Maturité émotionnelle dans le couple : mes 4 conseils

Dans ce nouvel article, on va discuter de maturité émotionnelle. C’est un sujet qui me semble intéressant si on souhaite engager une réelle démarche de prendre soin de son couple. C’est ton cas, mais le terme te fait un peu peur ? Pas de pression : si le développement personnel n’est pas ton truc, ce n’est pas grave. Chacun fait ce qu’il veut et surtout ce qu’il peut. Mais si tu te demandes comment faire durer ton couple, cet article est une piste à prendre. Je te propose de te présenter 4 bons signes qui montrent que tu as une belle maturité émotionnelle… qui peuvent également être 4 outils de communication de couple

1. Prendre conscience que son avis n’est pas meilleur que celui de l’autre 

Sans transition, voilà donc le premier point : mon avis n’est pas meilleur que le tien.

C’est une posture très courante, mais dont il est compliqué de sortir. C’est humain de se dire : “En fait c’est moi qui ai raison, moi j’ai compris, c’est moi qui sais”. C’est normal, parce que tu regardes le monde avec tes yeux à toi. Tu abordes les choses à travers ton prisme, incluant ce que toi tu connais, ton expérience personnelle, tes études, ta vie professionnelle, etc.

Si tu pratiques le développement personnel, que tu as étudié des livres sur le sujet ou que tu suis des chaînes traitant cette thématique sur YouTube, tu prendras d’autant plus facilement cette position dans laquelle tu vas essayer d’expliquer à l’autre ce que toi tu as appris et compris. Ça permet de redescendre un peu les choses de se rappeler que : “Non, ce que je pense, c’est ce que JE pense. Ce n’est QUE ce que je pense, il n’y a pas de vérité absolue. Il n’y a pas de “J’ai tort ou j’ai raison”.” Il est bon de toujours garder en tête que l’autre en face a, lui aussi, ce mécanisme qui le pousse à être convaincu que ce qu’il pense est une vérité. Je conseille de conserver à l’esprit ce mécanisme humain. Ça permet de sortir de schémas qui amènent souvent à la dispute.

En effet, si tu essaies d’expliquer ta vérité à ton partenaire, en lui disant pourquoi il devait faire ci ou ça – parce que tu as envie qu’enfin il change, qu’enfin il se décide, qu’enfin il passe à l’action, qu’enfin il bouge ses fesses, etc. – souvent, tu constateras amèrement que ça ne fonctionne pas très bien. Ça ne fonctionne pas bien parce que ça part de toi, que ça se base sur tes convictions et tes croyances à toi. TOI tu penses ça et tu le calques sur l’autre, alors qu’il pense peut-être différemment.

Je trouve donc intéressant d’adopter un réflexe d’humilité. Essaie de te dire que tu ne fais que partager comment toi tu vois les choses. Bien évidemment : cela va apporter des idées qui vont nourrir la réflexion de ton partenaire ! Peut-être même qu’il va épouser certains de tes propos. Nous sommes des êtres d’influence. Tu es influencé·e par tout ce que tu vis, par mon podcast, par ce que te disent ta mère et ta copine, etc. Donc ce que tu es, fait, dit, viendra influencer l’autre en face de toi. Si tu as envie d’apporter des conseils à l’autre, pour nourrir sa réflexion : bien sûr que ça l’influencera. C’est ça aussi, qu’on appelle la communication ! Cependant, l’autre sera d’accord… ou pas. Retenir ça, c’est important. 

Voilà donc le premier conseil de maturité émotionnelle que j’avais envie de te transmettre : essaie de prendre en compte dans ta communication de couple que ton avis n’est pas plus vrai que celui de l’autre. 

2. Réaliser que les actions de l’autre ne sont pas systématiquement contre toi

Second conseil pour travailler ta maturité émotionnelle, c’est de ne pas prendre chaque action de l’autre comme une attaque qui t’est destinée. Arrête de réagir comme si le monde tournait autour de toi, comme si tout ce que l’autre fait était une action contre toi.

Non : les actions de l’autre ne sont que les actions de l’autre. Si ça déclenche une réaction chez toi, c’est parce que tu veux bien la laisser se déclencher.

Pour illustrer ça, je donne souvent l’exemple du fameux : “Je t’ai envoyé un message et tu n’as pas répondu !”, qui engendre une réaction interne du type : “C’est une attaque contre moi ; c’est quelque chose qui m’est destiné.” Non : tant que tu ne lui as pas posé la question, tu ne peux pas savoir pourquoi il·elle ne t’a pas répondu. Évidemment, qu’il y a parfois des actions dirigées contre toi ! On est d’accord. Si tu es en capacité d’aborder ces actions de façon qu’elles soient le moins compliquées possible pour toi : c’est très bien. Mais si tu as cette mentalité, que l’on a parfois en couple, de réagir par réflexe comme si tout ce que l’autre fait est orienté vers toi, alors ce serait intéressant c’est de mettre de la communication là-dedans.

Tu constateras que souvent, ce n’est pas le cas ! Va questionner l’autre : qu’est-ce qui était à l’origine de cette démarche ? Et crois-le quand il te répond. Sinon, ça apporte des incompréhensions et ça nourrit ton mental de fantasmes et d’interprétations qui, au fil du temps, créent des tensions et des crispations… qui ne se basent sur rien. 

Mon second conseil est donc d’arrêter de partir du principe que “C’est contre moi” et de questionner si on a des doutes. 

3. Augmenter sa souplesse mentale et supprimer les sujets tabous pour gagner en maturité émotionnelle dans le couple 

Le troisième conseil que j’ai envie de partager avec vous c’est d’avoir de la souplesse mentale et de ne pas avoir de sujet tabou. Ça, c’est un point que je travaille énormément avec les couples que j’accompagne : on peut parler de tout. TOUT est abordable. Bien sûr, un contexte est parfois nécessaire. On ne parle pas de tout au détour d’un couloir. Il peut être préférable d’y mettre un peu les formes, d’y réfléchir en amont ou d’opter pour une approche particulièrement bienveillante.

Mais quoiqu’il en soit, cette idée de souplesse est capitale. C’est le principe du roseau, que l’on connaît tous : le roseau est souple et ne casse pas. Vous pouvez avoir, dans ton couple, des sujets sur lesquels vous êtes en désaccord profond. J’observe souvent, dans mes accompagnements, que ça amène à des silences autour de sujets, que l’on n’aborde plus du tout au fil du temps. Tu as tellement envie que l’autre change d’avis, qu’à chaque fois que vous en discutez, comme tu constates que ce n’est pas le cas, ça se termine avec un “J’arrête de discuter avec toi”. Le sujet en question devient tabou. Ça devient une espèce de zone d’ombre dans la relation. C’est normal, de ne pas être d’accord, mais c’est important de pouvoir en parler. Ça permet, à l’instar du roseau, de pouvoir vivre la tempête sans se briser.

J’ai récemment travaillé avec un couple pour lequel le sujet tabou, c’était l’argent. Ils se prenaient la tête à chaque fois qu’ils évoquaient cette question, donc ils avaient arrêté d’en parler. Ce couple avait beaucoup d’humour, je leur ai donc suggéré de mettre justement de l’humour là-dessus. Bien sûr, ça ne change pas les points de désaccord, mais ça permet de faire baisser la pression. Pouvoir en rigoler peut être une solution pour éviter de ne pas en parler ou de se disputer. Cela demande un peu de temps, bien sûr : acquérir cette souplesse est un processus qui peut être long. Mais il est bénéfique, car il évitera à ton couple ces points sensibles, sur lesquels tu es tellement énervé·e que tu dis non par principe. Tu n’écoutes plus, ça te saoule, tu n’as plus envie d’en parler. Mais ce non n’est pas un vrai non, car sans cet énervement, ce non serait peut-être plus souple. Ce serait peut-être un “oui mais…”.

Avec le couple dont je te parle, nous nous sommes rendu compte qu’en fait… il y a plein des points sur lesquels ils étaient d’accord ! Mais comme ils n’en discutaient plus, ils ne se rendaient même plus compte de cela. Ils sont donc sortis de cette séance avec la certitude qu’ils finiront par réussir à trouver un accord, grâce à une communication retrouvée. Cet état d’esprit est plus sympa à vivre au quotidien, mais surtout ça ouvre ton esprit. En effet, pour se mettre d’accord, il faut souvent construire ensemble une solution C. En général, toi tu penses A et ton partenaire pense B. Si tu es bloqué·e sur tes positions, parce que tu es agacé·e, cette solution C ne te viendra pas à l’esprit ou sera refusée sans réflexion. Alors qu’avec de la souplesse, les solutions A ou B peuvent être acceptées, avec des conditions par exemple. Ça peut se transformer en solution A+ 😉

Et là on fait couple, là on communique, là on se connecte et on trouve ensemble des solutions. 

Voilà donc à quoi je t’invite : discute, même sur les sujets tabous ; mets de la souplesse mentale dans tes réflexions ! 

4. Accepter que tu ne puisses pas changer l’autre, mais que tu peux communiquer sur tes besoins

Pour finir, le dernier conseil que je veux te confier, c’est d’être dans la posture suivante : “Je ne peux pas changer l’autre, mais je communique sur mes besoins et je marque mes limites.”

Il s’agit de prendre conscience et de comprendre que “Non, je ne le changerai pas. Il est ce qu’il est et ce n’est pas à moi de venir modifier son être et ce qu’il aime.” Cependant, cela ne veut pas dire accepter tout ce qu’il fait, tout ce qu’il est et tout ce qu’il dit. Je te conseille d’expliquer tes besoins et même d’expliquer clairement tes besoins. Marque tes limites.

Ça, c’est vraiment de la maturité émotionnelle. C’est important de pouvoir avoir comme une sphère autour de toi, comme une bulle qui dira “OK, je ne peux pas changer ce qu’il est, mais par contre je peux dire là, non, ce n’est pas possible pour moi”. Marque tes limites de manière claire et précise. Et… accepte que l’autre en face fasse la même chose. Ce n’est pas une mince affaire, mais c’est important de respecter ses limites et celles de l’autre. Ce signe de maturité émotionnelle est précieux pour ta relation car c’est aussi précieux pour toi, pour ton enrichissement personnel. Ça t’aidera dans ta sphère relationnelle-couple, mais pas que !

Ce sera aussi bénéfique dans ta vie professionnelle, dans tes sphères amicales et familiales au sens large. Entraîne-toi dans ta relation de couple à être clair avec tes besoins. Sinon, ça va générer du ressentiment. Or justement : prendre soin de ta relation, c’est aussi éviter les situations qui finiront par t’exploser au visage. Ne te leurre pas : si tu as des besoins que tu n’exprimes pas, les “tasser” ne les fera pas disparaître ! Tasser tes besoins, tasser tes envies, tasser tes projets, ça les tassera juste. Mais au bout d’un moment, tu ne pourras plus tasser et ça créera une dispute. À partir de là, soit la relation s’arrête, soit elle perdure, mais avec du ressentiment et de la colère. 

Donc vraiment je t’invite à prendre le temps de faire un travail personnel sur tes besoins. C’était mon dernier conseil pour cet article ! 

J’espère que cet article t’aura donné un petit peu de matière à réflexion, autour de la maturité émotionnelle dans ton couple… ou autour de ton couple en général ! N’hésite pas à me partager tes impressions : est-ce que tu en es, est-ce que tu n’en es pas ? Tu es peut-être sur le chemin ?! Si tu ressens que ça pourrait être bénéfique pour ta relation de couple, mais que vous auriez besoin d’être accompagnés : clique ici pour me contacter.

4 conseils pour prendre soin de son couple

Dans cet article, j’ai envie de t’expliquer, concrètement, comment je fais pour prendre soin de mon couple. Et oui : être amoureux ne fait pas tout ! Un couple, ça s’entretient, ça continue à se construire tout au long de la relation. Prendre soin l’un de l’autre, mais aussi entretenir l’amour lui-même, raviver la flamme, solidifier votre connexion : voilà comment entretenir sa relation amoureuse sur le long terme. Le début de l’année est un moment propice aux réflexions, aux projections… Pourquoi ne pas prendre le temps de te demander comment bien prendre soin de ton couple cette année ? Je te propose 4 conseils – après un petit préambule !

Préambule : pour prendre soin de son couple, il faut d’abord le décider !

Comme c’est le début de l’année, bien sûr, je profite de cet article pour te souhaiter pleins de très très belles choses à venir ! On en a besoin, après l’année qui vient de passer… Mais mon état d’esprit en ce moment, c’est que se souhaiter pleins de bonnes choses c’est bien, mais te demander ce que TOI tu veux, c’est mieux. J’ai surtout envie de te souhaiter d’être acteur·trice de tes envies. J’ai envie de te souhaiter, non pas que quelque chose te tombe du ciel, mais que tu trouves l’énergie d’aller puiser toi-même, en toi-même, pour toi-même, ce dont tu as envie et besoin.

Je pense que le couple n’échappe pas à cela : la première étape pour prendre soin de ton couple, avant de penser à chercher des conseils et astuces, c’est de le décider. Le début d’année peut être un bon moment pour faire le point sur sa relation amoureuse et réfléchir à ce que l’on veut la concernant. Évidemment, on est tous d’accord pour dire que si on prend la décision, par exemple, de faire du sport : qu’on la prenne le 1er janvier ou le 4 janvier, ça ne changera rien. L’important c’est de prendre la décision, de se lancer et de faire du sport.  Mais je trouve que certains moments de l’année, comme le Nouvel An, peuvent être de bons « supports ». Ça peut aussi être septembre, à son anniversaire, ou même au début d’un mois ou d’une semaine. Je trouve que ce sont des moments qui boostent parce qu’ils portent cette idée de nouveau cycle, de renouveau. Ce sont autant d’occasions pour dresser un bilan, prendre une décision ou mettre en place une habitude. Évidemment, on n’en a pas besoin : un bilan de son couple, on peut le faire aussi bien en août qu’en début d’année. Mais si tu as envie de « prendre un support » pour t’aider à te lancer : n’hésite pas. Si janvier est un support qui te convient, c’est top ! Si tu lis cet article en juillet : c’est top aussi ! 😉

Et donc, dans cette mouvance, j’ai envie de te donner 4 clés pour t’aider à prendre soin de ton couple. On commence !

