Thérapie de couple en Essonne | Trouver le bon professionnel

thérapie de couple en Essonne

Bienvenue dans mon 3e article sur le sujet de la thérapie de couple et sur le métier de conseillère conjugale, que j’exerce dans l’Essonne. Après avoir vu à qui cela s’adresse, combien de temps ça dure et comment se déroule une séance, cette fois-ci nous allons nous pencher sur la question du professionnel qui vous accompagnera, ton amoureux/se et toi. Je m’appelle Lucie, je suis thérapeute de couple à Chilly-Mazarin, au sud de Paris, entre Massy, Palaiseau, Longjumeau et Athis-Mons. Avec cette série d’articles sur les professionnels du couple, j’ai envie de répondre à tes questions sur les accompagnements qui existent autour des relations amoureuses et de la sexualité. Si tu traverses une période compliquée avec ton conjoint, que vous songez à entamer une thérapie de couple en Essonne ou en ligne, mais que tu hésites encore : je suis là pour te donner les informations dont tu as besoin. Alors, qu’est-ce qu’un bon thérapeute de couple ? Comment trouver le bon professionnel ? Vaut-il mieux une thérapie de couple en ligne ou en cabinet ?

Relativiser la question du « bon » professionnel pour sa thérapie de couple en Essonne

Alors, comment trouver le bon professionnel ? C’est une question qui revient souvent et j’avais de t’en dire quelque chose. Pour commencer, je dirais que c’est assez récent, assez moderne, cette réflexion, qui va parfois assez loin. Il y a des personnes pour lesquelles ça prend des proportions importantes. Elles en viennent presque à s’imposer une forme de pression dans cette recherche du bon professionnel, de la bonne personne, qui pourra vraiment être celle qui va les aider. Je pense que c’est en lien avec certains aspects de notre société actuelle, qui est une société de consommation assez exigeante. Ce qui est de l’ordre de la thérapie n’y échappe pas : il y a comme une idée de ne consommer que ce qui nous correspond vraiment.

J’aimerais attirer ton attention sur le recul que nous permet le manque d’ancienneté de ce questionnement. Aujourd’hui, c’est quand même assez facile de trouver quelques informations sur un professionnel avant de le consulter. Mais avant, avant Instagram et les sites internet, un thérapeute se trouvait essentiellement par recommandation ou via les Pages Jaunes. Nous n’avions qu’un nom, une adresse et un numéro de téléphone. Du coup, on choisissait le psy, le conseiller conjugal ou autre qui nous avait été conseillé, ou bien le plus près de chez soi ou celui qui répondait au téléphone. Nous avions beaucoup moins d’éléments pour choisir ce professionnel. Ainsi, régnait un peu cette idée que « c’est le psy du quartier, près de chez moi, donc ce sera mon psy. Il me correspond plus ou moins, mais ce sera lui ». Il y avait beaucoup moins d’émulation et d’interrogations autour du choix du « bon » professionnel. Il y avait moins de pression autour du fait de trouver « la bonne personne ».

Ceci étant, je ne dis pas que c’est mieux ou moins bien ! Je ne sais pas si j’ai un avis à donner là-dessus. Je constate simplement que, aujourd’hui, c’est dans ce monde-là que nous vivons. De nos jours, avoir des informations sur un professionnel afin de mieux de faire son choix de thérapie de couple en Essonne, en ligne ou ailleurs en France, c’est ultra simple. Et donc, on va s’en parler !

thérapie de couple en Essonne

Être vigilant dans le choix de ses critères pour sélectionner son conseiller conjugal

Le feeling

À mon sens, pour qualifier le « bon » professionnel, il faut plusieurs critères. Souvent, on parle de feeling et j’aimerais apporter une nuance sur ce point. Bien évidemment que c’est important ! Si on se sent mal en présence d’un thérapeute, ce sera non. Si le consulter est désagréable, crée une émotion inconfortable, il ne faut pas continuer avec lui. Bien évidemment, il faut le dire : il y a une part de relationnel, d’humain à humain, entre un thérapeute et son patient. Parfois ça match, parfois ça ne match pas ! C’est OK, c’est la vie, il n’y a pas mort d’homme.

Mais si on s’attache de trop à cette notion de feeling, je trouve que ça peut induire en erreur. Dans le travail thérapeutique, il y a souvent des ressentis désagréables. Il peut arriver qu’on se sente inconfortable avec un thérapeute… sans pour autant que ça vienne du professionnel ! C’est tout simplement qu’on vient toucher des choses en soi qui engendrent ça. On peut donc se retrouver à se dire « ah non, c’est bizarre, je ne le sens pas… » et ne pas aller au bout de ce travail thérapeutique. Quand on me parle de ça (au sujet d’un autre thérapeute que moi, s’entend), le premier conseil que je donne, c’est d’en parler au thérapeute ! Cela peut se travailler dans le cadre de l’accompagnement, ça peut apporter de nouvelles choses dans la démarche. Tu auras compris, je pense, mon avis. « J’ai envie de me sentir ultra bien »… oui, je comprends, mais d’un autre côté, c’est parfois logique et normal de se sentir moins bien après une séance, sans pour autant que ce soit un signe que le thérapeute est à changer. Dans le cadre des thérapies de couple en Essonne ou en ligne que je propose, j’essaie de toujours garder une oreille attentive à cette question. Ça, c’était le premier point que je voulais aborder avec toi.

Les réseaux sociaux

Aujourd’hui, plein de moyens existent pour que tu puisses découvrir un peu un professionnel avant de le rencontrer. Tu peux commencer par te promener sur son site internet, et découvrir tout ce qu’il a pu y écrire. Je t’invite également à être attentive à l’ambiance, à ce qui se dégage du site. Les textes et les photos peuvent t’inspirer, mais pas que. Beaucoup aussi alimentent un compte sur Facebook ou Instagram, ce qui peut te permettre d’écouter sa voix, de découvrir son visage et ses mouvements. Là encore, ça te donne des indications sur le fait que tu puisses te sentir à l’aise avec cette personne. Ça t’aidera à te dire si oui, tu as bel et bien envie de te lancer avec elle… ou non.

Les recommandations

J’aimerais également attirer ton attention sur la recommandation. Là aussi, je pense qu’il y a du bon et du moins bon. Ce n’est pas parce que ta voisine ou ta copine a adoré son thérapeute que ça se passera pareil pour toi. Mais, ça peut être un bon aiguillage… à condition d’en parler. Souvent, c’est là que le bât blesse. Souvent, on échange peu sur ce type de sujets très personnels. J’ai déjà rencontré des personnes qui se connaissaient et qui suivaient toutes les deux une thérapie de couple en Essonne avec moi sans se le dire. Ni l’une ni l’autre n’avait dit à son amie qu’elle avait des difficultés dans sa relation de couple. Plus tard, quand ça allait mieux, elles en ont parlé et ont souri de constater qu’elles étaient passées par la même personne. Ça peut être ultra intéressant, que quelqu’un partage avec toi comment il s’est senti, ce que ça a pu lui apporter, etc. Mais si, effectivement, tu as envie d’utiliser ton réseau pour trouver un thérapeute, alors il faut en discuter, en parler, poser des questions. Voilà ce que je pouvais dire sur comment trouver le bon thérapeute de couple.

Un « bon » thérapeute de couple | En résumé

En résumé, à la question du bon thérapeute, la réponse que j’ai envie dete transmettre, c’est : OK, j’entends l’idée qu’il est important de trouver un professionnel presque « parfait ». Mais ne te mets pas non plus trop de pression sur ce point. Aie conscience que c’est un questionnement assez moderne et qu’il y a quelque temps, les gens allaient voir des thérapeutes et en étaient très contents, sans réseaux sociaux. Je pense que ça peut être intéressant de se poser ce type de questions, mais qu’il ne faut pas en faire une condition sine qua non. Par ailleurs, si je pense que je suis une bonne professionnelle… je pense aussi que je ne suis pas la seule ! Plein d’autres professionnels peuvent t’accompagner pour une thérapie de couple en Essonne ou en ligne et être bénéfique pour ta relation amoureuse ! Je ne suis pas miraculeuse, je ne suis pas unique ! Je ne suis pas la seule personne à pouvoir vous aider à aller mieux et heureusement. Il y a tout un tas de bons thérapeutes et le professionnel qui sera parfait pour toi ne sera peut-être pas adapté à la personne d’à côté. C’est important d’avoir confiance, mais ce qui est tout aussi important, sinon plus, c’est l’implication que tu mettras dans cette démarche.

Écouter ses besoins pour choisir entre thérapie de couple en ligne ou en cabinet

Ouverture de mon cabinet en Essonne

Passons maintenant à une question qui est assez liée au choix du professionnel : « Est-ce plus pertinent de suivre une thérapie de couple en ligne ou en cabinet ? ». Ça, c’est une interrogation qui revient assez souvent. Pour ceux qui l’ignorent, à partir de septembre 2021, j’ouvre mon cabinet à Chilly-Mazarin, au sud de Paris, dans l’Essonne. Avant, je fonctionnais 100 % en ligne. Très régulièrement, des personnes me demandaient : « Est-ce que ça marche aussi bien en ligne ? Est-ce que ce ne serait pas mieux dans un cabinet ? »… Ça fait très longtemps que je travaille dans les métiers de l’accompagnement, donc j’ai déjà reçu des gens en présentiel. Ainsi, j’ai la possibilité de faire un comparatif, si on peut dire ça comme ça. 😉 À mon sens, ce qui est important c’est d’être dans un lieu où tu te sens bien. Je pense vraiment que c’est ça la clé, et pas tant cette question du « quel est le mieux ».

Les avantages d’une thérapie de couple 100 % en ligne

On peut facilement avoir tendance à penser qu’à travers un écran, les séances sont moins « intenses », presque moins « vraies ». Pourtant, je te garantis que, lorsque mon activité était 100 % en ligne, il s’est passé des choses très fortes. Parmi les couples que j’ai accompagnés, de nombreux revivent et ont eu des résultats extraordinaires. Il y a eu de très très jolis moments. À mon sens, ça a bien fonctionné parce que ces personnes étaient convaincues qu’en ligne, c’était le mieux pour eux. Ils avaient envie de travailler avec moi, et moi j’étais en ligne. De plus, c’est plus pratique. Il y a un aspect plus confortable à travailler à distance. Je pense par exemple aux couples qui ont des enfants. Quand ils doivent se rendre dans un cabinet, ça implique un trajet en voiture, un baby-sitting pour garder les enfants, etc. Alors qu’avec une visio, on a juste à s’isoler dans une chambre, avec les enfants occupés dans la pièce d’à côté. C’est plus pratique.

Je précise que c’est un questionnement assez répandu… même chez les professionnels. Jusqu’à il y a peu, beaucoup trouvaient que « non vraiment, y a rien de mieux que le présentiel, il faut du contact humain ». Puis le covid est arrivé et a (temporairement) supprimé le présentiel. Obligés de procéder en ligne, certains se sont rendu compte qu’en fait, ça se fait très bien, que ça aide tout autant les gens. Ainsi, je vois beaucoup de professionnels qui ont un peu revu leur copie. Il en existe qui étaient 100 % en présentiel avant, qui ô grand jamais n’auraient fait de séances en ligne… et qui proposent les 2 aujourd’hui. 😉

Les avantages d’un suivi avec un conseiller conjugal en cabinet

Ceci étant, effectivement, pour être complètement honnête : je dois reconnaître qu’une partie de moi a une certaine appétence pour le présentiel. C’est aussi pour ça que j’ouvre mon cabinet de thérapies de couple en Essonne ! Je trouve qu’être face à face, ça apporte une autre dimension. Quand on est sur place, on voit entièrement la personne, ça donne accès à tout un tas de ressentis plus… disons plus « accrus » qu’en ligne. L’ordinateur et l’écran engendrent une certaine forme de barrière. Au contraire, je trouve que la présence physique apporte une intensité particulière.

Quant à ce que certains trouvent plus pratique dans les démarches en ligne, ça peut aussi n’être qu’une question de façon de fonctionner. J’ai déjà rencontré des gens qui me disaient qu’ils aiment bien ça, le fait de faire garder les enfants pour s’accorder un moment juste pour le couple, en-dehors du domicile. Certaines personnes sont sensibles à ça et ont besoin d’un espace neutre, en-dehors du logement. Elles se tourneront alors plus facilement vers un suivi en cabinet.

En ligne ou en présentiel | En résumé

Ce que j’ai envie de dire, vraiment, c’est que ce qui importe, c’est ce qui te correspond à toi. Si tu as envie d’un cabinet, pour être dans un espace neutre : alors la meilleure solution pour toi est le cabinet. Si, en revanche, tu te dis que c’est CETTE thérapeute-là que tu veux, même si tu habites loin, ou que ce serait plus pratique en ligne : alors la meilleure solution pour toi est l’utilisation de la visio. La réussite d’une thérapie de couple n’est pas liée au fait que tu te déplaces ou non. Soyons clairs ! 😉 Une thérapie qui fait du bien, qui fonctionne, c’est une démarche dans laquelle tu es engagée, qui te donne envie de te rendre en séance… et surtout, tout ce qu’il se passe entre les séances ! C’est là que le taff se fait et s’imprègne dans ta vie.

Prendre en compte (ou non) les diplômes dans le choix de sa thérapie de couple en Essonne

En résumé, voilà mon message pour cet article : demande-toi ce qui te correspond vraiment à toi. Tu verras, c’est déjà un premier pas vers la thérapie, de te centrer sur toi pour comprendre ce dont tu as besoin et de te laisser guider par ça. Ne sois pas à la recherche du thérapeute parfait, de la thérapie parfaite. Petite parenthèse en passant, concernant ce qui concerne les diplômes et formations du thérapeute. Ça peut être intéressant à regarder, si tu as besoin d’un éclairage particulier… mais pas que. Vraiment, pas que. J’ai connu des personnes qui ont abordé leurs problèmes de couple avec leur psy… qui n’a donc pas une formation « couple », mais une formation « psy ». Pour autant, alors que ce professionnel n’était pas spécialement formé à la thérapie de couple, il y a eu des résultats extraordinaires. Donc, même si certes, ça peut être intéressant si c’est important pour toi, je ne suis pas sûre qu’on puisse dire que c’est noir ou blanc, cette question des diplômes.

Je m’arrête là ! J’espère que ça t’aura apporté des réponses sur la question du bon thérapeute et de la bonne manière de le consulter. N’hésite pas à me contacter via mon site internet ou sur Instagram si tu as d’autres questions sur les professionnels des relations amoureuses et sur les accompagnements existants. Bien sûr, si tu traverses une période compliquée avec ton partenaire, que tu as simplement envie de prendre soin de ton couple ou de prendre du recul sur tes histoires sentimentales : je suis à ta disposition pour une thérapie de couple en Essonne ou en ligne. 😉

Thérapie de couple en Essonne | Quelle durée, quel contenu ?

Bienvenu dans ce nouvel article de ma série sur la thérapie de couple et sur le métier de conseillère conjugale, que j’exerce dans l’Essonne. Si vous vous posez des questions sur les professionnels du couple, les relations amoureuses, la sexualité et toutes les difficultés liées à ces thématiques : vous êtes êtes au bon endroit. Si vous traversez une période compliquée avec votre conjoint, que vous songez à entamer une thérapie de couple en Essonne ou en ligne, tout en ne sachant pas bien ce dont il s’agit et comment ça fonctionne : j’ai envie de répondre à vos questions. Je m’appelle Lucie Mupatsh, je suis thérapeute de couple à Chilly-Mazarin, au sud de Paris, entre Massy, Palaiseau, Longjumeau et Athis-Mons. Pour cette fois-ci, nous allons aborder ce sujet avec un angle concret, en abordant l’aspect du contenu et de la durée. Comment se déroule une thérapie de couple ? Comment se passe une séance ? Combien de temps dure une thérapie de couple ? Je réponds à vos questions… en ce qui concerne ma façon de faire, du moins. 😉  

Comment se déroule une thérapie de couple en Essonne ?

La première séance

Alors, comment se déroule une thérapie de couple ? Souvent, pendant la première séance, on « ouvre les vannes ». Je laisse parler et j’adopte une posture d’écoute active, une posture réceptive pour voir ce qui arrive. Il faut se dire que lors de la première séance, il s’agit souvent de libération émotionnelle. C’est brouillon, confus, ça part dans tous les sens. Les clients me disent qu’ils ne sont venus que pour un problème… mais en découvrent plein d’autres. C’est l’arbre qui cache toute une forêt. Une fois qu’ils y sont, ils se rendent compte que ça part dans tous les sens. Ça peut être assez déroutant, déstabilisant. Souvent, mes clients terminent la première séance en se disant qu’il « y en a pour des années et des années… ». Je tâche alors de les rassurer, en leur disant que ça donne cette impression parce qu’ils viennent tout juste de s’ouvrir.

Précision importante, je le dis et le redis : même si vous avez le sentiment qu’il s’agit encore et encore des mêmes sujets, je vous assure qu’en parler entre vous et en parler lors d’une séance, ça n’a rien à voir. On me le dit souvent : « Ce sont des conversations que nous avons déjà eues, et re-eues, et re-re-eues ». Pour autant, ces mêmes clients constatent que lorsque c’est fait en présence d’un tiers, ça n’a rien à voir.

À noter également : le côté « libération émotionnelle » de cette première séance peut provoquer des émotions très fortes. Il peut y avoir des pleurs, de la colère… Tout ce qui était contenu peut enfin se poser dans un espace. On peut enfin déballer tout ce qu’on avait sur le cœur. Ça ressemble souvent à ça, la première séance d’une thérapie de couple en Essonne ou en ligne avec moi. 😉

Le déroulé des séances suivantes

Ensuite, je prends la température, parce qu’en fait, il n’y a pas de règle. Ça dépend vraiment des gens et des couples !

