Jalousie, couple et réseaux sociaux | Définition et conseils

La jalousie, le couple et les réseaux sociaux, c’est un sujet qui concerne surtout les jeunes, qui est très récent… mais assez complexe ! En effet, nous n’avons pas de référentiel ! Nos parents, les films que nous avons regardés… ne nous ont jamais parlé d’Instagram et de la jalousie qu’il peut amener dans le couple. Alors comment on fait ? Dans cet article, je vous propose de commencer par définir de quoi on parle. Ensuite, je vous propose : 

  • d’en parler en amont pour établir vos propres règles de couple ; 
  • de discuter de l’état de la confiance dans votre relation s’il existe déjà une tension avec votre partenaire amoureux·se ; 
  • d’avoir une réflexion, en couple et avec vous-même, sur le lien entre votre confiance en soi, votre égo, et les réseaux sociaux en général. 

Jalousie, couple et les réseaux sociaux | De quoi on parle ?

C’est une jalousie qui concerne le réseau, les publications et les échanges virtuels

Avant de vous proposer des conseils pour avancer dans la gestion de cette problématique amoureuse, j’aimerais qu’on se mette d’accord sur sa définition. 

« Qu’est-ce que c’est, la jalousie sur les réseaux sociaux […] ? Ce sont des gens qui viennent consulter parce qu’il y a quelque chose autour de : « je ne suis pas à l’aise », « je suis fâché·e »… Ou même je refuse tout ce qui est : l’autre se montre sur les réseaux, l’autre s’affiche sur les réseaux. » 

Concrètement, on peut notamment citer Instagram, couramment concerné par la jalousie au sein du couple. Et ce, qu’il s’agisse de photos un peu sexy… ou pas. 

D’ailleurs, au-delà de la question des photos et vidéos postées, la jalousie sur les réseaux sociaux peut aussi venir : 

  • du fait de liker des photos d’autres hommes ou femmes que son/sa conjoint·e ; 
  • d’échanger le nom de son compte Instagram, Snapchat ou autre avec quelqu’un qu’on connaît peu.

« Quelqu’un qui s’abonne à l’Insta de ma copine : est-ce que c’est quelqu’un qui ne la connaît pas, ou est-ce que c’est quelqu’un qui, dans la rue, lui a demandé son Insta ? De la même manière qu’on l’avait un peu à l’ancienne sur : c’est qui qui t’écrit un sms ? D’où cette personne, elle a ton numéro de téléphone ? Là, c’est pareil : d’où cette personne, elle a ton compte Snap, ou d’où cette personne elle a ton Insta ? »

Il peut également s’agir de la teneur des conversations en message privé. 

C’est un phénomène récent… mais très fréquent !

Si jamais vous redoutez d’être le/la seul·e concerné·e, ou si vous ne l’êtes pas du tout, mais que vous vous interrogez sur le sujet du couple et des réseaux sociaux, sachez que c’est : 

  • fréquent ; 
  • mais très récent. 

« C’est fou le nombre de consultations que j’ai à ce sujet ! […] Je reconnais que c’est un sujet qui concerne essentiellement la jeune génération […]. Quand même, je reconnais que les gens qui consultent à ce propos-là, ce sont des gens qui ont… j’allai dire moins de 30 ans, voire même moins de 25. »

Et ce n’est pas la première fois que j’en parle ! 😉 Si vous avez besoin de creuser le sujet, je vous conseille aussi : 

Les réseaux, Instagram et la jalousie dans le couple | Et si on tentait la prévention ?

Soyons honnête : savoir ce dont on parle n’aide pas franchement à limiter, voire à éviter et encore moins à régler le problème… Alors maintenant, messieurs dames, je vous propose 3 conseils relatifs à Instagram (et/ou aux autres réseaux !) et à la jalousie dans le couple

Tout d’abord, comme je le disais : c’est un phénomène récent. Par conséquent, nous n’avons pas de référentiel… et une partie du problème vient de là. 

« Est-ce que c’est OK, est-ce que c’est pas OK de discuter avec un homme […] ou une femme qui habite à l’autre bout de la France […], qu’on ne verra jamais, avec lequel il ne se passera jamais rien et que juste, et bien voilà, on discute de temps en temps et on crée comme ça une conversation ? »

C’est une question à laquelle il est d’autant plus difficile de répondre que ce ne sont pas forcément des comportements que nous aurions dans la vie « réelle ». Chaque couple a ses habitudes, ses « règles implicites ». Beaucoup de duos amoureux fonctionnent depuis longtemps avec des collègues connus, des amis du couple… sans nouvelles relations qui arrivent spontanément comme ça.

