Nous ne sommes plus que des parents !

Dans cet article, nous allons parler de couple parental et de couple amoureux. C’est un article qui, à mon avis, concernera beaucoup de monde ! La question de l’équilibre entre le couple parental et le couple amoureux, ou couple conjugal, revient extrêmement souvent dans mon travail de thérapeute de couple. Ce sujet concerne, de près ou de loin, tous les partenaires qui ont des enfants, que ce soit de jeunes enfants ou un peu plus âgés. Qu’est-ce qu’un couple parental ? Accorder beaucoup de temps aux enfants est-il forcément néfaste pour la relation amoureuse ? Comment prendre soin de son couple tout en restant un couple parental ? Comment ramener l’équilibre entre les enfants et le couple conjugal ? Je te livre mes réflexions et mes conseils !

Quelles questions se poser sur le couple parental ?

Qu’est-ce qu’un couple parental ?

Qu’appelle-t-on un couple parental ? Les personnes concernées, généralement, le savent bien.  Un couple parental est un couple pour lequel la relation, les connexions, les interactions entre les 2 partenaires ne sont, à 99 %, dédiées qu’aux enfants.  Cette facette familiale de la relation est devenue omniprésente, que ce soit au travers de leur éducation ou de leur lieu de vie (maison, organisation, fonctionnement du quotidien, etc.).

Qu’en est-il réellement de ton couple amoureux ?

Il existe de nombreuses histoires qui n’existent plus qu’ainsi, pour lesquelles le couple conjugal n’existe plus vraiment. Si tu es dans ce cas-là, il est intéressant d’essayer de mettre des mots sur la situation. Ton couple amoureux a-t-il disparu ? La flamme est-elle totalement éteinte, ou bien est-elle encore là mais affaiblie ? Est-ce que vous avez l’impression que votre couple amoureux n’est plus, ou plutôt qu’il est entre parenthèses, pour se réactiver plus tard ? As-tu le sentiment que ton couple amoureux est abîmé ou fragilisé ? C’est important de définir l’état des interactions que tu as avec ton partenaire. Si vous êtes parents, il est normal qu’il y ait des interactions liées aux enfants. À côté de cela, il peut aussi y avoir des connexions qui n’y sont pas liées, qui sont uniquement relatives à “toi et moi”. Celles-ci, comment vont-elles ? Comment ça se passe, entre vous ? Voilà à quoi je t’invite en premier lieu : te demander comment va ton couple amoureux.

D’où vient vraiment ton sentiment que ta relation amoureuse va mal ?

Dans cet article, j’ai envie de mettre les pieds dans le plat. J’entends beaucoup de couples dramatiser, en expliquant que leur couple amoureux va très mal. “Au secours, au secours !” me crient-ils. Mais, quand je viens gratter le sujet, je me rends parfois compte que le problème  c’est plutôt : « Que vont en penser les gens ? », « Que signifie ce que je ressens ? », etc. Il ne s’agit pas toujours d’un réel mal-être dans le couple et j’ai envie de détailler tout ça.

Quand le couple amoureux est un peu éteint, abîmé, entre parenthèses, voire mort, c’est souvent mal perçu et mal vécu. Il existe des clichés et des stéréotypes issus de la société qui veulent que pour être amoureux, nous devons  accorder du temps et de la place pour son couple, même quand on a des enfants. Si tu n’adhères pas à ce cliché des gens qui ont des enfants et qui s’aiment encore d’un amour intense et puissant, alors certains concluront que ça signifie qu’il y a un problème, que la situation n’est pas terrible.

Personnellement, je reçois beaucoup de couples qui me consultent pour ça, parce qu’ils sont inquiets. Alors, je commence par leur demander où se situe vraiment le problème : est-ce ce que vous êtes en train de vivre, ou l’interprétation que vous faites de la situation ? La nuance est capitale ! Plusieurs couples sont venus à moi en me disant “au secours Lucie, nous ne sommes plus qu’un couple parental, notre couple amoureux est mort, ce n’est pas possible, c’est la fin, nous nous disputons tout le temps, nous n’avons plus envie d’aller l’un vers l’autre…”.  Je les ai questionnés sur le couple parental : comment fonctionne-t-il ? “C’est un non-sujet, ça fonctionne bien, nous sommes d’accord par rapport aux enfants, ça roule au quotidien…”. Puis, j’ai poursuivi mon questionnement sur ce dont ils avaient envie. S’ils vivaient dans une société dans laquelle leur situation serait perçue comme normale, comment le vivraient-ils ? Évidemment, je vous raconte cela rapidement, mais cela se déroule sur plusieurs séances. Au final, la conclusion fut de réaliser que, pour le moment, ils n’étaient qu’un couple parental… mais que ça leur convenait. D’un point de vue individuel, l’un et l’autre étaient accaparés par des projets personnels. Leurs enfants leur demandaient beaucoup de temps et d’énergie. Naturellement, ils avaient moins de place dans leur vie pour leur couple amoureux. Ce n’est pas pour autant qu’ils avaient envie d’arrêter leur relation et de séparer. Et d’est OK ! Ce n’est pas un problème ! Il ne s’agit ni de gens malheureux, ni de gens qui vont se séparer.

T’autorises-tu à être heureuse de ce couple parental ?

C’est une réalité pour plein de couples

Certains des couples que j’ai accompagnés sur ce sujet furent si soulagés de réaliser qu’ils ont le droit de vivre ainsi pour le moment ! C’est pour cela que je souhaite t’en parler, parce que c’est une réalité pour énormément de gens. Plein de personnes, avec l’arrivée de leurs enfants, mettent entre parenthèses temporairement leur relation amoureuse au profit de leur vie de famille. Je vais faire de grosses généralités, mais souvent, dans notre société, les enfants arrivent aux alentours de 30 ans. C’est également un âge où il est courant qu’il y ait des évolutions au niveau professionnel. Ainsi, c’est une période où, communément, les enfants et le travail nécessitent beaucoup de temps. Sans compter que la vie sociale occupe, elle aussi, une place importante ! Par conséquent, plein de gens, par la force des choses, mettent entre parenthèses leur couple amoureux pendant quelques mois ou années. Finalement, ça ne pose un problème que si tu interprètes cela comme un problème.

Le couple parental cache des peurs

De plus, je connais mes clients : souvent, ce sujet cache aussi des peurs ! Je te vois arriver, tu vas me répondre : « Attends attends Lucie, si avec mon partenaire nous nous disons « OK on s’éloigne temporairement pour se consacrer aux enfants », est-ce que nous n’allons pas partir pour de bon ? Et puis ça signifie quoi, concrètement ? Si nous ne sommes plus un couple amoureux, aurons-nous encore une sexualité ? Et si l’autre se mettait à aller voir ailleurs ? ». Plein de peurs débarquent et beaucoup de personnes paniquent lorsque le couple parental prend le pas sur le couple conjugal. J’entends qu’il peut y avoir tout un tas d’inquiétudes quant à ce nouveau fonctionnement, mais pour le moment, partons du principe que vivre pendant quelque temps uniquement comme un couple parental est un choix. Alors, comment faire ? Que fait-on, lorsqu’il y a un changement dans sa vie ? La majorité de ce que vous étiez était un couple amoureux, maintenant c’est un couple parental et vous choisissez de poursuivre dans ce chemin-là.

Ce fonctionnement peut être pérenne

Évidemment, et nous verrons cela plus loin dans l’article : ce choix n’est pas une obligation ! Tu as le droit de ne pas vouloir d’un couple parental à 100 %. Mais si c’est un choix, je t’invite à te demander quoi mettre en place pour que ça se passe bien. Si tu te rends compte que te concentrer pendant un temps sur ton boulot et tes enfants te convient, interroge-toi sur ce qu’il est nécessaire de mettre en place pour ton couple. Un nouveau fonctionnement implique de verbaliser et de communiquer avec ton partenaire. À mon sens, la priorité est de poser un cadre. L’une des peurs les plus courantes, c’est de se perdre, de ne pas se retrouver à la fin de cet éloignement. En mettant ton couple amoureux entre parenthèses pendant 2 mois, 2 ans, qui te dit que tu le retrouveras après ? Les couples à distance rencontrent des problématiques similaires. Si je déménage à Toulouse et que tu habites à New York… quand nous nous retrouverons, est-ce que ça va encore matcher ? Spoiler alert : nous n’en savons rien ! Malgré cela, il est nécessaire de poser un cadre pendant la phase d’éloignement.

Quels sont mes 3 conseils pour les couples parentaux ?

1) Vérifier que les 2 partenaires sont d’accord

Le premier conseil que j’ai envie de te donner, c’est de vérifier que tout le monde est d’accord. Les 2 partenaires du couple sont-ils partie prenante, ou bien est-ce l’envie de l’un pendant que l’autre suit ? Assurerez-vous que tout le monde est partant pour cette aventure !

2) Définir votre couple parental à vous

Ensuite : que contient ton couple parental ? Que souhaitez-vous inclure dedans ? Souhaitez-vous être un couple parental qui conserve une certaine sexualité, ou pas ? S’il n’y en a pas entre vous, avez-vous le droit d’avoir une sexualité avec d’autres personnes ? Quelles sont les nouvelles règles, les nouveaux engagements de ton couple parental ? Par ailleurs, même si, en général nous ne savons pas combien de temps ça durera, il est important de fixer un délai. Combien de temps vous accordez-vous avant de dresser un bilan et de déterminer ce qui vous convient ou non ? Tous ces points sont communs à beaucoup de personnes, ce ne sont que des exemples, qu’une partie du cadre ! C’est ce que VOUS, vous souhaitez mettre en place dans votre relation qui doit être pris en compte. Je le dis souvent : mon podcast, mes publications sur Instagram, etc. : ce sont des outils, mais c’est généraliste ! C’est à prendre et à intégrer dans votre réalité, votre quotidien à vous, pour prendre soin de votre couple à votre façon.

3) Mettre en place un suivi pour communiquer sur votre couple

Enfin, il me semble important de mettre en place un suivi. Si vous essayez un nouveau fonctionnement : faites le point dans 2 semaines, 2 mois, 2 ans. Il y a, dans cette idée de couple parental, quelque chose de temporaire. Un suivi me semble donc nécessaire.

Un couple parental à 100 % est-il forcément malheureux ?

D’ailleurs, c’est temporaire… ou pas. Cela aussi, peut être à définir et redéfinir avec le temps ! Certains couples, à l’arrivée des enfants, basculent sur un couple parental et ne redeviennent jamais un couple amoureux. Généralement, cela se rencontre chez les personnes âgées, pour lesquelles les enfants, une fois adultes, ont l’impression, en les regardant, qu’il n’y a plus d’amour entre eux. Il y a la famille, les enfants… mais entre certains partenaires, le couple amoureux n’existe plus. S’agit-il pour autant forcément de gens malheureux ? Oui, non, peut-être. Sans doute que certains diront que oui, ce sont des gens malheureux. Mais d’autres non, d’autres diront que le couple amoureux est mort depuis longtemps, mais que c’est un couple parental-familial au sein duquel les partenaires s’entendent bien et partagent leur quotidien avec sérénité et bonheur. Ils ont glissé sur une histoire un peu platonique et familiale… qui correspond très bien à plein de gens. Je vais le dire encore une fois : personnellement, je suis amoureuse des relations humaines… et surtout de leurs multiples réalités. Ces gens-là, que je te décris ici, ils existent et ils ne sont pas malheureux. Ils n’ont pas raté leur vie, ils n’ont pas échoué. Ce ne sont pas gens faibles qui auraient dû se battre ou quitter l’autre pour vivre le grand amour. Non, je ne pense pas cela. Sans doute que certains le vivent mal et ont des regrets ! Bien sûr que cela existe aussi. Mais d’autres n’en éprouvent rien de négatif et sont très heureux de ce choix, conscient ou non, de mettre le couple parental à l’honneur. Ils n’ont aucun problème avec cela.

Quels sont mes 3 conseils pour retrouver plus de temps pour ton couple conjugal ?

1)      Comprendre qu’il s’agit d’un équilibre

Enfin, j’aimerais parler des personnes qui ne veulent pas n’être qu’un couple parental. Je l’ai dit : tu as aussi le droit de trouver que ça ne te correspond pas du tout ! Pour plein de gens, n’être QUE un couple parental, c’est non : “Être un couple parental, oui, d’accord. Mais moi je t’ai choisi parce que je veux former avec toi un couple amoureux. Le couple parental ne représente pas l’entièreté de la relation que je veux avoir avec toi !”. Là encore, c’est tout à fait légitime. Il n’y a aucun problème à penser cela ! Si tu fais partie de ces personnes qui constatent qu’elles ne vivent plus que dans un couple parental mais qui ne veulent pas de cette situation… : comment vivre autre chose ? À mon sens, il y a là une notion d’équilibre à retrouver. Souvent, quand des clients m’amènent ce problème, c’est qu’ils formaient un couple amoureux, puis que le couple parental est apparu, a grossi, grossi, pris de la place, jusqu’à écraser le couple amoureux. Ils ressentent alors l’envie de le faire revivre. Avant, sans enfant, le couple parental prenait zéro espace. Aujourd’hui, les enfants sont là donc vous ne pouvez pas faire sans. Maintenant, vous souhaitez trouver un équilibre, afin que le couple amoureux reprenne une place qui vous convient.

2) Revoir vos priorités au quotidien

J’ai déjà fait un article sur le sujet de la place du couple quand on est parents : je t’invite à y jeter un œil ! Il y a un subtil mélange à trouver pour que chaque composante de ta vie ait sa place. Tu le verras si tu lis l’article que je viens de conseiller : la place que je te conseille de donner à ton couple amoureux est celle que VOUS, vous voulez bien lui donner. Il n’y a pas de mystère : tes journées n’ont pas été rallongées. Tu as toujours le même temps, mais tu as des enfants en plus. Par conséquent, pour faire de la place pour ton couple, il faudra diminuer un autre aspect de ton quotidien : moins de temps professionnel, moins de temps avec les enfants, moins de temps pour le sport… pour avoir plus de temps pour le couple. C’est comme les chaises musicales, avec, si nécessaire, un mouvement de balancier : “plus de temps pour les enfants cette semaine, mais le prochain week-end sera pour le couple”. Ainsi, vous pourrez retrouver un équilibre, ensemble.

3) Mettre plus de conscience dans les moments entre amoureux

La dernière piste sur laquelle je t’invite à réfléchir, c’est de vivre intensément et de mettre en conscience les temps que vous passez en couple. Les enfants sont là, ils prennent du temps, c’est une réalité. Par conséquent, il faut que les temps pour le couple soient plus intenses, plus marquants, plus en conscience. Je l’ai dit au fil de mes articles, mais ça me semble pertinent de le redire : si tu fais la même chose que d’habitude, mais que tu le fais en conscience, alors tu le vivras différemment. Mettons, par exemple, que vous regardiez Netflix à 21 h, après le coucher des enfants. C’est une scène qui peut se vivre de façon assez normale : « j’ai regardé un film avec mon amoureux sur le canapé… ». Mais, tu peux aussi vivre cela ainsi : « nous avons pris un temps à 2, nous avions un verre de vin, avec des bougies allumées, nous regardions un chouette film choisi ensemble… C’était un moment de partage, c’était vraiment sympa. ». Dans les 2 cas, vous avez eu la même occupation : un film sur le canapé, tous les 2. Cependant, dans le second cas, vous avez réellement vécu quelque chose au niveau du couple amoureux. Vous avez un créé un lien, une connexion. Dans le premier cas, c’est la même scène mais il ne s’est rien passé au niveau du couple amoureux. L’idée, c’est de mettre de l’intention dans tes moments de vie, afin d’en faire quelque chose qui vienne remplir votre jauge « couple amoureux ».