  • Certaines personnes ont des logiques « coaching-objectif » : « Nous voulons que ça fonctionne comme ci, comme ça. Nous voulons atteindre cet objectif. ». C’est un fonctionnement comme un autre, je n’ai aucun problème avec ça. En plus, c’est assez dans l’air du temps, ce côté coaching. 😊 C’est une très bonne approche. Nous définissons alors ensemble comme arriver au but souhaité et quels sont les freins, jusqu’à déterminer comment nous pouvons travailler ensemble pour lever les blocages.
  • D’autres couples ne sont pas dans tout dans cette logique et viennent plutôt avec un « là, ça ne va pas ». Parfois aussi, pour certains couples, ça ne va tellement pas que la notion du « Qu’est-ce qu’on veut ? », ils en sont loin. Ils veulent juste aller mieux, arrêter de souffrir, arrêter de se parler comme ça, arrêter ce fonctionnement. Là, on n’est pas sur la logique de l’objectif et donc il s’agit plus de séances axées sur le moment présent – je détaillerai ensuite comment ça peut se dérouler.
  • Il y a aussi des personnes qui viennent en thérapie dans une logique de compréhension. Je retrouve notamment cela chez des femmes qui viennent seules, mais aussi avec des couples. Néanmoins ce sont souvent des femmes qui viennent seules pour me dire : « Je veux comprendre, j’en ai marre de toujours être dans les mêmes schémas. J’en ai marre de répéter et répéter encore les mêmes situations. ». Parfois aussi, elles racontent qu’elles ont conscience de ne tomber « que sur des abrutis, comme l’était mon père (ou mon ex), mais je n’arrive pas à me distancer de ça. ». Il s’agit souvent d’une répétition de scénarios qui nécessite surtout un travail de compréhension de soi-même pour venir débloquer des choses. Concernant les couples qui viennent pour ce besoin de comprendre, je rencontre pas mal d’amoureux qui, sans forcément en avoir conscience, ont vécu quelque chose au début de l’histoire. Ils ne vont pas bien, veulent comprendre d’où cela vient et, quand je les questionne, je remarque qu’au début de la relation, il y a eu un événement marquant. Ces couples ont besoin de comprendre ce qu’il s’est passé et ce qu’ils ont inconsciemment installé dans leur relation, pour mieux vivre autrement.

Vous voyez les cas de figure sont aussi variés que les couples que je rencontre. 😉

Quel est le contenu d’une séance avec une conseillère conjugale ?

Décortiquer une dispute

Développons maintenant plus en détail ce dont je peux parler avec mes clients lors d’une séance avec moi. Vous vous en doutez, pour ce qui est du contenu des séances : ça dépend aussi ! Je fais beaucoup de reprises d’une dispute ou d’un événement douloureux, en prenant le temps de le « détricoter ». Ça m’arrive souvent de recevoir des couples qui se sont disputés il y a 3 jours, avec lesquels nous allons réétudier la scène. « Allez, refaites-moi le film, moi je n’étais pas là. Comment ça s’est passé ? ». Ils vont alors revenir sur cette dispute et se mettre à la place de l’autre. « Je t’ai dit ça et il s’est passé ci. » Chacun va alors écouter le point de vue de l’autre, sur la manière dont il est entré dans cette posture conflictuelle.

Bien souvent, et ça c’est mon travail, le but est d’observer ce qu’il y a derrière. Vous savez, parfois on s’énerve du comportement de l’autre, alors qu’il fait ça par amour ou par peur. Si ça vous est déjà arrivé, vous savez qu’on a alors l’impression que les actions de l’autre sont dirigées contre nous : « Il m’a dit ça, il a fait ça. C’était par rapport à moi, pour me faire de la peine. » Moi, depuis ma posture professionnelle, quand j’entends le discours de l’autre, j’écoute différemment.

Quand on est au sein d’un couple qui se dispute, qu’il y a des tensions et que ça dure, au bout d’un moment, on a l’impression que l’autre est contre nous. Je les vois très souvent, ces couples-adversaires. Naissent alors ces impressions que : « Il fait ça pour me faire chier, il sait que ça va me faire de la peine ! », « De toute façon il n’en a rien à faire de moi », etc. Tu vois de quels discours je parle, dans lesquels « l’autre est contre moi ». Quand on se dispute, quand quelque chose ne fonctionne pas bien, on se retrouve à interpréter les actions de l’autre comme ayant pour but de nuire. Moi, avec ma casquette de thérapeute, je ne suis pas du tout dans ce fonctionnement. Quand l’un donne son discours, explique le pourquoi du comment, je ne l’écoute pas avec cet à priori que « il est contre elle, pour la faire chier ». Moi, je suis neutre. Je vais donc déceler dans le discours de l’autre ses motivations réelles. Bien souvent, comme je le disais : il ne fait pas ça pour « faire chier », mais plutôt par peur, par non-envie, par amour pour l’autre, etc. Certains couples vont jusqu’à se disputer très sévèrement alors que l’un et l’autre sont animés par de l’amour. « C’est par amour que je fais ça. » ou « C’est par amour que je ne fais pas ça. »… mais on est tellement abîmé par l’autre qu’on ne se le dit même pas et qu’on ne le voit même plus. Ça, c’est moi et ma casquette de thérapeute.

J’ai fait une digression, mais donc, pour en revenir au contenu : fréquemment, on reprend une dispute ou un événement pour l’analyser. Ça peut être, par exemple : « J’ai eu un échange par sms, j’ai besoin qu’on en rediscute. » ou « On a eu un appel téléphonique, j’aimerais qu’on revienne dessus. ». Il s’agit de reprendre un événement pour le restaurer auprès de moi, afin d’en faire quelque chose de plus confortable et agréable.

Analyser son histoire amoureuse ou familiale

Pour tous ceux qui ont envie de comprendre en profondeur ce qu’il se passe, il s’agit souvent de faire des liens. Ce peut être des liens avec d’anciennes histoires douloureuses ou avec son histoire familiale, pour comprendre ses propres mécaniques. En ce qui concerne l’historique familial, l’approche que j’ai change d’une personne à l’autre. Si c’est quelqu’un que je ne vois qu’une fois, je n’aborde pas forcément le sujet. Mais, avec quelqu’un que je suis pendant plusieurs séances, parfois, je demande à ce qu’on me parle du couple parental. Avec quel modèle a-t-on grandi ? Quelle fut la matrice ? Qu’est-ce qui a été observé du fonctionnement amoureux dans la petite enfance ? Avec quelle image du couple a-t-on grandi ? Parfois, je dois poser la question, et parfois, les gens font ou ont fait eux-mêmes les liens : « Je fais comme ma mère, je me retrouve en elle… », « Je suis tombée sur un homme qui est comme mon père ». En tout cas, il arrive souvent que, lors d’une séance, l’idée soit de faire des liens entre différents moments ou facettes de sa vie, pour mieux comprendre le présent. Si le résultat ne convient pas, on peut alors travailler à s’en détacher.

Aborder en détail une thématique précise

Enfin, le contenu des séances peut aussi être thématique. J’aime bien ça, faire des séances thématiques. 😊 J’apprécie notamment quand c’est le couple lui-même qui la propose ! En fin de séance, tout à la fin, il arrive souvent qu’un sujet commence à être abordé… et souvent, il s’agit de la sexualité. Dans ce cas-là, j’explique que, comme il ne reste que 5 min, on ne peut pas entamer cette discussion maintenant. Puis, je rajoute qu’on peut prévoir une thématique sexualité pour la prochaine séance. Du coup, ça permet au couple, durant le temps entre les 2 séances, de commencer, consciemment et/ou inconsciemment, à « mouliner » autour de ce sujet. La fois d’après, on se fait une belle séance dédiée !

Combien de temps consulter une thérapeute de couple en ligne ou en région parisienne ?

Maintenant, si vous êtes à la recherche d’une thérapie de couple en Essonne ou en ligne, vous savez comment elle se déroulera avec moi ! Passons à la seconde question à laquelle j’ai prévu de répondre dans cet article : « Combien de temps dure une thérapie de couple ? ». Et bien ça dépend aussi ! 😉 Certaines personnes, qui ne vont pas bien à un moment donné et qui ont juste besoin d’un espace pour venir déposer ça, viennent seulement pour 1 ou 2 séances. On fait quelques liens, on trouve du sens dans tout ça et on repart pour un tour. Ces personnes n’ont pas forcément envie ou besoin d’un travail plus approfondi.

À côté de ça, il y a des couples que j’accompagne pendant 5, parfois 10 séances, pour réaliser un travail plus en profondeur. C’est notamment le cas avec les couples qui ont envie de comprendre beaucoup de sujets ou de faire des liens avec leur propre histoire.

Quelle fréquence prévoir pour les rendez-vous ?

Les couples en crise

Quand on parle de durée, la question de la fréquence vient vite à l’esprit. Quel est le bon délai entre les séances pour une thérapie de couple en Essonne ou en ligne ? Pour cette question comme pour le reste : je rappelle que je vous parle de ce que je pratique, moi. Quand il s’agit d’un couple en crise, avec une tension très forte, des disputes violentes, une situation inconfortable et douloureuse, je préconise de se voir une fois par semaine, voire plus. Cela me semble nécessaire au moins dans les débuts. Ça m’est arrivé de faire des séances à moins d’une semaine d’intervalle, pour des situations étouffantes entre des partenaires ayant vraiment besoin d’apaisement. Une fois la pression un peu redescendue, on peut passer sur un rythme de croisière. Donc, si crise, je dirais que la bonne fréquence est d’une fois par semaine, voire plus fréquemment encore. C’est entre autres dans ce type de cas de figure qu’il est intéressant de savoir que je réalise des consultations dans mon cabinet de Chilly-Mazarin, au sud de Paris, près de Massy et Palaiseau… mais aussi en ligne ! Ça peut grandement faciliter l’organisation, parfois si compliquée quand les relations entre partenaires sont très électriques.

Sinon, le rythme de croisière est plutôt d’une fois tous les 15 jours. Je pense que c’est important de laisser du temps pour que ça « redescende ». Ainsi, ce qui a été dit en séance a le temps de se diffuser, de faire son chemin. Les conjoints peuvent prendre le temps d’en reparler avec quelqu’un de la famille, entre eux ou avec ou un ami. Cela peut permettre de refaire d’autres liens, de comprendre d’autres choses, de penser, etc. C’est important de garder du temps pour laisser de la place à de nouvelles choses d’apparaître. Également, il faut pouvoir mettre en pratique dans la réalité ce qui a été dit en séance : « OK, nous avons parlé de ça, j’essaie. ». Est-ce que ça fonctionne ? Si ça ne fonctionne pas : pourquoi ? Il faut du temps pour expérimenter cela dans la vraie vie. Pour toutes ses raisons, tous les 15 jours, ça me semble pas mal.

L’entretien du couple

Après, il y a ce que j’appelle « l’entretien ». Cela, je le propose à des personnes seules ou à des couples que j’ai accompagnés et pour lesquels « le gros du travail » a été traité. Ils vont mieux, mais on fait un peu d’entretien, c’est-à-dire qu’on se voit ponctuellement. Ça peut être 1 fois par mois, tous les 2 mois ou 1 fois tous les trimestres. Ce sont des séances ponctuelles, qui font du bien, pendant lesquelles on revoit ou on réajuste certaines choses. C’est un temps pour prendre soin de son couple.

Certains amoureux ont besoin de ça, d’avoir un espace rien que pour eux, pour se dire les choses et rééquilibrer les éventuelles tensions émergentes. J’aime bien le dire : j’accompagne des couples qui vont mal, mais aussi d’autres qui vont bien ! 😊 Ces conjoints ont envie de mieux se comprendre, de trouver de meilleurs outils pour communiquer. Ils ont envie d’optimiser leur relation pour qu’elle soit encore mieux, même s’ils vont déjà très bien.

Il peut s’agir de couples qui ont déjà fait une thérapie. Ils allaient mal, ils vont désormais bien, mais ils ressentent quand même l’envie ou le besoin d’entretenir ce travail de dialogue. Ça peut aussi être des couples qui ont vécu des périodes ou des événements très compliqués, sans forcément être passés par une thérapie. Ils réalisent que là, ça va mieux, mais ils ont quand même peur que ça redescende. Du coup, ils ressentent le besoin d’être rassurés, en se disant qu’ils ont une séance par mois pour les soutenir. Grâce à cela, ils peuvent se dire que si ça ne va pas, s’ils sentent qu’ils sont peut-être en train de retomber dans quelque chose de dangereux, alors ils pourront en parler durant la prochaine séance. Même si la situation n’est pas en train de se dégrader de nouveau, le simple fait qu’ils disposent d’un entretien régulier peut faire du bien.

Quelle durée et quel contenu pour une thérapie de couple en Essonne ? | Résumé

Voici, en résumé, les réponses à vos questions autour du contenu et de la durée de la thérapie de couple en Essonne ou en ligne que je peux vous proposer :

Je m’arrête là pour cet article ! J’espère que ça vous aura apporté des réponses ou des informations. S’il vous reste des questions, si vous avez envie que j’aborde d’autres thématiques, ou que j’approfondisse celle-ci : n’hésitez pas à me contacter via mon site internet. J’en profite pour vous remercier pour tous les retours positifs que vous m’avez faits sur le précédent article, sur le public et les raisons qui peuvent amener à consulter une conseillère conjugale. Je suis ravie qu’il vous ait plu ! Si, avec ou sans votre partenaire, vous avez envie de vous lancer dans une thérapie de couple en Essonne, près de Chilly-Mazarin, pour traverser une période de crise, pour prendre du recul sur vos précédentes histoires amoureuses ou pour prendre soin de votre couple : je suis à votre disposition ! Je suis située au sud de Paris, entre Massy, Palaiseau, Longjumeau et Athis-Mons. Si vous habitez ailleurs en France, tout va bien : je suis aussi thérapeute de couple en ligne !

Thérapie de couple en Essonne | Pour qui, pourquoi ?

thérapie de couple en Essonne

Dans cet article, j’ai envie d’adopter un angle de vue un peu différent de ce que je traite d’habitude. Je vais te parler de thérapie de couple, et plus largement du métier de conseillère conjugale et familiale ! Comme beaucoup de sujets, celui-ci traîne son lot de questionnements et d’idées reçues : dépoussiérons tout ça ! Je suis thérapeute de couple à Chilly-Mazarin, au sud de Paris, entre Massy, Palaiseau, Longjumeau et Athis-Mons. Je rédigerai plusieurs articles sur ce vaste sujet, à destination de toute personne se posant des questions sur les professionnels du couple, des relations amoureuses au sens large, de la sexualité et des difficultés que tout un chacun peut éprouver avec son conjoint.

Pour aujourd’hui, les questions traitées sont : la thérapie de couple, pour qui, pourquoi ? Dans quelles situations est-il pertinent de consulter un professionnel pour essayer de sauver sa relation amoureuse, ou plus simplement pour prendre soin de son couple ? Pouvez-vous vous y rendre seule, si vous en ressentez le besoin ou l’envie, ou que votre conjoint est opposé à cette idée ?

Je m’appelle Lucie, mon quotidien mêle thérapie de couple en Essonne et en ligne, ainsi qu’accompagnement individuel, autour des relations sentimentales, des relations sexuelles, de la communication de couple, etc. Je vous dévoile ici les différentes facettes de mon passionnant métier !

État des lieux des idées reçues sur les thérapies conjugales

Pour être certaine que mes articles répondent bien aux questions et doutes que vous pouvez avoir autour de la thérapie de couple en Essonne, je vous avais demandé quels étaient vos avis, questionnements, freins, préjugés, idées reçues, etc. autour de la thérapie de couple. J’ai reçu plein de retours, plein de questions et j’ai envie de traiter tout cela ! On m’a par exemple demandé :

  • Comment se passe une thérapie de couple ? Comment ça se déroule, concrètement ?
  • Comment trouver le bon professionnel ?
  • Pour qui est-ce ? Pour quoi faire ?
  • Comment ça coûte, une thérapie de couple en Essonne ou en ligne ?
  • Comment faire si l’autre ne veut pas ?
  • Est-ce que je procède à distance ou dans un cabinet ? Est-ce mieux de chercher quelqu’un à proximité, ou pas forcément ?
  • Combien de temps cela dure ?

Et d’autres encore ! Comme vous voyez, il y a pas mal de questions. Ainsi, je ferais sans doute au moins un second article à ce sujet, sinon cela risque d’être trop long ! 😉 J’ai essayé de rassembler les questions similaires, pour obtenir quelque chose de cohérent. Je vais commencer par ce qui concerne « l’avant-thérapie », avant de passer sur le « pendant ».

Le public de la thérapie de couple en Essonne et en ligne

Commençons donc par les questions que l’on peut se poser avant d’entamer une thérapie, que l’on habite aux alentours de Palaiseau, Longjumeau et Athis-Mons, ou n’importe où ailleurs grâce à une démarche en ligne. Tout d’abord : pour qui est-ce ? J’ai envie de répondre en 2 temps. Selon moi, il y a d’une part le « purisme » de la thérapie de couple, si je puis m’exprimer ainsi, la thérapie de couple au sens strict. D’autre part, ce peut être une démarche qui tient plus de l’accompagnement et du conseil conjugal, au sens large.

La thérapie au sens strict

Pour commencer, si on reste sur une définition stricte, la thérapie de couple s’adresse à des couples, ou à une personne en couple mais qui viendrait seule, lors d’une période de difficultés que le duo amoureux ou la personne n’arrive pas à surmonter seul. Un tiers est alors nécessaire pour faire face aux problématiques rencontrées. C’est une vision stricto sensu, un peu « bête et méchante » et j’ai envie d’apporter maintenant une vision un peu plus large.

L’accompagnement conjugal et sentimental au sens large

Pour des raisons de facilité de langage, on utilise souvent le terme de « thérapie de couple » pour d’autres démarches proches.

Quand je les présente dans le détail, je tiens à expliquer que mes accompagnements sont également à destination de ceux, en couple ou non, qui ressentent des difficultés ou qui ont des interrogations autour des questions sentimentales, affectives, relationnelles et sexuelles. La notion de questionnement est importante à préciser : il n’est pas nécessaire d’être dans la souffrance ou dans la difficulté pour être dans l’interrogation ! Tout cela, à mon sens, fait partie du métier auquel j’ai été formé et de ce que je propose.

À qui s’adressent mes accompagnements de couple ou individuels : en résumé

La thérapie de couple au sens strict s’adresse à des couples ou à des gens en couple, qui rencontrent des problèmes dans leur relation amoureuse. En revanche, les questionnements et les difficultés – et donc les besoins d’accompagnement – autour de la contraception, de la sexualité, de la vie affective et sexuelle… cela concerne évidemment tout le monde. Tout le monde, à un moment dans sa vie, peut être concerné. Je me dis « thérapeute de couple », mais évidemment : j’essaie de garder une approche assez large et mes compétences couvrent bien plus que les seules questions de couples.

Les différents types de thérapeutes qui s’adressent aux partenaires amoureux

Nous reviendrons plus tard sur la question « Comment choisir le bon professionnel ? », mais avant ça, dans le domaine de la thérapie et des accompagnements de couples, il y a plusieurs types de professionnels, plusieurs formes d’accompagnements différents. On peut citer, par exemple :

  • le sexologue et le sexothérapeute pour ce qui a trait à la sexualité ;
  • le psychologue et le psychiatre, peuvent aussi procéder à des thérapies dans ce domaine ;
  • tous les métiers que l’on peut regrouper sous l’appellation de « psychothérapeute » ou “psychopraticien”

Cette dernière catégorie est très large et regroupe beaucoup de formations différentes. Beaucoup de courants existent et eux aussi, peuvent proposer un accompagnement dit « thérapie de couple ». La question « À qui cela s’adresse ? » est donc assez vaste. Cela s’adresse, en fait, à toutes les personnes qui peuvent se sentir concernées. Si vous avez des doutes sur la légitimité à entamer ce genre de démarche, mais que, malgré tout, vous ressentez le besoin ou l’envie de rechercher une thérapie de couple en Essonne, ou en ligne, mon conseil est de te lancer !

