez besoin d’aide, mais il ne veut pas ? Voici ce que je te conseille :

  • 1 : On s’introspecte ! De quoi as-tu envie, de quoi as-tu besoin ? 
  • 2 : Ouvre-toi ! Tiens un journal pour évacuer ce que tu ressens et mettre en mots tes pensées. Puis accueille l’aide que tes proches voudront bien te donner. Partage ton ressenti et cherche autour de toi la bienveillance dont tu as besoin ! 

 J’espère que cet article t’aura apporté quelques pistes pour pouvoir avancer, même si lui n’en a pas envie. N’oublie pas que toi, tu as ce qu’il faut en toi pour commencer une démarche. Si l’autre en face ne participe pas, ce n’est pas grave. Mille et unes choses sont possibles. Tu peux commencer avec mon workbook ci-dessous, pour faire le point sur ton couple. Et n’hésite pas à te rapprocher de moi si tu souhaites aller plus loin.

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