J’espère que ça te parle, que ça t’aidera, tout ce que j’ai dit là ! Je sais que c’est une problématique souvent rencontrée et avec cet article, j’avais envie de banaliser cela. Ça peut ne pas être ce que tu veux. Mais ça peut aussi être une situation qui te convient et que tu vis bien. Ce n’est pas forcément la fin de ton couple ! Ça peut être le début d’une autre phase de votre histoire et c’est à vous de créer cela. Si tu as vraiment le sentiment que c’est déséquilibré dans ton couple, que tu ne partages pas le même point de vue avec ton partenaire ou que tu as besoin d’un coup de main pour prendre soin de ton couple : n’hésite pas à réserver une séance avec moi ! Je suis également toujours heureuse d’échanger avec vous sur mon compte Instagram.

Les 4 phases d’un couple et leurs rôles dans votre histoire

Aujourd’hui, je te propose un article spécial autour d’une notion qui te permettra de prendre du recul sur ta relation amoureuse : les 4 phases d’un couple. C’est un concept basique, mais qu’il me semble important de connaître. Savoir distinguer les caractéristiques de chacune des 4 saisons du couple te permettra de mieux comprendre où en est ta relation amoureuse en ce moment. Cela peut aider à avoir la posture adaptée et à prendre soin de son couple et de soi en connaissance de cause.

L’origine de mon envie de te parler des saisons du couple

D’où me vient cette idée de « saison de couple » ? Elle est partie de toutes ses fois où l’on m’a dit « avant ce n’était pas pareil, avant c’était différent »… Souvent, si on me le dit, c’est qu’on a la sensation qu’avant, c’était mieux. Ces mots traduisent une idée de changement. En effet, quand le couple passe d’une phase à l’autre, tu le sens et, bien souvent, tu le ressens au travers de l’aspect négatif.

L’autre idée qu’il y a derrière les 4 phases du couple, c’est que ce n’est pas quelque chose de linéaire. Ce n’est jamais acquis. Ce que tu as connu jusqu’à présent dans ta relation amoureuse ne présage pas de ce que tu vivras dans toute ta vie de couple. Et c’est normal ! C’est un peu comme un cours d’eau : parfois c’est calme, voire le calme plat, et d’autres fois c’est très agité, incertain, voire presque bouillonnant. Tu avances ainsi avec les aléas de la vie, qui sont à la fois liés à ce que rencontre ton couple dans son évolution, mais aussi à ton environnement. Que se passe-t-il pour vous 2, individuellement ? Quelles étapes allez-vous franchir ? Quelles épreuves allez-vous devoir subir avant de vous relever ? Toutes ces choses vont venir marquer ton couple, le construire, le modifier et vous faire passer d’une phase à l’autre, d’une saison à l’autre. Allons-y pour la première d’entre elle.

L’été passionné des débuts du couple

La première saison, c’est l’été. L’été, ça correspond aux débuts d’un couple. Il est tout neuf, tout jeune. Il est en phase de création, de construction. Bien souvent, c’est vu comme quelque chose de parfait, comme la saison idéale, comme la plus belle parmi les 4 phases du couple. Souvent, l’autre est vu comme ça aussi. L’autre est idéalisé, sublimé. Tu ne lui vois pas de défaut et tu ne veux pas en voir. Quand tu en vois, en général, tu ne les attribues pas à l’autre, mais à une cause extérieure. J’imagine que ça te parle, ce genre de réflexion : « Mais non, ce n’est pas lui, c’est son travail, il subit beaucoup de pression. », ou « Mais non, ce n’est pas lui, c’est sa famille, toujours derrière son dos, le pauvre. ». À l’inverse, j’entends beaucoup aussi : « Oui mais non, elle est comme ça mais tu sais, ce n’est pas de sa faute, elle a un parcours de vie hyper difficile ! Elle est tombée sur des mecs pas cools qui lui ont vraiment fait du mal, donc elle se protège. Ce n’est pas contre moi si elle est comme ça. ». Tu as déjà entendu ce genre de discours, qui explique que ce n’est pas de sa faute à elle ou à lui ? Tu perçois certains défauts, certains points qui ne te conviennent pas, d’une manière qui te permet de te dire que ça ne vient pas de ton partenaire, mais de son environnement qui impacte ses décisions. Tu déresponsabilises l’autre de ses défauts, toujours dans l’idée inconsciente de le sublimer, de ne lui donner que des qualités, de le faire rentrer à tout prix dans la case de la personne que tu as envie d’avoir rencontrée. Tu as envie que ton partenaire colle à cette image parfaite, donc tu lisses un peu tout ce qui dépasse, pour que ça rentre dans le cadre. Et c’est une attitude normale, à la limite de l’inconscient. Dans les débuts, on a envie de faire corps, dans tous les sens du terme. Tu veux faire corps, tu veux t’unir, tu veux créer quelque chose et donc, tu vas chercher chez l’autre toutes les qualités, tout le positif pour rester dans cet objectif de construction. Notre cerveau se focalise sur ce qui permet de s’accrocher, de se rassembler, afin de nous unir, de concrétiser et de « faire corps ». C’est comme ça que nous pouvons être dans l’idée de la création du couple, qui est constitué de 2 individualités.

L’été, c’est aussi ce qu’on appelle la passion. Si tu es dans les débuts, il est possible que vous n’habitiez pas encore ensemble, donc tu ne le vois pas forcément tous les jours. Il y a de l’attente, du manque, du désir. Dans cette période de l’été, vous ne vous connaissez pas encore bien, vous vous découvrez. Ça correspond à cette période où vous passez des heures à discuter, parce que vous avez tout un tas de questions, que tout vous intéresse. Vous parlez de l’autre, de son enfance, de ce qu’il a vécu, etc. Vous passez peut-être des nuits à chercher des similitudes dans vos parcours de vie. Dans cette phase de découverte, bien souvent, tout n’est que positif. Puis, doucement, la fin de l’été approche et c’est le paroxysme de cette saison. Bien souvent, c’est là que tu arrives à l’idée d’engagement. Tu commences à parler de vie commune, à l’organiser. Là, on tape très haut dans la satisfaction personnelle, dans la réalisation des projets. Il y a de l’émulation, de la nouveauté, ce qui crée de l’excitation. Cela concerne des éléments concrets, pratico-pratique : choix du lieu où vous allez habiter ensemble, visites de logement, réflexions d’organisation, achat de meubles, etc. C’est une période riche en symbolique, car vous partagez désormais le même lieu de vie, vous vous « déclarez officiellement » ensemble, etc. Emménager ensemble implique une idée d’officialisation assez forte. C’est souvent la période où tu partages et présentes tes amis. Vous faites des fêtes en commun, dans ce nouveau lieu d’habitation, avec tes amis et ses amis. Tous ensemble, vous officialisez cette relation qui a franchi une étape. Tout ça, c’est le paroxysme de l’été, parce qu’il y a du partage, du projet, de la nouveauté, du désir, de l’excitation, etc. Bref : c’est l’été, il fait chaud, il fait beau, tu es contente, ça papillonne…

L’automne et la stabilisation de la relation amoureuse

La saison de la stabilisation du couple

Continuons avec l’automne ! Parmi les 4 phases du couple, ça correspond à la période de la stabilisation. Il se passe beaucoup de choses à l’automne. À l’automne, après l’installation de la vie commune, avec les mois et les années, il y a bien souvent des enfants ou des envies d’enfants qui arrivent. L’automne se symbolise par la désillusion. Tu réalises qu’en fait, l’autre n’est pas parfait. Finalement, les défauts que tu avais attribués à son travail, sa famille ou son ex, ils ne viennent pas que de l’extérieur. Ton partenaire a aussi une part de responsabilité, et c’est là que tu t’en rends compte. C’est l’autre qui est à l’origine de ses défauts. C’est notamment là qu’il est important qu’il y ait de la communication dans le couple, pour pouvoir exprimer ces : « Je croyais que tu fonctionnais comme ça et finalement, non. ». Avoir la liberté, de l’espace pour exprimer ses déceptions, ses désillusions, et que l’autre en face soit en capacité de l’entendre (ce qui n’est pas rien) permet que cette phase ne soit justement qu’une phase. C’est un peu technique, mais on parle alors « désidéalisation ». Après, tu arrives à une période d’apaisement. Tu glisses de « Je croyais qu’il était ci, qu’il était ça, il ne l’est pas… Ça pique, ça me fait mal, ça me déçoit » à une phase un peu plus mature, pendant laquelle tu as les mêmes pensées, car il a toujours ses défauts, mais où tu les acceptes. De même, tu acceptes que l’autre en face puisse te dire que lui aussi a des désillusions et que toi-même, tu ne corresponds pas totalement à celle qu’il a connu et qu’il avait choisi pendant l’été. C’est tout à fait humain et normal. Ça dépend des couples, bien évidemment, et des parcours de vie, mais cette phase de désillusion peut être relativement raide. Par conséquent, elle peut être très difficile à vivre, très désagréable.

La place de la sexualité à l’automne

L’automne qui arrive, et éventuellement les enfants, cela a un impact sur la sexualité. Concrètement : ton partenaire et toi avez moins de temps, moins d’énergie pour cela. Il y a toute une conjoncture qui fait que les conditions sont moins réunies. Mais il n’y a pas que ça ! Il y a aussi l’idée que, au début, la sexualité est très importante dans la construction du couple. Tu as sans doute construit ton couple en grande partie autour de la sexualité. Elle permet de découvrir l’autre et participe au fait de ne faire qu’un. Elle est très symbolique de la notion d’union du couple. Sauf que, les années passant, une fois que l’union est là, que le couple est construit, alors la sexualité a moins de nécessité. Elle permet, bien sûr, de réaffirmer le couple, de le re-souder, de le stabiliser. Mais elle n’est plus nécessaire à la façon dont elle l’était au début. Ainsi, bien souvent, dans les 4 phases du couple, c’est pendant l’automne que les partenaires passent à une autre approche de la sexualité. Avec les enfants notamment, il y a aussi une notion de couple parental. Quoiqu’il se passe, sexualité ou non, il y a un couple parental qui existe. Le couple est déjà officialisé, de différentes façons, il n’y a donc plus cette nécessité de la sexualité. Alors qu’avant, quand vous étiez un jeune couple « non officiel », surtout sans enfant, qu’est-ce qui vous différenciait d’amis ? C’est essentiellement la sexualité qui vous définissait comme un couple. Alors qu’une fois que vous avez des enfants, que vous vivez ensemble et que vous êtes « officiellement couple », la sexualité fait partie de votre relation, mais elle n’est pas le marqueur qui définit votre union. Il n’y a plus qu’elle seule pour maintenir votre couple. Elle est moins nécessaire, moins évidente et par conséquent, c’est une autre approche, un autre travail à faire pour le couple. Bien souvent, c’est là qu’arrive certaines difficultés, parce qu’une différence par rapport à avant est observée. Le désir et son intensité peuvent être différents et certains couples ont du mal à trouver un équilibre. Le déséquilibre peut aussi venir du fait que certaines personnes ont besoin de sexualité pour se connecter à l’autre, pour s’unir à nouveau, se rappeler qu’on s’aime, qu’on est ensemble, etc., là où pour d’autres, ce n’est pas le cas. Pour certaines personnes, ce n’est plus ou pas seulement par la sexualité que passe le besoin de connexion à l’autre. De la tendresse et des marques d’affection peuvent suffire. Une disharmonie peut alors être à travailler pour retrouver un équilibre.

La vie professionnelle lors de la stabilisation de la relation amoureuse

Un autre aspect de l’automne que je souhaite aborder, car il me semble important, c’est le domaine professionnel. Souvent, avec les années, ça a un impact assez fort sur la relation amoureuse. Peut-être que tu avais déjà un peu trouvé ta voie professionnelle avant d’être en couple. Auquel cas, il est possible qu’avec le temps, tu montes les échelons et que tu te diriges vers plus de responsabilités et/ou des horaires plus élargis. Ça prend de l’espace mental et du temps, ce qui a un impact sur la sphère privée. Certaines personnes n’ont pas encore trouvé leur voie ou leur place au début de la relation. Ils vont passer d’entreprise en entreprise, ou de boulot en boulot jusqu’à se trouver. Une fois cette place trouvée, ces personnes vont s’y épanouir davantage, s’y investir et, là encore, ça prend plus d’espace mental et plus de temps. Tout ça vient créer un investissement important autre que le couple et la famille. À la fin de l’été et au début de l’automne, tu es vraiment dans la construction de son couple. Au fur et à mesure que l’automne avance, il est normal que tu commences à t’intéresser davantage à ta sphère professionnelle. Ça fait partie de l’étape qu’on appelle le « repli sur soi », qui marque l’entrée dans l’hiver. Progressivement, tu t’intéresses davantage à d’autres sphères de ta vie. Ça peut être le professionnel, comme je viens de le dire, mais je l’ai aussi beaucoup vu au travers d’un investissement dans une association, dans la sphère amicale, dans un sport.

L’hiver, saison de l’affirmation de soi et du développement personnel

Les origines du repli sur soi lors de l’hiver du couple

Ce « repli sur soi », je le disais, correspond donc à l’hiver. De quoi s’agit-il, dans les 4 phases du couple ? C’est ce moment où tu te recentres sur toi. Au bout de quelques années… enfin, je n’aime pas donner de délais précis. Disons plutôt : au bout de quelque temps, tu te recentres sur toi. C’est l’idée du : « Et moi là-dedans ? ». C’est une individualisation, une concentration sur toi, sur tes désirs, tes envies. Souvent, cette phase est possible justement parce que tu as un couple stable, dont les bases sont posées. Vous n’avez plus besoin (ou plus envie) de mettre toute votre énergie dans le couple. Cela se voit aussi dans des couples qui souffrent d’une insatisfaction. « J’ai l’impression d’avoir beaucoup essayé, beaucoup donné, beaucoup mis de moi dans cette histoire… Mais, au bout d’un moment, je ne vois toujours pas d’éléments positifs qui me reviennent, je ne vois pas les avancées attendues, donc je me détache un peu. » C’est une période où tu as envie de te recentrer sur toi, de prendre davantage de temps pour toi, pour ce qui te fait du bien à toi. Ce sont les 2 aspects que j’ai constatés :

  • soit tu as un couple qui tourne, qui est stable et vous avez naturellement envie de penser aussi à vous ;
  • soit tu ressens de l’insatisfaction par rapport à ton couple et, de la même manière, arrive l’envie de te recentrer sur toi.

Par quoi cela passe-t-il ? Dans les débuts, à l’été, souvent (et de manière inconsciente), tu as envie d’épouser l’autre, de faire corps et, par conséquent, tu t’oublies un petit peu. Prenons un exemple, imaginons qu’il adore le rap. Toi, ce n’est pas trop ton délire, mais tu as envie de lui faire plaisir et tu as envie de découvrir son univers. Il y a une vraie envie de ta part ! C’est à la limite de l’inconscient. Ainsi, son concert de rap, tu y vas, et tu y vas avec le sourire. Ce n’est pas de la malhonnêteté, c’est vraiment l’envie de faire une activité avec l’autre et de prendre plaisir à partager cela avec l’autre. Peut-être même que tu diras que ce concert de rap était super ! Mais ce n’était pas tant le rap en lui-même que ce moment de partage qui était merveilleux. Mais, après quelques années, maintenant que vous êtes installés ensemble, les concerts de rap, ce n’est plus ton truc.