Les situations conjugales nécessitant l’aide d’un tiers

Une autre question que l’on m’a beaucoup posée, c’est : « À quoi ça sert ? ». Lorsque je reçois des messages privés dans lesquels on me demande : « Qu’est-ce que tu peux m’apporter ? », j’aime bien répondre : « Toi, de quoi as-tu besoin ? ». J’aime bien expliquer que ce que nous pouvons apporter, en tant que professionnel, dépend de nos compétences bien sûr, mais aussi de la personne que nous accompagnons. Je n’ai pas de trousse magique avec un ensemble de solutions, que je « balance » pour régler les problèmes.

Bien entendu, j’ai :

  • une formation ;
  • des outils ;
  • de l’expérience professionnelle.

Bien entendu, j’ai aussi les qualités qui tiennent du savoir-être, comme :

  • la manière d’accueillir la parole de l’autre ;
  • la bienveillance ;
  • la façon d’écouter ;
  • la capacité à rebondir, à réinterroger avec pertinence, etc.

Mais il n’y a pas que ça qui compose mes consultations! La solution que nous allons trouver à vos difficultés, elle est en vous, en fait !

Mon métier, ma compétence, c’est de vous permettre d’avoir accès à vos propres solutions. Si vous venez me voir, c’est probablement que vous n’y avez pas accès, parce que c’est encombré, qu’il y a de la tension, des rancœurs, des doutes, des questionnements, des croyances limitantes sur vous-même, etc. Tout cela obstrue vos propres solutions.

Mon travail, c’est de venir t’aider à faire de la place pour que vous puissiez retrouver de l’espace et être suffisamment affirmés pour trouver en vous comment régler vos problèmes. Pas de baguette magique, pas de solution dans un sac à la manière de Marie Poppins ! Il s’agit de créer ensemble le chemin qui vous correspond. J’aime le dire aux personnes que j’accompagne : ce que nous mettons ensemble en place, c’est unique, c’est sur-mesure, c’est fait-maison. C’est de l’orfèvrerie, car ça vient correspondre à votre situation personnelle.

Exemples concrets de mon travail de thérapie de couple en Essonne ou en ligne

Alors, concrètement : consulter une thérapeute de couple, pourquoi faire ? Je vais vous partager ce que j’ai pu mettre en place avec des clients que j’ai accompagnés.

Les mauvaises bases d’une relation

Pour les couples, il s’agit souvent de compréhension. Je reçois fréquemment des couples qui ne se comprennent plus et qui ont besoin d’un tiers pour se décrypter mutuellement. Il peut également s’agir de personnes qui se sont mis en couple sur des bases pas très saines, qui ont eu des débuts de relation amoureuse un peu bancales. J’aime bien dire que les fondations de la maison ne sont pas terribles et que le couple s’est construit sur ces fondations bancales. Ils ont alors besoin, avec l’aide d’un tiers, de revoir, pour ensuite solidifier, la construction de leur maison. Je parle là avec une métaphore, ce qui n’est pas forcément très clair pour tout le monde… Je le sais bien, mais cela dépend beaucoup des couples, en fait. Pour certains, il peut s’agit de restaurer une confiance peu stable.

Certains couples, dès le début de la relation, traversent une épreuve, une blessure importante, type infidélité, mensonge, trahison… Dès le début, ils vivent quelque chose de compliqué mais ils restent ensemble : « C’est le début, on s’aime, on va mettre un peu de pommade et on passe à autre chose ». Du coup, ils se sont construits sur quelque chose de bancal, et ils viennent me voir, parfois plusieurs années après, en me disant : « On se dispute tout le temps, on n’arrive plus à se parler ». Parfois, cette tension est déclenchée par un événement, comme l’arrivée d’un enfant ou un déménagement. Nous allons alors parler de l’arrivée de cet enfant ou de ce déménagement, mais aussi des débuts. C’était comment, au début ? En posant cette question, souvent, on découvre qu’au départ, ce n’était pas terrible. Il y a eu quelque chose d’un peu marquant, que j’appelle parfois « blessure originelle ». C’est venu creuser un fossé qui est encore là. Il y a alors besoin de faire le travail de mettre en mots ce qu’il s’est passé, de reparler des ressentis individuels de chacun, de venir recomprendre ce qui a été vécu à ce moment-là.

Les problèmes de communication dans le couple

J’accompagne des couples au niveau de la communication : faire de la place pour la parole de l’autre, réapprendre à écouter l’autre, mettre en place des choses pour que l’autre m’écoute davantage. Là encore, il s’agit souvent de symptômes de difficultés dans le couple. En général, quand un couple n’arrive plus à se parler, c’est que les personnes ont trop souffert individuellement : « J’ai trop souffert, j’ai trop donné… Je ne suis plus disponible pour l’autre, je ne suis plus disponible pour mon couple. Je n’ai pas envie d’être dans la bienveillance et l’écoute parce que je suis agacé. J’aimerais bien que tu commences par m’écouter, et après on verra pour toi, parce que moi, là, je galère ». Il y a alors besoin de recréer du lien, de réapprendre à être bienveillant l’un envers l’autre. Là encore, ça peut passer par des mots, mais également par des exercices pratiques.

La sexualité, la libido et le plaisir sexuel

J’accompagne aussi beaucoup autour de la sexualité. Ce sujet regroupe beaucoup de tabous. De nombreuses problématiques ne sont pas verbalisées, autour du désir, du plaisir, de la libido. Il peut s’agir de traumatismes sexuels que l’on a cachés à son partenaire, ou de choses douloureuses pour soi, autour de la sexualité, que l’on n’a pas dit à l’autre, mais qui s’expriment malgré tout. Parfois aussi, j’accompagne des personnes ou des couples autour du plaisir. Un orgasme a été feint, une fois, deux fois… et du coup ça fait 5 ans que vous fonctionnez comme ça. Comment le dire à l’autre, désormais, que votre plaisir ne fonctionne pas ainsi et que vous aimeriez mettre en place autre chose ?

L’adoption de nouvelles habitudes et les désaccords

J’accompagne des amoureux autour de la mise en place de nouvelles habitudes. Quand ça fait X années qu’on fonctionne d’une certaine façon : comment dire à l’autre qu’on aimerait fonctionner autrement ? Comment mettre en place de nouvelles habitudes ?

Il peut s’agir de désaccords récurrents. Éducation des enfants, organisation de la maison, valeurs personnelles, etc. : nous ne sommes pas d’accord, mais nous ne voulons pas nous séparer. Ça génère des disputes, des tensions et, in fine, de l’éloignement. Pourtant, il y a de l’amour, on a envie d’être ensemble, mais on n’a pas envie de changer de point de vue… Qu’est-il possible de mettre en place ? Un travail intéressant est alors à créer pour apprendre à vivre ensemble, trouver une organisation qui permet de nous sentir bien, alors qu’on n’est pas d’accord sur plein de sujets.

Les schémas et questionnements dans les relations amoureuses

Je terminerai en parlant de l’accompagnement des personnes célibataires. Là aussi, ce peut être riche et varié ! Il peut s’agir de personnes qui reproduisent les mêmes schémas. « J’attire toujours des c¨¨¨¨¨¨ j’en ai marre… Comment puis-je sortir de ça ? Je m’observe suivre toujours les mêmes schémas, mais je n’arrive pas à m’en détacher. »

J’accompagne également des femmes (ou des hommes !) qui sont en couple, mais qui veulent venir seule parce qu’elles se questionnent sur elle-même : « Ai-je encore des sentiments ? Est-ce que j’ai envie de passer toute ma vie avec cette personne ? » Parfois, il ne s’agit que de simples pensées, mais ça bouffe certaines personnes. Elles y pensent H24, elles finissent par avoir du mal à être en lien avec l’autre et cela engendre beaucoup de culpabilité.

Mon approche sur-mesure des relations sentimentales

Je m’arrête là, car nous pourrions y passer des heures ! Je n’ai évoqué que quelques situations rencontrées, mais j’espère que vous avez compris combien ce qu’on appelle « thérapie de couple » peut être large ! Chaque personne, chaque couple que je rencontre, c’est à nouveau une difficulté particulière, une manière particulière de la vivre. Pour chacune des personnes dont j’ai évoqué l’histoire ici, nous mettons en place une solution unique. J’ai reçu beaucoup de couples pour des problèmes d’infidélité, mais à la fin, il n’y a pas eu une seule fois la même solution. J’ai reçu plusieurs femmes qui se questionnaient autour de leur sexualité ou de répétitions de schémas : ce n’étaient jamais les mêmes problèmes, les mêmes schémas ! À la fin, il n’y a jamais eu la même solution.

Nous arrivons à la fin de cet article autour des questions « Pour qui ? » et « Pourquoi ? ». Si vous avez des interrogations ou si vous avez envie d’échanger avec moi : n’hésitez pas à me contacter via mon site. En matière d’accompagnement, certains ressentent le besoin de se faire aider par un professionnel qui peut les recevoir en consultation, sur place. D’autres, au contraire, préfèrent ou ne sont pas gênées par les démarches en ligne. Je vous rappelle donc que mon cabinet est situé à Chilly-Mazarin, au sud de Paris, près de Massy, Palaiseau, Longjumeau et Athis-Mons. Si vous recherchez une thérapie de couple en Essonne : je suis là pour vous aider à prendre soin de votre couple ! Cependant, si vous habitez ailleurs en Île-de-France ou en France : mes accompagnements en couple et individuels fonctionnent très bien en ligne. 😉

Vacances en couple : bonheur ou galère ?

Dans cet article, je vais te parler des vacances en couple. Pour toi, est-ce le bonheur ou la galère ? J’ai envie d’aborder les 2 facettes : celle qu’on voit dans les magazines, à la télévision, où tout est beau et merveilleux… et la facette de la réalité de beaucoup d’amoureux, qui n’est pas aussi douce et merveilleuse. Posons le cadre : c’est l’été, le soleil est là, au-dessus d’une mer turquoise, dans ta main un cocktail bien frais, tu es en bikini, les corps se dévoilent… Ton partenaire et toi êtes au top là, non ? Non, tu ne te reconnais pas ? Oh, vraiment ? Je n’ai pas décrit ta relation de couple, là, avec des désirs et la libido on fire, parce que c’est l’été ? Oh… Je ne comprends pas… Non je déconne : bien sûr que si, je comprends. 😉 Bien que sûr que « soleil, bikini, on fait l’amour tous les jours sur la plage », ça ne concerne pas tous les couples ! Il y a des amoureux pour lesquels c’est le cas, et c’est heureux ! Mais pour d’autres, peut-être pour ton partenaire et toi, c’est plus compliqué. Dans ce cas, comment réussir ses vacances en couple ? Je te propose des pistes de réflexions et des conseils.

Vacances en couple : bonheur ou galère ?

À mon sens, il y a 2 grandes catégories de vacances en couple. Il y a des gens, des couples, pour lesquels l’été est vraiment ressourçant. J’en parlerai brièvement parce que nous sommes très contents pour toi si c’est ton cas… mais, du coup, je ne pense pas que tu aies vraiment besoin de moi 😉 Il y a les autres, pour lesquels l’été, les vacances, ça engendre de l’appréhension. Je vais en parler un peu plus longuement. Si c’est ton cas : j’ai des conseils à t’apporter pour prendre soin de ton couple pendant cette période !  

L’été et les vacances en général, c’est un moment propice pour se ressourcer pour beaucoup de personnes, pour beaucoup de couples. Plein de facteurs viennent faire du bien à nos relations amoureuses pendant cette période. J’insiste un peu quand même là-dessus parce que, même si effectivement ton couple va bien, je pense que l’été peut vraiment être un moment dont il faut tirer profit pour faire du bien à ta relation, pour prendre soin de ton couple. Je t’invite à mettre de la conscience là-dedans, au lieu de juste te dire « ouai c’est l’été… ». Non non : l’été, c’est particulier. Il y a plein de belles choses qui viennent renforcer, ressourcer ta relation : appuie-toi dessus. Prends conscience de ce qu’il se passe pour ton couple l’été. Mets ça en valeur !

Si tu fais partie de ceux qui appréhendent les vacances en couple : je te rassure, toi aussi, malgré tout, tu peux trouver des moyens de profiter de cette période particulière pour prendre soin de ton couple. Par ailleurs, peut-être que les vacances engendrent des tensions dans ton couple, mais qu’à toi, le soleil te fait du bien et c’est important de le souligner et d’en profiter également ! 😉

Voyons en détails ces 2 facettes de l’effet des congés d’été sur les relations amoureuses.

Les amoureux qui profitent complètement de l’été

Ce qui fait du bien à nos couples pendant l’été, c’est souvent qu’il y a un autre cadre. Pour ceux, évidemment, qui ont la chance de pouvoir s’aérer, partir en vacances ailleurs : le couple se retrouve dans un lieu inhabituel. C’est différent de la routine. Tes yeux et tes sens de manière générale découvrent un autre univers et apprécient cela. Cela met en éveil, cela stimule ton corps. Même si ton partenaire et toi ne partez pas en vacances, peut-être que, comme beaucoup de couples, quand il fait beau, vous en profitez pour voir autre chose, le temps d’une soirée ou d’un week-end. Bases de loisirs, rivières, lacs, etc. : il y a sans doute des activités que tu pratiques pendant l’été, que tu ne fais pas forcément le reste de l’année. Cela stimule ton corps, cela stimule ta créativité, ton envie de découverte… Bien évidemment, ça a aussi un impact sur ta relation de couple.

Rentre aussi en jeu le fait qu’il n’y a pas de travail. Souvent, aussi, on change de rythme : généralement, il ralentit. Lors de tes vacances en couple, tu prends ton temps. Même au travail, beaucoup de secteurs voient leur activité baisser. Pas tous, bien sûr, j’ai une pensée pour tous ceux qui voient leur activité décuplée pendant l’été ! 😉 Mais pour beaucoup de secteurs : il y a moins de clients, moins de monde, moins de fréquentation, etc. Il n’y a pas de mystère : les gens sont en vacances, donc il y a souvent une baisse d’activité.

Ce qui fait du bien, également, je le rappelle : c’est le soleil ! Le soleil, avec ses petits shots de vitamine D, ça fait du bien ! Ça apaise, ça ressource.

Enfin, souvent, l’été, ce qui permet de prendre soin de son couple, c’est la possibilité de faire plus d’activités ensemble, en amoureux. Si vous êtes en vacances à 2 : prenez le temps de faire des activités à 2, de faire des découvertes à 2. Prends le temps, avec ton partenaire, d’aller plus souvent que d’habitude au restaurant, de faire des pique-niques, de vous baigner, etc. Toutes ces activités-là, ce sont des stimulations corporelles, des stimulations de sens. Ça peut vraiment être l’occasion de faire des choses à 2. Si ton couple va bien : mettez de la conscience dans tout ce que vous allez faire ensemble et qui va venir « remplir votre réservoir couple ».

Ça, c’était pour les couples qui vont bien : bonnes vacances ! Bel été à vous ! 😊

Les partenaires qui ont du mal à tirer le meilleur des congés

Les raisons sont variées

Maintenant, je prends le temps de parler des couples pour lesquels l’été est plus une appréhension qu’autre chose. J’ai réalisé un sondage sur mon compte Instagram (Abonne-toi si tu désires participer aux sondages, proposer des idées de sujet pour mon podcast, etc. !), en demandant quelles difficultés vous rencontrez pendant vos vacances en couple. J’ai trouvé vos réponses hyper intéressantes ! De nombreuses m’ont confirmé que les vacances, ce n’est pas « bikini, soleil et libido on fire » pour tout le monde. Dans les réponses que vous m’avez amenées, il y a à la fois des points extrêmement variés, et à la fois de nombreux éléments qui se rejoignent. Du coup, je trouve ça intéressant !

Les enfants représentent un sujet fréquent

On m’a souvent interrogée ainsi : « Avec ou sans enfant ? » C’est drôle, car parfois on m’a dit : « ça ne sera pas des vacances, ça ne sera pas reposant car on sera H 24 avec les enfants et du coup, on ne fera QUE s’occuper des enfants ». Les enfants rendent alors plus difficiles et moins accessibles les temps réservés au couple. Mais on m’a aussi répondu : « les enfants ne seront pas là, donc on va s’ennuyer ». Ça, c’est un sujet hyper intéressant.

Le cas des couples devenus uniquement parentaux

Si tu es dans cette 2nde situation, je t’invite à prendre un temps de réflexion. Cette impression que c’est un peu mort, plus mou quand les enfants ne sont pas là, c’est quelque chose que j’observe souvent quand un couple devient essentiellement un couple parental, quand on reste parce que les enfants sont là, même si ce n’est plus fluide, plus très intéressant. Quand on glisse vers un couple exclusivement parental, si la raison d’être du couple, ce ne sont plus que les enfants, alors effectivement, quand les enfants sont chez papy et mamie ou en colo, tout ça est vide de sens, un peu mort. Si tu es dans cette situation, il est important d’en prendre conscience. Si le fait d’être un couple uniquement parental ne correspond pas à votre envie, il peut s’agir d’un signal qu’il y a peut-être quelque chose à travailler pour réveiller l’autre aspect du couple, le couple amoureux.

L’absence d’échappatoire entraîne des tensions

Autre élément qui est souvent revenu dans vos réponses sur vos vacances en couple un peu galères, c’est le fait que les congés riment avec « plus de temps ensemble »… et donc avec : « plus de tensions, plus de disputes, plus de sujets de désaccord, plus de crispations ». Il n’y a plus l’échappatoire du travail. Combien de couples se prennent la tête le matin au petit dèj’, puis vont travailler et là : « ouf, je vais au boulot donc je vais pouvoir avoir mon sas de décompression ». Le fait de ne pas se voir pendant plusieurs heures, ça permet de faire redescendre la pression. Si tu es dans un couple sous tension, dans un couple en crise, alors le travail te permet sans doute de te calmer. Tu en as sans doute besoin pour te « recharger » avant d’affronter, le soir, les tensions dans ta relation. Pendant les vacances, il n’y a plus d’échappatoires, il n’y a plus de soupapes de décompression. Si tu es dans cette configuration-là :

  • Ne reste pas comme ça ! Des choses sont possibles, faites-vous aider, faites-vous accompagner. Ne reste pas dans un couple en crise ou en tension : il existe des moyens pour sortir de ça.
  • Recrée l’échappatoire. Prends conscience que le travail est une échappatoire, un espace de décompression et essaie de trouver autre chose : une heure pour marcher, un moment avec d’autres amis… En prenant conscience que c’est de ça dont tu as besoin, tu pourras le mettre en place pendant les vacances.

Vacances en couple galère : comment faire ?