1.      Un contact physique par jour, tu auras

(En mode Yoda : oui, j’ai regardé Star Wars il n’y a pas longtemps ! Passons 😉) Le rapport au corps est hyper important. Nous sommes de plus en plus des êtres cérébraux. On fonctionne beaucoup avec le mental. Par conséquent, quand des personnes ont l’impression de « s’être éloignées », le corps est souvent lui aussi concerné, sans que l’on s’en rende bien compte. Notre corps est important et je pense qu’il n’est pas assez stimulé de nos jours. Beaucoup de choses passent par le corps. C’est un canal de communication qui n’est pas suffisamment sollicité dans les relations de couples notamment. Je t’invite donc à être attentif·ve à ça. Ceci étant, la connexion d’un couple au quotidien passe évidemment par d’autres choses que le contact physique. Elle peut aussi passer par un regard par exemple.

J’ai récemment mis en place ce conseil avec un couple, qui a choisi de se servir du regard. On s’est demandé ensemble comment ils pourraient, souvent et facilement, se connecter grâce à un geste simple. Ils ont choisi de s’accorder mutuellement au moins un regard par jour, profond et intense. C’est un geste qu’ils font en pleine conscience et qui reste très simple. J’insiste sur ce point : c’est important que ce soit un geste simple. Certains couples que j’accompagne me disent par exemple que leur moment de connexion c’est le cinéma ou les week-ends en amoureux. C’est bien ! Ce sont des moments importants aussi. Mais peu de gens vont au cinéma tous les jours. Et quand le week-end en amoureux est annulé – à cause du covid par exemple – comment font-ils pour se connecter ? C’est pour cela qu’il me semble intéressant de choisir pour ton couple un truc simple qui vous connecte. Ça peut être le contact physique, mais ça peut aussi, comme on l’a dit, être un regard ou bien un message (un sms, ou un mot qu’on laisse sur le frigo). Ça peut être très rapide, il n’y a pas besoin que ça dure plusieurs heures. Ce qui est important, c’est que ce soit conscient. Le but est de trouver quelque chose qui vous rapproche, qui vous unit. Cherche quelque chose qui puisse vous faire vous dire « Je suis là, tu es là, on est là, ensemble ».

Si un jour tu traverses une tempête dans ton couple, cette habitude pourra s’avérer très précieuse. Je le vois avec les couples que j’accompagne : quand c’est compliqué, fatalement on prend de la distance, on se parle moins, on s’évite… Donc si ton couple traverse une tempête, travailler sur cette connexion au quotidien, c’est vraiment important.  Même si tu te questionnes, même si tu ne sais pas comment ça va se terminer : grâce à ce moment de connexion, vous serez tous les deux, ensemble, dans cette tempête. Contact physique, contact visuel, contact auditif… À vous de choisir ensemble, même si, je vous l’ai dit au début, je privilégie le contact physique. 😉

2.      Un rendez-vous hebdomadaire rien que pour vous, tu prévoiras 

C’est cliché, je sais, mais c’est hyper intéressant pour prendre soin de son couple. Ne pars pas en courant : je ne te parle pas de vous faire un restaurant toutes les semaines ! Je ne te parle pas non plus d’un rendez-vous qui dure forcément plusieurs heures.  Si vous en avez envie et si vous en avez la possibilité : grand bien vous fasse, faites-vous plaisir ! Mais si ce n’est pas le cas, alors 10 min, 15 min ou 30 min : ça suffit. Il s’agit simplement de prendre un temps pour se retrouver, en étant 100 % disponible pour ton couple.

J’ai par exemple accompagné un couple qui avait cette habitude-là : le dimanche matin, avant que les enfants se réveillent, ils leur préparent ensemble un petit-déjeuner sympa. Ça ne dure pas longtemps, évidemment, puisque les enfants se réveillent quand ils les entendent s’agiter. Mais ils ont quelques minutes où ils sont juste tous les deux, à faire une activité ensemble. Vous pouvez décider de faire une activité comme lire, regarder un film ou cuisiner, mais vous pouvez également décider de simplement garder ce temps-là pour vous demander comment ça va. Juste ça, c’est déjà merveilleux. Idéalement, soyez dans un question/réponse, en gardant à l’esprit l’idée que s’il y a quelque chose à dire, c’est LE moment. Au début il ne se passera peut-être pas grand-chose, puis vous prendrez l’habitude. Quand quelque chose qui te tracassera, tu te diras plus facilement « J’en parlerai dimanche matin, on pourra échanger ». Ça te ramènera dans l’instant présent de ton couple, même si ce n’est que le temps d’une « prise de température ».

3.      Un projet par trimestre, tu réaliseras

Avoir des projets pour son couple, c’est essentiel. Lors des accompagnements de couple que je mène, il est fréquent qu’on me confie ne plus avoir de projet à mener en amoureux. Ne plus avoir de projet, c’est un petit signe d’alerte, car avoir des projets, c’est se projeter. Si j’ai un projet pour toi et moi au mois d’août, c’est que je nous imagine encore ensemble au mois d’août. C’est précieux de pouvoir projeter son couple dans le futur et c’est précieux d’être dans la construction, à deux, de quelque chose. C’est chouette d’avoir des projets, d’avoir des envies à deux. Ça participe à la construction de la relation et ça peut être quelque chose qui vient titiller ton imagination. Là encore, il n’y a pas besoin qu’il s’agisse de grandes choses. Si tu as envie de faire des grandes choses, c’est très chouette ! Mais si tes projets avec ton·ta partenaire sont constitués de petites choses, c’est très bien aussi. Le rythme du trimestre est là pour donner une deadline, sans vous presser pour autant.

Les couples ont souvent des idées. Ça va, ça vient, les idées ! « Ce serait bien de faire ci, ce serait bien de faire ça »… Et puis 3 mois après, il ne s’est rien passé. 6 mois après, il ne s’est toujours rien passé. « Ah tu te souviens, on avait dit que… » Cela peut même entraîner des tensions, si l’un des deux finit par s’impatienter. Au bout d’un certain temps, l’un des partenaires peut en avoir marre et le faire tout seul, à grands coups de « de toute façon, toi tu ne fais jamais rien ! »

Je te suggère donc d’adopter cette idée de vous engager à deux dans un projet. Un projet pour la maison, un projet pour vous, un projet pour les enfants, etc. : peu importe, pourvu que vous vous y engagiez à deux, dans le but conscient de prendre soin de votre couple. Prenez le temps de vous projeter : « Qu’est-ce qu’on fera ? Quelles actions on met en place ? Il faudrait le réaliser avant telle date. » Tout ça va venir vous stimuler et solidifier votre relation.  

4.      Un truc de ouf, à faire à deux, tu vivras

Oui, c’est aussi hyper important de faire des trucs de ouf dans sa relation. Attention, n’ai pas peur : quand je dis « truc de ouf », je veux dire « sortir de sa zone de confort ». Ça ne veut pas dire aller sur la Lune ou faire le tour du monde… Non, pas forcément. Je parle simplement de chercher, chaque année, une activité à réaliser en amoureux pour sortir de votre zone de confort. Une fois par an, faites quelque chose que vous n’avez jamais fait, quelque chose qui vous déstabilise. Ça peut être quelque chose que tu n’es pas sûr d’apprécier. Ça c’est hyper intéressant pour le couple, car ça permet d’apprendre sur soi-même et sur l’autre. Si, au premier abord, tu te dis « Mmmm non ça ne va pas me plaire ça » : et bien essaie ! Évidemment, reste dans la bienveillance : si effectivement, une fois dans l’action, ça ne te plait pas du tout, on arrête. L’idée c’est d’aller chercher plus loin, d’aller au-delà, de partir à la découverte. Cette habitude à prendre peut concerner tout un tas de domaines. Spontanément, on va souvent penser à la sexualité. Mais pas ça peut être tout à fait autre chose ! L’important c’est que ce soit quelque chose que vous ne connaissez pas. Certains couples ont des grandes idées, des grandes envies de ouf, comme faire le tour du monde par exemple. Mais ça ne se fait pas facilement, surtout en ce moment. Si vous êtes dans ce cas-là : chercher ce qui peut vous permettre de faire vivre un peu cette idée de tour du monde. Ça peut être, par exemple :

  • regarder un film ou cuisiner un plat de chaque pays que vous aimeriez visiter ;
  • faire un tour de votre région ou de France, pour commencer.

Cherche comment vous pouvez vous approprier votre grand rêve, pour en faire quelque chose que vous pouvez faire là maintenant tout de suite. Il ne s’agit pas d’y renoncer, mais au contraire de le faire vivre, si vous ne pouvez pas le réaliser dès à présent. « Je veux toujours le faire, mais pas maintenant, pas comme ça… » Alors demande-toi : comment est-ce que je peux le faire vivre dans ma relation de couple ?

Je m’arrête là ! Je te remercie de m’avoir lu et j’espère que ces 4 conseils pour prendre soin de son couple t’auront apporté des idées qui te plaisent. N’hésite pas à laisser un commentaire et à t’abonner à mon Instagram, où je serais très active cette année ! Si le sujet t’intéresse et que tu veux aller plus loin, j’ai créé un « bilan de couple » avec :

  • un workbook avec des questions ;
  • un audio pour vous aider à répondre à toutes les questions.

Le lien du workbook Bilan de couple.

La sexualité après bébé : mes 3 conseils

Comment retrouver l’envie de faire l’amour après l’accouchement ?

Voilà une question que se posent beaucoup de femmes, devenus jeunes mères.

Dans cet article, j’ai envie de te parler de la sexualité après bébé, car c’est un sujet compliqué pour beaucoup de jeunes parents, voire de parents tout court. C’est aussi un sujet pertinent pour les couples qui vont devenir parents !

Beaucoup de choses sont difficiles après l’arrivée d’un enfant, parce que ces sujets n’ont pas été abordés auparavant, ou si peu… Communiquer en amont, pour essayer de balayer tous les potentiels points sensibles, cela peut vous permettre de ne pas vous sentir complètement en terre inconnue une fois devenus parents. Bien évidemment, il y a ce qu’on disait avant et ce que l’on vit après ! Néanmoins, lorsqu’on a verbalisé un sujet, il est plus facile de le traiter, de le vivre avec souplesse.

Le sexe après l’accouchement ne fait pas exception à la règle. Comment harmoniser le couple et la parentalité ? Pour moi, un des leviers auquel il faut être attentive, c’est la sexualité. Je te détaille 3 conseils pour aborder ce sujet au mieux.

1.      Sortir des idées reçues sur la sexualité après une grossesse

J’ai envie de commencer par dire que ce n’est pas une obligation, ce n’est pas une fin en soi, ce n’est pas un automatisme. Il y a beaucoup de couples pour lesquels la sexualité n’est pas un pilier, pour lesquels ce n’est pas un élément majeur de leur relation, de leur équilibre de vie. Leur sexualité fonctionne très bien, mais ce n’est pas quelque chose sur lequel ils mettent l’accent. Vraiment, j’attire votre attention là-dessus : il n’y a pas d’obligation à avoir une sexualité « dans la norme ».

Cependant, je vois bien avec les couples que j’accompagne que c’est un sujet qui revient régulièrement. Il peut générer d’importantes tensions, de grands conflits et désaccords. Cela est d’autant plus vrai quand on n’est pas à l’aise pour en parler. En général, les gens n’évoquent pas facilement ce qu’ils ressentent ou ce qui les gênent.

Ces couples rencontrent des difficultés qui ne sont pas verbalisées. Avec le temps, elles prennent de plus en plus d’ampleur, parce qu’on n’a pas mis de mots dessus, parce qu’il n’y a pas d’espace pour en parler. C’est pour ça que j’ai vraiment envie de vous conseiller de sortir des préconçues : ça embrouille, ça laisse supposer des choses pas forcément fondées, sur un sujet dont il est déjà difficile de discuter.

Concernant l’impact de l’arrivée d’un enfant sur la sexualité, on entend (très) souvent ce discours qui veut que « ça va être compliqué ». Le message ambiant ressemble à : « Préparez-vous, ça va être différent, ça va changer, ça va être moins intense, moins intéressant, moins fréquent… Bref : ça va être différent de ce que vous avez connu avant. »

Ce que j’en dis, moi, c’est qu’il s’agit complètement d’une idée reçue. Il y a aussi des couples pour lesquels, au contraire, ça fonctionne très bien, voire pour lesquels c’est mieux. Il y a des couples pour lesquels, après l’arrivée des enfants, il y a vraiment un sentiment de retrouvailles. Ces couples-là ont souvent une sexualité plus épanouissante que ce qu’ils avaient connu avant d’avoir des enfants.

Donc vraiment, j’attire ton attention sur le fait qu’il n’y a pas lieu d’accorder du crédit à cette idée préconçue qui veut que « ça va être plus compliqué ». Ce n’est pas forcément le cas ! Cependant, c’est en effet possible. Je ne nie pas que pour certains couples : oui c’est plus compliqué, plus difficile, moins simple. Mais j’aimerai que tu ne te mettes pas en amont dans des cases, en présupposant que les choses vont être plus compliquées, alors que ce ne sera pas forcément le cas.

Souvent, quand j’accompagne des couples qui m’expliquent que c’est compliqué avec la sexualité depuis l’arrivée des enfants, je commence par les laisser s’exprimer. Puis, rapidement, je leur demande comment c’était avant. Certains couples font face à des tensions dans leur intimité, qui, en fait, étaient antérieures au bébé. Elles ne sont que réactivées par les difficultés de la parentalité, mais fréquemment, c’était déjà compliqué en amont.  Cependant, les désagréments ressentis sont plus forts, moins banalisés qu’auparavant. Cela n’avait pas été discuté, ces difficultés n’avaient pas été travaillées, personne n’avait posé de mots dessus.

À l’arrivée des enfants, à cause du stress et de la fatigue que ça amène, certaines personnes ne font plus les efforts qu’elles faisaient avant. Mon premier conseil est donc de commencer par essayer d’avoir un premier regard honnête et authentique sur votre sexualité. Questionnez-vous : « Est-ce que c’est vraiment à cause de l’arrivée des enfants que j’éprouve cela ? Est-ce qu’il y a vraiment un avant/après ? Ou bien est-ce qu’il y avait déjà des choses un peu fragiles, un peu compliquées, sur lesquelles aucun mot n’avait été mis et qui se révèlent avec l’arrivée des enfants ? »

Pour moi, en tant que thérapeute de couple, ce n’est pas la même approche. Je pense que c’est intéressant de vraiment se poser la question : « OK, notre sexualité, si on en parlait ? Avant de mettre en avant la fatigue, le stress… est-ce qu’il n’y a pas déjà des choses antérieures, relatives à notre histoire, à notre parcours, qui font qu’il y avait des difficultés avant ? » C’est la première étape que je vous conseille.  