Le risque de rupture lors de cette étape de la relation

Voilà pour l’exemple ! Nous commencions à parler de cette période du repli sur soi. Progressivement, naturellement, tu te recentres sur toi et t’intéresses davantage à l’extérieur qu’à ton couple. Ce phénomène est dû au fait que, avec l’âge, nous devenons de plus en plus matures. Nous devenons experts de nous-mêmes, nous nous affirmons quant à nos besoins et envies. Par conséquent, nous devenons aussi plus en capacité d’affirmer ce dont nous avons besoin et envie, ou pas. Bien sûr, c’est plus ou moins conscient, plus ou moins réfléchi. Ce n’est pas forcément une évidence non plus, ça dépend des gens et des couples, mais c’est un phénomène couramment observable. Dans la plupart des cas, c’est fluide et naturel. Progressivement, tu as envie de devenir la personne la plus importante de ta propre vie. Parmi les 4 phases du couple, celle-ci peut être vraiment difficile, parce qu’il y a un risque d’éloignement. Si tu te recentres sur toi et si l’autre fait de même, qu’est-ce qui vous lie ? Qu’est-ce qui vous rassemble ? Qu’est-ce qui fait que vous êtes un couple, aujourd’hui ? Le fait que chacun soit de son côté représente un risque. Ça correspond à ces couples qui disent : « Nous sommes des colocataires maintenant. ». Ils ont l’impression que chacun a sa vie, son rythme, ses amis, ses fonctionnements, ses envies… et il n’y a plus d’éléments qui rassemblent, plus de projets en commun. Et c’est vrai qu’il y a, à ce moment-là, un risque de rupture. Certains couples se rendent compte en hiver qu’ils n’ont plus les mêmes envies, qu’ils ne sont plus alignés. À cette saison, tu peux aussi te rendre compte que tu as changé, que tu n’es plus la même personne qu’au début. Et c’est OK ! Bien évidemment, je ne dis pas que c’est forcément simple, mais un couple qui se sépare avec des trajectoires de vie différentes, ça arrive. Ça peut être simplement dû à un éloignement progressif. « Nous n’avons plus rien qui nous lie, nous sommes sur des trajectoires propres. Chacun fait son chemin et on se rend compte que nous ne partageons plus le même chemin. »

Les enfants et les éléments extérieurs au couple

Enfin, pour finir sur l’hiver, je souhaite faire une parenthèse et évoquer les enfants. Si la sphère professionnelle absorbe du temps et de l’énergie, les enfants font de même et en rajoutent une couche. Cela vient complexifier, réorganiser, repenser à nouveau le couple. Ça apporte un nouveau fonctionnement, de nouvelles manières d’aborder la relation amoureuse. J’aimerais également évoquer les gens qui n’ont pas d’enfant, qui souhaitent avoir des enfants mais n’y parviennent pas. Souvent, on dit que « les enfants ça fatigue, ça épuise »… Oui ! Mais essayer d’avoir des enfants aussi ! Tout ce parcours du combattant, ce parcours d’errance médicale parfois, pour essayer d’avoir un enfant, toutes les peurs, les détresses, les déceptions, les incertitudes, les échecs, etc. : tout cela vient aussi parasiter la relation. Je l’avais évoqué au début de l’article : ce qui influe les 4 phases d’un couple, c’est d’une part tout ce qui est propre à chaque relation amoureuse et à la personnalité des partenaires, mais d’autre part, il y a aussi tout ce qui est autour du couple, tout ce qu’il traverse. L’infertilité, la maladie, les deuils, etc., tous ces éléments extérieurs à ton couple viennent déséquilibrer votre relation et vous demandent soit de vous rassembler pour vous renforcer… soit, parfois, ils viennent s’immiscer entre vous et briser un équilibre établi.

Voilà pour l’hiver, qui est bien souvent plus sèche, plus froide et moins solaire que les autres saisons. Mais, comme toutes les autres : c’est une phase, ça passe. Une fois l’hiver dépassé, le couple arrive au printemps.

Le printemps et les cycles suivants

La saison du printemps pour le couple

Le printemps, c’est la chaleur douce, réconfortante, les bourgeons en fleur. Dans les 4 phases du couple, c’est la période de la renaissance, de la redécouverte. C’est l’idée que ton couple a connu des épreuves et qu’il en est sorti renforcé. Vous êtes encore là, vous avez réussi à passer là et vous êtes encore plus forts. Chaque membre du couple a réussi à être davantage affirmé. L’individualité de chacun est plus forte, mais, en même temps, vous êtes plus unis, plus forts en tant que couple dans cette arrivée de printemps.

Souvent, à cette saison, le couple se réinvente, se repense. C’est là qu’il peut y avoir de nouveaux projets, des envies de travaux pour la maison, ou plus simplement une envie de voyage, l’arrivée d’un autre enfant, etc. La phase un peu difficile est passée et vous repartez sur quelque chose de tout neuf, tout beau et de plus mature que l’été. C’est une nouvelle construction du couple, mais basée sur ce qui a déjà été expérimenté. C’est pour cela que c’est plus mature.

Les cycles suivants et les saisons perturbées

Maintenant, j’ai envie de dire un mot sur l’idée qu’il y a des phases plus ou moins agréables. À mon sens, toutes les 4 phases du couple sont importantes et chacune apporte quelque chose. C’est comme un cycle, même si, bien sûr, il n’y a pas de règle. Certains couples font toutes les saisons en quelques mois seulement, et d’autres restent à l’été pendant des années avant de se stabiliser et d’entrer dans l’automne. Il n’y a pas de règle quant à la durée des saisons. Cependant, en général, un couple commence par faire tout un cycle… et ensuite ça varie. Tu peux tout à fait être arrivé au printemps, et passer ensuite du printemps à un second hiver, puis un automne, puis un nouveau printemps, avant de refaire un été de plusieurs mois. Une fois le premier cycle passé, il n’y a pas de règle absolue. Personnellement, je trouve intéressant et rassurant de savoir se situer. C’est intéressant de mesurer l’expérience de ton couple, et c’est rassurant de savoir que ça fait partie d’un cycle pour pouvoir te dire : « OK, c’est une phase, c’est normal ce n’est pas mieux ni moins bien, c’est juste autre chose ». Un couple, sur le long terme, ce n’est pas linéaire.

Par ailleurs, suite à différents échanges que j’ai eu au fil du temps avec des couples que j’ai accompagnés ou qui ont échangé avec moi, j’aimerais rajouter quelques mots. Les lignes qui suivent sont destinées à ceux qui ont le sentiment de ne pas avoir connu d’été. Ils n’ont pas la sensation d’avoir vécu la passion des débuts, ni même, sans forcément parler de passion, d’avoir partagé une période douce, légère et très plaisante, pendant laquelle on se découvre. Certaines personnes ont l’impression de ne pas avoir connu ça et d’avoir tout de suite connu la désillusion, la déception, etc. Si tu es dans cette situation-là, j’ai envie de te proposer quelques pistes de réflexions.

  • Une première serait de te rappeler que la période de l’été peut être extrêmement courte. Certains couples ont un été de quelques semaines, voire quelques jours parfois. Puis, très rapidement, ça bascule dans quelque chose qui tient plutôt de l’automne. Ça peut être le cas, par exemple, si l’engagement vient très rapidement. Dans ce cas, il y a eu un été, mais il fut si rapide qu’on ne s’en rappelle pas.
  • Une autre piste de réflexion que j’ai envie de te donner, c’est de te questionner ainsi : est-ce que vous faisiez bien « couple », à ce moment-là de votre histoire ? Et même, si c’est une sensation qui demeure : est-ce qu’aujourd’hui vous vivez réellement comme un « couple » ? Ces questions peuvent paraître dures, mais il y existe des relations qui, disons ressemblent à un couple « de loin », mais n’en sont pas vraiment. Ou encore, il en existe pour lesquelles l’un des deux est dans une dynamique de couple, mais pas l’autre.
  • De même, les entrées en relation un peu poussives ou compliquées peuvent priver du sentiment d’insouciance de l’été, parce que, dès le début, ce fut abrupt et compliqué. Parfois, ces couples ne sont pas vraiment « couples » à mon sens. J’ai déjà croisé cela avec des couples qui n’étaient pas très officiels, ou qui avaient très rapidement connu une épreuve, type mensonge ou infidélité, qui est tout de suite venue griser leur été.

Ceci étant, je le répète : selon moi, les partenaires d’une relation amoureuse traversent les 4 phases du couple… et les retraverse encore et encore. Des couples qui sont formés depuis 10 ou 15 ans referont parfois un ou plusieurs étés, automnes, hivers ou printemps. Un couple, sur la durée, c’est une succession de phases. Ainsi, les amoureux qui ont le sentiment de ne pas avoir eu d’été ont aussi la possibilité d’en vivre un plus tard, à un autre moment de leur vie de couple.

Les 4 phases d’un couple et leur place dans ton histoire amoureuse

Pour terminer, j’aimerais évoquer les personnes n’ont pas envie de connaître les autres saisons, qui restent en été. Ce sont des personnes qui papillonnent d’un partenaire à un autre. Dès qu’arrive l’automne, la phase de désillusion, ça ne les intéresse plus et elles vont vivre un autre été avec quelqu’un d’autre. Je précise que je n’ai pas de jugement par rapport à ça ! Je ne dis pas que c’est bien ou pas bien. J’explique simplement qu’à mon sens, se priver de l’automne, de l’hiver ou du printemps, c’est un peu dommage dans le sens où un couple, c’est plus qu’un été. Ce n’est pas parce que tu ne vis que des étés que tu seras heureuse. Tu peux trouver du bonheur, de l’épanouissement et du plaisir dans ton couple bien au-delà de l’été, dans les 4 phases du couple, même en hiver. L’été est souvent idéalisé, et certains couples adorent la douceur du printemps, la stabilité de l’automne, la mise en place de la famille, la construction, l’officialisation, etc. Il y a bien souvent beaucoup d’événements forts pendant l’automne ! Il y a aussi des couples qui, à la sortie de l’hiver, vont être fiers, se sentir solides et plus unis que jamais. Après avoir dépassé des épreuves, d’être encore là, ensemble, ça fait se sentir puissant. Ça fait se sentir dans un amour, une attirance pour l’autre qui est une évidence. C’est tout aussi beau, fort et épanouissant que l’est un été !

J’espère que cet article sur les 4 phases du couple t’a plu et que ça te sera utile. N’hésite pas à me faire un retour, via mon site internet ou mon compte Instagram. Dans quelle saison es-tu en ce moment ? As-tu reconnu ses caractéristiques, ou est-ce un peu différent pour vous ? Comment vivez-vous cette phase : est-ce compliqué ou êtes-vous en capacité de voir à quel point cette période un peu difficile peut vous renforcer ?

Raviver la flamme & booster son quotidien amoureux

Bienvenu dans cet article dédié aux relations amoureuses de longues dates ! Raviver la flamme, booster son vieux couple, dynamiser le quotidien avec son partenaire… Ce sont des sujets qui reviennent assez souvent jusqu’à moi, de la part de mes clients… mais pas seulement. Les couples que je reçois m’en parlent, évidemment, mais aussi des personnes sur Instagram ou dans ma sphère personnelle.  “C’est un peu ronrond, voire un peu chiant, un peu mou, un peu plat, un peu routine…” Vous le connaissez, ce vocabulaire qu’on peut avoir au sujet de couples qui ont 10 ans ? Un couple de 10 ans, on peut aussi en dire que c’est un couple solide, qui fonctionne bien, qui est parti sur la durée, qui a des racines, qui s’inscrit dans le temps, etc. On peut aussi retrouver tout un tas d’expressions très positives ! Mais moi qui suis thérapeute de couple, souvent, on vient me voir avec des « c’est mou », « c’est longuet », « ça tourne en rond » et autres « c’est toujours le même quotidien »… Bref : il s’agit de lassitude ! Je te propose des pistes pour raviver la flamme et booster ton vieux couple.

Avant de rentrer dans le vif du sujet je voulais te partager un programme que j’ai créer pour aider les couples à réveiller leur couple et leur sexualité. Plus d’infos sur ce programme juste ici.

Mon message rassurant si tu cherches à booster ton vieux couple

J’ai envie de commencer avec un message rassurant. Je croise beaucoup de personnes qui se comparent aux jeunes couples, en se disant : « Olala ils ont l’air de vivre quelque chose d’hyper intense, hyper passionné, wouah… Alors que nous, ça remonte à X années la période où nous vivions ça ! Ce n’est plus notre façon de vivre, notre quotidien, ça me manque… ». Il s’agit clairement de nostalgie, de regards en arrière sur le couple qu’ils étaient, avec cette idée que « c’était mieux avant ». Si tu es dans ce cas-là, avant de donner des conseils pour raviver la flamme, j’ai envie de t’apporter des explications, des mots sur cette évolution du couple. D’ailleurs, autour de cette thématique, je te conseille mon article sur les saisons du couple. Prends le temps de le lire ! Il décrit les différentes phases que connaît un couple. C’est hyper rassurant et ça fait du bien de constater que ce qu’on est en train de vivre de difficile est simplement une phase normale. Ainsi, bien évidemment, les jeunes couples sont dans une certaine phase, tandis que les couples qui sont formés depuis 10 ans sont souvent dans une autre phase. La comparaison n’a pas lieu d’être, puisque ton partenaire et toi n’êtes pas en train de vivre la même chose ! Aux débuts du couple, l’énergie est dévouée au couple. Pendant les premières années de relation, le couple se construit : il a donc besoin de beaucoup, beaucoup d’énergie. Ce n’est pas évident à bâtir, une relation !

Pour rappel, il s’agit de 2 individus qui n’ont pas la même histoire, pas le même vécu, pas les mêmes besoins, pas les mêmes attentes… Ces personnes qui n’ont parfois rien en commun font alliance et se mettent à 2. Clairement, cela demande beaucoup d’énergie. Ainsi, souvent, dans les débuts d’une relation, on est totalement tourné vers son couple. Je prends souvent l’image de l’allumage d’un feu. Quand on part de rien, avec juste des bouts de bois, il y a du boulot ! Et encore, avant ça, il faut trouver des bouts de bois, récupérer les bons, les assembler, se procurer ce qui va déclencher l’étincelle, il faut que ça prenne… Il y a du boulot quand on allume un feu. Pour créer un couple, c’est pareil : il y a du boulot. De ce fait, de manière naturelle, instinctive : beaucoup de ton énergie va être tournée vers ta relation amoureuse. Mais cela ne dure qu’un temps. De la même façon qu’une fois que ton feu est allumé, tu peux te consacrer aussi d’autres activités ; au bout d’un moment ton couple est créé, et ça y est. Entretenir un feu demande moins d’énergie que l’allumer. C’est pareil pour ton couple : créer une relation amoureuse demande moins d’énergie que l’entretenir. Avec le temps, tu vaqueras à d’autres occupations que celles relatives à ton couple. C’est tout simplement ça que vivent 90 % des couples, en fait… Et c’est normal ! Ce n’est pas un problème, cela ne veut pas dire que vous vous aimez moins, ni que vous n’êtes pas passionnés, ni que vous n’êtes pas assez amoureux ou que sais-je. C’est juste une évolution normale.