Comme je le disais au début : le fait que les vacances en couple riment avec galère, c’est multifactoriel. Vos réponses à mon sondage sur ce sujet partaient dans tous les sens. Il existe autant de raisons possibles que de couples, autant de difficultés possibles que de couples. Je vais essayer d’apporter une réponse générale, pour te donner des pistes, des idées à mettre en place, si tu appréhendes les congés d’été avec ton amoureux.

Se concentrer sur le moment présent

Ça marche pour les vacances, mais ça marche aussi de manière générale : concentre-toi sur ce que tu vis maintenant. Quand on se sent mal dans une relation de couple, 80 % du temps, ça ne correspond pas à ce qu’on vit, mais à ce qu’on se raconte. Je le vois bien, en tant que thérapeute de couple. Je croise régulièrement des personnes qui vivent quelque chose d’assez sympa, mais qui, quand on leur demande comment ça se passe au quotidien, répondent : « Oui bon, nan au quotidien, on ne se dispute pas tous les jours, ça se passe bien. », ou « Oui, effectivement, au quotidien ça se passe bien, avec les enfants, ça se passe bien. » Mais, malgré tout : « C’est insupportable, c’est insupportable, c’est insupportable ». Tu vois ce que je veux dire ? Je retrouve souvent ça : il y a ce que tu te racontes, qui vient remplir et nourrir ton cerveau, et puis il y a ce que tu vis. Si tu as envie de passer des vacances agréables : concentre-toi plus sur ce que tu vis et moins sur ce que tu te racontes.

Bien évidemment, je ne te conseille pas de faire l’autruche et de mettre de côté ce qui ne va pas de manière indéfinie. Mais tu peux décider du moment où tu te penches sur cela ! Essaie de te dire : « OK, là c’est l’été, j’ai envie de profiter de mes vacances en couple. J’ai envie de passer un été agréable, sans prises de tête au quotidien, donc je vais m’attacher à ce que je vis au quotidien, dans le présent. Le reste, je décide d’y penser en septembre, de m’y consacrer à la rentrée. » C’est tout à fait possible d’essayer de reprendre le contrôle sur ce que tu te racontes, pour te recentrer sur ce que tu vis là, maintenant.

Observer sa relation de couple si c’est opportun

D’ailleurs, ce mécanisme de focus sur ce que tu vis en ce moment est hyper intéressant pour faire un bilan, car oui, cette situation peut aussi être l’occasion de faire le point. À ce sujet, il y a 2 écoles :

  • Il y a des gens qui se disent « non là, c’est l’été, je n’ai pas envie de me prendre la tête » et c’est OK. Ne te blâme pas, tu en as bien le droit, il n’y a aucun problème.
  • D’autres personnes se disent que « OK, là, c’est l’été, on sera 24/24 ensemble… Et si c’était le moment pour vraiment regarder ce qu’il se passe ? Si c’est galère en vacances, galère à la maison, alors c’est peut-être le moment de faire quelque chose ». Ce peut être une période d’observation de ta relation de couple et c’est OK, tu as le droit de ça aussi.

Là est mon message : peut-être que tu as besoin d’être dans une phase d’observation. « Est-ce que la relation que je vis est la relation que j’ai envie de vivre ? Est-ce que ça ressemble à ça un couple amoureux comme j’en ai envie ? Est-ce qu’une relation de couple comme je la désire est celle que je suis en train de vivre ? » Tu as le droit d’avoir besoin de cette observation pendant tes vacances.

Se demander si c’est cyclique ou ponctuel

Enfin, la dernière question que je t’invite à te poser, qui peut être très pertinente, c’est : est-ce que ce que tu vis est cyclique ? Ou bien, est-ce tout le temps ? Car oui, oui, il faut se le dire : pour beaucoup de couples, les vacances sont compliquées. Mais ça ne veut pas forcément dire que la relation de couple est compliquée. Ça ne veut pas forcément dire qu’il y a un problème. C’est le même sujet que le télétravail. Au premier confinement, de nombreux couples sont venus me voir en me disant : « Au secours Lucie, le télétravail a révélé que notre couple est merdique. Le télétravail a révélé que notre couple est mort. » Non : le télétravail a révélé que ton couple n’est pas fait pour le télétravail, c’est tout. Ce n’est pour ce rythme que tu as signé. 😉 C’est important de se le rappeler ! Quand on se met en couple avec quelqu’un, si on travaille, on signe pour se voir un peu le matin, un peu le soir, les week-ends et les vacances. Et là, vous vous êtes retrouvés à vous voir H 24, tout le temps… Ce n’est pas la même chose ! Pour beaucoup de couples, se voir un peu le matin, un peu le soir, les week-ends et les vacances, ça passe crème, c’est fluide. Cet équilibre trouvé dans le fait de passer beaucoup de temps au travail (Ça fait du bien !) et de passer un peu de temps dans le couple (Ça fait du bien aussi !), plein d’amoureux s’en contentent et kiffent vivre comme ça ! Pour ces couples, se voir H 24, ce n’est pas possible. Tout comme il y a plein de couples qui disent qu’ils adoreraient travailler ensemble, monter leur boîte ensemble et être 24/24 ensemble… Mais il y en a aussi plein de couples qui ne sont pas du tout là-dedans, pour lesquels ce serait insupportable de bosser ensemble, de devoir prendre des décisions ensemble toute la journée, d’être ensemble toute la journée ! Plein de couples ne le supporteraient pas et ça ne veut pas dire qu’ils ont des problèmes, ça ne veut pas dire qu’ils s’aiment moins. Ce ne sont pas des couples moins bien, non. C’est juste que leur fonctionnement, leur manière d’être bien ensemble est sur une autre temporalité, et c’est OK. Donc, si les vacances en couple, c’est compliqué, si le fait d’être 24/24 ensemble, c’est compliqué : demande-toi si c’est cyclique. Est-ce que ça n’arrive que pendant les vacances et que le reste de l’année, ça fonctionne bien ? Si ton couple est heureux, équilibré, stable, sain, mais qu’il y a 2 semaines dans l’année qui sont un peu plus tendue… J’ai envie de dire : s’il y a un équilibre, il n’y a pas forcément besoin de refaire le monde et de se poser plein de questions. Après, si vous avez envie de le travailler pour que ce soit plus souple et plus agréable pendant les vacances : bien sûr, il y a des possibilités. Mais, si ce n’est pas la fin du monde pour vous : ne vous mettez pas la rate au court-bouillon en vous disant qu’il y a un problème.

Prendre conscience que chaque couple a son équilibre

J’insiste : est-ce que ce que tu vis est cyclique ? Est-ce que ça se répète chaque été et puis qu’après tu reprends tes bonnes habitudes en septembre, à la rentrée ? Tu reprends le boulot, il reprend le boulot et vous retrouvez votre équilibre ? J’aime bien insister sur cette notion d’équilibre. Le couple, c’est ça : équilibre, perte d’équilibre, équilibre, perte d’équilibre. Cela se voit bien avec l’arrivée des enfants : vous étiez 2, vous basculez à 3. Il y avait un équilibre, une troisième personne arrive, il y a une phase de déséquilibre, avant de retrouver un équilibre à 3. C’est la même chose pour les vacances en couple : il y avait un rythme de vie à la maison, avec la vie professionnelle, boum, changement de rythme, autre lieu, autre cadre : il y a un nouvel équilibre à trouver. C’est OK d’avoir un peu de mal à le mettre en place ! 😉

J’espère que cet article t’aura fait du bien ! J’avais envie d’apporter une touche de bienveillance quant à ce sujet des vacances en couple. Récapitulons : quand les congés d’été avec ton amoureux, c’est la galère, tu peux essayer de banaliser : c’est peut-être juste pendant les vacances ? Si ce n’est pas juste parce que c’est les vacances : as-tu envie de t’y intéresser ? Ou est-ce que tu as envie de t’y intéresser plus tard, afin de profiter malgré tout de cette période, auquel cas sache que tu as le pouvoir de décision là-dessus. Si tu as envie de pouvoir être dans une phase d’observation de ton couple pendant les vacances, c’est très bien, c’est une très belle idée. Si tu as envie de laisser cette observation pour septembre, c’est une très belle idée aussi ! Si tu as besoin d’autres conseils de thérapeute de couple : je suis à ta disposition ! N’hésite pas non plus à m’envoyer un mail ou un message via Instagram, pour me dire de quoi tu as envie que je parle à la rentrée ! D’ici là, je compte sur toi pour prendre soin de toi et prendre soin de ton couple.  

Communication bloquée dans le couple | Que faire ?

Dans cet article, nous allons parler d’outils de communication de couple ! C’est une thématique que j’ai déjà abordée, mais c’est un sujet tellement essentiel et tellement large que j’ai envie, aujourd’hui, de te donner une clé pour aborder certaines situations de communication bloquée dans le couple. Tu sais, je parle de ces moments où tu as l’impression que « nous ne parlons pas la même langue ! » En tant que thérapeute de couple, je l’utilise beaucoup avec les personnes que j’accompagne et ça me semble important de t’en faire également profiter 😉 D’où vient le problème, quelle place donner au rationnel et à l’émotionnel et pourquoi, comment cela peut débloquer ces situations compliquées, etc. : je te dis tout.

Nous ne parlons pas la même langue !  

Quel est le problème ?  

On me dit souvent : « En fait, Lucie, nous ne parlons pas la même langue, nous ne comprenons pas. Du coup, nous nous disputons. » Ça revient très souvent, j’imagine que ça te parle. Il y a des couples qui viennent m’assurent : « La communication, c’est bon Lucie ! Nous communiquons, nous communiquons, nous communiquons… Et pourtant, nous ne nous comprenons pas. Et pourtant, nous n’arrivons pas à trouver un terrain d’entente. Nous communiquons, mais ça ne fonctionne pas, nous avons l’impression de communiquer pour rien, de perdre notre temps. Nous avons le sentiment de parler, parler, mais parler pour ne rien dire car l’autre ne comprend pas. Les mêmes discussions reviennent, encore et encore. Nous refaisons le même film. Mais ça fait pschit… Du coup, j’ai envie de vous apporter une clé par rapport à ce problème.

S’agit-il de rationnel ou d’émotionnel ?

Cette clé est toute simple. Demande-toi : s’agit-il d’une communication émotionnelle, ou d’une communication rationnelle ? Tu verras, tout est là. Est-ce de l’émotionnel, du ressenti ? Ou s’agit-il de rationnel, d’argumentaire ? Le nombre de fois où je vois des couples me décrire leurs conflits, leurs embrouilles, leurs disputes… et où, en fait, je constate qu’ils ne sont pas sur le même niveau. Ils ne parlent effectivement pas le même langage : l’un parle d’émotionnel, de ressenti, tandis que l’autre en face arrive avec de l’argumentaire. Ça ne peut pas fonctionner, puisque vous ne parlez pas de la même chose !

Exemples de communication bloquée dans des couples que j’ai accompagnés

Étudions des exemples que j’ai déjà travaillés avec des clients, pour que cela te parle. Dans un couple, elle avait un projet, disons plutôt une envie, de deuxième enfant. « Je le sens, j’ai envie, là, d’un deuxième enfant ! » En face, il avait l’air un argumentaire long comme le bras, mais vraiment long comme le bras : « Ce n’est pas le bon moment, nous sommes très bien, l’arrivée de notre première enfant a été compliquée. Ce fut complètement bouleversant, nous sommes encore fragiles, ce n’est peut-être pas le bon moment pour se lancer. Financièrement, ce n’est peut-être pas le meilleur moment. » Il présentait tout un tas de raisons argumentées, précises… et pertinentes ! Il était extrêmement pertinent, lorsqu’il expliquait pourquoi ce n’était pas le bon moment pour un deuxième enfant. En face, elle répétait : « Oui, mais j’en ressens l’envie. » Là, vous voyez bien : ils peuvent discuter comme ça pendant des jours, pendant des heures et des heures, sans jamais réussir à communiquer. Enfin… ils vont communiquer, mais ne trouveront pas de terrain d’entente. Quand bien même ils trouveraient un terrain d’entente, ce pourrait n’être qu’en surface :

  • Soit ce sera elle qui dira « OK, je comprends, ce n’est pas le bon moment »… mais elle aura toujours envie de ce deuxième enfant. Alors elle s’écrase, elle tait son besoin et son désir.
  • Soit lui acceptera : « OK, partons pour un deuxième enfant », alors qu’il est convaincu par A + B que ce n’est pas le bon moment.

Ça, c’est une situation dans laquelle on ne parle pas le même langage. L’un est dans l’émotionnel, l’autre dans le rationnel. On parle ressenti ou on parle argument. Souvent, dans les désaccords et conflits de couple, ça se mélange. L’un commence à évoquer son ressenti, l’autre répond avec de l’argumentaire.

Il n’y a pas longtemps, j’ai aussi rencontré un couple qui rencontrait un problème autour du sujet de l’enfant. Lui avait un ressenti : « Je ne me sens pas à ma place, j’ai du mal à trouver ma place de père. » Là, il s’agit de ressenti. Elle, en face, répondait : « Donne-moi des preuves, ce que tu exprimes n’est pas concret. Sur quoi ça repose ? » Elle lui répondait avec une liste longue comme le bras d’éléments décrivant comment il s’implique, comment elle fait en sorte de l’investir, de lui laisser sa place, etc. Elle parlait de tout ce qu’elle mettait en place pour qu’il ait sa place, ainsi que les exemples de moments où il avait sa place, etc. Là encore, c’est la même chose : ressenti contre arguments. Ça bute, ça ne fonctionne pas, ça ne marche pas.

Je voulais détailler des exemples, pour que tu vois bien de quoi je parle, que tu prennes conscience de ça, du fait que vous ne parlez pas le même langage.

Rationnel et émotionnel sont tous les 2 importants

Attention, je ne suis pas dans l’idée d’un jugement. J’ai vraiment envie d’insister là-dessus, car, souvent, dans notre monde un peu moderne, l’argumentaire prend le pas. Bien souvent, on tait, faire taire, le ressenti et l’émotionnel, car ce n’est pas argumenté, pas concret. Il n’y a d’arguments en face, pas d’exemples concrets, donc on peut adopter des postures telles que : « Écoute, tes sentiments c’est bien gentil, mais ça ne se base sur rien, donc remballe. Ça ne sert à rien. » Je trouve que c’est ça, l’état d’esprit de notre monde moderne. J’ai envie d’insister là-dessus, car à mon sens, ce n’est pas plus ou moins important. Je ne dis pas que l’émotionnel et le ressenti priment sur l’argumentaire. Je crois vraiment que ce sont 2 approchent différentes et qu’il n’y a pas de plus ou de moins important entre elles.

Cette différence de langage peut engendrer des déséquilibres

Mais on trouve souvent des couples avec l’un qui est à l’aise avec l’argumentaire, et l’autre qui a un fonctionnement axé sur le ressenti, qui le rendra moins à l’aise avec l’argumentaire. On arrive alors sur quelque chose de déséquilibré, d’inégalitaire, avec celui qui est hyper à l’aise sur l’argumentaire qui va :

  • soit exiger de l’autre qu’il développe son de manière argumentée son ressenti – ce que l’autre ne pourra pas faire, puisque c’est un ressenti ;
  • soit contrecarrer l’autre avec une foule d’arguments, jusqu’à ce que l’autre lâche, au bout d’un moment.

Je fais une parenthèse. Souvent, j’entends « Nous nous sommes expliqués, j’avais l’impression que l’autre avait en face avait compris, et en fait 2 jours après nous avons la même discussion… Qu’est-ce qu’il s’est passé ? L’autre en face n’a pas compris ? » Si, bien sûr que si, il a compris. Sauf que, effectivement, quand quelqu’un vous partage un ressenti, et qu’en face vous arrivez avec des arguments, des arguments, des arguments… la personne, en face, va lâcher, car elle aura l’impression de ne pas être comprise. Elle va lâcher, parce qu’elle verra bien, qu’au niveau argumentaire, elle ne fait pas le poids, donc ce combat-là n’a pas lieu d’être. Au bout d’un moment, soit elle va dire oui… mais ce sera un oui de façade : « oui d’accord, oui j’ai compris… mais mon ressenti est toujours là, c’est juste que je le fais taire. » Mais il n’a pas disparu, si bien que ça va revenir. Ça reviendra plus tard, ça reviendra d’une autre manière, mais ça reviendra, car ça n’aura pas disparu. Quand on est du côté de l’argumentaire, on a souvent cette impression de satisfaction : « J’ai bien expliqué, j’ai donné les bons arguments, donc l’autre en face va comprendre. » On constate que l’autre se tait, on conclue que l’autre a compris, on a l’impression que c’est réglé et on en éprouve une certaine satisfaction personnelle. Alors que non, non, non. Ce n’est pas réglé du tout, c’est juste que vous avez fait taire le ressenti de l’autre. Il s’agit uniquement de ça. Généralement, ça génère quelqu’un en face qui n’exprime plus ce qu’il ressent. Parenthèse fermée, je voulais simplement prendre le temps d’attirer ton attention là-dessus.

L’outil de communication que je te propose

Laissez de la place au ressenti

Ce n’est ni positif, ni négatif, ni mieux, ni moins bien : ce sont juste 2 manières différentes de communiquer. J’insiste : il n’y a pas de hiérarchie de valeur. Du coup, tu me vois venir : maintenant que tu as bien compris tout ça, qu’est-ce que tu en fais ? Une fois que tu sais si tu es dans l’émotionnel ou dans le rationnel, qu’est-ce que tu fais (parce qu’il faut bien communiquer, in fine) ? Ma proposition, c’est de vous inviter à faire de la place au ressenti. Laissez un espace pour le ressenti.

1 : est-ce qu’on est sur de l’argumentaire ou de l’émotionnel ? Soyez au clair, exprimez-le à voix haute.

2 : si on parle de ressenti, laissez parler le ressenti !

Bien évidemment que si vous avez des arguments en face : exprimez-les. Mais soyez au clair, entre vous, sur le fait que vous ne parlez pas le même langage et que, par conséquent, l’argumentaire que vous proposez apporte une autre vision, apporte une autre manière de voir les choses, mais il n’est en aucun là pour essayer de convaincre l’autre de faire changer son ressenti. Elle est là l’erreur, c’est d’essayer de faire en sorte que l’autre change son ressenti, qu’il soit étayé ou pas étayé. Si un ressenti n’est pas étayé, ça ne signifie pas qu’il n’existe pas.