2.      Ne pas négliger l’importance d’une communication tout en souplesse, pour le sexe comme pour le reste

Je te propose maintenant un second conseil : la sexualité, ça se discute, ça se verbalise. Il faut pouvoir en parler, il faut avoir des échanges. Et, je le dis souvent : il faut de la souplesse. Je pense qu’il est important de pouvoir être dans une relation de couple où on parle de ce qui est compliqué, où on évoque assez simplement et tranquillement les choses qui sont douloureuses. Il ne faut pas rester sans verbaliser les difficultés. Cette fluidité de communication au sein d’une relation est importante, pour la sexualité comme pour bien d’autres sujets de couple. Si ce sont les débuts et que tu n’es pas à l’aise : dis-toi bien que ça se travaille. Ce n’est pas parce que tu n’es pas à l’aise au début, lors de la première discussion, que tu ne seras pas à l’aise par la suite. Il est normal que la première discussion soit gênante, mais ça ira mieux avec le temps.  

Ensuite, j’ai envie de mettre l’accent sur cette idée de « souplesse ». Lorsque je dis que je t’invite à être souple, je veux dire qu’il me semble important non seulement de pouvoir communiquer, mais surtout de pouvoir communiquer sereinement, facilement, tranquillement. Il faut qu’on arrête de se mettre des freins, des barrières et des limites. Il faut arrêter d’être gêné, mal à l’aise. Sortez de ces croyances, de ces « Ça c’est des choses qu’on n’évoque pas. », « Je le garde pour moi, j’en parlerai plus tard. » Parle de ce que tu as sur le cœur !

Je vais continuer mon plaidoyer de la souplesse, car c’est important en communication… mais aussi dans ta façon d’aborder la sexualité, que ce soit après l’accouchement ou en général. Quand on est jeune parent, une fois la naissance passée, on retrouve dans beaucoup de couples cette idée de « reprise » de la sexualité. Lorsque ça s’est un peu éteint ou un peu arrêté, on ressent le besoin de « reprendre », après plusieurs semaines, plusieurs mois ou plusieurs années – ça dépend des relations. Mais souvent, on va « procrastiner ».

Dans ce que me confient les personnes que j’accompagne, je constate souvent ces pensées-là : « Plus tard, là ce n’est pas le moment, là je ne me sens pas encore prête, j’hésite, la situation n’est pas optimale ». Je t’invite à faire attention à ces idées-là. Si tu attends le moment presque idéal, le moment où « ça y est je me sens vraiment prête »… et bien tu risques d’attendre plusieurs années ! Je te conseille de garder en tête qu’il faudra travailler pour s’ajuster. Même si au début, tu n’as pas le sentiment de quelque chose d’optimal, que toutes les conditions ne sont pas réunies, c’est quand même intéressant d’avoir une reprise au niveau de la sexualité. Mais pour cela, je l’ai déjà dit dans d’autres articles : il faut vraiment élargir le spectre de la sexualité.

Bien évidemment, ça dépend des couples et des relations, mais pour beaucoup de personnes, il existe cette l’idée reçue que sexualité = pénétration. Or, si la pénétration n’est pas possible pour toi pour des raisons physiques (accouchement) ou psychologiques, et bien tu te retrouves face à une impossibilité. « Je n’ai pas envie de pénétration, ou je ne peux pas être pénétrée, donc il ne se passe rien dans ma sexualité et dans ma relation de couple. »

J’invite donc les couples que j’accompagne à se demander ce qui est possible en-dehors de la pénétration. La sexualité est bien plus large que cette notion-là ! C’est dommage de se cantonner à « Pour nous ce n’est pas possible pour l’instant, parce que moi je ne peux pas, à ce niveau-là. » Non ! Qu’est-ce qui est possible autrement ? C’est vraiment intéressant de travailler à deux sur ses envies, besoins et désirs. Demandez-vous : « Qu’est-ce qu’on peut créer tous les deux ? Qu’est-ce qui peut nous correspondre davantage pour l’instant ? » Vous pouvez même aller au-delà et vous demander : « Qu’est-ce qu’elle nous apporte, cette sexualité ? »

Évidemment, pour beaucoup de couples, ça répond à un besoin physiologique : il y a une envie, un désir naturel. Mais pas que… Souvent, la sexualité est également un moment où on connecte, un moment fort du couple où, vraiment, on est en communion. On est ensemble, il y a une célébration de la relation. Quand il y a des enfants, le travail, les courses, nous sommes fatigués et nous ne faisons que nous croiser. La sexualité devient alors le temps pour se retrouver, pour n’être que tous les deux et se consacrer 100 % au couple.

Alors, si effectivement la sexualité se fait plus rare, ce temps pour le couple disparaît et donc, forcément, il y a un impact sur la relation. J’invite les couples à repenser leur vision de la sexualité. Comment peut-on se retrouver, se connecter même si notre sexualité n’est plus forcément ce qu’elle était ? Comment pouvez-vous faire autrement ? Intégrer de la souplesse dans votre vision des choses et ouvrez le champ des possibles !  

3.      Accepter que la sexualité après bébé, ça puisse être différent

Le dernier conseil que je souhaite aborder avec toi, c’est le fait d’accepter que ce soit différent. Une grossesse et l’arrivée d’un enfant sont des moments qui peuvent venir modifier ton couple… mais ce ne sont pas les seuls. Je te renvoie, encore une fois, à ma vidéo sur les saisons du couple (tu trouveras le lien en bas de l’article.) Elle présente les différentes phases que connaît un couple. Ça peut paraître évident, mais c’est important de le rappeler : l’été, les débuts de la relation, ça ne ressemble pas à l’hiver. Il faut accepter cette idée que ce qu’on a connu, ce n’est pas forcément ce qu’on vivra à l’avenir dans notre vie de couple. Il faut prendre conscience qu’il y a différentes phases. Le couple est mouvant.

On va passer d’une phase à une autre, avec parfois des allers-retours. Nous ne sommes pas linéaires et notre vie de couple ne sera pas toujours identique. Ces évolutions passent par les événements de la vie, comme par exemple la grossesse et l’accouchement, qui ont un impact physiologique sur le corps, mais pas seulement. Nous sommes différents aujourd’hui de ce que nous étions hier, donc notre sexualité est différente et il faut se réinventer. Avec l’arrivée des enfants, il faut laisser de la place à l’imprévu. On ne sait pas très bien ce qu’on va devenir. Chacun va avoir des évolutions personnelles, donc il ne faut pas rester dans quelque chose de complètement rigide, sinon on passe à côté de l’évolution de l’autre.

On peut accepter que les choses soient autrement, soient différentes. Ce n’est pas forcément moins bien et c’est aussi à nous, en tant que couple, de se réinventer, d’aller puiser à l’intérieur de ce que nous sommes pour créer quelque chose qui ressemble à ce que nous sommes maintenant. Chaque couple doit suivre son évolution et avoir un fonctionnement qui permet de s’ajuster, de s’adapter à chaque nouvelle étape de la relation ou de la vie.

J’espère que cet article et ses 3 conseils t’auront donné des pistes de réflexion pour vivre au mieux ta sexualité après bébé. Je le dis souvent, c’est mon but : t’amener à te questionner et à réfléchir. Je n’ai pas de solution toute faite ! Pour prendre soin de ton couple, je te conseille de te questionner, de te sonder. Cherche d’autres perspectives, d’autres manières de voir les choses. Élabore des idées, fais des tests et des erreurs : c’est comme ça qu’on avance ! Si tu ressens le besoin d’être accompagnée dans cette période compliquée, n’hésite pas à me contacter.

Pour prendre contact avec moi et réserver ta séance découverte : https://untempspournous.com/contact/

Rupture amoureuse : 3 clés pour en sortir grandie

En matière de thérapie de couple, on entend souvent parler de couples, de couples qui hésitent ou qui envisagent la séparation. Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de l’après. Comment se remettre d’une rupture ? Comment se reconstruire après une séparation, pour pouvoir commencer sur de bonnes bases sa prochaine relation amoureuse ? Je pense que c’est un sujet intéressant, tant pour les femmes qui ont vécu ou qui vivent une séparation et qui rencontrent des moments compliqués… que pour celles qui sont actuellement en couple. La peur de la séparation et les représentations que tu en as peuvent avoir une influence non-négligeable sur ton couple actuel. Je te propose 3 clés pour aborder ta rupture amoureuse d’une façon constructive et bonne pour toi.

Préambule : dédiabolise la séparation

Pour commencer, il me semble important de dédiaboliser ce sujet. Je dis souvent qu’il est important d’avoir de la souplesse : en l’occurrence je conseille d’avoir la souplesse mentale de parler de séparation, de pouvoir se projeter dans une séparation. J’en parlais récemment avec un couple, où chacun me disait être indépendant. Ils n’ont pas besoin l’un de l’autre : ils se sont choisis. J’ai trouvé ça très fort. Ils peuvent parler de séparation (même si ce n’est pas leur souhait !), ils sont tous les deux capables de prendre un temps pour parler de rupture. Réfléchir à comment ce serait s’ils étaient célibataires et pouvoir échanger dessus, c’est un beau et bon moyen de se redire qu’ils choisissent d’être là, ensemble, tous les deux. Ils n’ont pas besoin d’être en couple : ça part vraiment d’une envie personnelle.

Je tiens à ce préambule, car je pense que c’est vraiment important, que l’on soit en couple ou non, de dédiaboliser ce sujet pour pouvoir en parler librement. Mon but dans cet article est de te donner des pistes pour que ta rupture amoureuse n’influence pas ta prochaine relation. Pour cela, il être important de ne pas avoir peur et d’être pleinement toi-même.  

Une séparation a beaucoup d’impacts dans une vie. Il peut y avoir une réelle remise en question de soi. Et on ne le dit pas forcément assez, mais quand il y a une rupture, il y a un deuil. Après une séparation amoureuse, tu n’es plus celle que tu étais avec l’autre. Il me semble intéressant de prendre le temps d’effectuer ce deuil-là. À la fois tu n’as plus cette personne-là dans ta vie, mais en plus tu n’es plus cette personne que tu étais avec lui ou elle. Tu es une autre personne aujourd’hui. Il y a vraiment ce travail de deuil à faire, pour accepter de passer à autre chose. Il faut parfois, pour cela, prendre le temps de vivre ta séparation, d’accueillir les émotions associées à ta séparation. Souvent, comme c’est une période un peu sensible, douloureuse… alors vite on passe à autre chose, vite on sort, vite on se réinvestit ailleurs. Malheureusement, si tu n’as pas fait ce travail de deuil, ça peut impacter ton prochain couple. Avant de pouvoir à nouveau accueillir quelqu’un dans ta vie, prend le temps :

  • de faire un sas entre les relations ;
  • de te centrer sur toi.

Sans forcément avoir besoin de 10 ans, bien sûr ! Ce peut être court, il n’y a pas de règle en la matière. Il ne s’agit pas de prendre beaucoup de temps, mais simplement de prendre le temps dont tu as besoin.

Astuce n°1 : analyse ce que cette rupture amoureuse t’apporte

Si tu sors d’une séparation – difficile ou non – tu peux ressentir beaucoup de peur : peur de l’échec, peur d’y croire encore et d’être déçue, peur de t’investir à nouveau dans une relation. Si tu as eu mal, que tu as été blessée, tu peux ne pas avoir envie de te montrer vulnérable à nouveau. Certaines femmes arrivent ainsi dans une nouvelle relation avec une « armure », sans être vraiment elle-même, car tu n’es pas vraiment toi quand tu portes une armure. L’armure c’est ce que tu mets autour de toi, ce que tu ériges comme moyen de défense et de protection. Je t’invite à prendre le temps de cette réflexion : si tu entres dans une nouvelle relation avec une armure blindée, sans être vraiment toi-même… alors comment peux-tu espérer partir sur de bonnes bases et que ça fonctionne bien ? Au lieu de te cacher derrière une épaisse protection pour affronter tes prochaines relations, je t’invite à prendre le temps de te centrer sur toi. « OK je viens de vivre une rupture. Et si je prenais du temps pour moi ? » Dans cette démarche, je t’invite à te questionner sur ce que j’appelle les « cadeaux ». Cette appellation heurte parfois, lorsque « c’est trop frais ». Si c’est encore trop douloureux pour toi, ne te paralyse pas avec cette idée de cadeau. Imprègne-toi-en et reviens-y dans quelques semaines ou mois. Mais j’insiste, car je pense que c’est intéressant de se le demander de cette façon : quel est le cadeau que cette séparation m’apporte ? Pose-toi cette question sous tous les angles :

  • Qu’est-ce que j’ai envie de retenir de cette rupture amoureuse ?
  • Quelles leçons j’ai envie d’en tirer ?
  • Avec quoi je veux repartir ?
  • Qu’est-ce que j’ai appris ?
  • Qu’est-ce qui me manque terriblement et que je souhaite à nouveau dans ma vie ?
  • Au contraire, qu’est-ce que je ne veux pas du tout revivre ?

Parfois on se sent très mal après une rupture et on a l’impression que l’autre était parfait et magique. On se sent la plus triste du monde. Si tu es dans ce cas-là, c’est intéressant de te poser la question : qu’est-ce que j’avais dans cette relation-là ? Qu’est-ce que j’ai vécu avec cette personne que je ne veux plus du tout dans ma vie ? En faisant ça, tu commences déjà à mettre un peu de distance avec l’autre. Te poser ces questions te permettra de réaliser que : non l’autre n’était pas parfait, que non ce n’était pas magique. Ça permet de prendre du recul et de se recentrer sur soi : qu’est-ce que JE veux en tirer ? Qu’est-ce que JE ne veux pas garder ? À quoi vais-je être attentive dans ma prochaine relation ?

Si tu viens dans une nouvelle relation avec une armure, alors ta rupture viendra influencer ce nouveau couple. Distance-toi de ta précédente relation pour être mieux avec toi-même et entrer plus librement dans la prochaine.