Ma vision du cas particulier des couples passionnels

D’ailleurs, cela me fait penser à autre chose et je vais prendre le temps de faire une parenthèse au sujet des couples qui restent passionnels ! J’en ai déjà rencontré, des personnes qui sont dans un couple exclusif, qui ne passent pas à la phase d’après. Peut-être que, comme moi, tu as déjà croisé un couple-passion. Je n’en ai pas vu beaucoup, car ça ne concerne pas la majorité des amoureux et ce ne sont pas forcément ceux qui vont consulter une thérapeute de couple. Mais en effet, cela existe. Peut-être qu’eux le vivent de façon très agréable et certes, ils n’ont pas besoin de raviver la flamme, cependant il faut avoir conscience que ce sera au détriment d’autres aspects de leur vie. Garde ça en tête ! J’ai notamment connu des enfants qui avaient grandi avec des parents formant un couple passionné. J’en ai déjà entendu me dire : « Nos parents n’étaient jamais disponibles, ils étaient tout le temps tous les deux, ils faisaient passer le couple avant tout… Dès qu’il y avait des soirées ou des week-ends spéciaux, c’était pour le couple… ». Certains de ces couples n’ont jamais le temps, ne sont pas toujours disponibles pour leurs enfants. Ils ont souvent très peu de vie sociale, ils sont très peu tournés vers les autres. De même, ce sont souvent des personnes qui ont peu d’engagement dans leur vie professionnelle, qui vont consacrer peu d’énergie et de temps à développer la vie professionnelle qu’ils entendent avoir. On peut aussi dire que ce sont des couples qui ne vont pas énormément travailler le développement personnel individuel. « Et moi là-dedans ? » est une notion qui existe peu. Les amoureux de ce genre de relations sont très tournés vers leur partenaire, très orientés vers le couple et peu sur un cheminement personnel, sur les attentes et besoins individuels. Tous ces domaines ont peu de place dans les couples exclusifs. Chaque couple fonctionne comme il l’entend, mais quand j’entends qu’on met sur un piédestal et qu’on valorise le couple exclusif et 100 % passionné… j’ai envie de répondre « ben non ». Il y a aussi des inconvénients à être ultra-passionné et à faire passer le couple avant tout. Ce n’est pas la panacée, ce n’est pas un idéal ! C’est un autre fonctionnement, avec ses avantages et ses inconvénients.

La bonne méthode pour raviver la flamme est propre à chaque couple

Souvent, une fois que j’ai expliqué cela, les couples que j’accompagne sur ce sujet me répondent : « OK, on veut bien entendre ça, c’est un principe de réalité : nous ne sommes plus le couple qui a besoin d’être créé. Mais quand même ! De temps en temps, il faut bien raviver la flamme. ». Oui ! Je trouve que l’image est intéressante. Par moments, il y a besoin de remettre de l’énergie et de l’attention sur sa relation. Il peut être nécessaire d’en refaire, pendant un temps, sa priorité, pour booster son vieux couple. Ce n’est plus une démarche du quotidien, mais c’est intéressant à réaliser ponctuellement. C’est souvent là qu’on vient me voir.  « Mais qu’est-ce qu’on peut faire ? Ça fait 10 ans, donc les week-ends en amoureux, la lingerie sexy, les rendez-vous hebdomadaires, etc. : on a déjà donné ! Qu’est-ce qu’on peut faire d’autres, parce que nous tournons en rond ? »

À mon sens, se demander quoi faire pour raviver la flamme est une fausse question. Vraiment, je pense que ce n’est pas le bon point de départ, ça ne te mènera nulle part. L’idée, à mon avis, n’est pas de te demander quoi faire pour ta relation amoureuse. L’idée, c’est plutôt de te dire que tu souhaites y mettre telle intention et de partir de cette intention. « Mon intention, c’est de réveiller mon couple »… à partir de là, le « quoi faire ? » viendra naturellement, tout seul. Il n’y a pas à tortiller, parce que le « quoi faire ? » est propre à votre relation de couple. Ainsi, à mon avis, c’est une erreur d’aller chercher à l’extérieur quoi faire pour votre relation de couple. On peut être inspiré par l’extérieur, c’est naturel. Si vous croisez un couple qui part en week-end à la mer, vous pourrez vous dire « oh oui tiens, si nous partions aussi ? ». Mais c’est alors une inspiration naturelle, il n’y a pas de recherche particulière derrière. C’est plutôt que tu vois quelque chose qui passe, ça t’inspire donc tu le prends et l’intègres dans ta réalité de couple. Ça, c’est OK pour moi ! Mais si tu es là à errer en te répétant « Qu’est-ce que je peux faire ? »… à mon sens, tu vas forcément retomber dans ce que tu connais déjà. Or cela ne te convient pas, puisque sinon tu y penserais plus spontanément. L’idée, c’est plutôt de venir puiser dans ton quotidien, dans ce que vous, vous avez déjà mis en place. Raviver la flamme, ce n’est pas forcément partir en week-end. Ça peut ! Mais réveiller son couple passe aussi par le quotidien.

Dans mon programme Réveille ton couple et ta sexualité, je vous donne d’ailleurs des conseils et des idées pour booster votre couple au quotidien.

J’ai récemment reçu un couple qui était dans cette thématique-là. Elle me parlait des vacances, qui sont des moments de ressources, des moments intenses de grande connexion, etc. C’est une période où le couple rallume ses braises. OK… mais cette cliente ne part en vacances qu’occasionnellement, seulement quelques fois dans l’année. Or, elle a envie que son couple soit magnifié plus souvent que seulement lors de ces périodes déterminées. D’où ce que je disais : certes, penser à des vacances est intéressant, mais ça semble nécessaire de réfléchir aussi au moyen de raviver les braises au quotidien. Je ne pense pas qu’il y a une recette universelle, ça dépend vraiment de votre couple.

Exemples d’actions pour booster ton vieux couple

S’accorder plus de temps ensemble

Je vais vous donner des exemples de démarches mises en place par des couples que j’ai accompagnés. Certains se sont dit « Nous, pour raviver la flamme, nous avons besoin de passer beaucoup de temps ensemble. ». Ça correspond à des moments où les braises sont un peu plus faiblardes, donc on se place ensemble devant le feu pour le rallumer. Peut-être que, comme eux, pour raviver la flamme, tu as besoin de passer du temps ensemble. C’est une façon parmi d’autres de booster son vieux couple.

Faire une pause grâce à des activités sans son partenaire

D’autres couples, au contraire, m’ont dit : « Nous, on a réfléchi et on va se séparer temporairement. » L’un des 2 va partir en week-end ou faire une activité seul, par exemple. S’accorder des moments où on n’est pas ensemble, ça crée un manque. Ces mêmes couples m’ont souvent aussi parlé du fait qu’ils étaient en télétravail à cause du covid, 100 % du temps l’un sur l’autre… Ils ont constaté que ce qui a permis de raviver la flamme, ça a été un break, une séparation de quelques jours pour partir en vacances ou en week-end avec les copines. En revenant, ils étaient contents, ils ont profité de leurs retrouvailles. Leur solution à eux, ce n’était pas de passer du temps ensemble.

Réveiller sa complicité avec la sexualité

J’ai également accompagné des couples pour lesquels booster son vieux couple passait par la nécessité de redynamiser leur la sexualité. Ça peut alors passer par la découverte de nouvelles pratiques ou manières d’appréhender l’intimité et le plaisir. C’est cela qui a redonné de l’énergie à leur couple.

Tu peux constater que la « bonne solution » pour raviver la flamme est très variable. Ça peut venir de plein d’éléments différents ! C’est donc compliqué de fournir une solution clés en main en te disant « fais ça et tu verras, ça fonctionnera ». Non, je ne donne pas ce genre de conseil à 2 sous, parce que ça ne marche pas comme ça ! C’est à vous de partir de votre intention de vous redynamiser, vous consacrer du temps pour vous demander : « Qu’est-ce qui nous conviendra, à nous ? ».

Un rééquilibrage de son quotidien peut suffire à raviver la flamme

On arrive au dernier point que je souhaitais aborder dans cet article. Dans les débuts, les premières années, on accorde du temps pour créer son couple. Ensuite, on donne moins d’énergie pour son couple, parce qu’on la consacre à d’autres domaines. Souvent, ça correspond aux moments où on développe sa sphère professionnelle, où on éduque les enfants, où on s’investit dans un cheminement personnel qui nécessite d’être centré sur soi, etc. Si, au bout de quelque temps, tu as l’impression qu’au niveau du couple, c’est un peu faiblard, un peu mou, ça peut être intéressant de simplement rééquilibrer. Un peu à la manière de chaises musicales : j’en prends, j’en enlève. Peut-être qu’en ce moment, au quotidien il y a beaucoup de pro, beaucoup de temps pour les enfants, mais peu pour ton couple. OK, alors peut-être qu’il suffit de diminuer un peu le pro et les enfants pour accorder un peu plus de temps et d’énergie à ton couple, sans forcément mettre d’actions précises en place ? Je ne suis pas sûre que les chaises musicales soient le meilleur exemple… Mais j’espère que tu as saisi l’idée que j’ai en tête, d’équilibre à trouver. ? C’est le principe de la vie, en fait ! Tu as ton couple dans une main, mais tu as aussi 15 autres mains avec d’autres sphères de ta vie. Certaines sont un peu plus en hauteur, prennent un peu plus de place, donc quand cela est nécessaire, tu peux les faire redescendre un peu, pour faire remonter ton couple. Ainsi, sans forcément chercher quoi faire pour ta relation amoureuse, tu peux simplement te demander ce qui te prend du temps et de l’énergie. Ensuite, tu pourras étudier comment diminuer cela pour mieux prendre soin de ton couple. C’est comme ça également que tu peux créer une posture qui va raviver la flamme.

Tu l’auras compris : à mon sens, c’est vraiment une histoire d’intention, de temps et d’énergie que tu consacres ou a envie de consacrer à ta relation de couple. Effectivement, cela ne se fera peut-être qu’au détriment d’autres choses et il faut l’accepter. Si tu veux te consacrer davantage à ton couple, il faudra peut-être en donner moins à tes enfants, tes amis ou ta famille.

Si tu as envie d’aller plus loin sur cette thématique ou d’être soutenu dans cette démarche, je t’invite à regarder ce que je propose dans mon programme Réveille ton couple et ta sexualité. C’est exactement de dont tu as besoin.

J’espère t’avoir apporté un éclairage sur comment il est possible de raviver la flamme et de booster son vieux couple. Cet article avait aussi pour but de t’aider à banaliser ça, à ne pas en faire une catastrophe. C’est seulement un point de vigilance. Il nécessite des démarches, qui peuvent s’inspirer de l’extérieur, mais sans copier/coller. Inspire-toi de ce que tu vois, mais transpose cela dans ta réalité, en partant de toi. Qu’est-ce que te correspond à toi ? Si tu souhaites échanger avec moi sur ce sujet ou sur mes accompagnements en tant que thérapeute de couple pour prendre soin de son couple, je suis à ta disposition via mon site internet ou mon compte Instagram.

Humour & amour : oui mais… avec vigilance !

Je suis ravie de te retrouver pour ce nouvel article. Aujourd’hui, nous allons parler humour et amour, couple et blagues, couple et vannes ! L’humour peut participer à la complicité entre les partenaires et avoir une place d’importance dans une relation amoureuse. Cependant, dans certains cas, humour et amour peut s’avérer être un mélange compliqué qui desservira la relation à terme. Avec mon regard de thérapeute de couple, je te parle des 2 cas de figure que j’ai observés au fil de ma pratique et je te propose une solution pour que ça se passe bien.

Quelle est l’importance de l’avis de la thérapeute de couple qui observe ?

J’ai observé qu’il est rare que les gens mettent des mots sur les fonctionnements relatifs à ces thématiques-là, parce qu’il s’agit de fonctionnements très installés. Je n’ai pas trouvé beaucoup de documentation là-dessus, donc je te livre mes observations avec les couples que j’ai accompagnés, ainsi que ma tambouille, mon analyse à moi. Il s’agit de ce que moi j’en comprends et de ce que j’en retire. C’est assez personnel et c’est vraiment de l’observation.

D’ailleurs, c’est aussi pour ça que je trouve cela si pertinent d’aller consulter un professionnel quand on a besoin de prendre soin de son couple. Évidemment, tu me diras que je prêche pour ma paroisse et que je ne suis pas objective ! Certes. ? Mais il est bien évident aussi que moi, qui ne suis pas dans votre couple, qui ne suis pas dans votre fonctionnement… je les vois tout de suite, les problèmes ! Souvent, ils sautent aux yeux, c’est gros comme une maison ! Mais vous, c’est votre fonctionnement, votre quotidien, donc c’est plus compliqué de les percevoir. C’est précisément de cette capacité d’observation que me vient cette idée d’article « humour et amour ». Au fil de ma pratique, j’ai reçu plusieurs couples qui se charrient, qui se vannent entre eux. Tout de suite, avec mon regard de thérapeute, je perçois cela et je peux facilement déceler s’il s’agit de quelque chose d’équilibré, si ça ne se va que dans un sens, si les 2 sont en train de rire ou non, s’il s’agit d’un rire jaune, etc. Tout ça, je l’observe très rapidement, alors que les gens concernés ne s’en rendent en général pas compte. Voilà d’où vient cet article : de tous ces couples qui se font des vannes et qui me mettent la puce à l’oreille sous couvert de « nous on est hyper détendus, on est fun, on rigole… ». OK, mais parfois, certaines choses qui sont dites sont extrêmement limites et posent réellement problème. De la même manière, j’ai également accompagné des couples qui sont très portés dans l’humour, mais qui dans le même temps me disent : « je n’ai pas confiance en l’autre, je n’arrive pas à savoir s’il est sérieux ou pas…  Il ne s’est rien passé mais j’ai des doutes ». Je suis donc venue me pencher sur cette question : d’où vient ce sentiment de défiance de l’autre sans étayage ? Clairement, dans de nombreux cas, cette histoire de plaisanteries, ce mélange humour et amour, n’y sont pas étrangers. Je te propose maintenant de voir cela en détail !  

L’humour moqueur qui dénigre, est-ce bien ta vision du mélange humour et amour ?

Je vais essayer de traiter de ce sujet en 3 parties. La première sera autour du dénigrement, des insultes, des propos rabaissant, humiliant ou moqueurs, des grossièretés, etc. Dans certains couples, tout cela passe crème, parce que « non mais attends, tu sais bien que je blague ». Sous couvert d’humour, on a le droit de dénigrer, insulter, rabaisser. D’un point de vue personnel, ce genre d’humour n’est pas du tout ma came. D’un point de vue professionnel, je n’ai pas de difficulté à condition qu’il s’agisse de quelque chose d’équilibré, où les 2 sont consentants, si on peut le dire comme ça ? , où il s’agit vraiment d’un fonctionnement de couple. Si tu es dans une relation amoureuse qui a cet humour-là, qui se charrie, qui se vanne, etc. mais que les blagues sont faites à coup de critiques et d’insultes, j’attire ton attention sur cette question : « Est-ce que je suis comme ça moi aussi ? Ou est-ce que j’ai épousé et que je me suis adapté au fonctionnement de l’autre ? ». À mon sens, c’est une des premières questions à te poser si ton couple a cette façon de marier humour et amour et que ça te titille. Bien souvent, ces couples fonctionnent avec une moquerie respective, tout le monde rigole, c’est de l’humour et c’est équilibré. Je ne suis pas dans le jugement, si ça vous correspond : grand bien vous fasse ! ?