Acceptez qu’un ressenti est réel même s’il n’est pas argumenté

Je fais un parallèle un peu bidon, mais j’avais vu un reportage qui m’avait marqué, il y a plusieurs années, autour des douleurs fantômes, dont on dit : « oh c’est dans la tête ». Vous savez, ces gens qui ont mal au ventre, mal à la tête, qui ont tout un tas de symptômes physiques, douleurs ou autres, qui ne reposent sur rien de médical, de tangibles, de physiologique. Certains banalisent cela en disant que « c’est dans la tête ». Peut-être ! Peut-être, que c’est dans la tête, que c’est psychologique et pas physiologique. Peut-être qu’il n’y a rien de médical qui explique ces douleurs, pour autant, ces douleurs sont toujours là. Quelqu’un qui vous dit qu’il a mal au ventre, même si c’est dans la tête, il a quand même hyper mal au ventre. La douleur est là. Le ressenti, même s’il ne repose sur rien, même s’il n’est pas étayé, il n’en est pas moins réel. Quelqu’un qui vous dit « J’ai envie d’un autre enfant. » ou « Je ne me sens pas bien. », « Je ne me sens pas à ma place. », ou encore « Je ne me sens pas bien dans notre relation. », sans pour autant étayer ce propos, il ne se sent quand même pas bien. Il est donc important qu’il y ai de l’espace pour cela. C’est important d’accueillir cela, sans le banaliser, le minimiser. Il ne faut pas le ranger au placard au seul motif que ce n’est pas étayé par des arguments. Je t’invite à assumer tes ressentis, à oser exprimer un ressenti et à être au clair : certes, je n’ai peut-être pas d’argumentaire, mais j’ai un ressenti et j’ai envie de le partager avec toi.

Communication bloquée dans le couple : pour conclure

Récapitulons. Je conseille :

  • d’être au clair sur ce dont vous êtes en train de discuter ;
  • de laisser de la place pour l’émotionnel.

Tu verras, ne serait-ce que ça, ne serait-ce que de prendre le temps de parler du ressenti, d’accorder un espace pour exprimer l’émotionnel, quitte à évoquer les arguments dans un second temps : ça change tout. Vraiment, ça change tout. Il n’y a pas forcément besoin de beaucoup plus que ça : reconnaître la langue dans laquelle on va s’exprime et reconnaître que la langue de l’autre a autant de valeur que la sienne. Là, déjà, à mon sens, c’est une belle clé de communication. Tu verras, en le pratiquant, que ça change la donne. L’idée n’est pas d’épouser un fonctionnement plutôt qu’un autre. L’idée n’est pas de ne faire que de l’émotionnel, que du ressenti, ni de faire que l’argumentaire. L’idée, c’est d’être au clair sur ce dont on parle, sur la sphère dans laquelle on se trouve et sur le fait que sa sphère n’est pas moins importante que celle de l’autre.

On arrive à la fin de cet article ! Dis-moi si ça te parle, si ça résonne chez toi. Racontez-moi si vous l’avez déjà expérimenté dans ta relation et comment. J’attends tes retours via mon site internet ou mon compte Instagram 😉 Je suis également à ta disposition si tu cherches des conseils pour prendre soin de ton couple ou sur les accompagnements que je propose en tant que thérapeute de couple.

Sortir de la dépendance affective | Définitions et étapes

Dans cet article, j’ai envie de te parler d’un gros sujet : la dépendance affective. J’ai hésité à le traiter, car c’est une thématique sérieuse, avec des problématiques parfois profondes, qui nécessitent de mettre en place de vraies thérapies pour en sortir. Mais je trouve qu’aujourd’hui, c’est un sujet étalé sur la place publique, avec un manque de discernement et beaucoup de généralisations… En tant que thérapeute de couple, pour toutes celles qui en souffrent réellement, en couple ou non, j’ai envie de donner une définition et des étapes pour sortir de la dépendance affective. Comment vaincre un manque de confiance en soi en amour ? Comment réapprendre à prendre soin de son couple et de soi-même ? Comment savoir si on est réellement concernée ? Je te donne mon avis.

Attention à ne pas la voir partout

Avant de commencer, j’ouvre une parenthèse pour avertir que cet article, c’est ma réflexion personnelle, à moi Lucie, thérapeute de couple. Je n’affirme pas que je détiens la vérité absolue. Il s’agit de mon approche et je t’invite, bien évidemment, à ne pas te contenter que de cet épisode de podcast, à écouter d’autres personnes qui traitent des étapes pour sortir de la dépendance affective et à te créer ta propre opinion, ton propre ressenti.

Je te conseille aussi de garder en tête l’idée que, selon moi, si on écoute le discours ambiant sur ce sujet, nous sommes tous un peu là-dedans. Or, pour moi, quand on est amoureux de quelqu’un, ou quand on est attiré par quelqu’un, il est évident qu’il y a une forme de dépendance. Ce n’est pas un problème ! C’est normal. C’est humain. Ça ne veut pas dire qu’on est dépendant affectif. Tu vois ce que je veux dire ? Cette nuance est importante, à mon sens.  

Quand tu es amoureuse de quelqu’un, bien évidemment que son avis compte, bien évidemment que tu attaches de la valeur au fait de plaire à l’autre, à ses ressentis, à ses remarques. Tu es influencée par l’autre et c’est normal, c’est OK. De la même manière, quand tu es dans une dynamique de séduction, que ce soit pour un nouveau partenaire quand tu es célibataire, ou pour ton conjoint quand tu es en couple, pour entretenir la flamme : bien évidemment que des modifications auront lieu en toi. Bien évidemment que tu vas t’adapter, changer, mettre en avant certains traits de ta personnalité ou de ton apparence physique, pour mieux plaire. Parfois, cette forme de dépendance à l’autre entraîne des pensées qui ressemblent à : « l’autre a de la valeur, l’autre a de l’intérêt, je me modifie pour lui plaire, je prends en compte l’avis de l’autre ». Tu peux très vite te sentir dépendante et te dire : « Ô mon Dieu, au secours ! Je suis dépendante affective ». Non : ça fait simplement partie du jeu des relations sentimentales. Elles impliquent une forme de dépendance à l’autre et, d’un point de vue un peu plus global, je crois aussi beaucoup à la dépendance entre individus. Nous sommes des milliards sur cette planète, je ne pense pas que ce soit pour vivre seul dans une grotte. Si nous sommes tous ensemble et si nombreux, c’est bien parce que nous sommes faits pour vivre ensemble. Toute cette croyance populaire autour de « quand tu y arrives seul, c’est mieux », ça me semble être parfois un non-sens. Je t’invite vraiment à réfléchir là-dessus. Si tu as ces croyances qui expliquent que : « quand c’est fait tout seul, ça a plus de valeur, quand c’est fait tout seul, c’est mieux, quand je suis autonome, c’est mieux », etc., alors j’ai envie de te demander : pourquoi ? Comment ? Quelle est cette évidence, quelle est cette croyance collective qui dit que si j’ai demandé de l’aide, c’est que je suis quelqu’un de faible ? Bref, excuse-moi pour cette parenthèse. J’espère que tu vois ce que je veux dire : bien évidemment que, dans nos vies, il y a un peu de dépendance… et c’est OK !

Définition de cette forme de manque de confiance en soi

Le besoin de l’autre pour se rassurer sur notre valeur

Revenons sur notre sujet : sortir de la dépendance affective. Tout d’abord : qu’est-ce que c’est ? Il ne s’agit pas juste de constater des comportements tels que : « l’avis de mon partenaire m’intéresse » ou « je me fais belle pour lui ». Ça va bien au-delà de ça et j’ai vraiment envie d’apporter un soin particulier à cette nuance. Souffrir de dépendance affective, c’est être dans l’incapacité de s’apporter certaines choses soi-même, relatives à la confiance en soi, à l’estime et à l’amour de soi, au point d’être dans une dépendance à l’autre, dans une obligation d’aller chercher chez l’autre de quoi se rassurer, parce qu’il est impossible de se rassurer soi-même. Un dépendant affectif n’arrive pas à s’accorder à lui-même de l’estime, à s’accorder lui-même de la valeur. Il vit avec l’idée que tout passe par l’autre, que l’autre est plus important, que l’avis de l’autre a plus de valeur que le sien. Là, on est vraiment dans l’ordre de la dépendance affective dans un sens pathologique, négatif, qui a vraiment un impact. J’espère que vous voyez la nuance.

L’image des 2 réservoirs

Pour présenter la dépendance affective d’une façon ludique (que j’utilise dans mon nouveau programme !) : imagine que nous avons en nous 2 grands réservoirs pour l’estime de soi, l’amour de soi, etc. De ces 2 grands réservoirs, l’un est rempli par l’extérieur, car oui : nous avons besoin que l’extérieur nous valorise, nous confirme que nous sommes dans le bon chemin, que nous allons dans le bon sens. Nous avons besoin de nous sentir aimés, valorisés par l’extérieur. Plein de choses proviennent de l’extérieur ! Mais, il y a aussi un réservoir que tu remplies toi-même. C’est ton boulot, c’est ton job.

Souffrir de dépendance affective, c’est avoir la croyance que les autres viendront remplir ce 2nd réservoir que tu n’arrives pas à remplir seule. C’est essayer de remplir un puits sans fond, car ça ne fonctionnera pas. Ça entraîne des doutes et exigences à l’encontre du partenaire, pour te rassurer encore et encore et encore. Ce n’est jamais assez, ce n’est jamais suffisant. Ce n’est jamais intégré. Les moments où tu reçois des paroles rassurantes de l’autre vont glisser. Ils ne vont pas s’ancrer en toi. Quand bien même il te dirait tous les jours qu’il t’aime, tu restes quand même en doute perpétuel et tu y resteras jusqu’à ce que tu aies réussi à sortir de la dépendance affective. Sans cesse, tu vas chercher le moindre signe qui pourrait venir te dire que « ah non ». Quand bien même il te répéterait tous les jours qu’il t’aime, il y aura toujours ce nouveau petit signe-là te fera penser que non. C’est ça, la dépendance affective.

La recherche extérieure de ce qui nous incombe à nous-même

Une personne dépendante affective attachera de l’importance à des micro-signes et, au contraire, n’attachera pas d’importance à ce que l’autre va renvoyer. Elle met tout sur le dos de l’autre, et en même temps n’est jamais satisfaite de ce qu’apporte l’autre. Il s’agit vraiment de ça : chercher à l’extérieur, chercher chez les autres, en permanence, de quoi se rassurer… sans que ce ne soit jamais suffisant, sans que ce ne soit jamais assez. C’est normal, ce sentiment de « pas assez », parce que ça ne peut pas fonctionner. Ce réservoir-là t’incombe à toi. Ce réservoir-là, quand bien même les autres te donneraient des trésors et des montagnes : ça ne le remplira pas. Si ça ne vient pas de toi, ça ne fonctionnera pas.

Les conséquences au sein d’un couple : pression et manque d’authenticité

Forcément, ça a des impacts dans une relation de couple. Forcément, ça crée des attentes surdimensionnées. Ça crée une pression sur les épaules du partenaire. Ça crée de la dévalorisation des 2 côtés :

  • une dévalorisation de toi-même, car tu as le sentiment de ne pas être suffisante ;
  • une dévalorisation pour l’autre, qui s’évertue sans cesse à répéter, à donner des preuves, qui pourtant ne sont jamais suffisantes.

Au final, ça engendre une relation compliquée, avec des doutes, des suspicions, de la jalousie. Ça provoque des besoins d’observer sans cesse, de chercher sans cesse des signes, de déceler sans cesse des preuves, etc. Ça crée des déséquilibres dans la relation, ça crée des conflits, ça crée des tensions, ça crée une forme de distance, en fait.

Ça crée quelque chose de l’ordre d’un manque d’authenticité, parce que, à un moment :

  • La personne qui souffre de dépendance affective voit que ça un impact sur son couple et donc elle se tait. Elle arrête de parler de ses doutes et de ce qui est compliqué. Elle constate que ça entraîne du négatif et elle n’a pas envie de perdre de l’autre. Il y a donc un manque d’authenticité, car elle n’est pas complètement elle-même : à l’intérieur elle est pleine de doutes, mais elle ne le montre pas.
  • Ça peut également créer un manque d’authenticité en face, car l’autre partenaire ne sait plus quoi penser, ne sait plus comment faire pour montrer qu’il tient à l’autre, qu’il est là, qu’il est présent. Du coup, lui aussi va se forger une carapace, une forme de protection. Il y a alors, là aussi, un manque d’authenticité car il n’est plus complètement lui-même.  

Étapes pour vaincre la dépendance affective

Ne pas rester seule avec un auto-diagnostique

Maintenant que j’ai précisé ce dont nous parlons ici, j’avais aussi envie de t’apporter mes conseils pour sortir de la dépendance affective. Comment passer à autre chose ? Comment vaincre cette forme de détresse ?

En premier lieu : à mon sens, on ne peut pas s’auto-proclamer dépendant affectif. Je pense que c’est une situation pour laquelle, souvent, on manque de neutralité. Tu peux, sans t’en rendre compte, grossir le trait ou au contraire, minimiser tes réactions. C’est pour cela que je trouve intéressant de faire appel à un professionnel, à un tiers, pour poser un diagnostic.

L’autre point que j’avais envie d’aborder, avant de te présenter les étapes pour sortir de la dépendance affective, c’est que, souvent, les gens s’enferment eux-mêmes là-dedans. Là, je t’ai donné 2 ou 3 éléments, si bien que peut-être que tu vas avoir le sentiment de te reconnaître. Tu pourrais te dire : « Ah ba voilà, c’est ça, je suis dépendante affective ». Tu pourrais toi-même te mettre une case et je trouve cela limitant, car de t’y enfermer toi-même aura forcément un impact… alors que tu n’es peut-être pas concernée. Je préfère te conseiller de faire appel à un professionnel, si tu as un doute. Fais appel à un tiers, ne reste pas avec des auto-diagnostiques. Ça ne sert pas à grand-chose à part à se prendre la tête !

Prendre conscience que le problème vient de soi

Rentrons dans le vif du sujet : comment sortir de la dépendance affective ? La première étape, à mon sens, c’est de se débarrasser de cette idée que l’autre est responsable. Lorsque je travaille ce sujet avec mes clients, je retrouve souvent des idées du type : « l’autre ne fait pas assez, l’autre n’est pas suffisant, je m’évertue sans cesse à lui dire ce qu’il doit faire, à lui dire ce dont j’ai besoin, à lui dire ce que j’ai besoin d’entendre, mais il ne le dit pas, il ne le fait pas, il ne comprend pas. J’aimerais tellement qu’il comprenne… Quand est-ce qu’il va finir par comprendre ce dont j’ai besoin ». À mon avis, il y a là quelque chose de l’ordre de la responsabilité de l’autre : tu penses que c’est l’autre qui n’a pas compris.

Cependant, si le problème vient effectivement de l’autre, si vraiment cette dépendance affective prend ses origines dans le comportement de l’autre, alors on est dans un cadre de manipulation, d’emprise… Il s’agit d’autre chose. Ce n’est pas de ça dont je parle ici ! On estime souvent que l’autre est responsable… parce qu’on n’a pas envie de faire un travail sur soi. Mais, quand c’est vraiment l’autre qui tisse une toile autour de soi, là on est sur de la manipulation, de la violence conjugale, etc. C’est vraiment un autre level. D’ailleurs : ne restez pas seule avec ça non plus ! Mais, à mon sens, si on n’est pas dans ce genre de schéma, mais sur un sentiment de dépendance affective, alors : le problème vient de soi. Par conséquent : si ça part de toi, alors la solution part de toi également. La dépendance affective représente l’image que tu as de toi-même, ça représente ton estime de toi.

Retrouver la blessure originelle

Ce n’est pas systématique, mais je vois bien avec mes clientes que, souvent, il y a un élément déclencheur à cette détresse. En général, ça part :

  • soit de l’enfance, du peu d’amour ou du manque d’amour qu’on a reçu, ou de la façon dont cet amour a été transmis, par exemple ;
  • soit d’une relation qui a abîmé.

Mes clients me le décrivent très bien… une fois qu’on a pris le temps de venir analyser ça en détails. De manière spontanée, souvent on ne se souvient pas bien, c’est flou. Je réalise donc un réel travail avec mes clientes, pour aller chercher les racines de cette première blessure originelle.

Quand il s’agit d’une blessure due à une précédente relation amoureuse, après cette introspection, elles expliquent bien qu’il y a un avant/après : « avant, j’étais confiante, avant je plaisais facilement, avant je n’avais pas de doute, j’étais bien, j’étais sûre de moi, etc. » Puis est arrivée une relation qui est venue les mettre à terre et tout remettre en question. Elles avaient confiance, mais elles n’ont pas « vu venir le truc ». Ça les a complètement déboussolées : « si je n’ai pas vu venir le problème une fois, qu’est-ce qui me dit que les fois prochaines, je vais pouvoir l’anticiper ? Peut-être que là, encore une fois, je ne vois rien mais que ça va venir ». C’est une relation qui vient bousculer complètement les repères, renverser les cartes, et il y a un avant/après. C’est souvent ce type de blessure originelle, qui, parce qu’elle n’est pas bien soignée, engendre la dépendance affective.

Soigner la blessure

J’en parle souvent : une blessure, pour qu’elle soit moins sensible, pour qu’elle arrête de se propager et de faire des dégâts : il faut la nettoyer, il faut la panser. Bien souvent, ces blessures-là ne sont pas prises en charge bien comme il faut, elles ne sont pas pansées bien comme il faut, si bien que plusieurs années après, plusieurs relations après, elles sont encore présentes et elles viennent complètement façonner les relations suivantes. Il me semble donc nécessaire de faire ce travail de recherche de la blessure, afin de pouvoir, enfin, en guérir. Comme je l’ai dit, souvent, ça vient de l’enfance ou d’une relation qui a été marquante, ou les deux. La guérison, la possibilité de sortir de la dépendance affective, ça passe par cette première étape de recherche. Ensuite, il faut entamer un travail sur soi, plus précisément sur la confiance en soi, et sur l’estime et l’amour de soi. C’est en restaurant ces 3 piliers-là qu’on pourra vaincre ce sentiment permanent d’insécurité.  

Se laisser le temps

Cela peut paraître évident, mais j’insiste sur un point : on parle bien de « dépendance ». Si le terme est celui de « dépendance » affective, c’est bien parce que le fonctionnement est le même que pour une addiction à un produit toxique. Il y a donc, de la même façon, une période de sevrage qui est plus ou moins longue. C’est un leurre de penser qu’il suffira d’une séance de thérapie ou qu’il suffira de lire un bouquin pour pouvoir se dire « hop je suis sortie de la dépendance affective ». Il s’agit vraiment d’un processus qui peut être long, d’un processus de compréhension de soi, de ses mécaniques, de ses blessures personnelles, etc. Ensuite, il faut progressivement réparer tout ça. À la fin, parce qu’enfin tu t’aimes suffisamment, parce qu’enfin tu as confiance en toi, parce qu’enfin tu penses être quelqu’un qui a de la valeur, alors tu sors de la dépendance affective et tu arrives à remplir toi-même le réservoir dont je parlais au début… et par conséquent tu as moins besoin d’aller le faire avec les autres. Tu as moins cette nécessité impérieuse d’aller chercher chez l’autre ce dont tu as besoin, parce que tu te l’apportes toi-même. Là, on est sur quelque chose de plus apaisé, de plus confortable et on sort, petit à petit, de la dépendance affective. Il n’y a pas de mystère, il n’y a pas de solution magique, pour sortir de la dépendance affective.