Astuce n°2 : ne te laisse pas éblouir pour les paillettes d’une nouvelle relation

Comme seconde astuce, concernant cette prochaine relation justement, je t’invite à faire attention à ses débuts aux allures merveilleuses, sublimées. J’ai fait une vidéo qui aborde entre autres ce sujet. Elle traite de la notion des saisons du couple. Pendant les débuts d’un couple, qu’on appelle l’été, on va sublimer l’autre. J’imagine que c’est quelque chose qui te parle… Dans les débuts, l’autre est idéal, l’autre est magique, l’autre est parfait. Tu sors d’une période de célibat et donc tu as envie de te jeter à corps perdu dans cette nouvelle relation… Tu as envie d’être en couple, ça y est tu as trouvé quelqu’un alors ça y est tu fonces… et tu vas gommer ses défauts et vos désaccords. Tu vas banaliser, minimiser :

  • « Ça ce n’est pas grave. »
  • « Ça on verra plus tard, il est quand même parfait. »
  • « Je ne vais pas m’acharner sur des détails. »
  • « Je vais apprendre à le connaître. »

Tu les connais, n’est-ce pas, ces choses qu’on se dit pour gommer un peu les aspérités, pour gommer les « trucs qui dépassent » ? On le fait parce qu’on a envie que ça fonctionne et je ne blâme personne ! On est tous comme ça, c’est un fonctionnement humain. Pour illustrer cela, j’aime prendre l’analogie de la mère et de son enfant. Bien entendu, le bébé, comme tout être humain, a lui aussi des défauts. Mais pour que la mère puisse entrer dans une relation fusionnelle avec son enfant, souvent, elle va « gommer » ces côtés moins sympas. C’est pareil dans un couple : pour que ça fonctionne, pour commencer à construire la relation, on ne retient que le positif. On se concentre sur ce qui nous lie, ce qui nous rassemble, ce qu’on a en commun. Je t’invite à être vigilante à cela car il s’agit là d’un autre « sublimé ». De la même manière, ne soyons pas hypocrite : toi aussi, quand tu rentres dans une relation, tu te sublimes. Tu mets en avant tes qualités. Tu fais plus d’efforts pour une nouvelle relation que lorsque ça fait 15 ans que vous êtes ensemble. Il y a une version de toi un peu sublimée que tu transmets à l’autre : garde en tête qu’en face, il fait la même chose. Lui aussi est la meilleure version de lui-même aux débuts de votre relation. Je précise que c’est à la fois conscient et inconscient. Peut-être que consciemment il va s’habiller un peu plus classe ou se parfumer, mais il va peut-être aussi, inconsciemment, exprimer son avis de manière moins intense ou prendre un peu sur lui. Inconsciemment, on peut en arriver à « s’asseoir » un peu sur ses envies, sur ce qu’on est vraiment, pour mieux plaire à l’autre. Garder cela à l’esprit te permettra d’éviter la désillusion quand tu réaliseras que c’est un être humain et qu’il a des défauts. De cette façon, tu arriveras dans une nouvelle relation de façon saine.

Astuce n° 3 : prends conscience que le célibat peut être LE moment pour prendre soin de toi

La dernière idée que j’avais envie de partager avec toi, c’est de prendre le temps de vivre ton célibat. Et si ton célibat était le meilleur moment pour prendre soin de toi ? J’insiste là-dessus : on vit souvent le célibat comme un trou à combler, comme une tâche. Ce serait comme un trou dans le CV : pendant 2 ou 3 ans, tu n’as pas bossé, « c’est pas bon »… C’est un peu pareil avec le célibat : « J’étais en couple avec untel, j’étais en couple avec machin et puis là ‘y a un trou de 2 ans… Ah ça fait tâche sur le CV ! » On a souvent comme réflexe de ne pas être à l’aise avec cette situation. Mon point de vue, c’est que c’est une idée préconçue de la société. Tu peux t’en détacher. Ton célibat peut vraiment être LA période pour prendre soin de toi :

  • tu peux travailler sur tes blocages et tes croyances ;
  • tu peux en profiter pour mieux définir la vision de celle que tu veux être.

J’entends souvent des femmes me dire :

  • « Ce sera plus simple quand je serais en couple. »
  • « Quand je serais en couple, je pourrais enfin être vraiment moi-même. »
  • « Je pourrais faire tellement de choses quand je serais en couple. »

Naaan… : sois dès maintenant la femme que tu as envie d’être ! C’est cette femme-là qui attirera à elle l’homme ou la femme dont elle a besoin, qu’elle a envie d’avoir près d’elle. N’attends pas que l’autre vienne t’apporter quelque chose : sois toi-même dans la plénitude de celle que tu as envie d’être. À ce moment-là, tu rayonneras et viendront à toi des personnes qui te ressemblent, qui sont sur la même fréquence que toi. Beaucoup de femmes célibataires ont le sentiment d’une demi-vie, d’être « dans l’attente de ». Je te déconseille de faire les choses ainsi, car ce serait faire les choses à l’envers. Fais de ton célibat une période de ta vie à part entière, jusqu’à pouvoir te dire : « Heureusement que je suis passée par cette phase, car j’ai pu mettre en place tellement de choses pour moi ! » En faisant cela, tu t’offres la possibilité d’être plus épanouie, plus toi-même dans ta prochaine relation. Personnellement, je trouve cela tellement chouette d’avoir cette opportunité pour soi ! Tu peux en sortir tellement riche ! Le célibat n’est pas un calvaire, ce n’est pas une « salle d’attente » pour une relation qui te permettrait d’être enfin pleinement toi-même. Énormément de choses sont possibles pour que tu puisses travailler sur toi-même, pour que tu sois « prête ». Je suis attachée à la posture d’accueil : il faut que tu sois prête à accueillir une nouvelle relation dans ta vie, sans armure. Être toi-même te permettra d’être prête à accueillir ce qui arrivera dans ta vie, en étant suffisamment solide et affirmée pour ne pas être dévastée si ça ne fonctionne pas comme tu en avais envie.

Bonus : mon accompagnement pour prendre soin de toi

Dans cette optique, j’ai créé un accompagnement pour t’aider à prendre soin de toi après une rupture amoureuse. C’est un accompagnement spécifique qui se fait en autonomie. On me dit souvent :

  • « Lucie je n’ai pas le temps. »
  • « Ma situation est un peu compliquée. »
  • « J’ai envie de réfléchir par moi-même. »
  • « Je ne suis pas à l’aise pour faire des séances de coaching. »

Je l’entends bien et je le comprends. Chacune est à une étape différente de sa réflexion. Cet accompagnement se fait donc en autonomie, au moyen d’exercices et de vidéos. Tu pourras notamment réfléchir sur ta vision des choses, travailler à lever tes blocages, schémas et croyances qui te tirent vers le bas et booster ta confiance en toi. Tu trouveras sous cet article un lien vers plus de détail.

Régulièrement, des femmes me confient : « Je me rends compte, mais toujours trop tard, que je suis à nouveau tombée sur le même type d’homme, de personne, qui n’est pas ce dont j’ai vraiment envie, mais qui en même temps m’attire. » Voilà un schéma assez courant, sur lequel il est intéressant de réfléchir pour pouvoir avancer. Qu’est-ce qui bloque ? Qu’est-ce que ça dit de toi, de ton histoire ? Ça remonte parfois à l’enfance ou à l’adolescence, mais parfois ça vient d’une précédente relation. Une relation qui a vraiment été compliquée pour toi, qui est venue te fragiliser et qui a marqué toutes les relations qui ont suivi. N’as-tu pas envie de te poser, d’arrêter d’être comme coincée dans une roue qui tourne, qui tourne ? À un moment il faut dire : « Stop, je bosse sur moi, parce que j’en ai maaarre de ça et que j’ai envie d’autre chose pour moi. » Ce genre de problème aussi, c’est le but de cet accompagnement. Je l’ai appelé « self love », parce qu’il s’agit vraiment de ça. Comment est-ce que je me donne à moi ? Comment est-ce que je prends du temps pour moi ? Tu es célibataire, c’est sans aucun doute le meilleur moment pour ça : tu es disponible, tu es prête à prendre soin de toi et à faire un travail sur toi. Oui tu as envie d’une nouvelle relation, mais tu n’as pas envie d’y aller avec une armure. Tu as envie d’être 100 % toi, d’être sûre de toi. Tu as envie d’être affirmée : « Je sais ce que je veux, je sais ce que je ne veux pas. Je connais ma valeur, je connais mes limites. » Alors je te laisse aller voir le détail ! Si tu sens que c’est pour toi mais que tu as encore des questions : n’hésite pas, je suis là.

Tu trouveras également ici toutes les infos dont tu as besoin sur l’accompagnement :

https://untempspournous.podia.com/self-love

J’espère que cet épisode t’a plu et t’a donné des pistes de réflexion pour mieux vivre ta rupture amoureuse et sur l’opportunité que représente ton célibat.

Comment booster sa libido ? Mes réflexions et solutions

Libido en berne… Épineux problème ! Cela a beau arriver à pleins de gens, on se sent souvent démuni face à une baisse du désir sexuel. Comment a-t-on troqué la levrette pour la couette ? Les causes de la baisse de libido restent un mystère pour beaucoup de personne, qui ont souvent du mal à trouver la bonne oreille pour verbaliser leurs ressentis. Comment booster sa libido ? Comment retrouver du désir ? Commençons par se poser les bonnes questions. Je te propose de t’accompagner dans une réflexion autour de ta sexualité. Puis je te livrerai deux astuces pour aborder différemment ton désir et ton plaisir. Planification des relations sexuelles et slow sex, ça te parle ? Je te présente ça !

Baisse de libido : les questions que je t’invite à te poser

Tu trouveras sans peine sur internet tout un tas de « top 10 des conseils pour réveiller ta culotte », entre autres conseils faciles… Pour ma part je te propose de commencer le début : te poser les bonnes questions, pour mieux connaître ta sexualité et comprendre les causes de ta baisse de libido. Commençons par le commencement : qu’est une libido au beau fixe ?

Qu’est-ce qu’une libido épanouie ?

À mon sens, la libido est majoritairement liée à ta relation. Si ton couple fonctionne bien, ta libido doit bien fonctionner. Cependant, il peut y avoir d’autres critères. Pour commencer : qu’est-ce qu’une libido qui fonctionne bien ? Est-ce que ça signifie avoir envie de faire l’amour tous les jours ? Pas forcément ! Peut-être que toi tu as envie de faire l’amour 1 fois par mois et que oui, ta libido fonctionne bien. Même si votre fréquence de rapport est faible, si ton couple fonctionne bien, tu peux avoir une libido très épanouie.

En matière de diminution du désir, on entend souvent parler, entre autres, des effets de la pilule. Comme je l’ai dit, il peut y avoir d’autres critères que la bonne santé du couple qui rentre en ligne de compte dans la libido.

Je suis thérapeute de couple, pas médecin ni gynécologue. Je t’invite donc à commencer par vérifier qu’il n’y a pas quelque chose de mécanique. Si tu as un doute, commence par vérifier que tu n’as pas, par exemple, de traitement médical qui pourrait expliquer cela.

Quelle est ton histoire avec la sexualité ?

En tant que thérapeute de couple, moi je vais m’intéresser à ce qui, dans ta relation, va impacter ta libido. À mon sens, cette question représente 80 % des situations. Beaucoup de gens ne font pas le lien, entre la situation du couple et leur libido. Pourtant, il est tellement important, ce lien-là.

Mais avant de te demander comment ça se passe dans ton couple, j’ai envie de te parler de toi. Quelle est ton histoire de vie ? Quel est ton parcours à toi ? Quel est TON rapport à la sexualité ? Ça aussi, ça impact ta libido et c’est pour cette raison que j’ai envie de faire ce travail avec toi. Au sein des couples que j’accompagne, j’observe souvent des blocages sur des différences de libido ou sur des impressions d’absence d’envie. Bien se connaître soi-même sur ce point, c’est l’indispensable début pour pouvoir se mettre au diapason de son partenaire.

Prenons une minute pour se rappeler que la libido, pour beaucoup de personnes, ça part d’une fonction primaire du corps, tout comme une envie de faire pipi. C’est à la fois mécanique, car à la base il y a quelque chose d’instinctif… et à la fois influencé par tout un tas de facteurs (contrairement au pipi 😉).

Ton éducation et ta relation au couple, par exemple, peuvent venir fragiliser cette connexion avec toi-même, avec ton corps. Ça devient alors moins simple, moins tangible. Un premier travail centré sur toi peut être nécessaire, pour déconstruire certains de ces facteurs qui interfèrent dans ta relation.

Prends le temps de te demander, comment, enfant, on t’a présenté la sexualité. Était-ce un sujet tabou, interdit, ou au contraire ouvert ? De quoi est composé l’environnement qui t’a construit·e ? Quelle était l’atmosphère autour de la sexualité ? Tu penses peut-être avoir pris de la distance par rapport à tout cela, mais le fait est que tu t’es construit·e dans cet environnement et que, par conséquent, il peut y avoir des impacts.

Ça peut être intéressant de se questionner si tu ne te sens pas complètement libre dans ton intimité. J’ai rencontré beaucoup de femmes qui ont le sentiment de faire un peu « comme tout le monde ferait » et qui ont du mal à se centrer sur leurs envies et besoins à elles, sur ce qu’elles aimeraient, elles. C’est la première étape que je te suggère pour comprendre ta baisse de libido : te demander quel est ton rapport à TOI avec ta sexualité ?

Comment se passe ta relation amoureuse actuellement ?

Ensuite, je conseille de t’interroger sur ta relation amoureuse. Comment ça se passe dans ton couple, en ce moment ? Certaines difficultés que peuvent rencontrer les couples vont à coup sûr avoir un impact sur leur libido, si elles n’ont pas été verbalisées, travaillées, traitées. Si :

  • tu te questionnes sur tes sentiments amoureux ;
  • vous avez de grands désaccords ou des disputes fréquentes ;  
  • il y a eu tromperie, mensonge ou déception ;

et que ces tensions ne sont pas réglées, ça peut avoir un impact sur ta libido. À partir de ce moment-là, tu pourras tester tout un tas de pilules magiques et passer des heures et des heures à te renseigner sur les effets de ta contraception, ça n’aura qu’un impact limité. Si tu as un problème dans ton couple, ton désir sexuel en pâtira, car le désir sexuel, c’est quand même en grande partie le désir sexuel avec l’autre.