Par contre, j’ai aussi observé des couples au sein desquels on ne retrouve pas cette notion d’équilibre. Dans certaines relations, ça ne va que dans un sens. Parfois, on retrouve cette idée que l’un suit le mouvement de l’autre. Spontanément, ce n’est pas forcément l’état d’esprit et la nature de l’un, mais avec le temps, pour avoir et correspondre à l’autre, on s’est adapté à ce fonctionnement, on a épousé cette manière d’être et de faire. Parmi les couples que j’ai accompagnés, j’en ai connu où l’un des partenaires me disait : « Je n’étais pas comme ça avant, je l’ai rencontré, il était blagueur et je n’avais pas envie d’être la seule des 2 à être la risée de l’autre. Je savais bien que pour lui plaire, il fallait que je sois rentre dedans et que moi aussi j’ai de la tchatche et de la répartie. ». Ainsi, ce n’est pas un moi naturel qui vit dans le couple, mais un moi qui s’est adapté à l’autre. Quelques années après, ça ne tient pas, parce qu’il ne s’agit pas d’une nature profonde. S’ajuster et s’adapter à l’autre, ça n’est possible qu’un temps. Souvent, ça ne tient que quand on est jeune et/ou qu’au début de la relation. Un bout d’un certain nombre d’années, quand le quotidien, les enfants, le boulot, la vraie vie, la fatigue, les ennuis, la galère, etc. sont là, ça devient plus compliqué de ne pas être dans sa vraie nature. On se met alors à lutter, à faire des efforts permanents pour plaire à l’autre et au bout d’un moment, ça ne tient plus.

En résumé, pour re-préciser ma pensée : je trouve que ce type de fonctionnement-là nécessite une vigilance particulière. Il est important de s’assurer que tu es dans quelque chose qui te correspond et pas dans une déviance à laquelle tu t’astreins pour plaire à l’autre. Demande-toi si tu es dans quelque chose d’équilibré. De même, s’il n’y a qu’un des 2 qui est l’objet de dénigrements et moqueries, à mon sens, il y a une réelle vigilance à avoir. Si tu ressens quelque chose d’inconfortable, de l’ordre de mal-être, prend garde à écouter tes besoins. Dans ces cas-là, il arrive fréquemment que l’on me dise, par exemple : « ça ne me fait plus rien, c’est OK, je le pratique depuis tant d’années que je me suis habituée ». Au travers de ce genre de phrases, on décèle facilement une personne qui s’est sur-adaptée et qui prend sur elle pour coller au schéma de l’autre, et non pas d’une aspiration naturelle et personnelle. Ça peut aussi bien se passer, mais, à mon sens, ça doit être un point de vigilance quoiqu’il en soit.

L’humour en amour est-il un moyen pour éviter les conversations sérieuses ?

Le 2e point sur lequel j’aimerais attirer ton attention pour cet article « humour et amour » vient également de ce que j’ai pu observer dans le cadre de mes accompagnements. Cela concerne les couples qui sont dans la blague, mais je parle bien ici d’humour au sens large, pas des moqueries humoristiques contre l’autre. Je parle de ces cas où tout est tourné en dérision, où tout est toujours dit avec une petite touche d’humour… et où, du coup, rien n’est sérieux. C’est avec ce type de cas que j’entends : « J’ai du mal à faire confiance, j’ai du mal à me projeter, parce qu’à chaque fois que je veux parler du futur, il fait une blague ». Dans ces cas-là, en séance, j’entends souvent ces personnes me dire : « Nous avons déjà parlé de ces sujets-là, mais je ressors de ces conversations sans trop savoir quoi faire, parce que quand on parle de s’engager, d’avoir des enfants ou d’habiter ensemble, il dit oui ou non… mais avec une blague. Du coup : c’est sérieux ou ce n’est pas sérieux ? ».

Si on dit oui mais qu’en même temps il y a une blague, alors est-ce un vrai oui, ou bien est-ce que le oui est une blague aussi ? Si une réponse est entourée d’humour, alors tout paraît être de l’humour. On ne peut plus savoir ce qui est de l’humour et ce qui ne l’est pas. Là, ça crée quelque chose de l’ordre de l’ambiguïté et du manque de confiance et d’assurance, parce qu’en face ça ne paraît pas stable. C’est extrêmement inconfortable. Parfois, et j’attire ton attention dessus, cette ambiguïté, ce n’est pas juste le tempérament de l’autre. Ça peut aussi cacher un : « Je n’ai pas envie de m’engager, je n’ai pas envie d’avoir une conversation sérieuse parce que ce qui va avec ne me plaît pas mais que je n’ai pas envie de l’exprimer clairement. Alors je botte en touche pour passer à autre chose et peut-être qu’elle ne m’en reparlera que dans X semaines ou X mois. ». Ça laisse un répit avant d’avoir cette conversation dont on n’a pas envie. Certains hommes et certaines femmes aussi d’ailleurs, je pense que c’est mixte, font traîner ça pendant des années et des années, jusqu’au moment où on a enfin la conversation sérieuse. Les mois passent, les mois passent, les mois passent… à chaque fois l’autre botte en touche, fait de l’humour. On se dit que c’est peut-être un sujet sensible, donc on attend un peu et de nouveau les mois passent. Quand vient le moment où ça y est, là on veut une vraie réponse : et bien la réponse est non. Ce sont des choses que j’ai déjà entendues et qui arrivent régulièrement. L’humour et la dérision, dans ces cas-là, permettent de ne pas donner de réponse officielle sérieuse.

Comment prendre soin de son couple si on se trouve dans un de ces 2 cas ?

Le dernier point que je souhaite aborder, c’est ce que je te propose de faire dans ces cas-là, ce que je préconise aux couples que j’accompagne pour équilibrer humour et amour. Mon conseil, c’est d’avoir des codes. Tu sais, un peu comme les safe-words en sexualité. L’idée, c’est de se dire « OK, on vit dans la blague et l’humour, mais il faut que nous mettions en place quelque chose pour que, quand l’un ou l’autre a besoin d’un dialogue sérieux, on arrête les plaisanteries et l’humour. » Il s’agit d’un code qui signifie : « Là, on arrête les plaisanteries, on arrête l’humour. Je veux le/la vrai(e) toi, pas celui qui fait des blagues. Je veux ton vrai désir, ta vraie envie. J’ai besoin de te parler à cœur ouvert. ». La question, c’est : « Comment pouvons-nous mettre en place quelque chose, un code entre nous, pour qu’il y ait des moments où on se retrouve toi et moi dans notre pure authenticité, sans le masque de l’humour ? ». C’est vraiment important, pour pouvoir être rassuré, pour avoir quelque chose d’équilibré. Oui c’est important de blaguer ! Bien évidemment que je n’ai rien contre l’humour. Bien sûr qu’on peut rire de tous les sujets, même sur l’engagement, le mariage, la vie commune, les enfants, etc. Bien évidemment, que tout ça peut être sujet à plaisanterie ! Mais le jour où tu as besoin, ou le jour où l’autre a besoin d’une conversation très sérieuse sur ces sujets-là : c’est important qu’il y ait un espace pour cela ! Ainsi, à mon sens, c’est important de définir à 2 comment s’articulent les moments sérieux. L’humour ne fait pas tout et un couple a aussi besoin de moments pour la confiance, pour la crédibilité, pour la stabilité, des moments qui permettent de se dire « je sais où je vais ». On a aussi besoin de moments sérieux, et pas toujours teintés d’humour. C’est important de différencier les espaces car il y a des temps pour tout.

Sans cela, je le vois bien avec les couples que je reçois : mal géré, le mélange humour et amour peut abîmer la relation sur le long terme. Cette façade pleine de « Nous c’est léger, c’est détente, c’est fun, nous on rigole H24 ! », ça peut n’être qu’un vernis. Quand on gratte le vernis, quand on va au-delà, parfois se révèlent des manques de confiance et de crédibilité… Ça va venir fragiliser les fondations de votre relation et votre confiance l’un dans l’autre. Il faut qu’il y ait des moments où vous êtes votre vraie personne, sans le masque de l’humour.

C’est vraiment ce message que j’avais envie de te transmettre, pour que tu puisses obtenir quelque chose de construit et de sécurisant. Et c’est important de se le dire ! Souvent, ces personnalités-là, quand elles ne sont pas dans l’humour, elles ont le sentiment de casser l’ambiance. Il peut donc être nécessaire de leur expliquer que, par moments, tu as besoin d’autre chose. Quand on a un espace déterminé pour être sérieux, dans lequel humour et amour sont dissociés, alors tout le reste peut sereinement être fun. Alors que sans espace sécurisant, c’est alors au quotidien, dans le moindre mot que l’autre formulera, qu’on cherchera s’il s’agit de propos sérieux ou non, d’humour ou pas. Ça devient alors prise de tête, angoissant. On finit par être à l’affût du moindre mot. C’est comme ça qu’on tombe dans des discours tels que : « Je ne peux plus rien dire, elle prend la mouche à chaque fois, tout de suite ça prend des proportions dingues… C’était de l’humour et ce n’est pas passé. ». Et oui, cet humour-là n’est pas passé peut-être parce que la personne a besoin d’être rassurée, de se sentir écoutée, comprise et qu’il n’y a pas d’espace pour ça dans le couple. Il suffirait peut-être juste d’instaurer quelque chose pour cela… et après on est parti pour les blagues !

J’espère que cet article t’a été utile et qu’il t’apporte un éclairage sur la possibilité de prendre soin de son couple tant en alliant humour et amour. N’hésite pas à me faire des retours sur Instagram ou via mon site internet s’il s’agit de problématiques que tu traverses ou as traversées. Comment vous êtes-vous organisé ? Comment ça s’équilibre entre vous, entre le sérieux et le moins sérieux ?

Thérapie de couple en Essonne | Pour qui, pourquoi ?

thérapie de couple en Essonne

Dans cet article, j’ai envie d’adopter un angle de vue un peu différent de ce que je traite d’habitude. Je vais te parler de thérapie de couple, et plus largement du métier de conseillère conjugale et familiale ! Comme beaucoup de sujets, celui-ci traîne son lot de questionnements et d’idées reçues : dépoussiérons tout ça ! Je suis thérapeute de couple à Chilly-Mazarin, au sud de Paris, entre Massy, Palaiseau, Longjumeau et Athis-Mons. Je rédigerai plusieurs articles sur ce vaste sujet, à destination de toute personne se posant des questions sur les professionnels du couple, des relations amoureuses au sens large, de la sexualité et des difficultés que tout un chacun peut éprouver avec son conjoint.

Pour aujourd’hui, les questions traitées sont : la thérapie de couple, pour qui, pourquoi ? Dans quelles situations est-il pertinent de consulter un professionnel pour essayer de sauver sa relation amoureuse, ou plus simplement pour prendre soin de son couple ? Pouvez-vous vous y rendre seule, si vous en ressentez le besoin ou l’envie, ou que votre conjoint est opposé à cette idée ?

Je m’appelle Lucie, mon quotidien mêle thérapie de couple en Essonne et en ligne, ainsi qu’accompagnement individuel, autour des relations sentimentales, des relations sexuelles, de la communication de couple, etc. Je vous dévoile ici les différentes facettes de mon passionnant métier !

État des lieux des idées reçues sur les thérapies conjugales

Pour être certaine que mes articles répondent bien aux questions et doutes que vous pouvez avoir autour de la thérapie de couple en Essonne, je vous avais demandé quels étaient vos avis, questionnements, freins, préjugés, idées reçues, etc. autour de la thérapie de couple. J’ai reçu plein de retours, plein de questions et j’ai envie de traiter tout cela ! On m’a par exemple demandé :

  • Comment se passe une thérapie de couple ? Comment ça se déroule, concrètement ?
  • Comment trouver le bon professionnel ?
  • Pour qui est-ce ? Pour quoi faire ?
  • Comment ça coûte, une thérapie de couple en Essonne ou en ligne ?
  • Comment faire si l’autre ne veut pas ?
  • Est-ce que je procède à distance ou dans un cabinet ? Est-ce mieux de chercher quelqu’un à proximité, ou pas forcément ?
  • Combien de temps cela dure ?

Et d’autres encore ! Comme vous voyez, il y a pas mal de questions. Ainsi, je ferais sans doute au moins un second article à ce sujet, sinon cela risque d’être trop long ! ? J’ai essayé de rassembler les questions similaires, pour obtenir quelque chose de cohérent. Je vais commencer par ce qui concerne « l’avant-thérapie », avant de passer sur le « pendant ».

Le public de la thérapie de couple en Essonne et en ligne

Commençons donc par les questions que l’on peut se poser avant d’entamer une thérapie, que l’on habite aux alentours de Palaiseau, Longjumeau et Athis-Mons, ou n’importe où ailleurs grâce à une démarche en ligne. Tout d’abord : pour qui est-ce ? J’ai envie de répondre en 2 temps. Selon moi, il y a d’une part le « purisme » de la thérapie de couple, si je puis m’exprimer ainsi, la thérapie de couple au sens strict. D’autre part, ce peut être une démarche qui tient plus de l’accompagnement et du conseil conjugal, au sens large.

La thérapie au sens strict

Pour commencer, si on reste sur une définition stricte, la thérapie de couple s’adresse à des couples, ou à une personne en couple mais qui viendrait seule, lors d’une période de difficultés que le duo amoureux ou la personne n’arrive pas à surmonter seul. Un tiers est alors nécessaire pour faire face aux problématiques rencontrées. C’est une vision stricto sensu, un peu « bête et méchante » et j’ai envie d’apporter maintenant une vision un peu plus large.

L’accompagnement conjugal et sentimental au sens large

Pour des raisons de facilité de langage, on utilise souvent le terme de « thérapie de couple » pour d’autres démarches proches.

Quand je les présente dans le détail, je tiens à expliquer que mes accompagnements sont également à destination de ceux, en couple ou non, qui ressentent des difficultés ou qui ont des interrogations autour des questions sentimentales, affectives, relationnelles et sexuelles. La notion de questionnement est importante à préciser : il n’est pas nécessaire d’être dans la souffrance ou dans la difficulté pour être dans l’interrogation ! Tout cela, à mon sens, fait partie du métier auquel j’ai été formé et de ce que je propose.

À qui s’adressent mes accompagnements de couple ou individuels : en résumé

La thérapie de couple au sens strict s’adresse à des couples ou à des gens en couple, qui rencontrent des problèmes dans leur relation amoureuse. En revanche, les questionnements et les difficultés – et donc les besoins d’accompagnement – autour de la contraception, de la sexualité, de la vie affective et sexuelle… cela concerne évidemment tout le monde. Tout le monde, à un moment dans sa vie, peut être concerné. Je me dis « thérapeute de couple », mais évidemment : j’essaie de garder une approche assez large et mes compétences couvrent bien plus que les seules questions de couples.

Les différents types de thérapeutes qui s’adressent aux partenaires amoureux

Nous reviendrons plus tard sur la question « Comment choisir le bon professionnel ? », mais avant ça, dans le domaine de la thérapie et des accompagnements de couples, il y a plusieurs types de professionnels, plusieurs formes d’accompagnements différents. On peut citer, par exemple :

  • le sexologue et le sexothérapeute pour ce qui a trait à la sexualité ;
  • le psychologue et le psychiatre, peuvent aussi procéder à des thérapies dans ce domaine ;
  • tous les métiers que l’on peut regrouper sous l’appellation de « psychothérapeute » ou “psychopraticien”

Cette dernière catégorie est très large et regroupe beaucoup de formations différentes. Beaucoup de courants existent et eux aussi, peuvent proposer un accompagnement dit « thérapie de couple ». La question « À qui cela s’adresse ? » est donc assez vaste. Cela s’adresse, en fait, à toutes les personnes qui peuvent se sentir concernées. Si vous avez des doutes sur la légitimité à entamer ce genre de démarche, mais que, malgré tout, vous ressentez le besoin ou l’envie de rechercher une thérapie de couple en Essonne, ou en ligne, mon conseil est de te lancer !