Sortir de la dépendance affective : en résumé

Pour moi, les grandes étapes-clé, c’est de :

  • comprendre que ça ne vient pas des autres, mais de soi et que la solution réside dans un travail sur soi ;
  • aller chercher la blessure originelle, souvent dans l’enfance ou dans une précédente relation ;
  • entreprendre un travail autour de la confiance en soi, de l’estime et de l’amour de soi.

Ces 3 piliers sont essentiels pour, petit à petit, remplir par soi-même son réservoir jusqu’à arriver jusqu’à quelque chose d’équilibrer.

Nous sommes arrivés à la fin de cet article. J’espère que cela t’aidera à mieux cerner ce qu’est et comment sortir de la dépendance affective. Si ce sujet fait sens chez toi et que tu ressens le besoin que nous échangions dessus, n’hésitez pas à m’envoyer un message sur mon compte Instagram. Bien entendu, je serais également ravie de recevoir tes messages si tu as des questions sur mon accompagnement de thérapeute de couple, dont le but est de te donner tous les outils nécessaires pour prendre soin de son couple.

Il ne sait pas ce qu’il veut | 3 conseils pour rester sereine

Il ne sait ce qu’il veut avec toi, il ne sait pas s’il désire poursuivre l’aventure de votre couple ou la quitter et tu demandes comment gérer, comment te comporter avec un homme indécis ? En tant que thérapeute de couple, je t’assure que les phases d’attente sont très fréquentes dans les relations amoureuses. Il peut s’agir de cette période où ton partenaire est perdu entre l’envie de continuer et l’envie d’arrêter, ou, par exemple, ce moment après une rupture, où il t’a quittée mais qu’il reste encore une porte ouverte… Je te propose 3 conseils pour tâcher de prendre soin de ton couple et de toi dans ces moments où tu attends que l’autre comprenne, que l’autre réfléchisse, que l’autre ait pris sa décision.

1.      N’écoute pas le discours ambiant s’il ne te correspond pas

On peut choisir de partir et de refuser d’attendre l’autre

Le discours ambiant autour de cette problématique, je le trouve un peu simpliste. Je trouve qu’il se base sur une vision partielle de la réalité. Je parle ici de tous ces gens qui, face à ton « Il ne sait pas ce qu’il veut pour nous 2, je me demande comment gérer ça », te répondront :

  • « Mais attends, tu mérites bien plus que ça ! »
  • « Comment ça, t’es là à attendre après un homme ? Tu vaux plus que ça ! »
  • « S’il n’a pas vu toute ta richesse, toute ta valeur, alors dégage-le, il n’en vaut pas la peine… »
  • « Un de perdu, 10 de retrouvés ! »
  • « Tu mérites quelqu’un qui te veut et qui te veut maintenant et si ce n’est pas le cas, il se casse. Tu trouveras bien mieux ! »

Tu vois à quel discours je fais allusion ? Instagram et Pinterest regorgent de citations qui vont dans ce sens ! Bien évidemment, je ne m’oppose pas à ce discours ! Bien sûr que tu mérites mieux que d’attendre… si ce discours te parle. Dans ce cas, banco ! Signe, avance et trouves-en 10 bien mieux et bien plus beaux ! Si ça résonne en toi, alors je dis oui, un grand oui ! Plein de contenus existe sur les réseaux sociaux pour te renforcer dans cette certitude et obtenir du soutien ! Généralement, quand on est dans cet esprit-là, on a seulement besoin d’être boostée avant de passer à l’action.

Mais on peut aussi choisir de rester et d’attendre

Simplement, selon moi, ce point de vue ne représente qu’une vision partielle de la réalité. C’est un chemin qui est possible, mais, en tant que thérapeute de couple, je croise aussi plein de femmes qui ne sont pas dans cet état d’esprit-là. J’en croise plein qui n’ont pas envie de quitter leur homme, en fait, qui n’ont pas envie de se tourner vers la rupture, même s’il ne sait pas ce qu’il veut. Elles n’ont pas envie d’attendre, ça les embête… mais elles ne veulent pas partir non plus. C’est bien d’en trouver 10 autres, mais peut-être que toi, tu n’en veux pas d’autres, c’est lui que tu veux. De la même façon, j’ai déjà rencontré des femmes qui veulent un enfant et qui sont en couple avec un homme qui ne sait pas s’il partage ce désir. Il ne sait pas s’il en a envie ou pas, ou bien dans l’immédiat il n’en veut pas, mais il ne sait pas s’il en voudra plus tard… C’est dur, cette attente, et bien sûr que tu as le droit de décider que tu refuses de l’accepter. Cependant, je rencontre aussi des femmes qui, peut-être comme toi, me répondent que « Ben oui mais… c’est avec lui que je veux des enfants. » C’est vraiment à ces femmes-là que j’ai envie de m’adresser dans cet article. Je fais vraiment la part des choses : comme je l’ai dit, il y a 2 types de réponse à ces phases d’attentes et l’une n’est pas moins bonne que l’autre. Je n’émets aucun jugement de valeur, mes propos sont dénués de notion de hiérarchie par rapport à ces attitudes différentes. Il s’agit simplement de 2 chemins possibles. S’il hésite, et se faisant qu’il te fait attendre, et que tu ressens que tu mérites mieux que ça et que tu as envie de partir : fais-le ! Mais si tu sens que c’est lui que tu veux et que tu préfères attendre, c’est OK aussi. Ce n’est pas moins bien. Ça ne fait pas de toi une femme moins forte, ni une moins bonne femme. Ça ne signifie pas que tu n’es pas une battante, ni que tu es une femme soumise qui subit parce qu’elle ne comprend pas à quoi elle a droit. C’est vraiment ça, le message que j’aimerais te faire passer aujourd’hui.

2.      Pose tes conditions pour ne pas subir l’inconfort de l’attente

Je m’adresse donc à toutes celles qui ne se sentent pas de partir pour en retrouver 10 ! 😉 Être dans cet état d’esprit d’attente, parce que l’autre est confus, que ce soit parce qu’il ne sait pas ce qu’il veut pour votre couple ou parce qu’il est hésitant dans son désir d’enfant par exemple, soyons claires : c’est extrêmement inconfortable. Cette position d’attente dans laquelle tu te mets, dans laquelle tu veux bien te mettre, elle est d’un inconfort incommensurable parce qu’elle ne laisse aucune visibilité. Il réfléchit… mais il réfléchit 2 jours, 2 mois, 2 ans ? De plus, face à cette incertitude totale, tu es sans doute bourrée de doutes ! Est-ce qu’il réfléchit vraiment ? Ou bien est-ce qu’il a pris sa décision, mais qu’il n’ose pas me le dire ? Cela aussi, vient te parasiter, en plus de ce discours ambiant qui t’explique que si tu ne te barres pas, c’est que tu n’es pas assez forte, que tu es passive, soumise, presque que tu es bonne à rien. Cette image non plus, ne fait pas du bien. 😉

J’aimerais apporter de la bienveillance à toutes les femmes qui se sentent concernées ! En premier lieu : je vais faire un peu d’auto-promo 😉, mais si cette problématique te parle, mon programme « Où j’en suis dans mon couple » est clairement prévu pour toi ! 😉 Si tu te sens perdue dans ta relation, cet accompagnement t’aidera à te situer. Mais par ailleurs, ce que j’ai envie de te dire, c’est qu’il faut que tu crées tes conditions pour rendre cela acceptable. C’est OK d’être dans l’attente de l’autre. Dans la réalité, plein de gens vivent cela. Mais je te conseille de créer tes conditions pour que ce soit OK pour toi. Tu peux rendre plus confortable pour toi cette phase où tu attends que l’autre réfléchisse, puis prenne une décision. Je t’invite à mettre en place tes propres sécurités, à délimiter toi-même ton propre cadre bienveillant. Ça peut être une question de temporalité, par exemple : « OK, je veux bien que tu prennes le temps de prendre ta décision, mais j’attendrais 2 semaines, ou 2 mois, mais pas 2 ans ». Ça, c’est peut-être un contexte qui te convient. S’il réfléchit sur votre relation et que, du coup, vous êtes en break : quelles sont les règles du break ? As-tu le droit d’avoir d’autres relations pendant le break, parce que vous êtes en break, ou pas ? Il ne faut pas que ta charge mentale, déjà lourde de cette position inconfortable, soit accentuée par d’autres questionnements qui ne sont pas éclaircis, pas finalisés, sur lesquels aucun mot n’a été posé.

3.      S’il ne sait pas ce qu’il veut, recentre-toi aussi sur toi-même

Pour ne pas t’oublier

Dans ces moments-là, j’invite à un recentrage sur soi-même. Quand on est dans ce genre de situation, on a tendance à glisser vers une posture qui ressemble à : « Je veux que l’autre prenne telle décision. » Si tu es comme cette femme qui évoquait avec moi, sur Instagram, le fait que son partenaire ne savait pas s’il voulait encore de leur relation ou non, j’image que tu as envie qu’il reste. Les pensées telles que « Je ne veux pas qu’il me quitte » peuvent t’amener, consciemment et inconsciemment, à mettre en place des stratégies pour influencer l’autre. C’est pour cela que j’invite toujours, dans les périodes de grande fragilité, à être soutenue, accompagnée. Ça peut être par un professionnel, ça peut être par ta famille ou par des amis, peu importe, mais mets du monde autour de toi ! Choisis du monde qui t’aidera à te recentrer sur toi, pour ne pas t’oublier. L’attente de la décision de l’autre engendre un cataclysme, un déséquilibre. Tu es dans une posture particulièrement instable, si bien que, généralement, pour ne pas rester dans cette instabilité, tu vas te tordre dans tous les sens pour essayer de répondre à ce que tu penses être ce que l’autre aimerait de toi. Cette envie de plaire, de correspondre à l’autre, ça t’éloigne de toi, ça génère de la distance avec toi-même, avec ce que toi tu aimerais. « Oh mon Dieu, j’ai senti un déséquilibre, il y a une éventualité qu’il me quitte, ou que nous n’ayons pas d’enfant… alors je vais me transformer, pour être sûre que ça fonctionne. » Cela m’évoque ce jeu où le petit-enfant doit faire rentrer des formes dans les cases correspondantes : dans ce type de situation, tu risques de te retrouver comme un rond qu’on essaie de rentrer dans l’emplacement carré.

Pour éviter de creuser l’éloignement

Se faisant, non seulement tu ne prends pas soin de toi, mais surtout tu ne travailles pas sur le fonds du problème, en fait. À mon sens, s’il ne sait pas ce qu’il veut pour vous 2, alors il est dans une réflexion qui nécessite de la distance. Il a besoin d’adopter une vision « en-dehors » du couple, en-dehors de toi, de votre relation. C’est déjà, en soi, un éloignement par rapport à toi. Si, de ton côté, tu ne restes pas authentique, ça rajoute une couche d’éloignement entre vous deux : lui réfléchit sans toi, et toi tu deviens une autre. Certes, tu le fais en tentant d’être celle dont il a envie… mais ce n’est pas forcément toi, ce qui participe à un éloignement. Je t’invite donc à travailler à te recentrer sur toi et sur ton couple. D’ailleurs, que ce soit pour celui qui mène une réflexion ou pour celui qui attend la prise de décision, je conseille, dans la mesure du possible, de garder les 2 en tête :

  • un espace de réflexion autour de soi et de soi au sein du couple ;
  • un espace de réflexion « en-dehors » du couple, pour prendre du recul.

Garder un pied dans le couple, en maintenant une réflexion autour du couple, ça permet d’éviter, ou en tout cas de limiter l’éloignement. Éloignement qui, soit dit en passant, n’est pas non plus dramatique ni monstrueux ! Ça arrive à plein de gens, de faire un break et on peut revenir d’un break. Mais dans le break, il y a une notion d’éloignement. Si on s’est éloigné… ça signifie qu’un travail pour se retrouver sera nécessaire. Si on peut éviter l’éloignement, en gardant toujours un lien, ce sera toujours ça de moins à reconstruire ensemble lors des retrouvailles.

En résumé

En résumé, s’il ne sait pas ce qu’il veut et que tu te sens perdue face à la réaction à adopter, voilà ce que je te conseille :

  • Au message « tu mérites mieux que ça, ne reste pas là », je dis bravo… si ça résonne chez toi ! Mais si non, bravo aussi ! Ce n’est pas moins bien.
  • Si tu es dans ce cas-là, je te conseille de te demander ce que tu peux construire pour que ce soit confortable, pour te recentrer sur toi, pour que toi aussi tu trouves ton compte là-dedans.

De plus, je répète souvent ce message : tu ne subis pas ce qu’il t’arrive, tu prends une décision. Le fait de dire « je mérite mieux, je me casse », c’est une décision. Le fait de dire « moi je reste, j’attends », c’est une décision. Tu ne subis pas, tu prends une décision. Remets-toi au centre de ce qu’il se passe pour toi, car c’est toi qui décides ce que tu fais de ta vie. C’est toi qui décides le fait d’être encore là et d’attendre… donc pousse le choix jusqu’au bout : « Moi je décide d’attendre, mais pas à n’importe quel prix. Je décide d’attendre dans un contexte qui est favorable pour moi, dans un confort qui me convient. » Si ces conditions favorables pour toi sont un peu obscures, si tu ne sais pas trop quoi mettre dedans, si tu te sens un peu déboussolée, si tu as peur de perdre l’autre et que tu ne sais pas quoi mettre en place face à ça : n’hésite pas à venir vers moi ! C’est une réflexion que je peux mener avec toi, dans le cadre d’une séance ou dans le cadre d’un accompagnement.

J’espère que cet article t’aura fait du bien ! Pour terminer : n’hésite pas à partager avec moi sur mon compte Instagram les sujets que tu aimerais que j’aborde ! Je serais ravie de me pencher dessus pour une prochaine fois 😉 D’ici là, prend soin de ton couple et de toi !

Prendre soin de son couple grâce à l’art et aux sens

Spontanément, tu pourrais penser que je me suis perdue si je te dis que, dans cet article, je vais échanger avec toi autour des arts et du couple. Non, rassure-toi. J’aimerais que nous abordions ensemble ces sujets parce que je pense que les mettre en lien peut avoir des conséquences intéressantes, tant pour prendre soin de son couple que pour raviver sa sexualité. Je te propose mon point de vue de thérapeute de couple, avec un préambule et 3 idées concrètes à tester avec ton partenaire pour ramener les sens à leur juste place dans ta vie. 

Les arts pour apporter du plaisir aux sens

Les arts… Qu’y a-t-il derrière le monde des arts ?  Qu’est-ce que c’est, un art ? Quand on parle d’art, on pense souvent, par exemple, à la musique. C’est d’ailleurs en échangeant avec une cliente sur Instagram, autour de l’importance de la musique dans son couple, que j’ai eu envie de parler des arts et de la puissance des arts dans une relation amoureuse. Pour le couple de cette cliente, c’est la musique qui est importante. Mais il n’y a pas que la musique ! Il peut aussi s’agir des arts visuels, comme la peinture, ou des arts manuels. Chacun mettra sa définition sur le mot « art ». En ce qui me concerne : un art est quelque chose qui fait appel à nos sens, avec une volonté d’apporter du plaisir à nos sens. Cuisiner des pâtes au beurre, par exemple, ou cuisiner un plat hyper simple et classique : certes, ça fait appel à tes sens. Mais il n’y a pas de recherche comme lors d’un repas gastronomique, où tes papilles éclatent, s’envolent.

La différence vient de l’intention qu’on met derrière. De la même manière, lorsque je dessine avec mon enfant de 4 ans, je n’y mets pas la même intention qu’un peintre qui crée une œuvre d’art. Selon moi, il y a vraiment, dans l’art, cette idée de sublimer les sens, et là, ça nous intéresse. Là, on peut faire un lien avec l’envie de prendre soin de son couple. Je vais donc te parler de l’importance et de l’impact que ça peut avoir de mettre de la conscience sur tes sens. J’aimerais éveiller en toi la volonté de les stimuler, notamment dans ta relation amoureuse. Pour cela, je vais te proposer 3 pistes pour sublimer ton couple et ta sexualité grâce à tes sens.

L’art et les sens pour apporter du fun dans sa relation amoureuse

La première idée que j’ai envie de te suggérer pour prendre soin de ton couple grâce à l’art, c’est la possibilité d’utiliser les sens pour le fun. Cela revient tellement, tellement souvent dans les échanges que j’ai en tant que thérapeute de couple : « On veut du fun dans notre couple ! » Tu veux du léger, tu veux que ça pétille, tu veux des paillettes, tu veux être complice avec ton partenaire… Tout ça, c’est le même registre d’envies et je le retrouve extrêmement souvent dans mes accompagnements. C’est vraiment très courant comme envie, surtout, il faut se le dire, chez les filles. Si tu es dans une phase de célibat, ou dans une phase de ta relation où tu ressens ton couple comme gris, mou, où tu as la sensation que ça ne s’envole pas, qu’il n’y pas de peps, etc… Ça vient d’où ? Ça vient d’une baisse, d’un manque de stimulations de tes sens. 

Tu es un être humain avec des sens, qui ont besoin d’être stimulés. Pour rappel, dans le doute, les 5 sens comprennent : l’ouïe, l’odorat, le toucher, le goût et la vue. Ces 5 sens font partie de ton expérience de vie humaine, ainsi, s’ils manquent de stimulation, tu as l’impression que quelque chose cloche, que quelque chose ne va pas. Ça fait partie de ta vie, donc c’est normal d’avoir envie de mettre cela dans ta relation de couple. C’est en général très présent au début de l’histoire d’amour : regarder l’autre, le dévorer des yeux, admirer le corps nu de l’autre, etc. : tout ça sublime le regard. Il en va de même avec les autres sens : certains couplent, dans les débuts, échangent au téléphone pendant des heures et des heures, s’envoient des liens de vidéos ou de musiques qu’ils aiment, etc. Tout cela stimule et fait du bien. 

Si tu es dans une phase de ton couple un peu mollassonne, je te suggère de te demander : « Quel est notre à sens à nous deux, pour le fun ? » Est-ce que ça passe par la danse, par la musique ? Est-ce que ça passe par quelque chose de beau à voir, comme une exposition ou un paysage ? Est-ce que ça passe par du toucher, de la caresse, des câlins ? Est-ce que ça passe par le goût, par la bouche, avec le plaisir gustatif d’un bon repas ? Comment ça fonctionne chez vous, le fun et la spontanéité ? Si je te parle de légèreté, de plaisir, de rigolade, de complicité, quelles images te viennent à l’esprit ? Pars de ça, car les premières images qui traversent ton esprit reflètent les sens qui fonctionnent dans ton couple. 