Ta baisse de libido est-elle un symptôme ou un problème ?

Si tu as la sensation de subir une baisse de libido sans trop savoir d’où ça vient, ça peut être intéressant de t’interroger sur ton envie de sexualité dans sa globalité. Pratiques-tu la masturbation ? T’apportes-tu toi-même du plaisir ? Est-ce que c’est « tout éteint » ou est-ce que c’est seulement avec ton partenaire que ta sexualité est compliquée ? Questionne-toi sur tout ça, sur ta relation de couple et sur ta sexualité dans sa globalité. Cette baisse de libido est-elle un problème à part entière ? Ou bien est-ce seulement un symptôme (d’un problème de couple ou de l’impact d’une certaine éducation, par exemple) ? Si ce n’est qu’un symptôme : il faut alors s’attaquer au problème.

Une fois que tu as fait ce travail-ci, si effectivement ton couple fonctionne bien et que tu te sens au clair par rapport à ton rapport à la sexualité, alors j’ai envie te donner des pistes pour « relancer la machine ». Parfois, dans un couple formé depuis quelques mois ou années, il y a une routine qui s’est installée, puis les enfants sont arrivés. Le travail prend du temps, on est occupé par pleins de choses… Tout cela peut finir par entraîner une baisse de libido. Tu trouveras en bas de cet article un lien autour des « saisons du couple ». Il y a des moments dans un couple ou, effectivement, la libido n’est en général pas au rendez-vous. C’est normal, ça fait aussi partie des phases qu’un couple peut traverser.

Planification en sexualité : une astuce plus fun que tu ne penses

Le point suivant que j’ai envie d’aborder avec toi, c’est ma première piste pour rebooster ta libido : je vais te parler de la planification. C’est un outil que je trouve vraiment intéressant et je pense que les gens n’osent pas assez s’en servir parce qu’ils ont des préjugés dessus.

N’aurais-tu pas des idées reçues sur la planification ?

On va donc commencer par dépoussiérer ces idées reçues.

  • « La planification c’est pour les vieux. »
  • « C’est trop triste de planifier ses rapports. »
  • « Nous on veut de la spontanéité, faire l’amour quand on en a envie. »
  • « Je ne veux pas être contraint·e car c’est moins excitant. »

En résumé : planifier ses relations sexuelles au sein d’un couple, ce serait moins fun. OK OK… Sauf que pour beaucoup de couples, faire l’amour quand on en a envie… et bien ça devient relativement rare.

On est pris dans le quotidien, par le travail, la vie, les enfants et au final on n’a jamais le temps. Le soir on est fatigué et le week-end il faut faire ceci et cela, etc. C’est bien connu : si tu ne prends pas le temps de bloquer un créneau dans ton agenda pour quelque chose, alors tu rempliras ce temps avec autre chose. Donc pour moi, le fait de voir la planification comme quelque chose de contraignant, ce n’est qu’un point de vue, et un point de vue, on peut « bosser dessus » pour en changer.   

Planifier ses rapports sexuels : quels sont les points positifs ?

Avec les couples que j’accompagne, j’essaie d’accompagner une réflexion sur le fait que, justement, ça peut être fun. Planifier, c’est comme avoir un rendez-vous et ça peut apporter ce désir qui te fait défaut. Souviens-toi de cette époque ou vous n’habitiez pas ensemble et que tu le voyais tous les X temps. Tu savais, quand tu allais le voir, qu’il n’y aurait personne chez lui, qu’il serait tout seul. Tu savais, que ce jour-là il y aurait sexualité – au sens large.

As-tu l’impression que c’était triste ? Gardes-tu un souvenir naze de cette époque ? Non, au contraire : ça amenait de l’excitation ! Tu te préparais, tu t’habillais sexy. Tu préparais ce moment, parce que c’était un rendez-vous. Pourtant c’était planifié : tel jour à telle heure, c’était votre rendez-vous et tu savais qu’il y avait 99 % de chance que ça finisse ainsi. Pourquoi alors ne pas tenter cela dans un couple installé ? Tel jour, telle heure, on se dit qu’on se rencontre, qu’on se garde un temps pour nous, pour avoir un rapport sexuel, pour un moment de sexualité – au sens large.

Et si prévoir vos moments intimes pouvait raviver votre désir ?

Si tu te demandes comment retrouver ta libido, je t’invite à réfléchir là-dessus. « Planifier ses rapports sexuels, c’est un peu triste » n’est qu’un point de vue. La possibilité s’offre aussi à toi de transformer la planification en rendez-vous. Tu peux en faire quelque chose qui va venir nourrir le désir et non pas éteindre quoique ce soit. En fonction des situations, pour des couples qui « attendent d’avoir envie », ça peut être une astuce à tester, une habitude à mettre en place. Essayez ! Il n’y a qu’ainsi que vous saurez si ça fonctionne pour vous ou pas.

Slow sex : une piste no-stress vers une jouissance qui prend son temps

Dernier point et deuxième astuce que j’ai envie d’aborder avec toi dans cet article sur la baisse de libido, c’est le slow sex.

Quel est ton rapport à la vision traditionnellement masculine de la sexualité ?

Je pense qu’il y a beaucoup de baisses du désir sexuel et de manques de libido féminins qui sont dus à une pratique de la sexualité… comment dire ? Assez centrée sur l’homme. On va dire ça comme ça. J’évoque ici cette idée assez omniprésente de la nécessité de la pénétration. Je parle du schéma classique qui ressemble au déroulé :

  1. préliminaires ;
  2. on s’excite, on s’excite ;
  3. puis pénétration ;
  4. et enfin orgasme et éjaculation.

Après ça on remballe, « y a plus rien à voir ». Ce schéma convient à certaines personnes… mais pas à tout le monde. Il y a pleins de femmes qui ont des envies de sexualité, mais pas des envies de pénétration. Si tu es dans ce cas et que tu associes complètement la sexualité à la pénétration : tu finis par ne plus avoir envie de sexualité. Si t’as pas envie de pénétration et que tu te dis que si tu as un rapport sexuel, il y aura forcément pénétration… cette association d’idée fera que tu n’auras pas envie de rapport sexuel.

Comment expérimenter autre chose que la sacro-sainte pénétration orgasmique ?

Si tu te reconnais dans ce que je viens de décrire, bonne nouvelle : il y a une autre vision des choses possible ! Le slow sex est une approche de la sexualité plus lente, moins axée sur l’atteinte de l’orgasme. Le slow sex laisse de côté cette « course à l’efficacité », cette recherche permanente de la stimulation parfaite pour un orgasme certains. C’est une autre manière d’appréhender la sexualité, sans pression, sans attente, sans y mettre forcément cette idée que l’acte sexuel ne sera réussi QUE si j’ai permis à l’autre et à moi-même d’atteindre l’orgasme. Quand tu abordes ta sexualité avec cette idée de « OK on profite d’une connexion entre nous, on fait juste des choses qui nous plaisent », alors tu t’ouvres les vannes pour complétement autre chose. Tu t’ouvres les portes d’une autre dimension de ta sexualité.

Ça, c’est une notion intéressante à travailler quand tu es en couple, notamment si tu es en couple depuis un certain temps. Quand la libido est un peu en berne, quand ça fait X mois ou années que tu es sur ce schéma un peu répétitif « préliminaires-pénétration-orgasme » qui ne te convient pas forcément : ça peut être intéressant d’expérimenter autre chose.

Ce n’est pas ce que l’on nous présente dans notre société, autour de nous. Dans les films par exemple, on voit souvent des couples passionnés, qui font ça dans un couloir, entre deux portes. C’est brûlant, c’est puissant, c’est rapide. 10 secondes et ça déborde d’orgasmes. Sauf que, pour pleins de femmes, en 10 secondes, et bien… tu as à peine le temps de commencer à te chauffer. Alors comment atteindre son plaisir, rapidement, au milieu d’un couloir, coincée dans une position inconfortable ?

Je ne juge pas, attention ! Ça peut aussi être vécu comme quelque chose de très excitant ! Si ça peut être ton kiff de faire ça vite dans le couloir, fais-toi plaisir ! Mais si toute ta sexualité est centrée sur une pénétration rapide en vue d’atteindre l’orgasme, et que tu constates que tu as des problèmes avec ta libido, alors ça peut être intéressant de te questionner. Peut-être que ça ne te convient pas, ou plus.  « OK le coup rapide dans le couloir, c’est sympa, mais peut-être que j’en ai fait le tour et que j’ai envie d’autre chose. » Autre chose est possible et ç’est à ça qu’invite le slow sex.

Le guide de découverte du slow sex à découvrir

Je profite de ce podcast pour t’annoncer que j’ai créé un petit guide autour du slow sex. Comment faire si on a envie de tenter une autre approche de la sexualité ? Comment se renseigner sur le slow sex ? Comment commencer, par quelles étapes ? Dans ce guide, je te propose une description et un exercice pratique. L’idée c’est vraiment de te renseigner et d’accompagner tes premiers pas. Une fois ce guide terminé, je suis preneuse d’un petit commentaire de ta part ! Cela m’aidera à travailler sur un guide plus étoffé, plus riche !

Si tu te demandais comment (re)booster ta libido, j’espère t’avoir permis de prendre un nouvel angle de vue sur ton désir sexuel, qui te permettra de retrouver une sexualité épanouie.

Communication du couple : 3 erreurs passées au peigne fin

Tu es à la recherche d’astuces de communication pour ton couple ? Dans cet article, je te propose d’aborder 3 erreurs courantes, commises par beaucoup de duos amoureux. Si tu rencontres des problèmes de communication dans ton couple, je vais tâcher de t’amener à des prises de conscience. Je le dis souvent : je n’ai pas de solution magique ! Mais les pistes de réflexion que j’aimerais impulser peuvent t’aider à rétablir une bonne communication entre ta moitié et toi.

1.      Interpréter sans savoir, un classique à éviter en communication de couple

Que sont les interprétations erronées ?

La première erreur de communication dont j’aimerais discuter avec toi est assez courante. Il s’agit des interprétations erronées. Ce sont toutes ces analyses que l’on fait, d’une attitude, d’un comportement, d’une parole de l’autre, de ce que l’autre a fait ou n’a pas fait. Il peut s’agir de quelque chose qui n’aura duré qu’une fraction seconde, mais ça a suffi au cerveau pour marquer un temps d’arrêt. « Quoi, il n’a pas fait ça ? » Le cerveau bloque, ne comprend pas très bien ce qu’il s’est passé, car ce n’est pas ce qu’il attendait ou imaginait. Comme le cerveau n’aime pas ne pas comprendre, il interprète. Tu ne sais pas ce qu’il s’est passé, ce n’est pas la suite logique que tu attendais. « Je pensais qu’il ferait ça, mais il a fait ça… » Et du coup, tu interprètes. C’est humain, c’est normal, c’est instinctif. On a besoin de comprendre les autres et notre environnement, donc ce n’est pas un problème en soi, d’interpréter. Les soucis arrivent lorsqu’il s’agit d’interprétations non communiquées.

Je vais vous donner un exemple, simple et courant : « Il ne m’a pas rappelée. » (Ou « Elle ne m’a pas rappelé. ») Tu pensais qu’il le ferait, mais non. C’est insupportable de rester avec ce constat inexpliqué, mais au lieu d’aller questionner la personne concernée, tu restes avec ton interprétation.

Quelles conséquences peuvent-elles entraîner ?

Les interprétations erronées deviennent dangereuses pour le couple lorsqu’une décision est prise, à partir de cette fausse déduction. Si on poursuit l’exemple, en partant du postulat qu’il s’agisse d’un 1er ou 2nd rendez-vous, tu peux en arriver à supposer qu’il « s’en fout », qu’il « n’en a rien à faire ». À partir de cette interprétation, tu peux décider d’abandonner cette relation… alors que la raison est peut-être toute autre. Cet exemple concerne un « couple débutant », mais cela arrive aussi à des couples installés. Ces décisions sont parfois importantes, avec des conséquences notoires.

Un couple qui communique mal peut se retrouver confronter à des problèmes aux proportions démesurées, à cause de ricochets d’interprétation. Cela peut commencer, par exemple, avec l’impression que ton partenaire a une attitude bizarre. Tu interprètes qu’il fait la gueule et te mets faire de même. Puis, de son côté, il se rend compte de ton attitude et se met effectivement à faire la gueule. Par ricochet, 3 semaines après, vous vous retrouvez avec une grosse dispute. Mais pourquoi ? Comment ça a pu prendre des proportions si importantes ? Ce sont ces « petits riens », 3 semaines auparavant, sur lesquels vous n’avez pas communiqué, qui vous ont fait en arriver là. Au fil du temps, les interprétations peuvent s’ajouter. En restant sur ton interprétation de départ, ça s’est amplifié, ça a grossit. Bref, tu vois l’idée.

Solution : pourquoi ne pas accepter l’inconfort de ne pas tout savoir ? Ou demander !

Maintenant qu’on a étudié cette 1re erreur, voilà ma 1re astuce pour améliorer ta communication de couple. Lorsque ton partenaire a un comportement ou une parole que tu ne comprends pas, tu peux décider de l’accepter, de rester avec cet inconfort – si tu n’as pas envie d’en demander plus. « OK, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais ce n’est pas grave. Je reste avec mon « je ne sais pas » et j’arrête de me prendre la tête à essayer d’interpréter. » Sinon, tu peux demander ! C’est aussi une piste intéressante 😉 « Écoute, là je n’ai pas bien compris ce que tu as fait. Tu veux bien m’en dire plus ? Qu’est-ce qui se passe pour toi ? »  

2.      Trop se parler peut aussi être un problème de communication dans le couple

Comment partager toutes ses pensées peut entraîner un risque d’insécurité ?

La deuxième erreur que j’ai envie d’évoquer avec vous, c’est le fait de trop parler. C’est en contradiction avec la première, me diras-tu ! De plus, on entend très souvent ce discours qui nous rabâche qu’il « faut communiquer, faut communiquer, faut communiquer… » Ce n’est pas faux et je mets des guillemets prudents autour de cette erreur, mais j’ai envie de mettre un bémol là-dessus. J’aimerai que tu prêtes attention à cette idée du « trop parler ». Évidemment, ça dépend des couples et de leur fonctionnement. Néanmoins, pour beaucoup, il peut y avoir quelque chose d’assez insécurisant à être dans un couple où on se parle trop. Je m’explique. J’imagine que tu le sais : ton cerveau fonctionne à mille à l’heure. Tu as des dizaines de milliers de pensées tous les jours. Si tu communiques à l’autre la moindre de tes pensées, tu peux créer chez lui quelque chose de confus et d’insécurisant.