Les situations conjugales nécessitant l’aide d’un tiers

Une autre question que l’on m’a beaucoup posée, c’est : « À quoi ça sert ? ». Lorsque je reçois des messages privés dans lesquels on me demande : « Qu’est-ce que tu peux m’apporter ? », j’aime bien répondre : « Toi, de quoi as-tu besoin ? ». J’aime bien expliquer que ce que nous pouvons apporter, en tant que professionnel, dépend de nos compétences bien sûr, mais aussi de la personne que nous accompagnons. Je n’ai pas de trousse magique avec un ensemble de solutions, que je « balance » pour régler les problèmes.

Bien entendu, j’ai :

  • une formation ;
  • des outils ;
  • de l’expérience professionnelle.

Bien entendu, j’ai aussi les qualités qui tiennent du savoir-être, comme :

  • la manière d’accueillir la parole de l’autre ;
  • la bienveillance ;
  • la façon d’écouter ;
  • la capacité à rebondir, à réinterroger avec pertinence, etc.

Mais il n’y a pas que ça qui compose mes consultations! La solution que nous allons trouver à vos difficultés, elle est en vous, en fait !

Mon métier, ma compétence, c’est de vous permettre d’avoir accès à vos propres solutions. Si vous venez me voir, c’est probablement que vous n’y avez pas accès, parce que c’est encombré, qu’il y a de la tension, des rancœurs, des doutes, des questionnements, des croyances limitantes sur vous-même, etc. Tout cela obstrue vos propres solutions.

Mon travail, c’est de venir t’aider à faire de la place pour que vous puissiez retrouver de l’espace et être suffisamment affirmés pour trouver en vous comment régler vos problèmes. Pas de baguette magique, pas de solution dans un sac à la manière de Marie Poppins ! Il s’agit de créer ensemble le chemin qui vous correspond. J’aime le dire aux personnes que j’accompagne : ce que nous mettons ensemble en place, c’est unique, c’est sur-mesure, c’est fait-maison. C’est de l’orfèvrerie, car ça vient correspondre à votre situation personnelle.

Exemples concrets de mon travail de thérapie de couple en Essonne ou en ligne

Alors, concrètement : consulter une thérapeute de couple, pourquoi faire ? Je vais vous partager ce que j’ai pu mettre en place avec des clients que j’ai accompagnés.

Les mauvaises bases d’une relation

Pour les couples, il s’agit souvent de compréhension. Je reçois fréquemment des couples qui ne se comprennent plus et qui ont besoin d’un tiers pour se décrypter mutuellement. Il peut également s’agir de personnes qui se sont mis en couple sur des bases pas très saines, qui ont eu des débuts de relation amoureuse un peu bancales. J’aime bien dire que les fondations de la maison ne sont pas terribles et que le couple s’est construit sur ces fondations bancales. Ils ont alors besoin, avec l’aide d’un tiers, de revoir, pour ensuite solidifier, la construction de leur maison. Je parle là avec une métaphore, ce qui n’est pas forcément très clair pour tout le monde… Je le sais bien, mais cela dépend beaucoup des couples, en fait. Pour certains, il peut s’agit de restaurer une confiance peu stable.

Certains couples, dès le début de la relation, traversent une épreuve, une blessure importante, type infidélité, mensonge, trahison… Dès le début, ils vivent quelque chose de compliqué mais ils restent ensemble : « C’est le début, on s’aime, on va mettre un peu de pommade et on passe à autre chose ». Du coup, ils se sont construits sur quelque chose de bancal, et ils viennent me voir, parfois plusieurs années après, en me disant : « On se dispute tout le temps, on n’arrive plus à se parler ». Parfois, cette tension est déclenchée par un événement, comme l’arrivée d’un enfant ou un déménagement. Nous allons alors parler de l’arrivée de cet enfant ou de ce déménagement, mais aussi des débuts. C’était comment, au début ? En posant cette question, souvent, on découvre qu’au départ, ce n’était pas terrible. Il y a eu quelque chose d’un peu marquant, que j’appelle parfois « blessure originelle ». C’est venu creuser un fossé qui est encore là. Il y a alors besoin de faire le travail de mettre en mots ce qu’il s’est passé, de reparler des ressentis individuels de chacun, de venir recomprendre ce qui a été vécu à ce moment-là.

Les problèmes de communication dans le couple

J’accompagne des couples au niveau de la communication : faire de la place pour la parole de l’autre, réapprendre à écouter l’autre, mettre en place des choses pour que l’autre m’écoute davantage. Là encore, il s’agit souvent de symptômes de difficultés dans le couple. En général, quand un couple n’arrive plus à se parler, c’est que les personnes ont trop souffert individuellement : « J’ai trop souffert, j’ai trop donné… Je ne suis plus disponible pour l’autre, je ne suis plus disponible pour mon couple. Je n’ai pas envie d’être dans la bienveillance et l’écoute parce que je suis agacé. J’aimerais bien que tu commences par m’écouter, et après on verra pour toi, parce que moi, là, je galère ». Il y a alors besoin de recréer du lien, de réapprendre à être bienveillant l’un envers l’autre. Là encore, ça peut passer par des mots, mais également par des exercices pratiques.

La sexualité, la libido et le plaisir sexuel

J’accompagne aussi beaucoup autour de la sexualité. Ce sujet regroupe beaucoup de tabous. De nombreuses problématiques ne sont pas verbalisées, autour du désir, du plaisir, de la libido. Il peut s’agir de traumatismes sexuels que l’on a cachés à son partenaire, ou de choses douloureuses pour soi, autour de la sexualité, que l’on n’a pas dit à l’autre, mais qui s’expriment malgré tout. Parfois aussi, j’accompagne des personnes ou des couples autour du plaisir. Un orgasme a été feint, une fois, deux fois… et du coup ça fait 5 ans que vous fonctionnez comme ça. Comment le dire à l’autre, désormais, que votre plaisir ne fonctionne pas ainsi et que vous aimeriez mettre en place autre chose ?

L’adoption de nouvelles habitudes et les désaccords

J’accompagne des amoureux autour de la mise en place de nouvelles habitudes. Quand ça fait X années qu’on fonctionne d’une certaine façon : comment dire à l’autre qu’on aimerait fonctionner autrement ? Comment mettre en place de nouvelles habitudes ?

Il peut s’agir de désaccords récurrents. Éducation des enfants, organisation de la maison, valeurs personnelles, etc. : nous ne sommes pas d’accord, mais nous ne voulons pas nous séparer. Ça génère des disputes, des tensions et, in fine, de l’éloignement. Pourtant, il y a de l’amour, on a envie d’être ensemble, mais on n’a pas envie de changer de point de vue… Qu’est-il possible de mettre en place ? Un travail intéressant est alors à créer pour apprendre à vivre ensemble, trouver une organisation qui permet de nous sentir bien, alors qu’on n’est pas d’accord sur plein de sujets.

Les schémas et questionnements dans les relations amoureuses

Je terminerai en parlant de l’accompagnement des personnes célibataires. Là aussi, ce peut être riche et varié ! Il peut s’agir de personnes qui reproduisent les mêmes schémas. « J’attire toujours des c¨¨¨¨¨¨ j’en ai marre… Comment puis-je sortir de ça ? Je m’observe suivre toujours les mêmes schémas, mais je n’arrive pas à m’en détacher. »

J’accompagne également des femmes (ou des hommes !) qui sont en couple, mais qui veulent venir seule parce qu’elles se questionnent sur elle-même : « Ai-je encore des sentiments ? Est-ce que j’ai envie de passer toute ma vie avec cette personne ? » Parfois, il ne s’agit que de simples pensées, mais ça bouffe certaines personnes. Elles y pensent H24, elles finissent par avoir du mal à être en lien avec l’autre et cela engendre beaucoup de culpabilité.

Mon approche sur-mesure des relations sentimentales

Je m’arrête là, car nous pourrions y passer des heures ! Je n’ai évoqué que quelques situations rencontrées, mais j’espère que vous avez compris combien ce qu’on appelle « thérapie de couple » peut être large ! Chaque personne, chaque couple que je rencontre, c’est à nouveau une difficulté particulière, une manière particulière de la vivre. Pour chacune des personnes dont j’ai évoqué l’histoire ici, nous mettons en place une solution unique. J’ai reçu beaucoup de couples pour des problèmes d’infidélité, mais à la fin, il n’y a pas eu une seule fois la même solution. J’ai reçu plusieurs femmes qui se questionnaient autour de leur sexualité ou de répétitions de schémas : ce n’étaient jamais les mêmes problèmes, les mêmes schémas ! À la fin, il n’y a jamais eu la même solution.

Nous arrivons à la fin de cet article autour des questions « Pour qui ? » et « Pourquoi ? ». Si vous avez des interrogations ou si vous avez envie d’échanger avec moi : n’hésitez pas à me contacter via mon site. En matière d’accompagnement, certains ressentent le besoin de se faire aider par un professionnel qui peut les recevoir en consultation, sur place. D’autres, au contraire, préfèrent ou ne sont pas gênées par les démarches en ligne. Je vous rappelle donc que mon cabinet est situé à Chilly-Mazarin, au sud de Paris, près de Massy, Palaiseau, Longjumeau et Athis-Mons. Si vous recherchez une thérapie de couple en Essonne : je suis là pour vous aider à prendre soin de votre couple ! Cependant, si vous habitez ailleurs en Île-de-France ou en France : mes accompagnements en couple et individuels fonctionnent très bien en ligne. ?

Quelle place pour le couple quand on est parents ?

Dans cet article, on va parler couple et parentalité. Quelle place pour notre couple, maintenant que nous sommes parents ? Voilà une question courante. Cette thématique du couple dans la parentalité est très importante pour moi et revient souvent dans mes discussions avec les personnes que j’accompagne. Il y a beaucoup d’idées reçues, qui peuvent faire penser que ça va être simple et fluide…

On pense souvent que ça fonctionne forcément bien pour le couple à l’arrivée d’un enfant. Mais ce n’est pas toujours le cas ! J’aimerai que cet article aide à sortir de ces croyances. Ça peut créer des difficultés et c’est important de le dire. Parlons sans tabou, ni glamour ni belles paroles ! Il y a beaucoup de positif dans la naissance d’un enfant, mais il n’y a pas que ça.

Pourquoi la naissance d’un enfant peut fragiliser un couple, même solide ?

Peut-être que vous songez à la séparation, alors qu’il y a 1 an, 1 an et demi, vous étiez tellement amoureux que vous vouliez faire un enfant ensemble. Certains couples ont du mal à comprendre comment ça peut arriver. Ils partagent avec moi leurs questionnements : “Comment est-ce possible ? Comment je peux l’avoir tellement aimé que je voulais faire un enfant ?” Ce n’est pas rien, pourtant, de faire un enfant !

Mais 1 an après, 2 ans après, on se sépare, on se déchire, on est en désaccord sur tout. Bref, plus rien ne va. Malgré le fait qu’on était amoureux, qu’on était un couple solide qui fonctionnait, l’arrivée de l’enfant a tout bousculé. Ça a tout remis en question et c’est plus compliqué que nous ne le pensions. J’aimerai qu’on essaie de creuser ce sujet, de comprendre ce qu’il se passe. Voilà 3 raisons, qui peuvent expliquer cela.

Parce que non, ce n’est pas que merveilleux

Un enfant, c’est plein de bonheur… mais pas que

On a souvent en tête cette idée que, puisque nous voulions un enfant et que cet enfant est là, on doit être heureux. Très peu de couples parlent de cela, parce que “on est censés être heureux”. On n’a pas envie de ternir cette image du couple heureux, cette image qui raconte que “Tout est magique, tout est bien”. Mais la réalité est plus compliquée que ça : oui, un enfant c’est magique, mais pas que. C’est une vraie épreuve. C’est important de se préparer, d’en parler, de libérer la parole. J’aimerais qu’on sorte de ce silence. Souvent, les couples ont du mal à en parler, ne verbalisent pas. Les couples ne s’autorisent pas à dire que : “Oui nous voulions un enfant, oui nous sommes heureux, oui notre couple est solide, mais oui c’est compliqué”. J’ai décidé d’aborder ce sujet-là aussi pour libérer cette parole.

Il n’y a pas à culpabiliser

Ce discours est important notamment pour sortir de la culpabilité. Certaines mères, qui croient ces images, se répètent “Je devrais être heureuse !” et culpabilisent de certains de leurs sentiments. “Suis-je une bonne mère, alors que je ressens ces émotions négatives ?” Balayons tout ça ! La réalité c’est qu’un enfant peut fragiliser un couple, même solide, car il faut sortir du merveilleux, du magique. Il faut compter avec la fatigue, le stress, un quotidien bouleversé. La réalité c’est qu’il y a clairement le “avant” et le “après”. Avant, tu disposais chaque jour de 24 h et tu les remplissais bien ! Maintenant tu as toujours 24 h, mais tu dois, en plus, t’occuper d’un enfant. Il y a donc plein de choses que tu ne fais plus, moins, pas au même moment, pas de la même façon… Ces changements sont conséquents, et donc, ils peuvent avoir un impact sur toi, sur ton couple, il n’y a pas à culpabiliser de cela.

Les jeunes parents font face à beaucoup de problématiques

Non seulement ces changements sont conséquents, mais en plus ils sont nombreux. Bien des choses peuvent entrer en ligne de compte, telles que :

  • Un cocktail hormonal assez puissant :

La grossesse et les premiers mois de maternité ne sont pas anodins biologiquement parlant. Des hormones puissantes sont à l’œuvre et peuvent avoir un réel impact sur toi.

  • Les pressions sociales et familiales :

L’arrivée d’un enfant est un pas dans un terrain inconnu, où, en tant que jeune parent, on ne maîtrise pas grand-chose. De ce fait, certaines personnes de l’entourage peuvent être à l’origine d’une certaine pression. “Est-ce qu’il fait ses nuits ? Est-ce qu’il mange ceci ?” En temps normal, ces regards extérieurs sur l’organisation du quotidien et sur la gestion de l’enfant sont moins visibles. Cette pression est moins forte. Mais lors de la naissance d’un enfant, les gens s’autorisent plus à mettre leur grain de sel, à porter un jugement. C’est la plupart du temps bienveillant, bien sûr ! C’est bienveillant… mais intrusif malgré tout.

  • Le manque de sommeil a également un impact réel :

Avant un enfant, la plupart des gens ne connaissent pas ça, ou en tout cas pas dans de telles proportions. Le manque de sommeil amène à moins de patience, à moins de bienveillance envers son partenaire. Cela peut, aussi, avoir un impact sur la relation amoureuse.

Parce qu’il faut apprendre à passer du duo au trio

Un autre point que je souhaite aborder, qui répond aussi à notre problématique, c’est le passage du duo au trio. Avant l’existence de l’enfant, les deux personnes d’un couple “s’autosuffisent”. Elles se “nourrissent” l’une l’autre, en termes d’affection, de tendresse, d’amour. Ce fonctionnement initial est basé sur un duo. Puis arrive l’enfant qui change la donne. Certaines femmes se sentent alors totalement comblées par ce petit être, par ce bébé qui répond “puissance mille” à ces besoins auxquels répondaient avant le partenaire. C’est tabou mais c’est important de le dire : ce que ressentent certaines femmes, c’est que leur enfant leur suffit. L’affection et la tendresse qu’elle donne à leur enfant et que leur enfant leur donne en retour, leur suffit. Elles se sentent repues de tout cet amour.