Je mets toutefois un bémol, car je les vois venir, les pessimistes : « Mais Lucie, c’est le covid, tout est fermé… » Oui, je sais, moi aussi je vis dans cette situation pesante. Mais tu peux aller au-delà de ça. Si la complicité de ton couple est transportée par un moment gustatif, ne me réponds pas que « les restaurants sont fermés ». Je le sais ! Beaucoup de couples que je reçois ces derniers temps s’arrêtent à ce premier obstacle. « Nous, on aime bien aller au restaurant, mais ils sont fermés. Nous, on aime bien aller au cinéma, mais ils sont fermés. » Du coup : il n’y a plus rien, fermez la porte il n’y a rien à voir, « on peut pas ». Je t’invite à aller plus loin : ce ne sont pas les restos qui vous plaisent, c’est le fait de partager quelque chose de gustatif ensemble. Ce ne sont pas les cinémas qui vous plaisent, c’est le fait d’en prendre pleins les yeux ensemble. La question à te poser, c’est : comment pouvez-vous aller au-delà de ça ? Demande-toi comment stimuler le goût sans les restaurants. Je t’assure qu’il y a 1001 façons de procéder !

L’art et les sens pour prendre soin de son couple en se connectant avec l’autre

La deuxième idée que j’ai envie de partager avec toi pour prendre soin de ton couple grâce à l’art et aux sens, c’est la possibilité de les utiliser comme moyen de connexion à l’autre. Bien souvent, dans une relation amoureuse, la connexion à l’autre passe par la sexualité. Ce n’est pas forcément la sexualité, mais cette connexion passe souvent, entre autres, par ça. Là encore, beaucoup de couples me consultent en m’expliquant : « Nous, ça va bien, mais pour notre sexualité… on a connu mieux ». De la même manière que pour mon premier point : en général, dans les débuts du couple, la sexualité est très orientée vers les sens. On est dans l’hypersensibilité, et ça se perd avec le temps. Au fil des ans, on bascule sur une sexualité « efficace », voire même « alimentaire », à l’instar d’un job alimentaire. Certains couples se retrouvent à avoir une sexualité parce qu’il faut avoir une sexualité, de la même façon que certains ont un boulot parce qu’il faut payer son loyer. Or la sexualité alimentaire, la sexualité efficace n’explore pas les sens. Elle va à l’essentiel et cela peut créer un ressenti tristouille. Dans ce cas, c’est intéressant de remettre les sens au cœur. Ça pourra redynamiser ton couple, ta libido, ta sexualité. Prends quelques minutes pour penser à ta sexualité et dis-moi quel sens cela t’évoque. Ne pars pas du principe que le toucher est forcément le premier sens, car cela dépend des personnes, cela dépend des couples. Laisse-toi aller à l’exploration. D’autres sens existent, projette-toi : qu’est-ce qui te donne du plaisir, qu’est-ce qui attise ton désir de l’autre ? Est-ce le toucher, la vue, le goût ? Ou bien est-ce l’odorat, car les odeurs et les parfums peuvent être très stimulants ? Si tout ça t’intéresse, je te conseille de te pencher sur mes programmes d’accompagnement

En résumé, l’idée c’est de remettre les sens au cœur de ta sexualité. Tu verras que ça va dynamiser tes ressentis et les rendre moins tristouilles, moins mollassons. 

L’art et les sens pour le lien avec son propre corps

Enfin, au-delà des liens entre les arts et le couple, j’avais envie de parler la pertinence des sens dans son rapport à soi. Parfois, quand quelque chose est compliqué dans le couple, c’est parce que quelque chose est compliqué avec soi-même. Il y a une espèce de logique mathématique : si tu ne vas très bien, c’est plus compliqué de prendre soin de ton couple, de l’entretenir et de faire en sorte que ça se passe bien dans ta relation amoureuse. En tant que thérapeute de couple, je reçois souvent des couples qui ne vont pas bien… dans lesquels soit l’un des deux, soit les deux partenaires ne vont pas très bien, sont en train de traverser une épreuve personnelle. Forcément, cela a un impact sur leur relation. Quand on est soi-même dans un bilan personnel, où on fait le point sur ses besoins : « qu’est-ce que je veux, moi ? Où est-ce que je me situe, moi ? Et moi là-dedans ? » Il y a des phases, des moments de la vie, pendant lesquels on se recentre sur soi. Là encore, ça peut être très puissant de passer par les sens.

Souvent, dans ces phases-là, quand ça ne va pas très bien, on est à fond dans le mental. On résonne, on réfléchit, on analyse, on tire des conclusions, on cherche à comprendre. La tête, la tête, la tête, le mental, le mental, le mental… Sauf que, parfois, on finit par être bloqué, à n’utiliser que son mental. Quand tu passes des jours, des semaines, des mois à te répéter, encore et encore, les mêmes pensées mais que ça ne fonctionne pas au niveau du mental : ça peut vouloir dire qu’il faut descendre d’un étage. C’est un peu comme s’il y avait un bouchon : il y a un bouchon là, ça ne passe plus, donc ça ne sert à rien que tu t’acharnes. Essaie de descendre d’un étage : si ça bloque au niveau du mental, essaie d’écouter ce que dit ton cœur, essaie de prêter attention à ce que dit ton corps. « Quand je pense à ça, que se passe-t-il en termes de sensations physiques ? Que me dit mon cœur, que me dit mon corps ? » 

J’ai envie de faire un focus sur ces moments où tu traverses quelque chose de douloureux dans ton couple et que tu essaies de tourner la page. J’ai déjà évoqué cela lorsque j’ai traité le thème de l’infidélité. Peut-être as-tu déjà rencontré ce moment dans ta vie : il y a eu une infidélité, tu as décidé de pardonner, mais tu continues malgré tout à te prendre la tête, tu continues à avoir des doutes, etc. Tu ne comprends pas pourquoi cela continue à tourner en boucle dans tes pensées alors que tu as sincèrement décidé de pardonner. Mon avis, c’est que tu as décidé de pardonner avec ta tête, mais qu’au niveau de ton cœur, on n’y est pas encore. Alors, ça peut être intéressant de redescendre au niveau de tes sens et de ton corps, pour terminer ce chemin. 

Malheureusement, cette reconnexion avec son propre corps, ce n’est pas toujours simple à établir, ou à rétablir. On me dit souvent que « moi j’aimerais bien Lucie, mais c’est un peu confus ». Et je comprends ! Quand on n’a jamais vécu avec cette mécanique, cela demande un réel travail, et du temps. Nous sommes nombreux dans ce cas, car notre société ne se comporte pas ainsi. Moi-même, pendant très longtemps, j’ai fonctionné comme ça. Je ne vivais qu’avec ma tête.  Je me souviens que, lorsque des gens qui me disaient : « Quand je suis triste, ça me sert le cœur », moi je pensais : « Ba non… moi quand je suis triste, je suis triste… Mais je ne ressens rien dans mon corps, quand je suis triste ». Pendant très longtemps, j’ai fonctionné dans cette dissociation corps-tête. Si toi aussi tu es dans ce cas-là : rassure-toi, ce n’est pas une fatalité 😉

Pour te reconnecter avec ton corps, il faut consciemment accorder aux sens leur juste place. Il faut partir à leur exploration, à chaque occasion qui se présente. Petit à petit, tu redescendras dans ton corps et reconstruiras le lien avec toi-même, dans la compréhension de tes besoins. « Je suis en train de penser quelque chose, de penser quelque chose, mais je sens que mon cœur, que mon corps, m’envoient un autre message. » Il s’agit, si je puis dire, de prendre une photo plus large de toi-même et de réaliser qu’il n’y a pas que ta tête qui te compose. Il y a, aussi, d’autres aspects de toi qui fonctionnent, qui parlent et qui ont des choses à te dire. In fine, en étant plus en lien avec toi-même, tu découvriras d’autres outils pour enrichir ta relation amoureuse.

On arrive à la fin de cet article sur les arts et le couple ! C’était un sujet un peu particulier, mais j’ai trouvé cela intéressant, comme point de vue, et je suis contente de l’avoir partagé avec toi. J’espère que ça t’aura apporté quelque chose dans ta manière de prendre soin de toi et de prendre soin de ton couple. Si tu as envie d’échanger plus en détails sur ce sujet, je t’invite à consulter mes accompagnements ou à échanger avec moi-même via mon site internet ou mon compte Instagram

Mettre de la magie dans son couple

Dans cet article, j’ai envie de te parler d’un sujet qui résonne beaucoup en moi : la magie dans le couple – et dans la vie en général. Ne pars pas en courant, rassure-toi : il ne sera pas question de grimoire de sorcière ni de potion magique 😉 Ce n’est pas l’ambiance de la maison ! J’ai envie de te faire réfléchir sur une autre forme de magie dans les relations, qui pourra t’aider à prendre soin de ton couple. Alors que ça se passe bien avec ton partenaire amoureux, tu as pourtant la sensation que votre couple est terne, plat, comme « gris » ? Tu ressens l’envie d’éprouver des sensations plus fortes, des émotions plus intenses ? En tant que thérapeute de couple, je te donne ici quelques pistes pour pimenter ta relation amoureuse en invitant la magie dans ton couple et dans ta vie.

1. La magie n’est pas réservée aux enfants et aux gens bizarres

La première piste sur laquelle j’ai envie de t’emmener pour retrouver de la magie dans ton couple, c’est de la remettre à sa juste place dans ta vie. Dans nos sociétés, dans la manière dont nous fonctionnons aujourd’hui, tout ce qui est de l’ordre de la magie est réservé aux enfants. J’évoque là l’émerveillement, l’éblouissement, ce que j’appelle, moi, les vibrations émotionnelles fortes. Il s’agit de ces moments où nous sommes très heureux ou très tristes. Le fait de vivre intensément nos émotions est assimilé à l’univers des enfants. Aujourd’hui, dans l’éducation positive, on appelle cela des « tempêtes émotionnelles », autrefois, on appelait cela plutôt des « caprices ». Cela correspond, par exemple, à cet enfant très en colère qui va se rouler par terre et hurler. Il réagit ainsi parce que sa tristesse passe par son corps. Tout comme un enfant heureux sera très joyeux et l’exprimera avec son corps, en sautant sur place ou en trépignant. 

Ça me rappelle un spécialiste, que j’avais vu à la télé, qui parlait d’hypersensibilité. Il expliquait qu’il reçoit beaucoup de parents qui pensent que leur enfant est hypersensible, alors que dans la majorité des cas : c’est juste un enfant. Bien sûr, il existe effectivement des enfants hypersensibles, ainsi que des adultes hypersensibles. Mais ça ne représente pas la majorité des gens. Cependant, dans notre société nous ne sommes tellement pas habitués aux émotions intenses qu’en tant qu’adultes, nous les trouvons disproportionnées. Les joies spontanées et plaisirs intenses du quotidien que vivent les enfants nous paraissent excessifs. Hurler de joie, avoir un fou rire, sauter sur place d’excitation, etc. : cela nous semble être des réactions d’enfants, parce que cela tient d’un émotionnel vibrant, intense, puissant, fort. 

Notre société attribue ces vibrations émotionnelles fortes, où le cœur palpite, soit aux enfants, soit aux adultes un peu… bizarres, ceux dont on se dit : « Mais qu’est-ce qu’il lui arrive à lui ? Pourquoi il s’excite comme ça ? C’est quoi son problème ? » Dans la grande masse, les adultes expriment leurs émotions plutôt à petite dose, de façon contrôlée : « Hé, détends-toi, ne t’emballe pas. » Notre société nous apprend que, lorsque nous devenons adultes, nous n’avons plus besoin, de ces émotions. À 18 ans, et même avant, ça y est, tu n’as plus besoin de magie.

Grâce à mon expérience personnelle et à ma pratique de thérapeute de couple, plus le temps passe et plus je me rends compte que non, ce n’est pas vrai. La magie, l’incroyable, l’extraordinaire, ça concerne aussi les adultes. Ce n’est pas un « truc d’enfants », qui s’arrête quand on grandit. L’émerveillement, le fait de vibrer, la capacité à apporter de l’incroyable dans son quotidien, c’est humain, ce n’est pas réservé aux adultes, ni aux enfants. D’ailleurs, on entend souvent des discours tels que « réveille l’enfant qui est toi ». Cela montre bien, d’une part, que nous estimons, en tant qu’adultes, que nous n’en avons plus besoin et que cela ne nous concerne plus, voire n’existe plus en l’adulte que nous sommes. D’autre part, cela montre que nous assimilons ça à des histoires d’enfants. « C’est le petit-enfant qui est en toi et qui a besoin de s’exprimer… » Non ! Non, le fait de vouloir ressentir, vivre et expérimentez de l’incroyable, de la magie, de l’extraordinaire : c’est aussi pour les adultes. C’est commun à tous les êtres humains, au sens large, enfants et adultes. Mais les adultes ont progressivement été coupés de ces sensations-là. 

Outre les enfants et les gens « bizarres », il y a une troisième catégorie de personnes qui vivent dans la magie, moins évidente à déceler. Grâce à mon cheminement personnel et aux accompagnements que je réalise, j’ai croisé beaucoup de femmes qui associent cette magie, ce « waouh », cette façon passionnelle de vivre à du dangereux. Notamment, en matière de couple, à des hommes « dangereux », pas très fréquentables, qui souvent, sont des hommes qui s’affranchissent du cadre de la société. Ils sont perçus comme dangereux parce qu’ils sortent de ce cadre qui demandent que les adultes soient sérieux, fassent preuve de rigueur, etc. Parfois, ces hommes qui s’affranchissent du sérieux que la société nous demande en tant qu’adultes, s’affranchissent également de tous les autres cadres, si bien que ça peut donner des hommes peu respectueux, un peu « bad-boys », un peu « délinquants ». L’homme et la femme plus « classiques » sont, eux, dans le sérieux, dans le carré, dans le cadré. 

Le premier pas vers plus de vibrations émotionnelles fortes dans ta vie, selon moi, c’est de prendre conscience de cela. 

2. La magie dans le couple, c’est colorer une relation grise 

Recentrons-nous maintenant sur la place de cette magie dans le couple ! Dans ma pratique de thérapeute, j’ai souvent observé des conjoints qui s’éloignent avec le temps, parce que leur relation est composée de routines et de contraintes, parce qu’ils vivent de façon pratique, efficace… Cette façon de vivre, c’est « gris », tu vois ce que je veux dire ? C’est plat, terne. Ce n’est pas palpitant. À mon sens, les êtres humains au sens large, y compris les couples, ne se sentent pas complètement eux-mêmes dans ce gris. Ils leur manquent quelque chose, parce qu’ils ont envie de paillettes, de couleurs. Ils ont envie que ça vibre ! Ce gris, dans lequel ils vivent, entraîne un mal-être sur lequel ils n’arrivent pas à mettre de mots. Ils me disent « Oui on est amoureux, oui ça va bien entre nous… », et je suis sûre que c’est le cas ! Mais je sens ce plat, ce gris, cette absence de vibration… Je ne me sens pas transportée par leur histoire. Alors, de façon classique, on va dire que « ça manque de passion ». Mais ce n’est pas juste une histoire de passion, c’est que ça manque de magie, de wouah, d’incroyable. Les gens ne veulent pas vivre du gris, ils veulent vivre de l’extraordinaire. Or, souvent, nous sommes déconnectés de soi et nous ne nous autorisons pas à ressentir cette magie, parce que c’est relégué aux enfants et aux gens « bizarres ». 

Peut-être qu’il n’y a pas (assez) de paillettes, de couleurs, de vibrations dans ta vie, parce que tu es partiellement déconnectée de toi-même. Tu ne t’autorises pas à le vivre, et encore moins à reconnaître que c’est ce que tu recherches. Et… tu ne sais plus comment faire. Les adultes de notre société ne savent plus comment créer cette magie dont ils ressentent le besoin. Les personnes que j’accompagne me le disent souvent, qu’en effet c’est gris… mais qu’elles ne savent pas comment faire autrement. « Comment tu veux que je fasse Lucie ? Je ne suis plus une gamine ! »

Peut-être que, comme d’autres personnes que j’ai accompagnées, tu as cherché des idées, des pistes sur Pinterest, sur Instagram, sur Internet, auprès d’autres personnes qui t’inspiraient. Il y a en a, des gens comme ça ! Regarde autour de toi, regarde sur Instagram, tu en verras des gens qui t’expliquent qu’ils ont de la magie au quotidien, qu’ils ont des paillettes dans les yeux, qu’ils ont une vie incroyable, etc. Si tu as croisé quelqu’un qui vit ainsi, tu as peut-être essayé de t’en inspirer. Tu t’es dit « wouah ! » et tu as essayé de faire un peu les mêmes choses qu’eux, pour ressentir ce qu’ils ressentent. Sauf que… ce qu’ils font, eux, c’est ce qui leur convient, à eux. Si bien que souvent, tu as testé des astuces, piquées à droite et à gauche, mais les effets furent éphémères, parce que ce que tu as mis en place n’était pas enraciné en toi. Ce n’était pas enraciné en toi, parce que ça ne partait pas de toi. 

Je vois souvent cela, avec ces couples qui viennent me voir en me disant : « Nous sommes à bout Lucie, nous avons essayé plein de trucs ! Nous avons lu des bouquins, nous avons testé plein d’astuces, mais ça ne fonctionne pas… Ou alors ça tient 3 semaines. Pour nous, ça ne marche pas. » Ces couples sont en proie à un sentiment d’échec. Ces personnes, peut-être comme toi, se retrouvent à penser que, en somme, « la magie, ce n’est pas pour nous, ce n’est pas pour moi », que le couple extraordinaire, plein de paillettes, ce n’est pas pour eux. Alors que, ce n’est pas que ton couple n’est pas fait pour la magie, mais que tu ne cherches pas à la faire partir de toi. Tu essaies de trouver à l’extérieur des choses qui te feront vibrer, alors que pour que ça te fasse vibrer toi, il faut que ça parte de toi. Ton problème, comme beaucoup de gens, est peut-être que tu ne te reconnais pas cette capacité. À mon sens, si tu souhaites mettre de la magie dans ton couple, une des premières choses à faire, c’est de t’autoriser à reconnaître que c’est ça que tu veux. Autorise-toi à dire que tu veux un couple avec de l’intensité, avec des fous rires, avec des vibrations émotionnelles fortes. Tu veux de la magie, tu veux de l’émerveillement ? N’ai pas peur de le dire !   