Je prends des exemples au hasard, mais il peut arriver à tout le monde, parfois, de penser à une séparation ou de questionner ses sentiments amoureux. On peut avoir des questionnements, des pensées qui vont et viennent. Cela ne repose pas forcément sur quelque chose que tu penses de manière profonde ! Ce sont juste des pensées qui te passe par la tête, avant de repartir. Si tu communiques toutes ces choses qui te passent par la tête, du point de vue de ton partenaire, ça peut donner quelque chose de flou et de stressant. En effet, ta moitié n’a pas les moyens de savoir si ce n’est qu’une idée passagère ou si c’est une réelle préoccupation de fonds.

Dans quelle intention ces pensées sont-elles partagées ?

Ainsi, avant de partager tes réflexions avec ton partenaire, je te conseille de t’interroger. Demande-toi, par exemple :

  • Est-ce ponctuel ?
  • Est-ce une pensée que j’ai déjà eue ?
  • Est-ce que j’avais déjà cette pensée-là il y a quelques semaines ?

Si finalement tu décides de communiquer cela avec l’autre, demande-toi quel est ton objectif.

  • Est-ce juste par envie de partager ce qui me passe par la tête ?
  • Est-ce que j’ai envie de te blesser ?

Car oui, on peut arriver sur ce genre de fonctionnement. Il peut s’agir d’une réaction qui te pousse à aller raconter ce qui te passe par la tête parce que tu as envie de faire du mal à l’autre. Souvent, c’est une réponse à un moment où tu as eu l’impression que l’autre a été désagréable avec toi, où l’autre t’a fait mal. Tu renvoies donc les choses désagréables que tu as dans la tête, parce que ça va lui faire du mal. Évidemment, il faut savoir faire la part des choses : il ne faut pas attendre 3 ans si on sent qu’il y a des choses compliquées qui couvent. Mais il est important d’avoir conscience qu’il peut s’agir de ce genre de fonctionnement toxique.

Solution : prendre le temps de mûrir une réflexion

Pour éviter les complications que peuvent engendrer le fait de « trop parler », j’invite à mûrir un peu la réflexion : qu’as-tu envie de dire à l’autre, de créer chez l’autre ? Si tu ne veux pas créer d’insécurité, mûris ta réflexion pour présenter quelque chose d’abouti, qui soit solide et non pas juste une idée passagère.

Je tiens cependant à prendre le temps de nuancer mon propos. Il y a des couples qui fonctionnent très bien comme ça. Il est possible que les deux partenaires soient capables d’entendre complètement toutes les pensées de l’autre, sans que ça génère d’insécurité. Si vous fonctionnez ainsi, c’est OK !

Mais pour beaucoup d’amoureux, c’est compliqué de recevoir toutes les pensées de l’autre et c’est alors important de se préserver. Si tu as un partenaire qui te raconte un jour je t’aime, un jour je ne t’aime plus et puis de nouveau je t’aime très très fort, avant de repartir sur des questionnements… bref, si ton partenaire t’impose des montagnes russes émotionnelles : préserve-toi ! Dis-lui que tu constates que ce qu’il dit aujourd’hui n’est pas ce qu’il disait hier, ni ce qu’il disait il y a 2 jours et que ce n’est pas ce qu’il dira dans 2 h… Dis-lui, qu’il génère quelque chose de pas terrible pour toi et demande-lui de revenir quand ce sera plus aboutit. Tu as le droit, de lui expliquer : « Je n’ai pas envie d’être le réceptacle de toutes tes émotions et questionnements, parce que ça provoque chez moi de l’insécurité. » Autorise-toi à le verbaliser. Il ne s’agit pas de refuser de communiquer, mais de refuser d’être un journal intime. Le déroulé de ce qui se passe à l’intérieur de soi, ça se partage avec le journal intime, avec un ami ou avec un psy. Ton partenaire peut entendre que tu as besoin de te protéger de ce sentiment d’inquiétude, de stress.  

3.      Croire que l’on sait mieux que l’autre ce qui est bon pour lui, la fausse bonne idée

Vouloir ce qui est le mieux pour l’autre : une fausse bonne intention ?

La troisième erreur dont je vais te parler, c’est le fait de croire que l’on sait que l’on sait mieux que l’autre ce qui est bon pour lui. On le fait tous – au moins un peu – et je commence par dire que c’est humain. Quand on aime quelqu’un, on lui souhaite le meilleur, et avec notre regard extérieur, on a l’impression d’avoir une vision plus neutre. On peut avoir le sentiment que « lui il ne sait pas, lui il ne se rend pas compte, lui il est train de le vivre… Alors que moi j’ai un peu de recul, moi j’ai fait un travail sur moi. » Voire même : « Moi j’ai fait du développement personnel donc moi je sais ce qu’il devrait faire » ou « Moi j’ai été comme lui, mais j’ai compris les choses, j’ai fait un travail sur moi, donc maintenant moi je sais et j’ai envie de lui transmettre le bon chemin. » Je l’ai déjà vu, avec des couples que j’ai accompagnés. Tu te reconnais (un peu) dans ces paroles ? 

Comment cette position peut créer un déséquilibre dans le couple ?

C’est positif, car ces pensées partent d’une très bonne intention. Mais j’attire ton attention : ça te place dans une « posture haute ». Cette posture indique que ta position est la suivante : « C’est moi qui sais, c’est moi le sachant et donc c’est moi qui décide ce qui est bon pour toi. » Et là, clairement, ça peut créer un déséquilibre. Ça peut (et c’est compréhensible) ne pas être bien perçu par l’autre « en bas ». Cette démarche est intéressante quand elle est demandée. Quand l’autre est dans des inquiétudes, dans le doute, qu’il hésite et qu’il te réclame ton aide, là OK, tu peux tenter de le guider. S’il demande « Toi qui a vécu ça, qu’est-ce que t’en penses ? », alors pourquoi pas ! Là il n’y a pas de soucis : laisse libre cours à cette position haute de sachant.

Mais si ce n’est pas demandé par ton partenaire : attention ! Il peut effectivement être dans des doutes, des questionnements que tu as connus… Mais lui, il en est là pour le moment. Avec cette posture de « Je t’explique la vie », tu arriveras peut-être trop tôt. Peut-être qu’il n’a pas envie que ça vienne de toi. Peut-être que, pour lui, ce n’est pas encore le bon moment. Laisse le temps à l’autre de cheminer sur son propre parcours. En pensant savoir mieux que l’autre ce dont il a besoin, on peut braquer ou vexer. Souvent, on se retrouve à provoquer le rejet plus qu’autre chose.

Solution : veiller à ne pas se sacrifier sans savoir ce que l’autre souhaitait

En plus de ce risque de rejet, cette attitude peut provoquer, sur le long terme, une réelle rancœur et j’aimerai attirer ton attention là-dessus. Certaines personnes vont plus loin que la simple (bonne) volonté d’aider l’autre en lui expliquant comment elles-mêmes ont traversé une épreuve ou période de doute. Parfois, cela prend l’aspect suivant : « Je sais ce qui est bon pour toi et je le fais même si ça ne me convient pas trop. » Parmi les couples que j’ai accompagnés, j’ai déjà rencontré des personnes qui ont pris des habitudes, ont fonctionné d’une manière qui ne leur convenait pas, en pensant agir au mieux pour l’autre, mais sans communiquer. « Je sais que c’est ça qu’il veut, dont il a besoin, donc je vais procéder ainsi, même si cela ne me convient pas vraiment. » Au bout d’un certain temps, ça va créer de la rancœur : « Avec tout ce que j’ai fait pour lui ! Moi j’ai fait tout ça pour lui et voilà comment il me remercie ! » Mais face à ses reproches, le partenaire répondra : « Mais je ne t’ai rien demandé ! À quel moment as-tu cru que c’est ça que je voulais ? » On arrive à un dialogue rempli d’incompréhensions :

« – Mais si je te connais, je sais que c’est ça que tu veux. »

« – Non ! Est-ce que tu me l’as demandé ? Est-ce que je te l’ai exprimé ? »

Si tu te « sacrifies » en pensant agir au mieux pour ton partenaire, sans lui en avoir parlé, tu risques de faire éclater ce genre de dispute. Ces conflits s’enracinent sur des choses profondes. Certains couples fonctionnent comme ça pendant des années, avec l’un des deux qui croit quelque chose, qui ne lui plaît pas mais qu’il fait quand même « pour l’autre ». Malheureusement, ces sacrifices peuvent amener à de grandes rancœurs, s’ils sont basés sur des croyances. L’autre est un autre à part entière et croire ce que tu sais ce qui est mieux pour lui peut vraiment générer des difficultés dans votre relation. Donc on communique ! On questionne ! On partage ses ressentis !

Voilà donc le message de ce podcast : sors des suppositions et des idées reçues. Oublie les « C’est comme ça que les autres fonctionnent ». Abandonne les analyses, les « Il a fait ça donc ça veut forcément dire que… » Non : si tu ne sais pas, si tu as des doutes, mieux vaut demander. J’espère que cet article t’a plu et t’apportera des pistes de réflexions bénéfiques pour tes problèmes de communication de couple.

Si tu envie d’aller plus loin, j’ai créé un challenge gratuit : « Les 5 clés pour améliorer la communication dans son couple ». Tu y trouveras des vidéos et des exercices, pour travailler sur ta façon d’échanger avec ta moitié.

Lucie

Envie d’aller plus loin ?

Si tu veux en savoir plus sur les accompagnements que je propose pour les femmes et le couples : https://untempspournous.com/mes-accompagnements/

Quelle place pour le couple quand on est parents ?

Dans cet article, on va parler couple et parentalité. Quelle place pour notre couple, maintenant que nous sommes parents ? Voilà une question courante. Cette thématique du couple dans la parentalité est très importante pour moi et revient souvent dans mes discussions avec les personnes que j’accompagne. Il y a beaucoup d’idées reçues, qui peuvent faire penser que ça va être simple et fluide…

On pense souvent que ça fonctionne forcément bien pour le couple à l’arrivée d’un enfant. Mais ce n’est pas toujours le cas ! J’aimerai que cet article aide à sortir de ces croyances. Ça peut créer des difficultés et c’est important de le dire. Parlons sans tabou, ni glamour ni belles paroles ! Il y a beaucoup de positif dans la naissance d’un enfant, mais il n’y a pas que ça.

Pourquoi la naissance d’un enfant peut fragiliser un couple, même solide ?

Peut-être que vous songez à la séparation, alors qu’il y a 1 an, 1 an et demi, vous étiez tellement amoureux que vous vouliez faire un enfant ensemble. Certains couples ont du mal à comprendre comment ça peut arriver. Ils partagent avec moi leurs questionnements : “Comment est-ce possible ? Comment je peux l’avoir tellement aimé que je voulais faire un enfant ?” Ce n’est pas rien, pourtant, de faire un enfant !

Mais 1 an après, 2 ans après, on se sépare, on se déchire, on est en désaccord sur tout. Bref, plus rien ne va. Malgré le fait qu’on était amoureux, qu’on était un couple solide qui fonctionnait, l’arrivée de l’enfant a tout bousculé. Ça a tout remis en question et c’est plus compliqué que nous ne le pensions. J’aimerai qu’on essaie de creuser ce sujet, de comprendre ce qu’il se passe. Voilà 3 raisons, qui peuvent expliquer cela.

Parce que non, ce n’est pas que merveilleux

Un enfant, c’est plein de bonheur… mais pas que

On a souvent en tête cette idée que, puisque nous voulions un enfant et que cet enfant est là, on doit être heureux. Très peu de couples parlent de cela, parce que “on est censés être heureux”. On n’a pas envie de ternir cette image du couple heureux, cette image qui raconte que “Tout est magique, tout est bien”. Mais la réalité est plus compliquée que ça : oui, un enfant c’est magique, mais pas que. C’est une vraie épreuve. C’est important de se préparer, d’en parler, de libérer la parole. J’aimerais qu’on sorte de ce silence. Souvent, les couples ont du mal à en parler, ne verbalisent pas. Les couples ne s’autorisent pas à dire que : “Oui nous voulions un enfant, oui nous sommes heureux, oui notre couple est solide, mais oui c’est compliqué”. J’ai décidé d’aborder ce sujet-là aussi pour libérer cette parole.

Il n’y a pas à culpabiliser

Ce discours est important notamment pour sortir de la culpabilité. Certaines mères, qui croient ces images, se répètent “Je devrais être heureuse !” et culpabilisent de certains de leurs sentiments. “Suis-je une bonne mère, alors que je ressens ces émotions négatives ?” Balayons tout ça ! La réalité c’est qu’un enfant peut fragiliser un couple, même solide, car il faut sortir du merveilleux, du magique. Il faut compter avec la fatigue, le stress, un quotidien bouleversé. La réalité c’est qu’il y a clairement le “avant” et le “après”. Avant, tu disposais chaque jour de 24 h et tu les remplissais bien ! Maintenant tu as toujours 24 h, mais tu dois, en plus, t’occuper d’un enfant. Il y a donc plein de choses que tu ne fais plus, moins, pas au même moment, pas de la même façon… Ces changements sont conséquents, et donc, ils peuvent avoir un impact sur toi, sur ton couple, il n’y a pas à culpabiliser de cela.

Les jeunes parents font face à beaucoup de problématiques

Non seulement ces changements sont conséquents, mais en plus ils sont nombreux. Bien des choses peuvent entrer en ligne de compte, telles que :

  • Un cocktail hormonal assez puissant :

La grossesse et les premiers mois de maternité ne sont pas anodins biologiquement parlant. Des hormones puissantes sont à l’œuvre et peuvent avoir un réel impact sur toi.

  • Les pressions sociales et familiales :

L’arrivée d’un enfant est un pas dans un terrain inconnu, où, en tant que jeune parent, on ne maîtrise pas grand-chose. De ce fait, certaines personnes de l’entourage peuvent être à l’origine d’une certaine pression. “Est-ce qu’il fait ses nuits ? Est-ce qu’il mange ceci ?” En temps normal, ces regards extérieurs sur l’organisation du quotidien et sur la gestion de l’enfant sont moins visibles. Cette pression est moins forte. Mais lors de la naissance d’un enfant, les gens s’autorisent plus à mettre leur grain de sel, à porter un jugement. C’est la plupart du temps bienveillant, bien sûr ! C’est bienveillant… mais intrusif malgré tout.