Par ailleurs, les premiers mois et années, les liens, notamment le lien maman/bébé, se créent et cela demande beaucoup d’énergie. L’énergie, cependant, ne s’est pas multipliée. Ainsi, l’énergie mise dans le lien avec l’enfant, forcément, sera autant d’énergie en moins investie pour le partenaire. C’est important de comprendre cela : le couple avait un équilibre, puis arrive l’enfant, qui demande beaucoup d’énergie et qui renvoie beaucoup d’amour. Moins d’énergie disponible, un besoin d’amour qui a évolué : cela crée un déséquilibre dans le couple. Il faut donc retrouver son équilibre, cette fois-ci en trio. Même dans un couple qui fonctionne bien, qui est solide et qui communique efficacement, il faut quand même faire ce travail de rééquilibrage.

C’est là qu’est vraiment mon message : il y a une phase de rééquilibrage nécessaire. C’est normal, c’est humain, cela fait partie du processus. Certains couples sont effrayés de cela, cette étape leur fait peur. “Est-ce normal ? Est-ce qu’on s’aime assez ? Est-ce que ce n’est pas un signe que c’est compliqué entre nous ?” Ils imaginent des problèmes et, parfois, prennent des décisions telles que la séparation, alors que ce n’est qu’une phase. L’équilibre reviendra, mais il faut accepter de passer par cette phase de déséquilibre.

Parce qu’il faut parfois faire face à des difficultés insoupçonnées

Par ailleurs, il arrive que l’on doive faire face à des impacts insoupçonnés de la grossesse et de l’arrivée de l’enfant. Souvent on se renseigne, on réfléchit, on lit des bouquins. On se dit “Je ferais ci, je ferais ça”. Mais tu ne sais pas ce que l’arrivée d’un enfant va générer chez toi. Tu ne sais pas ce que tu seras alors, tu ne sais pas quelle mère tu seras. Ce que cela peut engendrer est parfois même inconscient ! Des choses peuvent ressurgir, des choses que tu ne soupçonnes pas, dont tu n’as pas la maîtrise et qui peuvent avoir un impact sur toi et déséquilibrer la relation avec ton partenaire. Cela peut même intervenir dès la grossesse. Une personne que j’ai accompagnée m’a par exemple confié que le changement de son corps pendant la grossesse a engendré un manque de confiance en elle, qui a lui-même entraîné de la jalousie. Évidemment, le partenaire en face peut ne pas comprendre cela. Cela crée une situation compliquée. Cela ne peut ni se deviner à l’avance, ni se prévoir.

Autre exemple : un couple s’était mis d’accord sur le fait que le bébé dormirait entre 15 jours et 3 semaines dans la chambre de ses parents, puis irait dans sa chambre. Ils en avaient discuté en amont, mais une fois le moment venu : ce fut impossible pour elle. “C’est trop tôt”, “Il est trop petit”, “Je serais inquiète”… Quel que soit le motif : on ne peut pas prévoir que l’on va réagir comme ça. Ça ne se devine pas. C’est pour cela que j’invite les couples à se préparer, à réfléchir aux parents qu’ils veulent être, mais aussi à penser à la souplesse qu’ils se laissent. Demandez-vous quelle marge de manœuvre vous conservez pour les “Je ne pas bien comme je réagirais par rapport à cela”. C’est vraiment important d’avoir cette souplesse et que le couple en discute en amont. Qu’est ce qui est non-négociable ? Ou a-t-on de la marge de manœuvre ?  

Comment prendre soin de son couple en étant parents en 3 étapes

Maintenant, vous êtes en mesure de comprendre comment la naissance d’un bébé peut (parfois fortement) abîmer un couple. Reste à voir comment prendre soin de son couple en étant parents.

1 : en commençant par faire le choix d’en prendre soin

Quelle place pour le couple quand on est parent ? Ma réponse est la suivante : la place pour le couple est la place que tu lui donnes. Pose-toi la question : quelle place je veux donner à mon couple dans ma parentalité ? Maintenant que vous êtes parents, que vous avez un enfant, demandez-vous : quelle place voulons-nous donner à notre couple ? En la matière, il n’y a pas de réponse toute faite. Pour illustrer cette problématique, j’aime utiliser l’analogie de la vague. Tu marches sur ton chemin de vie et, par moment, arrivent des vagues. Ce peut être, par exemple, une difficulté professionnelle, un deuil ou une déception amoureuse. Prévue ou non prévue, ces vagues te déséquilibrent. La vague passe, tu t’arrêtes de marcher un moment, tu la laisses passer et tu reprends ton chemin une fois l’équilibre revenu. La naissance d’un enfant, c’est plutôt une grosse vague ! Il y a des femmes qui se laissent totalement emporter par la vague de la maternité, qui ne se sentent plus que mère.

Attention : je ne porte pas de jugement. Il y a des couples qui se disent : “Pour le moment, nous sommes parents avant tout, nous sommes focus sur les enfants”. Ça peut fonctionner. Mais souvent, ce n’est pas aussi fluide. Souvent, on se laisse emporter, on ne sait plus ce qui est prioritaire, on s’oublie… Et quelques années après, on se demande : “Et mon couple ?” Malheureusement, la vague nous a emportés loin et le couple n’a pas suivi. Cependant, si tu en as envie, tu peux te dire : “Moi je veux rester sur mon chemin”. Tu peux te rappeler que tu es venu.e en couple, comprendre qu’il y a une vague et décider de continuer sur ce chemin. Tu peux te dire “Je veux garder de la place pour mon couple” et c’est alors un choix.

2 : en acceptant de traverser cette période particulière

Si c’est conscientisé, même si la vague t’emporte loin, tu pourras te dire : “Je suis une mère comblée, je me sens comblée aujourd’hui. C’est compliqué de mettre de côté cette vague de maternité. OK, mais est-ce que je veux vraiment ne plus avoir de place pour mon couple ?” Cette discussion doit être menée, seule et à deux. Quels parents avons-nous envie d’être ? Quel couple avons-nous envie d’être, tout en étant aussi parents ? Ce n’est pas un problème, de décider d’être avant tout des parents, de prioriser l’éducation et les besoins des enfants. On peut décider cela et se dire que le couple reviendra après, mais il est important que cela soit décidé consciemment et à deux. Beaucoup de femmes font cela (consciemment ou non) pendant environ 3 ans.

Pendant ces années, elles maternent, elles pouponnent, elles suivent leur envie de se donner complètement à leurs enfants. Mais est-ce bien partagé par le conjoint ? J’ai accompagné des couples dans lesquels l’homme me disait : “Mais elle est partie !” Parfois démunis, ils constataient que la femme qu’ils avaient choisie n’était plus qu’une mère. Ils apprécient cette mère, bien sûr ! Mais avaient aussi envie de retrouver la femme qu’ils avaient choisie. Ce peut être le rôle de l’homme, de vous suggérer de revenir sur le chemin que vous aviez choisi ensemble. Ce peut être lui qui vous aide à ne pas laisser la vague vous emmener sur un autre chemin, qui ne laisse pas de place à votre couple.

3 : en décidant à deux quel couple vous voulez devenir

Mais alors : comment est-ce que, aujourd’hui, avec un enfant, on peut faire de la place pour le couple ? Avant nous n’étions que 2, maintenant nous sommes 3. Nous avions tout notre temps, nous étions 100 % disponible l’un pour l’autre, mais, aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Pourtant, nous avons envie, j’ai envie, de nous accorder ce temps pour notre couple, dont nous avons besoin. Quels arrangements sont possibles ? Quel fonctionnement peut être mis en place ? Comment trouver ensemble la place que nous voulons pour notre couple ? Cela se crée à deux.

Le but de mon nouvel accompagnement, c’est de vous aider à répondre à ces questions-là. Avec “Parents mais pas que”, je serais avec vous pour échanger sur la place que vous voulez donner au couple, tout en étant parents. Pour cela, nous traiterons trois grands sujets : la communication dans le couple, la place que vous voulez lui laisser et la sexualité.

Pour plus d’infos sur ce nouvel accompagnement c’est juste ici : https://untempspournous.podia.com/parents-mais-pas-que

Les regrets dans le couple. Comment ne plus culpabiliser ?

Je sais : tu n’as pas compris le titre. N’est-ce pas ?

C’est normal. (Et je te remercie d’avoir quand même cliqué sur le lien !) J’avoue : au-delà du fait que je n’étais pas très inspirée, une partie de moi trouvait amusante l’idée de ce titre énigmatique, mystérieux… Mais tu vas vite comprendre. Le sujet du jour est un peu différent des autres.

Je vais te raconter une histoire, une histoire qui m’est arrivé, puis je partagerai avec toi ce que ça m’a évoqué. Tu vas voir, cet article sera un peu différent. On reste dans la thématique du couple, bien sûr ! Mais ce sujet englobe aussi des sphères plus larges. Plus qu’un article pour le couple, je te propose cette fois-ci un article, disons pour toi.

Laisse-moi te raconter une histoire

Aujourd’hui, j’ai fait une balade en forêt. Ca m’arrive très régulièrement : j’adore me promener, seule ou non. C’est vraiment important pour moi. Cette fois-ci, j’y suis allée seule et je n’avais pas envie de prendre mon sac, je n’avais donc avec moi que mes clés et mon téléphone. En me promenant, j’ai mis mes mains dans mes poches et me suis rendu compte que mes clés étaient en contact avec mon téléphone. Cela m’a fait penser à mon ancien smartphone : il avait pleins de micro-rayures sur l’écran… Cela venait donc de ce petit détail, ce petit truc bête, auquel je n’avais pas fait attention ! Mais celui-là, je l’ai acheté il n’y a pas longtemps et il m’a coûté une belle somme. Donc je me sermonne dans ma tête : “Non, tu t’es ruinée pour ce téléphone, donc tu vas y prêter attention : pas de micro-rayure !”

Je continue donc ma balade, en glissant ma main, dans la poche, entre mes clés et mon téléphone, pour faire barrière. Je marche comme ça environ une demi-heure mais… ce n’est pas très agréable, pour être honnête. Je n’aime pas spécialement marcher avec mes mains dans les poches. D’autant que régulièrement j’ai besoin d’enlever ma main de la poche, pour me gratter les cheveux par exemple. En plus, comme je bouge, les clés ballottent…

Bref : c’est pénible. Mais je tiens le coup, je me répète : “Allez tiens bon, c’est désagréable mais tu ne veux pas rayure sur ton nouveau téléphone alors garde tes mains dans tes poches !”

Et au bout d’une demi-heure… : le flash ! “Mais j’ai deux poches !” J’ai éclaté de rire, toute seule au milieu de la forêt. Je me répétais en riant que ça faisait une demi-heure que je galérais à faire barrière avec ma main alors que j’avais deux poches. Comment, mais comment avais-je pu ne pas y penser ? “Tu as deux poches Lucie, une pour les clés et une pour le téléphone !” Bref : la solution devenait évidente et je riais de moi. Je suis certaine que tu as vécu des moments similaires toi aussi. Il y a pleins de moments dans la vie où on éprouve cette sensation de “flash”, de “révélation”. Ces moments où on ne percute pas, où on ne fait pas le lien, on peut en croiser dans le couple, avec soi-même et dans les autres d’autres sphères de la vie.

Je vais quand même terminer mon histoire, pour te rassurer : j’ai donc déplacé mes clés dans l’autre poche de mon manteau et ce fut une libération. Libération oui, j’exagère à peine : je n’étais plus obligée de mettre mes mains dans mes poches et je me suis soudain sentie plus légère ! Une fois cette contrainte enlevée – car c’était bien une contrainte – cette balade perdait ce qu’elle avait eu de pénible jusque-là.

Ça arrive à tout le monde, de ne pas percuter

Toute cette histoire me permet d’illustrer ces moments, que tout le monde connaît, où “on ne percute pas”. Pourtant je le savais, que mon manteau possède deux poches. Si on m’avait demandé si je pouvais déplacer l’objet gênant, j’aurais su que oui. Il n’y avait pas de méconnaissance. Je n’étais pas occupée non plus, je n’avais même pas d’écouteur. Je n’écoutais ni podcast ni musique. Je ne discutais avec personne, puisque j’étais seule en forêt. Je ne peux donc pas dire que “Mon esprit était ailleurs, je n’ai pas fait attention.”

Non, je n’ai pas percuté et je n’ai rien pour expliquer pourquoi. Ce que je sais en revanche, c’est que ces moments ne résultent pas d’un manque de connaissance ni de compétence. Ils ne sont pas causés par un problème d’esprit distrait. Ce n’est pas une erreur, c’est juste que le cerveau n’a pas fait le lien entre différentes informations qu’il a. On sait A, on sait B, mais on ne les met pas en lien, on en fait pas la connexion entre les deux.  Le cerveau, à ce moment-là, n’effectue pas ce boulot-là, ou le fait mais tardivement.

À partir de cette histoire, j’ai envie de vous faire passer le message suivant : ce n’est pas grave, de ne pas percuter. Ça ne dit rien de toi. Ce genre de moment peut entraîner (et je dirais même : entraîne souvent) des remises en question, des critiques envers soi-même. On se questionne, en se demandant pourquoi on n’y a pas pensé, en se sermonnant à coup de “Tu le savais, tu aurais DÛ y penser !” Sauf que non : parfois on sait des choses, mais on ne percute pas. Ce n’est pas une question de “C’était un déni” ou de “Je n’ai pas réfléchi”. Ton mental, à ce moment-là, n’a pas connecté. Ça arrive à tout le monde et il est inutile de te perdre en élucubrations, d’imaginer des choses pour faire émerger le pourquoi du comment – qui n’existe probablement pas.

“Je le savais pourtant, je n’aurais pas dû…”

Le deuxième point que j’ai envie d’aborder à partir de cette histoire, c’est le jugement qui découle de ce genre de situation. Souvent, on s’accable, avec des “Je le savais pourtant, j’aurais dû…” On se fait des reproches, alors qu’on ne devrait pas. Si je reprends mon exemple : au début, je ne savais pas. Si on avait remonté le temps et qu’on m’avait mis les deux options sur la table :

  • Soit tu gardes ta main dans ta poche et la balade sera pénible.
  • Soit tu mets tes clés dans l’autre poche.

Clairement, j’aurai choisi la deuxième option, c’est évident ! Mais mon mental ne me l’a pas proposé. Pour mon mental, à ce moment-là, la seule option existante pour qu’il n’y ai pas de rayure sur mon téléphone, c’était la première. Je n’ai pas envisagé d’autres options, je n’avais pas le choix. Je n’ai même pas eu la sensation d’avoir un choix à faire. De ce fait, je ne peux pas me blâmer de ne pas y avoir pensé plus tôt. Je n’étais pas en capacité de. Ce serait biaisé, ce serait malvenu, ce ne serait pas juste de me critiquer aujourd’hui, maintenant que mon cerveau a fait la connexion.

J’entends souvent ce discours de reproches, parmi les personnes que j’accompagne. “Je regrette d’avoir fait ça, je regrette d’avoir fait ci. Je n’aurai pas dû prendre cette décision, je le savais pourtant…” Mais ce n’est pas parce qu’on a une connaissance, ce n’est pas parce que l’on sait quelque chose, à un moment donné, que le cerveau est capable de faire le lien avec autre chose ou de se servir de cette information. Se blâmer X années, X mois, X minutes après, c’est faussé. Au moment de la décision, tu as fait le choix qui t’a semblé être le meilleur, à ce moment-là, grâce aux informations et possibilités que tu entrevoyais à cet instant. Cela nous amène au dernier point que je souhaitais aborder avec toi à partir de cette histoire !