3. L’attente du prince charmant engendre une dépendance à l’autre

Le troisième point qui peut t’empêcher de mettre de la magie dans ton couple, c’est l’attente du prince charmant. Aujourd’hui, on ne parle plus vraiment de « prince charmant », non non. Mais quand même, beaucoup de personnes attendent que l’extérieur leur apporte de la magie. Nous sommes tellement déconnectés de nous-mêmes que nous n’imaginons même pas qu’elle puisse venir de l’intérieur. À mon sens, comme je l’ai dit, cela vient en grande partie de la société. C’est acquis, par la société, que le bonheur et la magie viennent des autres. Elle est très répandue, cette croyance populaire qui veut que ce sont les autres qui vont te permettre de te sentir bien ou pas bien. Ça marche pour toutes les émotions : que ce soit la tristesse ou la joie, tu as peut-être, toi aussi, cette idée qu’il n’y a que les actions des autres qui peuvent venir générer des sentiments chez toi. Tu penses que tu ne ressens de la tristesse ou de la joie que par répercussions des actions et réactions des autres. Je le vois très bien avec les couples et les femmes que j’accompagne, lorsqu’on me confie des phrases qui signifient : 

  • « Je suis joyeuse parce qu’il pense à moi. » 
  • « Je suis joyeuse parce qu’il m’a dit qu’il m’aime. »
  • « Il m’a envoyé un message, alors je me sens aimée. »

Là, les actions de l’autre viennent imprégner ce que tu vis. À l’inverse, j’entends aussi parfois : « Il n’a pas fait ce que je veux, il ne correspond pas à mes attentes, donc je ne me sens pas bien. » Ce sont donc les autres qui sont complètement à l’origine de tes ressentis, parce que tu es déconnectée de toi-même. 

Beaucoup de couples que j’accompagne sont dans de ce type de relations de dépendance. Ils sont en réactions à l’autre : « il n’est pas comme ci, il n’est pas comme ça ». Les actions de l’autre impactent comment tu te sens. Au lieu de chercher comment toi tu te sens heureuse, tu n’es que réactions par rapport à ce conjoint qui ne correspond pas à ce que tu veux.  Cela crée une relation de dépendance à l’autre, puisqu’alors tu es dépendante de l’autre pour te sentir bien. Je retrouve beaucoup ce fonctionnement dans les couples qui viennent jusqu’à moi pour des problèmes de communication, qui peuvent être dans les deux sens : 

  • « Je n’arrive pas à exprimer ce que je suis à l’intérieur. »
  • « Je n’arrive pas à entendre l’autre. » 

Le deuxième conseil que je te donne, c’est donc de rechercher le bonheur en partant de toi, et non en partant des autres ! Voyons cela plus en détails. 

4. Le meilleur moyen de trouver le bonheur est de le chercher en toi

Tu as donc compris que si tu as la sensation que ta vie est grise et que tu ressens le besoin d’y distiller de la magie, c’est que tu as perdu ton lien avec toi-même, et ça, ça me parle, parce que c’est précisément l’objet de mon travail. Les personnes qui ont des problèmes de couple, ce ne sont pas personnes qui ont des problèmes de couple : ce sont des personnes qui cherchent à être heureuse, ce sont des personnes qui veulent aller mieux. Les métiers d’accompagnement sont des portes d’entrée vers ce chemin du bonheur. Le couple, c’est une autre porte d’entrée. Je caricature un peu, ça fait un peu cucu-mignon comme discours, mais c’est ça la vérité. Pour ces personnes qui cherchent le bonheur, le couple peut être une porte d’entrée vers le travail qui les y mènera. Si tu cherches à prendre soin de ton couple, par exemple en « ravivant la flamme » parce que tu sens ta relation amoureuse comme un peu grise, tu rechercheras à te faire accompagner pour te sentir plus heureuse, en couple, mais aussi de manière générale. 

Une autre porte d’entrée peut être la relation avec les enfants. Il y a des familles qui explosent à cause des relations parents-enfants. Ces parents désemparés ressentent alors le besoin d’un accompagnement pour travailler leur relation avec leurs enfants. D’autres vont se faire accompagner dans leur sphère professionnelle, parce que rien ne va plus au boulot. À travers ces accompagnements, ces personnes travaillent sur elles-mêmes, sur leurs besoins, et, in fine, elles cherchent à apprendre comment se rendre heureuse.  

En tant que thérapeute de couple, je fais le même travail avec les personnes que j’accompagne. Bien sûr, si tu me contactes, nous allons parler de couple. Mais nous parlerons aussi de toi, parce que, selon moi, ta demande est une manifestation comme une autre de ta recherche du bonheur. Ce bonheur, je l’englobe aussi dans la magie, parce que pour être heureuse, tu as besoin de sortir du gris et de trouver ces sensations et ses couleurs qui te manquent. 

Bien entendu, le travail à effectuer n’est pas le même pour tous. Certains couples, certaines personnes sont dans le gris foncé. Pour elles, ce n’est pas seulement que c’est plat, c’est que c’est vraiment compliqué. D’autres ne sont pas dans un gris foncé-noir, mais plutôt dans un état d’esprit « pas terrible, un peu mou du genoux ». Elles ont juste envie d’expériences plus hautes, de mettre plus de couleurs dans leur couple. À titre personnel, je trouve ça très beau, de choisir ainsi de prendre soin du lien à l’autre. C’est cela un couple, c’est la connexion avec l’autre, c’est ce que deux personnes créent ensemble. J’aime bien cette phrase, que l’on entend parfois, qui dit que : « Un couple, ce n’est pas 1 + 1 = 2, mais 1 + 1 = 3 ». Car, certes, dans un couple il y a les deux partenaires qui le composent, mais il y a aussi ce qu’elles créent ensemble. Je trouve ça beau, de dire : « Ma recherche du bonheur, j’ai envie de la faire avec toi et de la faire à travers ce qu’on a créé. » 

Une grande partie de mon travail, c’est cela : permettent aux couples ou aux femmes seules, de venir puiser à l’intérieur d’eux-mêmes pour comprendre où ils en sont par rapport à leur lien avec eux-mêmes et de leur recherche de leur propre bonheur. 

Si tu viens vers moi pour ton couple, ou vers les métiers d’accompagnement en général, c’est que tu as envie de te libérer de ce qui entrave ton accès à ce bonheur que tu as envie de vivre. Tu as envie de plus que ce que tu vis en ce moment. Ce plus, c’est ce que j’appelle « la magie ». Il faut s’autoriser à le dire : tu veux mettre de la magie dans ton couple, tu veux mettre de la magie dans ta vie ! Tu en as bien le droit, parce que tu es un être humain. Comme les enfants, tu as le droit du même niveau de vibrations émotionnelles dans ta vie. Tu as envie que ton cœur palpite, tu as envie de te laisser transporter, tu as envie de te dire « waouh » au quotidien. Ta vie n’est pas que contraintes et routines et c’est normal. Voilà mon message du jour ! J’avais envie de libérer cette envie de magie dans le couple. Si tu te sens un peu perdue et que tu ne sais pas comment faire, parce que c’est compliqué, tu peux me contacter sur mon site ou sur Instagram. Si cet article te parle, si ça résonne chez toi, cette idée de magie, de mettre plus de couleurs dans ta relation de couple : je serais très curieuse d’avoir ton retour ! 

Surmonter une rupture amoureuse | 3 phases indispensables

Dans cet article, j’ai envie de revenir, encore une fois, sur le sujet de la séparation. En tant que thérapeute de couple, je peux être là pour t’aider à prendre soin de ton couple… mais aussi pour t’aider à surmonter une rupture amoureuse. Aujourd’hui, j’ai spécifiquement envie de te parler du « juste après » la séparation. Tu viens juste de te faire quitter, ou tu viens juste de quitter quelqu’un et c’est encore tout frais ? Je te dédie cet article ! J’ai envie de t’apporter du soutien, en t’expliquant les 3 phases indispensables à traverser si tu te demandes comment se remettre d’une rupture amoureuse.

Le choc, première phase du deuil

En préambule, j’ai envie de rappeler que la séparation est un événement vécu comme un tsunami par beaucoup de personnes. Je ne mets pas de « hiérarchie » dans la difficulté que peut représenter le fait de surmonter une rupture amoureuse. Que tu aies quitté quelqu’un, ou que tu te sois fait quitter par quelqu’un : c’est dur dans les deux cas. Je n’approuve pas les affirmations du type « c’est pire quand ceci ». Je pense que ça dépend vraiment de chacun, que ça dépend vraiment des situations. Je ne crois pas que ce soit « pire » dans un sens ou dans l’autre. Ça peut être une terrible souffrance dans les deux situations, je m’adresse donc à tous les cas de figure possible. 

Pour commencer, j’ai envie d’explorer avec toi les phases du deuil. Évidemment, tout n’est pas applicable tel quel à la thématique de la séparation amoureuse, mais je trouve qu’il y a beaucoup de ressemblances. Cette analogie avec le deuil me semble donc intéressante ! La première étape après l’événement, c’est le choc. Ce que je constate clairement au travers des messages que vous pouvez m’envoyer, parfois quelques heures ou quelques jours après la séparation, c’est qu’il s’agit bien d’un choc. En tant que thérapeute de couple, je constate très souvent cet état hébété, illustré de « J’ai pas compris… » et autres « C’est du rêve ou de la réalité ? ». Je vois beaucoup d’incompréhension dans ce que vous me confiez, allant parfois jusqu’à : 

  • « Mais il y a deux jours, il me disait qu’il m’aimait. »
  • « Mais on avait prévu de faire un enfant. »
  • « Mais on vient d’acheter une maison. » 

Cette incompréhension est pleine de questionnements agressifs : « D’où ça vient ? Comment ai-je pu ne rien voir venir ? » Puis, une fois ce choc passé, vient le terrassement : tu n’as rien vu venir et d’un coup, ça te met à terre. Du jour au lendemain, en quelques heures, en quelques secondes, tu te retrouves à terre, sans pouvoir ni savoir comment faire pour te relever. Si tu te reconnais dans ces lignes, j’ai envie de te dire que c’est OK, c’est normal. J’en profite pour rappeler que la durée de la relation n’a rien à voir là-dedans. Que ça fasse 2 mois ou 20 ans, tu peux ressentir énormément de souffrance, ou très peu, ou juste un peu, et c’est normal. 

Cette étape-là est complètement normale. Je dirais même que, dans la mesure du possible, il faut ne pas la réfréner. Souvent, on essaie de tasser, de se retenir, par peur de trop souffrir, mais aussi pour éviter les jugements. Je pense que cette réaction de souffrance est beaucoup plus fréquente qu’on ne le pense, mais que pas assez de gens se laissent le droit de la vivre. Comme j’en vois, des personnes qui viennent de « se faire larguer » dans la journée et qui me demandent tout de suite « C’est quoi la prochaine étape ? Comment je me sors de ça ? Comment on fait pour surmonter une rupture amoureuse ? Allez je me remets en selle, c’est quoi le next step ? »… Hé, hé, attends. Prends le temps de te demander si tu n’es pas en train de relever un peu trop vite. Tu viens de tomber, alors prend le temps dont tu as besoin. Essayer de te relever et de te relancer quelque part alors que tu es encore sonnée et que tu ne sais pas très bien vers quoi tu te diriges, c’est prendre le risque de retomber de plus belle. 

Ensuite, une fois cette période de choc et de terrassement passée, tout un flot émotionnel peut se déverser : déni, tristesse, colère, etc. Je rajoute également la peur. Tu peux être un peu dépressive, traverser de grandes phases de tristesse, des périodes où, vraiment, tout devient noir et compliqué, où tu te sens perdue. Je le constate souvent au travers de vos témoignages et c’est souvent la réaction à laquelle on s’attend. Mais je vois aussi beaucoup de peur. Dans mes accompagnements et mes échanges sur Instagram, j’entends beaucoup, beaucoup de peur : 

  • « Qu’est-ce que je vais faire ? »
  • « Est-ce que je vais être capable de… ? »

Vous me confiez beaucoup de remises en question sur le passé. La suite est effrayante, parce qu’elle vous est inconnue. Parfois, aussi, la suite est effrayante parce qu’elle semble insurmontable. Certaines relations sont destructrices. Elles abîment l’amour que vous avez pour vous, elles abîment votre estime de vous-même et votre confiance en vous. Combien vois-je de femmes qui se sentent incapables de quoi que ce soit, qui ont vraiment l’impression que l’autre gérait tout ? Elles se sentent incapables, elles éprouvent tellement de peines, de douleurs et de souffrances… Ça prend tellement de place dans leur esprit que plus rien n’est possible. Si tel est ton cas : laisse-toi vivre cela. Laisse-toi vivre ça, car c’est tout à fait normal. Ne brûle pas les étapes, sinon elles te reviendront, tel un boomerang. À vouloir avancer trop vite, à vouloir mettre en place trop de choses trop vite, tu risques de t’écrouler de nouveau. Combien de femmes ai-je vu avancer, avancer, avancer… jusqu’à, à un moment, lâcher, décrocher brutalement ? Elles réalisent alors qu’elles ne se sont pas laissé le temps de vivre leur détresse, leur souffrance, leur peur. 

La résignation après une séparation

Ensuite, dans un deuil comme pour surmonter une rupture amoureuse, il y a deux étapes-clé sur lesquelles j’ai envie d’insister : la résignation pour commencer, puis l’acceptation. La différence est subtile mais importance : se résigner, ce n’est pas accepter. La résignation, c’est lorsque tu te soumets : « Je ne suis pas d’accord, moi je pense que c’est la plus belle des conneries, moi je pense que c’est injuste, je ne suis pas d’accord avec ce qui m’arrive, mais c’est ainsi et je me résigne. » C’est une posture de soumission, pendant laquelle on se sent victime de ce qui arrive. Ça, c’est la résignation et c’est une phase qui apporte beaucoup de souffrances. Quand on sort de la résignation, on passe dans l’acceptation. On quitte alors la soumission. On dépasse les « j’espère que ça va changer, je le subis mais normalement ça ne devrait pas être ainsi ». On laisse de côté également les attentes telles que : « j’ai espoir qu’il change d’avis, j’ai l’espoir qu’il revienne, j’ai l’espoir de le reconquérir », etc. 

Pendant la résignation, certaines femmes continuent d’y croire. Elles sont persuadées que « ce serait tellement mieux si on revenait, l’un et l’autre, ensemble » et peuvent se dire, par exemple : « J’accepte ce qui est, j’accepte d’attendre qu’il réfléchisse. J’accepte, parce qu’il en a besoin. Je travaille sur moi, pour pouvoir changer et mieux lui correspondre. » Ça, c’est de la résignation. Ça apporte beaucoup de souffrances et beaucoup d’espoirs déçus. Ça apporte aussi beaucoup de pression sur soi-même… et sur l’autre. Cette posture d’attente, ce « Je t’attends », c’est aussi une pression sur l’autre. Cette volonté de se contorsionner dans tous les sens pour, enfin, réussir à lui correspondre et le faire revenir, c’est beaucoup de pression sur toi-même et sur l’autre. 

L’acceptation pour surmonter une rupture amoureuse

Quand on passe dans l’acceptation, on accepte les choses telles qu’elles sont. Quand tu es dans l’acceptation, tu n’es plus dans une recherche de changement. Tu n’es plus non plus dans l’attente qu’il revienne dans ta vie. Tu passes à autre chose, tu acceptes la séparation et tu te concentres sur toi et sur ce que tu as à vivre d’autre. Tu peux alors dire que tu as réussi à surmonter ta rupture amoureuse. Peut-être qu’un jour il reviendra dans ta vie, mais tu ne l’attends plus. Ce n’est plus du tout la même étape que la résignation. Lorsque tu es dans cette étape-là, alors tu peux sereinement accueillir une nouvelle relation dans ta vie, alors tu peux sereinement prendre soin de toi et passer à autre chose.

Bonus : le cœur aussi a ses phases…

Vous présenter ces différentes étapes du deuil me semblait vraiment important, car de nombreuses personnes les traversent plus ou moins consciemment quand elles viennent juste de se séparer. Mais il y a encore quelque chose que je souhaite partager avec toi. J’ai envie de faire un aparté sur ce moment où tu te dis : « J’ai l’impression que c’est OK, je me sens dans l’acceptation, mais je souffre encore. J’ai l’impression que ça y est, je n’attends plus rien de lui, j’aimerais pouvoir passer à autre chose. J’aimerais pouvoir me libérer complètement. Non, je n’attends plus rien, et pourtant j’ai encore mal, je souffre encore ». Là encore, je te rassure : c’est normal, c’est OK de vivre cela. Quelles que soient les étapes que tu as franchies, bien souvent tu l’as fait avec ton mental, avec ta tête. C’est avec ta tête que tu es passée à autre chose. Ton cœur suit, mais il suit peut-être un peu plus lentement. Peut-être que ta tête est OK, que ton mental est prêt, mais que ton cœur souffre encore et c’est tout à fait normal ! Laisse-toi le temps, ne te focalise pas là-dessus. Laisse-toi traverser par cela. Le fait de penser à l’autre, le fait qu’il te manque, le fait que tu aies encore du désir, que sexuellement tu sois encore attirée par l’autre, que tu sois encore traversée par des doutes, par des « et si… », etc. : c’est OK. Il en est de même pour tous ces moments-clés, ces moments « anniversaire » auxquels tu penses : 

  • « On est en juillet, nous aurions dû partir en vacances » ; 
  • « C’est la rentrée, je me demande comment ça se passe pour lui » ; 
  • « C’est dimanche, donc il est avec sa famille, j’aurais aimé y aller car je sais que ce sont des moments agréables, mais je suis toute seule comme une malheureuse »… 

Tout ça, c’est OK. Les doutes, le fait de penser encore à la relation et à ses bons moments, c’est tout à fait normal. Je t’invite à te laisser traverser par cela. Ne te focalise pas dessus, pour éviter les questions. « Est-ce que ça veut dire que je l’aime encore ? Est-ce que j’ai bien fait mon deuil ? Est-ce que ça veut dire que j’y crois encore ? » Non, arrête de te triturer le cerveau. C’est quelqu’un qui a fait partie de ta vie, c’est quelqu’un à qui tu as donné une partie de ton cœur. Ton cœur est encore un peu là-bas et c’est normal que ça pulse. Si tu te laisses traverser, tu verras, au début ce sera très fort, ce sera très intense, et plus le temps passera, plus ce sera léger. Peut-être que tu n’y crois pas encore, mais à la fin, ces moments où ça va te traverser, ce seront des moments agréables. À la fin, quand tu vas imaginer ce qu’aurait été ta vie avec ton ex, quand tu vas repenser à vos bons moments, quand tu vas, par exemple, tu vas te demander « ah tiens, c’est la rentée, comment ça se passe pour lui ? » : tu le feras le sourire aux lèvres. Si cette personne a compté pour toi, elle sera là toute ta vie, tu ne feras pas de croix dessus. Elle est partie avec une partie de ton cœur et c’est normal. 

Je le répète encore une fois : pour surmonter une rupture amoureuse, laisse-toi traverser par tes émotions ! Tu verras qu’avec le temps, ce sera de plus en plus léger, jusqu’à être agréable. Tel était mon message du jour. Si tu as envie que je continue à parler du sujet de la séparation, ou si au contraire tu as envie que j’aborde d’autres thématiques : je serais ravie que tu me fasses part de tes souhaits, que ce soit sur Instagram ou en commentaire. Quoiqu’il en soit, si tu es en train de traverser une rupture amoureuse ou tout autre épreuve : je t’envoie toutes mes ondes positives. Prends soin de toi !