  • Le manque de sommeil a également un impact réel :

Avant un enfant, la plupart des gens ne connaissent pas ça, ou en tout cas pas dans de telles proportions. Le manque de sommeil amène à moins de patience, à moins de bienveillance envers son partenaire. Cela peut, aussi, avoir un impact sur la relation amoureuse.

Parce qu’il faut apprendre à passer du duo au trio

Un autre point que je souhaite aborder, qui répond aussi à notre problématique, c’est le passage du duo au trio. Avant l’existence de l’enfant, les deux personnes d’un couple “s’autosuffisent”. Elles se “nourrissent” l’une l’autre, en termes d’affection, de tendresse, d’amour. Ce fonctionnement initial est basé sur un duo. Puis arrive l’enfant qui change la donne. Certaines femmes se sentent alors totalement comblées par ce petit être, par ce bébé qui répond “puissance mille” à ces besoins auxquels répondaient avant le partenaire. C’est tabou mais c’est important de le dire : ce que ressentent certaines femmes, c’est que leur enfant leur suffit. L’affection et la tendresse qu’elle donne à leur enfant et que leur enfant leur donne en retour, leur suffit. Elles se sentent repues de tout cet amour.

Par ailleurs, les premiers mois et années, les liens, notamment le lien maman/bébé, se créent et cela demande beaucoup d’énergie. L’énergie, cependant, ne s’est pas multipliée. Ainsi, l’énergie mise dans le lien avec l’enfant, forcément, sera autant d’énergie en moins investie pour le partenaire. C’est important de comprendre cela : le couple avait un équilibre, puis arrive l’enfant, qui demande beaucoup d’énergie et qui renvoie beaucoup d’amour. Moins d’énergie disponible, un besoin d’amour qui a évolué : cela crée un déséquilibre dans le couple. Il faut donc retrouver son équilibre, cette fois-ci en trio. Même dans un couple qui fonctionne bien, qui est solide et qui communique efficacement, il faut quand même faire ce travail de rééquilibrage.

C’est là qu’est vraiment mon message : il y a une phase de rééquilibrage nécessaire. C’est normal, c’est humain, cela fait partie du processus. Certains couples sont effrayés de cela, cette étape leur fait peur. “Est-ce normal ? Est-ce qu’on s’aime assez ? Est-ce que ce n’est pas un signe que c’est compliqué entre nous ?” Ils imaginent des problèmes et, parfois, prennent des décisions telles que la séparation, alors que ce n’est qu’une phase. L’équilibre reviendra, mais il faut accepter de passer par cette phase de déséquilibre.

Parce qu’il faut parfois faire face à des difficultés insoupçonnées

Par ailleurs, il arrive que l’on doive faire face à des impacts insoupçonnés de la grossesse et de l’arrivée de l’enfant. Souvent on se renseigne, on réfléchit, on lit des bouquins. On se dit “Je ferais ci, je ferais ça”. Mais tu ne sais pas ce que l’arrivée d’un enfant va générer chez toi. Tu ne sais pas ce que tu seras alors, tu ne sais pas quelle mère tu seras. Ce que cela peut engendrer est parfois même inconscient ! Des choses peuvent ressurgir, des choses que tu ne soupçonnes pas, dont tu n’as pas la maîtrise et qui peuvent avoir un impact sur toi et déséquilibrer la relation avec ton partenaire. Cela peut même intervenir dès la grossesse. Une personne que j’ai accompagnée m’a par exemple confié que le changement de son corps pendant la grossesse a engendré un manque de confiance en elle, qui a lui-même entraîné de la jalousie. Évidemment, le partenaire en face peut ne pas comprendre cela. Cela crée une situation compliquée. Cela ne peut ni se deviner à l’avance, ni se prévoir.

Autre exemple : un couple s’était mis d’accord sur le fait que le bébé dormirait entre 15 jours et 3 semaines dans la chambre de ses parents, puis irait dans sa chambre. Ils en avaient discuté en amont, mais une fois le moment venu : ce fut impossible pour elle. “C’est trop tôt”, “Il est trop petit”, “Je serais inquiète”… Quel que soit le motif : on ne peut pas prévoir que l’on va réagir comme ça. Ça ne se devine pas. C’est pour cela que j’invite les couples à se préparer, à réfléchir aux parents qu’ils veulent être, mais aussi à penser à la souplesse qu’ils se laissent. Demandez-vous quelle marge de manœuvre vous conservez pour les “Je ne pas bien comme je réagirais par rapport à cela”. C’est vraiment important d’avoir cette souplesse et que le couple en discute en amont. Qu’est ce qui est non-négociable ? Ou a-t-on de la marge de manœuvre ?  

Comment prendre soin de son couple en étant parents en 3 étapes

Maintenant, vous êtes en mesure de comprendre comment la naissance d’un bébé peut (parfois fortement) abîmer un couple. Reste à voir comment prendre soin de son couple en étant parents.

1 : en commençant par faire le choix d’en prendre soin

Quelle place pour le couple quand on est parent ? Ma réponse est la suivante : la place pour le couple est la place que tu lui donnes. Pose-toi la question : quelle place je veux donner à mon couple dans ma parentalité ? Maintenant que vous êtes parents, que vous avez un enfant, demandez-vous : quelle place voulons-nous donner à notre couple ? En la matière, il n’y a pas de réponse toute faite. Pour illustrer cette problématique, j’aime utiliser l’analogie de la vague. Tu marches sur ton chemin de vie et, par moment, arrivent des vagues. Ce peut être, par exemple, une difficulté professionnelle, un deuil ou une déception amoureuse. Prévue ou non prévue, ces vagues te déséquilibrent. La vague passe, tu t’arrêtes de marcher un moment, tu la laisses passer et tu reprends ton chemin une fois l’équilibre revenu. La naissance d’un enfant, c’est plutôt une grosse vague ! Il y a des femmes qui se laissent totalement emporter par la vague de la maternité, qui ne se sentent plus que mère.

Attention : je ne porte pas de jugement. Il y a des couples qui se disent : “Pour le moment, nous sommes parents avant tout, nous sommes focus sur les enfants”. Ça peut fonctionner. Mais souvent, ce n’est pas aussi fluide. Souvent, on se laisse emporter, on ne sait plus ce qui est prioritaire, on s’oublie… Et quelques années après, on se demande : “Et mon couple ?” Malheureusement, la vague nous a emportés loin et le couple n’a pas suivi. Cependant, si tu en as envie, tu peux te dire : “Moi je veux rester sur mon chemin”. Tu peux te rappeler que tu es venu.e en couple, comprendre qu’il y a une vague et décider de continuer sur ce chemin. Tu peux te dire “Je veux garder de la place pour mon couple” et c’est alors un choix.

2 : en acceptant de traverser cette période particulière

Si c’est conscientisé, même si la vague t’emporte loin, tu pourras te dire : “Je suis une mère comblée, je me sens comblée aujourd’hui. C’est compliqué de mettre de côté cette vague de maternité. OK, mais est-ce que je veux vraiment ne plus avoir de place pour mon couple ?” Cette discussion doit être menée, seule et à deux. Quels parents avons-nous envie d’être ? Quel couple avons-nous envie d’être, tout en étant aussi parents ? Ce n’est pas un problème, de décider d’être avant tout des parents, de prioriser l’éducation et les besoins des enfants. On peut décider cela et se dire que le couple reviendra après, mais il est important que cela soit décidé consciemment et à deux. Beaucoup de femmes font cela (consciemment ou non) pendant environ 3 ans.

Pendant ces années, elles maternent, elles pouponnent, elles suivent leur envie de se donner complètement à leurs enfants. Mais est-ce bien partagé par le conjoint ? J’ai accompagné des couples dans lesquels l’homme me disait : “Mais elle est partie !” Parfois démunis, ils constataient que la femme qu’ils avaient choisie n’était plus qu’une mère. Ils apprécient cette mère, bien sûr ! Mais avaient aussi envie de retrouver la femme qu’ils avaient choisie. Ce peut être le rôle de l’homme, de vous suggérer de revenir sur le chemin que vous aviez choisi ensemble. Ce peut être lui qui vous aide à ne pas laisser la vague vous emmener sur un autre chemin, qui ne laisse pas de place à votre couple.

3 : en décidant à deux quel couple vous voulez devenir

Mais alors : comment est-ce que, aujourd’hui, avec un enfant, on peut faire de la place pour le couple ? Avant nous n’étions que 2, maintenant nous sommes 3. Nous avions tout notre temps, nous étions 100 % disponible l’un pour l’autre, mais, aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Pourtant, nous avons envie, j’ai envie, de nous accorder ce temps pour notre couple, dont nous avons besoin. Quels arrangements sont possibles ? Quel fonctionnement peut être mis en place ? Comment trouver ensemble la place que nous voulons pour notre couple ? Cela se crée à deux.

Le but de mon nouvel accompagnement, c’est de vous aider à répondre à ces questions-là. Avec “Parents mais pas que”, je serais avec vous pour échanger sur la place que vous voulez donner au couple, tout en étant parents. Pour cela, nous traiterons trois grands sujets : la communication dans le couple, la place que vous voulez lui laisser et la sexualité.

Pour plus d’infos sur ce nouvel accompagnement c’est juste ici : https://untempspournous.podia.com/parents-mais-pas-que

Des clés et un téléphone

Je sais : tu n’as pas compris le titre. N’est-ce pas ?

C’est normal. (Et je te remercie d’avoir quand même cliqué sur le lien !) J’avoue : au-delà du fait que je n’étais pas très inspirée, une partie de moi trouvait amusante l’idée de ce titre énigmatique, mystérieux… Mais tu vas vite comprendre. Le sujet du jour est un peu différent des autres.

Je vais te raconter une histoire, une histoire qui m’est arrivé, puis je partagerai avec toi ce que ça m’a évoqué. Tu vas voir, cet article sera un peu différent. On reste dans la thématique du couple, bien sûr ! Mais ce sujet englobe aussi des sphères plus larges. Plus qu’un article pour le couple, je te propose cette fois-ci un article, disons pour toi.

Laisse-moi te raconter une histoire

Aujourd’hui, j’ai fait une balade en forêt. Ca m’arrive très régulièrement : j’adore me promener, seule ou non. C’est vraiment important pour moi. Cette fois-ci, j’y suis allée seule et je n’avais pas envie de prendre mon sac, je n’avais donc avec moi que mes clés et mon téléphone. En me promenant, j’ai mis mes mains dans mes poches et me suis rendu compte que mes clés étaient en contact avec mon téléphone. Cela m’a fait penser à mon ancien smartphone : il avait pleins de micro-rayures sur l’écran… Cela venait donc de ce petit détail, ce petit truc bête, auquel je n’avais pas fait attention ! Mais celui-là, je l’ai acheté il n’y a pas longtemps et il m’a coûté une belle somme. Donc je me sermonne dans ma tête : “Non, tu t’es ruinée pour ce téléphone, donc tu vas y prêter attention : pas de micro-rayure !”

Je continue donc ma balade, en glissant ma main, dans la poche, entre mes clés et mon téléphone, pour faire barrière. Je marche comme ça environ une demi-heure mais… ce n’est pas très agréable, pour être honnête. Je n’aime pas spécialement marcher avec mes mains dans les poches. D’autant que régulièrement j’ai besoin d’enlever ma main de la poche, pour me gratter les cheveux par exemple. En plus, comme je bouge, les clés ballottent…

Bref : c’est pénible. Mais je tiens le coup, je me répète : “Allez tiens bon, c’est désagréable mais tu ne veux pas rayure sur ton nouveau téléphone alors garde tes mains dans tes poches !”

Et au bout d’une demi-heure… : le flash ! “Mais j’ai deux poches !” J’ai éclaté de rire, toute seule au milieu de la forêt. Je me répétais en riant que ça faisait une demi-heure que je galérais à faire barrière avec ma main alors que j’avais deux poches. Comment, mais comment avais-je pu ne pas y penser ? “Tu as deux poches Lucie, une pour les clés et une pour le téléphone !” Bref : la solution devenait évidente et je riais de moi. Je suis certaine que tu as vécu des moments similaires toi aussi. Il y a pleins de moments dans la vie où on éprouve cette sensation de “flash”, de “révélation”. Ces moments où on ne percute pas, où on ne fait pas le lien, on peut en croiser dans le couple, avec soi-même et dans les autres d’autres sphères de la vie.

Je vais quand même terminer mon histoire, pour te rassurer : j’ai donc déplacé mes clés dans l’autre poche de mon manteau et ce fut une libération. Libération oui, j’exagère à peine : je n’étais plus obligée de mettre mes mains dans mes poches et je me suis soudain sentie plus légère ! Une fois cette contrainte enlevée – car c’était bien une contrainte – cette balade perdait ce qu’elle avait eu de pénible jusque-là.

Ça arrive à tout le monde, de ne pas percuter

Toute cette histoire me permet d’illustrer ces moments, que tout le monde connaît, où “on ne percute pas”. Pourtant je le savais, que mon manteau possède deux poches. Si on m’avait demandé si je pouvais déplacer l’objet gênant, j’aurais su que oui. Il n’y avait pas de méconnaissance. Je n’étais pas occupée non plus, je n’avais même pas d’écouteur. Je n’écoutais ni podcast ni musique. Je ne discutais avec personne, puisque j’étais seule en forêt. Je ne peux donc pas dire que “Mon esprit était ailleurs, je n’ai pas fait attention.”

Non, je n’ai pas percuté et je n’ai rien pour expliquer pourquoi. Ce que je sais en revanche, c’est que ces moments ne résultent pas d’un manque de connaissance ni de compétence. Ils ne sont pas causés par un problème d’esprit distrait. Ce n’est pas une erreur, c’est juste que le cerveau n’a pas fait le lien entre différentes informations qu’il a. On sait A, on sait B, mais on ne les met pas en lien, on en fait pas la connexion entre les deux.  Le cerveau, à ce moment-là, n’effectue pas ce boulot-là, ou le fait mais tardivement.