Une personne extérieure peut être la solution

Ma main qui devait faire barrière, ça m’embêtait. J’ai même failli raccourcir la promenade. C’était bancal, c’était inconfortable. Pendant une demi-heure, j’ai trouvé ça pénible, mais j’ai poursuivi avec cette solution désagréable parce que le plus important pour moi était de ne pas faire de rayure sur mon téléphone.

Parfois, toi aussi tu prends des décisions un peu bancales, un peu inconfortables. Mais tu le fais parce que ça te semble être la meilleure chose à faire, à ce moment-là. Et c’est OK. Il n’y a pas de mal à constater que ce n’est que “plus tard” qu’on a eu un déclic et trouvé une solution bien plus simple… voire que c’est quelqu’un d’autre qui a proposé une solution.

Pour reprendre mon histoire de main et de poches : si j’avais pu exposer mon problème à quelqu’un, il est probable que cette personne aurait pensé à ma seconde poche. Par exemple, si j’avais marché avec mon conjoint ou une amie, et que j’avais exposé mon problème, on m’aurait sûrement dit avec amusant que “Ba Lucie mets-le dans l’autre poche… Tu as deux poches.” Parfois (souvent ?), on reste avec une solution bancale parce qu’on n’en voit pas d’autre. Mais si l’on parle, alors quelqu’un d’extérieur peut penser à quelque chose de plus simple, de plus confortable. J’en profite pour signaler que ça peut être le travail d’une thérapeute de couple, d’être la personne extérieure qui aidera à trouver le déclic. 😉

En bref

Voilà donc, en résumé, les messages que je souhaitais te proposer aujourd’hui :

  • Parfois, comme tout le monde, tu “ne percutes pas”, mais c’est OK. Ca ne dit rien de toi, ça ne démontre pas de manque de connaissance ou de compétence. C’est juste un fonctionnement cérébral, que l’on ne sait pas expliquer.
  • Une fois que “tu as percuté” : ne te reproche pas de ne pas l’avoir fait plus tôt. Ne juge pas avec tes yeux de maintenant pour des décisions que tu as prises avant. Ces décisions, tu les as prises avec les informations que tu avais à ce moment-là, tel que tu étais à ce moment-là. Maintenant ces éléments sont différents, un jugement serait donc biaisé et injuste envers toi-même.
  • Si tu rencontres un problème pour lequel tu ne trouves pas de solution qui te convienne, car celles auxquelles tu penses te semblent bancales, inadaptées : pense à en parler à quelqu’un d’extérieur. Un proche peut suffire dans certaines situations, tandis que d’autres peuvent nécessiter un accompagnement professionnel.

J’espère que cette histoire et ces pensées t’auront inspiré ! Si elle te fait penser à ton propre vécu, n’hésite pas à me le partager, à me raconter tes anecdotes de vie ! Je vous envoie pleins de bonnes ondes et vous dit à la semaine prochaine !

Si vous avez envie d’aller plus loin et que l’on s’en parle, je vous invite à réserver une séance découverte avec moi.

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Lucie

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Couple. Il a menti ou il a changé d’avis ?

” Il m’a toujours dit qu’il voulait des enfants et là il n’en veut plus..”

” Il m’a demandé de vivre avec lui, et trois semaines plus tard il me quitte…”

Et alors arrive toutes ces questions : Il le savait depuis le début, il m’a menti, ou il a changé d’avis ?

Cela devient insupportable. On remonte dans le temps pour analyser des phrases, des attitudes pour comprendre si l’autre savait déjà. On se fait souvent des noeuds au cerveau pour essayer de comprendre.

Il a menti ou il a changé d’avis?

Pour répondre à cette question, je dirais que bien souvent c’est confus.

Il existe des cas (rares) de manipulation. À ce moment là, l’autre est conscient de mentir, et il donne volontairement des messages en contradiction avec ce qu’il pense. Mais ces cas sont rares. Dans la grande majorité, les gens sont surtout eux même confus sur ce qu’ils pensent.

Si je reprends l’exemple des enfants, la réponse sincère et honnête serait “je ne sais pas si je veux des enfants”.

Mais vous le remarquerez, quand on ne sait pas ou quand ce n’est pas un “non ferme” ; alors on dit oui.

Pour d’autres personnes, il y a aussi un secret espoir de changement. “Je pense à la séparation mais je n’en ai pas envie”. Alors, comme on ressent une envie de changement, une envie de mieux, on ne va pas dire à l’autre qu’on commence à penser à la séparation. Et c’est à ce moment là, qu’on va parfois faire des démonstrations d’amour et d’engagements. On a très envie de ressentir de l’amour et de s’engager ; même si au fond, on envisage la séparation.

Souvent, c’est quand on est acculé, quand l’autre insiste encore et encore, que l’on a plus le choix ; là la pensée est verbalisée.

Et c’est là que naît l’incompréhension. Parce que ce qui est dit va parfois à l’encontre de ce que l’on disait auparavant.

Une évolution personnelle

Cela arrive aussi. Pour continuer l’exemple des enfants, beaucoup de personnes disent au début de leur relation qu’elles veulent des enfants. Ce n’est pas un vrai désir d’enfant, c’est juste que c’est la norme. “Je veux des enfants parce que quand on est en couple, on a des enfants”.

Et puis les années passent, on est plus mature, on se connait mieux et parfois on ressent moins ce besoin de répondre à la norme. S’il n’y avait pas de véritable désir d’enfant, mais seulement l’idée de “faire comme tout le monde” ; alors parfois au bout de quelques années on ose dire que non, on ne veut pas d’enfant.

À ce moment là, on est sur une évolution. Ce n’est pas un mensonge, il n’y a pas tromperie ou arnaque. C’est une évolution personnelle.

Pourquoi c’est important de le savoir ?

J’ai envie de vous inviter à vous questionner sur vos motivations. Qu’est ce que cela change pour toi de le savoir ? Et, est-ce que le savoir va t’apporter un soulagement ?

Je pense que parfois on se voile un peu la face. Parfois on se raccroche à ces pensées de colère : il m’a menti, il m’a trompé, il le savait…

On créer alors un brouhaha mental et on ne vit pas la douleur ressentie par ce que nous arrive. C’est une manière de déplacer ce qui nous fait souffrir.

En perdant votre énergie à retourner dans le passé pour analyser ce qui s’est passé, vous vous éloignez de ce que vous ressentez là tout de suite maintenant.

Ce qui fait souffrir c’est que maintenant il souhaite vous quitter, ou que maintenant il ne veut pas d’enfants. C’est ça qui cause de la souffrance.

Parfois, il faut accepter l’idée que non, vous n’aurez pas toutes les réponses, car l’autre n’a pas toutes les réponses.

Dans notre société actuelle, on laisse peu de place au flou, au “je ne sais pas”. On attend que l’autre nous donne des réponses claires. Alors que beaucoup de personnes n’ont pas de réponses claires.

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Simuler dans son couple. Et si c’était positif?

Cela faisait longtemps que je ne vous ai pas parlé sexualité !

On se retrouve pour un nouvel épisode de podcast où l’on parle de simulation sexuelle… mais pas que ! J’ai eu envie d’avoir un autre discours sur la simulation.

Parce que souvent à part entendre “il ne faut pas simuler”… on dit pas grand chose sur la simulation. Et j’observe aussi un tel décalage entre ce qu’il “faudrait faire ” et ma pratique de thérapeute de couple.

La simulation : une affaire de femmes ?

Alors je commencerais par dire que c’est rarement les femmes qui se plaignent de la simulation. J’ai rarement entendu “je me demande si mon partenaire simule…”. Et j’ai rarement entendu aussi “Je simule et je le vis mal…”

Ce sont souvent les hommes qui se questionnent beaucoup sur le plaisir féminin car il s s’en sentent responsables. Dans notre société, l’image véhiculée de l’homme est qu’il doit être celui qui donne du plaisir à sa partenaire. C’est un peu comme “sa mission”.

Beaucoup d’hommes se mettent une importante pression concernant le plaisir de leur partenaire. Alors quand ils se rendent compte qu’il ont cru réussir leur mission, qu’ils ont cru qu’il avaient donné énormément de plaisir, mais qu’en fait non… c’est compliqué à vivre.

Je voulais aussi faire un rappel sur la simulation masculine. Elle est plus fréquente qu’on ne le croit. Bien souvent on associé l’érection et l’éjaculation à un plaisir sexuel. Mais dans la pratique ce n’est pas aussi simple. Les hommes peuvent aussi surjouer leur plaisir et leur orgasme.

À mon sens, on est tous concerné par la simulation, l’exagération sexuelle.

Pourquoi les femmes simulent ?

J’ai échangé avec plusieurs clientes au sujet de la simulation et j’observe que c’est souvent à l’origine en envie de faire plaisir à l’autre.

“Il adore quand je m’enflamme et que c’est wahou… mais c’est pas comme ça à chaque fois donc j’exagère un peu. Ça me plait de le voir kiffer”.

On est pas dans une idée de tromper, de mentir, de cacher que c’était nul. On est dans l’idée d’étoffer son ressenti pour faire plaisir à l’autre.

“J’ai l’impression que si je ne crie pas, c’est que je suis passée à coté d’un truc. Dans les films, les femmes hurlent..”

J’en profite pour parler brièvement du plaisir féminin et de l’expression du plaisir féminin. Les films montrent souvent une image d’une femme qui a un orgasme avec une démonstration très importante. Beaucoup de femmes ne se reconnaissent pas dans cette image. Elles ont alors le sentiment que ce qu’elles vivent est moins bien, moins fort, moins intense.

Cette image du plaisir féminin n’est qu’une image. Elle ne reflète pas la réalité de nombreuses femmes. Et un plaisir exprimé moins fort ne veut pas dire que c’était moins intense.

Simuler ça m’aide à prendre mon pied !

C’est l’idée que pour être cette femme à l’aise dans sa relation sexuelle, hyper détendue, hyper connectée avec son partenaire; je vais d’abord la surjouer pour mieux la devenir.

De la même manière qu’à un entretien d’embauche je vais commencer par “faire semblant” d’être à l’aise… pour mieux le devenir.

En réalité, on pratique tous plus ou moins consciemment la simulation. On exagère le trait, on fait comme ci pour se donner du courage..

On fait comme si on était à l’aise avant de chanter en public, ou avant un rendez-vous important.

C’est à mon sens la même idée : j’incarne ce que j’aimerais être avant de le devenir.

Et cela fonctionne aussi en matière de sexualité !

Je t’invite à prendre le temps de te demander quelle femme tu aimerais être dans ta relation sexuelle. Et si tu n’es pas encore cette femme, alors incarne là !

Si tu étais cette femme, comment tu te comporterais, comment tu agirais, qu’est-ce que tu penserais…

Toutes ces questions vont t’aider à te m’être dans la peau de celle que tu veux devenir.

Donc oui, je pense que la simulation peut être positive pour certains couples et améliorer leurs relations.

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Je ne peux pas le quitter. Je l’aime !

On se retrouve aujourd’hui pour parler d’un sujet un peu sensible. On va parler d’amour !

Mais pas l’amour beau, romantique, joli, mignon..

Non, aujourd’hui je vais vous parler de cet amour qui empêche de penser, de prendre des décisions. Cet amour qui fait que l’on reste avec quelqu’un même si on souffre.

Ce “Je ne peux pas le quitter parce que je l’aime”, je l’ai souvent entendu. À chaque fois, il m’évoque une prison. Une porte fermée, une impossibilité.

C’est véritablement une perte de ton pouvoir d’action et de décision.

Dans cet épisode on va aller ouvrir cette porte. On va aller voir ce qu’il se cache derrière ce “Je peux pas”.

Malheureuse mais confortable.

Quand tu vis mal une situation mais que tu ne la changes pas c’est que souvent tu y trouves quand même une sorte de confort.

Je sais que ce n’est pas agréable à entendre. Quand on est malheureuse dans son couple et qu’on nous dit “tu restes par confort”… je comprends que ça pique !

Mais c’est l’idée est que si tu te restes c’est que tu te dis que ce serait pire. “Je suis malheureuse aujourd’hui mais si je le quitte ce serait pire”. Donc c’est “mieux”, c’est “plus confortable” de rester.

Pour commencer, je te propose d’aller à contre-courant et de me lister tout ce qui serait positif si tu le quittais. Tout ce qui serait mieux, et tout ce qui serait plus facile…

Je ne cherche pas à te faire changer d’avis, mais que tu puisses équilibrer ta pensée.

Et si une fois que tu as fait cette liste, tu continues de penser que le quitter serait pire ; alors je te propose d’aller explorer ce “pire”.

Quelle est la peur derrière?

En quoi ce serait pire de le quitter ? Pourquoi tu serais plus malheureuse que maintenant?

Tu as peur d’être seule ? Tu ne veux pas de parents séparés pour tes enfants ? Tu as peur qu’il refasse sa vie ?…

Il faut vraiment que tu te sentes libre d’aller explorer ce qu’il y a derrière, à l’origine de ta décision.

Cet exercice n’est pas simple. Souvent on ne s’avoue pas les motifs profonds de notre décision. On va dire qu’on veut garder une famille unie pour les enfants alors que la raison profonde c’est qu’on n’est pas sûre de pouvoir y arriver seule.

Ou on va dire qu’on y croit encore, alors qu’au fond on a pas envie qu’il refasse sa vie, qu’il reconstruise une famille avec une autre.

Et souvent ces pensées ne sont pas dites, par honte ou par gêne.

Je t’invite à dépasser tout ça aujourd’hui et à être honnête avec toi même.

Crise passagère ou fin de quelque chose?

Souvent, les femmes me demandent : Comment je fais pour savoir si c’est fini ou si c’est juste que ça va moins bien en ce moment ?

J’aime bien leur répondre avec une image de la météo : Est-ce que ta relation c’est un ciel avec un beau soleil et de temps en temps il y a des nuages et un peu de pluie ?

Ou est-ce que ta relation c’est un orage permanent et de temps en temps il y a un rayon de soleil ou une éclaircie ?

Cette image de la météo peut t’aider à prendre conscience de ce qui se joue pour ton couple en ce moment.

Et pour finir je te laisse avec quelques questions pour que tu continues ce travail sur toi et ta relation :

  • Est-ce que l’amour ça te suffit ?
  • Est-ce que l’amour que tu ressens est suffisant pour que tu te sentes bien dans ton couple ?
  • Est-ce que c’est assez pour rester ?
  • Est-ce que cela te suffit ? Ou est-ce que tu as besoin ou envie de plus ?

Si cela remue des choses chez toi, je te propose que l’on en parle ensemble lors d’une séance découverte. Elles sont gratuites et te permettront de faire le point sur ta relation.

Lien pour solliciter une séance découverte. https://untempspournous.com/contact/

Si tu es en couple et que tu souhaites continuer à travailler ton développement personnel en douceur, je t’invite à t’inscrire à mon challenge gratuit : Les 5 clés pour améliorer ta communication de couple.

Prends soin de toi.

Lucie

Envie d’aller plus loin ?

Si tu veux en savoir plus sur les accompagnements que je propose pour les femmes et le couples : https://untempspournous.com/mes-accompagnements/