À partir de cette histoire, j’ai envie de vous faire passer le message suivant : ce n’est pas grave, de ne pas percuter. Ça ne dit rien de toi. Ce genre de moment peut entraîner (et je dirais même : entraîne souvent) des remises en question, des critiques envers soi-même. On se questionne, en se demandant pourquoi on n’y a pas pensé, en se sermonnant à coup de “Tu le savais, tu aurais DÛ y penser !” Sauf que non : parfois on sait des choses, mais on ne percute pas. Ce n’est pas une question de “C’était un déni” ou de “Je n’ai pas réfléchi”. Ton mental, à ce moment-là, n’a pas connecté. Ça arrive à tout le monde et il est inutile de te perdre en élucubrations, d’imaginer des choses pour faire émerger le pourquoi du comment – qui n’existe probablement pas.

“Je le savais pourtant, je n’aurais pas dû…”

Le deuxième point que j’ai envie d’aborder à partir de cette histoire, c’est le jugement qui découle de ce genre de situation. Souvent, on s’accable, avec des “Je le savais pourtant, j’aurais dû…” On se fait des reproches, alors qu’on ne devrait pas. Si je reprends mon exemple : au début, je ne savais pas. Si on avait remonté le temps et qu’on m’avait mis les deux options sur la table :

  • Soit tu gardes ta main dans ta poche et la balade sera pénible.
  • Soit tu mets tes clés dans l’autre poche.

Clairement, j’aurai choisi la deuxième option, c’est évident ! Mais mon mental ne me l’a pas proposé. Pour mon mental, à ce moment-là, la seule option existante pour qu’il n’y ai pas de rayure sur mon téléphone, c’était la première. Je n’ai pas envisagé d’autres options, je n’avais pas le choix. Je n’ai même pas eu la sensation d’avoir un choix à faire. De ce fait, je ne peux pas me blâmer de ne pas y avoir pensé plus tôt. Je n’étais pas en capacité de. Ce serait biaisé, ce serait malvenu, ce ne serait pas juste de me critiquer aujourd’hui, maintenant que mon cerveau a fait la connexion.

J’entends souvent ce discours de reproches, parmi les personnes que j’accompagne. “Je regrette d’avoir fait ça, je regrette d’avoir fait ci. Je n’aurai pas dû prendre cette décision, je le savais pourtant…” Mais ce n’est pas parce qu’on a une connaissance, ce n’est pas parce que l’on sait quelque chose, à un moment donné, que le cerveau est capable de faire le lien avec autre chose ou de se servir de cette information. Se blâmer X années, X mois, X minutes après, c’est faussé. Au moment de la décision, tu as fait le choix qui t’a semblé être le meilleur, à ce moment-là, grâce aux informations et possibilités que tu entrevoyais à cet instant. Cela nous amène au dernier point que je souhaitais aborder avec toi à partir de cette histoire !

Une personne extérieure peut être la solution

Ma main qui devait faire barrière, ça m’embêtait. J’ai même failli raccourcir la promenade. C’était bancal, c’était inconfortable. Pendant une demi-heure, j’ai trouvé ça pénible, mais j’ai poursuivi avec cette solution désagréable parce que le plus important pour moi était de ne pas faire de rayure sur mon téléphone.

Parfois, toi aussi tu prends des décisions un peu bancales, un peu inconfortables. Mais tu le fais parce que ça te semble être la meilleure chose à faire, à ce moment-là. Et c’est OK. Il n’y a pas de mal à constater que ce n’est que “plus tard” qu’on a eu un déclic et trouvé une solution bien plus simple… voire que c’est quelqu’un d’autre qui a proposé une solution.

Pour reprendre mon histoire de main et de poches : si j’avais pu exposer mon problème à quelqu’un, il est probable que cette personne aurait pensé à ma seconde poche. Par exemple, si j’avais marché avec mon conjoint ou une amie, et que j’avais exposé mon problème, on m’aurait sûrement dit avec amusant que “Ba Lucie mets-le dans l’autre poche… Tu as deux poches.” Parfois (souvent ?), on reste avec une solution bancale parce qu’on n’en voit pas d’autre. Mais si l’on parle, alors quelqu’un d’extérieur peut penser à quelque chose de plus simple, de plus confortable. J’en profite pour signaler que ça peut être le travail d’une thérapeute de couple, d’être la personne extérieure qui aidera à trouver le déclic. 😉

En bref

Voilà donc, en résumé, les messages que je souhaitais te proposer aujourd’hui :

  • Parfois, comme tout le monde, tu “ne percutes pas”, mais c’est OK. Ca ne dit rien de toi, ça ne démontre pas de manque de connaissance ou de compétence. C’est juste un fonctionnement cérébral, que l’on ne sait pas expliquer.
  • Une fois que “tu as percuté” : ne te reproche pas de ne pas l’avoir fait plus tôt. Ne juge pas avec tes yeux de maintenant pour des décisions que tu as prises avant. Ces décisions, tu les as prises avec les informations que tu avais à ce moment-là, tel que tu étais à ce moment-là. Maintenant ces éléments sont différents, un jugement serait donc biaisé et injuste envers toi-même.
  • Si tu rencontres un problème pour lequel tu ne trouves pas de solution qui te convienne, car celles auxquelles tu penses te semblent bancales, inadaptées : pense à en parler à quelqu’un d’extérieur. Un proche peut suffire dans certaines situations, tandis que d’autres peuvent nécessiter un accompagnement professionnel.

J’espère que cette histoire et ces pensées t’auront inspiré ! Si elle te fait penser à ton propre vécu, n’hésite pas à me le partager, à me raconter tes anecdotes de vie ! Je vous envoie pleins de bonnes ondes et vous dit à la semaine prochaine !

Si vous avez envie d’aller plus loin et que l’on s’en parle, je vous invite à réserver une séance découverte avec moi.

Lien pour solliciter une séance découverte. https://untempspournous.com/contact/

Lucie

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Si tu veux en savoir plus sur les accompagnements que je propose pour les femmes et le couples : https://untempspournous.com/mes-accompagnements/

Il a menti ou il a changé d’avis ?

” Il m’a toujours dit qu’il voulait des enfants et là il n’en veut plus..”

” Il m’a demandé de vivre avec lui, et trois semaines plus tard il me quitte…”

Et alors arrive toutes ces questions : Il le savait depuis le début, il m’a menti, ou il a changé d’avis ?

Cela devient insupportable. On remonte dans le temps pour analyser des phrases, des attitudes pour comprendre si l’autre savait déjà. On se fait souvent des noeuds au cerveau pour essayer de comprendre.

Il a menti ou il a changé d’avis?

Pour répondre à cette question, je dirais que bien souvent c’est confus.

Il existe des cas (rares) de manipulation. À ce moment là, l’autre est conscient de mentir, et il donne volontairement des messages en contradiction avec ce qu’il pense. Mais ces cas sont rares. Dans la grande majorité, les gens sont surtout eux même confus sur ce qu’ils pensent.

Si je reprends l’exemple des enfants, la réponse sincère et honnête serait “je ne sais pas si je veux des enfants”.

Mais vous le remarquerez, quand on ne sait pas ou quand ce n’est pas un “non ferme” ; alors on dit oui.

Pour d’autres personnes, il y a aussi un secret espoir de changement. “Je pense à la séparation mais je n’en ai pas envie”. Alors, comme on ressent une envie de changement, une envie de mieux, on ne va pas dire à l’autre qu’on commence à penser à la séparation. Et c’est à ce moment là, qu’on va parfois faire des démonstrations d’amour et d’engagements. On a très envie de ressentir de l’amour et de s’engager ; même si au fond, on envisage la séparation.

Souvent, c’est quand on est acculé, quand l’autre insiste encore et encore, que l’on a plus le choix ; là la pensée est verbalisée.

Et c’est là que naît l’incompréhension. Parce que ce qui est dit va parfois à l’encontre de ce que l’on disait auparavant.

Une évolution personnelle

Cela arrive aussi. Pour continuer l’exemple des enfants, beaucoup de personnes disent au début de leur relation qu’elles veulent des enfants. Ce n’est pas un vrai désir d’enfant, c’est juste que c’est la norme. “Je veux des enfants parce que quand on est en couple, on a des enfants”.

Et puis les années passent, on est plus mature, on se connait mieux et parfois on ressent moins ce besoin de répondre à la norme. S’il n’y avait pas de véritable désir d’enfant, mais seulement l’idée de “faire comme tout le monde” ; alors parfois au bout de quelques années on ose dire que non, on ne veut pas d’enfant.

À ce moment là, on est sur une évolution. Ce n’est pas un mensonge, il n’y a pas tromperie ou arnaque. C’est une évolution personnelle.

Pourquoi c’est important de le savoir ?

J’ai envie de vous inviter à vous questionner sur vos motivations. Qu’est ce que cela change pour toi de le savoir ? Et, est-ce que le savoir va t’apporter un soulagement ?

Je pense que parfois on se voile un peu la face. Parfois on se raccroche à ces pensées de colère : il m’a menti, il m’a trompé, il le savait…

On créer alors un brouhaha mental et on ne vit pas la douleur ressentie par ce que nous arrive. C’est une manière de déplacer ce qui nous fait souffrir.

En perdant votre énergie à retourner dans le passé pour analyser ce qui s’est passé, vous vous éloignez de ce que vous ressentez là tout de suite maintenant.

Ce qui fait souffrir c’est que maintenant il souhaite vous quitter, ou que maintenant il ne veut pas d’enfants. C’est ça qui cause de la souffrance.

Parfois, il faut accepter l’idée que non, vous n’aurez pas toutes les réponses, car l’autre n’a pas toutes les réponses.

Dans notre société actuelle, on laisse peu de place au flou, au “je ne sais pas”. On attend que l’autre nous donne des réponses claires. Alors que beaucoup de personnes n’ont pas de réponses claires.

Si vous avez envie d’aller plus loin et que l’on s’en parle, je vous invite à réserver une séance découverte avec moi.

Lien pour solliciter une séance découverte. https://untempspournous.com/contact/

Prends soin de toi.

Lucie

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Simuler. Et si c’était positif?

Cela faisait longtemps que je ne vous ai pas parlé sexualité !

On se retrouve pour un nouvel épisode de podcast où l’on parle de simulation sexuelle… mais pas que ! J’ai eu envie d’avoir un autre discours sur la simulation.

Parce que souvent à part entendre “il ne faut pas simuler”… on dit pas grand chose sur la simulation. Et j’observe aussi un tel décalage entre ce qu’il “faudrait faire ” et ma pratique de thérapeute de couple.

La simulation : une affaire de femmes ?

Alors je commencerais par dire que c’est rarement les femmes qui se plaignent de la simulation. J’ai rarement entendu “je me demande si mon partenaire simule…”. Et j’ai rarement entendu aussi “Je simule et je le vis mal…”

Ce sont souvent les hommes qui se questionnent beaucoup sur le plaisir féminin car il s s’en sentent responsables. Dans notre société, l’image véhiculée de l’homme est qu’il doit être celui qui donne du plaisir à sa partenaire. C’est un peu comme “sa mission”.

Beaucoup d’hommes se mettent une importante pression concernant le plaisir de leur partenaire. Alors quand ils se rendent compte qu’il ont cru réussir leur mission, qu’ils ont cru qu’il avaient donné énormément de plaisir, mais qu’en fait non… c’est compliqué à vivre.

Je voulais aussi faire un rappel sur la simulation masculine. Elle est plus fréquente qu’on ne le croit. Bien souvent on associé l’érection et l’éjaculation à un plaisir sexuel. Mais dans la pratique ce n’est pas aussi simple. Les hommes peuvent aussi surjouer leur plaisir et leur orgasme.

À mon sens, on est tous concerné par la simulation, l’exagération sexuelle.

Pourquoi les femmes simulent ?

J’ai échangé avec plusieurs clientes au sujet de la simulation et j’observe que c’est souvent à l’origine en envie de faire plaisir à l’autre.

“Il adore quand je m’enflamme et que c’est wahou… mais c’est pas comme ça à chaque fois donc j’exagère un peu. Ça me plait de le voir kiffer”.

On est pas dans une idée de tromper, de mentir, de cacher que c’était nul. On est dans l’idée d’étoffer son ressenti pour faire plaisir à l’autre.

“J’ai l’impression que si je ne crie pas, c’est que je suis passée à coté d’un truc. Dans les films, les femmes hurlent..”

J’en profite pour parler brièvement du plaisir féminin et de l’expression du plaisir féminin. Les films montrent souvent une image d’une femme qui a un orgasme avec une démonstration très importante. Beaucoup de femmes ne se reconnaissent pas dans cette image. Elles ont alors le sentiment que ce qu’elles vivent est moins bien, moins fort, moins intense.

Cette image du plaisir féminin n’est qu’une image. Elle ne reflète pas la réalité de nombreuses femmes. Et un plaisir exprimé moins fort ne veut pas dire que c’était moins intense.

Simuler ça m’aide à prendre mon pied !

C’est l’idée que pour être cette femme à l’aise dans sa relation sexuelle, hyper détendue, hyper connectée avec son partenaire; je vais d’abord la surjouer pour mieux la devenir.

De la même manière qu’à un entretien d’embauche je vais commencer par “faire semblant” d’être à l’aise… pour mieux le devenir.

En réalité, on pratique tous plus ou moins consciemment la simulation. On exagère le trait, on fait comme ci pour se donner du courage..

On fait comme si on était à l’aise avant de chanter en public, ou avant un rendez-vous important.

C’est à mon sens la même idée : j’incarne ce que j’aimerais être avant de le devenir.

Et cela fonctionne aussi en matière de sexualité !

Je t’invite à prendre le temps de te demander quelle femme tu aimerais être dans ta relation sexuelle. Et si tu n’es pas encore cette femme, alors incarne là !

Si tu étais cette femme, comment tu te comporterais, comment tu agirais, qu’est-ce que tu penserais…

Toutes ces questions vont t’aider à te m’être dans la peau de celle que tu veux devenir.

Donc oui, je pense que la simulation peut être positive pour certains couples et améliorer leurs relations.

Si vous avez envie d’aller plus loin et que l’on s’en parle, je vous invite à réserver une séance découverte avec moi.

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Si tu es en couple et que tu souhaites continuer à travailler ton développement personnel en douceur, je t’invite à t’inscrire à mon challenge gratuit : Les 5 clés pour améliorer ta communication de couple.

Prends soin de toi.

Lucie

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