Certains comportements sur les réseaux sociaux seront banalisés par certaines personnes, mais pas par d’autres. En l’absence de référentiel à l’échelle de la société, il est important que vous essayiez de prendre le temps de poser à plat entre vous ! 

« À quel moment ça commence à ne pas être OK ? Ça, c’est vraiment propre à chacun et c’est à vous de créer vos référentiels ! Et il n’y a pas de mystère : créer le référentiel, ça veut dire en discuter. »

Jalousie et surveillance virtuelle | Que faire quand ça pose problème ? 

S’il existe déjà une tension liée à une jalousie, dans votre couple, liée aux réseaux sociaux, je vous conseille d’en « profiter » pour faire le point sur l’état de la confiance dans votre relation

« À mon sens, il y a un vrai sujet là-dessus : de manière générale, on est où, en termes de confiance […] ? Est-ce qu’on est complètement 100 % dans la confiance ? Est-ce que c’est déjà bancal ? Est-ce qu’elle a été un peu abîmée, fragilisée par des choses dans le passif ? Souvent, j’observe quand même que les personnes qui vont comme ça buter, faire un vrai sujet et avoir de la vraie souffrance sur des histoires de réseau, c’est parce qu’il y a du bancal avant. »

En parlant de passif, de bancal, je ne parle pas forcément d’événement comme une infidélité (virtuelle ou non) avérée. Ça peut aussi être : 

  • une fille avec qui il échange sur les réseaux… qui était en fait son ex ; 
  • du fait de son abonné au compte d’un homme… qui en fait son collègue qui lui plaît. 

Il peut aussi s’agir des débuts du couple. Il peut arriver, par exemple, que plusieurs crush aient gravité autour de nous avant qu’on ne choisisse la personne avec qui on est en couple aujourd’hui. 

Couple et réseaux sociaux | Quel rôle joue l’égo ?

Le dernier point sur lequel j’aimerais porter votre attention, messieurs dames, dans cette histoire de jalousie, de couple et de réseaux sociaux, c’est la place de l’égo. Hé oui ! Avoir plein de likes, de compliments en commentaires et/ou en message privé… c’est agréable ! C’est flatteur, ça booste ! D’autant que, même quand on est heureux·se en couple, la phase de séduction ne dure pas éternellement. 

« Parfois, et bien on aimait bien ce temps où on est valorisé·e, on est complimenté·e […]. Ça booste l’égo ! Et donc mon deuxième point, c’est : qu’est-ce que ça vient dire de moi, de mon envie de plaire, de mon envie d’être valorisé·e, de mon envie d’être regardé·e ? »

Parfois, la question se situe plus là que dans la confiance. Ce shot de dopamine lié aux likes, c’est un point très lié aux réseaux sociaux, même en-dehors du cadre des relations amoureuses. Parfois, on s’habitue à ça et ce n’est pas forcément simple à faire coïncider avec les besoins et les envies du couple. 

« Il y a, à mon avis, vraiment matière à avoir de vrais échanges, assez profonds, assez intéressants, en couple, là-dessus. Et puis de faire une vraie introspection sur soi, sur : « Moi, où j’en suis ? Moi, est-ce que j’ai besoin de ça ? Qu’est-ce que ça m’apporte […] ? Qu’est-ce que ça vient dire de mon estime de moi […], de ma confiance en moi ? ». »

*

J’espère que cet article vous aura amené des pistes pour avancer si vous êtes concerné·e, ou mieux : des pistes de prévention si la question ne s’est pas encore posée ! Si vous souhaitez recevoir régulièrement des conseils, réflexions… sur le couple et le célibat, c’est par ici pour s’inscrire à ma newsletter

Routine sexuelle : 3 conseils pour sortir du “pilote automatique”

La routine sexuelle, tous les couples y sont confrontés à un moment ou à un autre. Personnellement, et je vous en parle dans cet article, je trouve qu’elle a aussi des avantages. Cependant, pour éviter que l’ennui ne prenne trop de place dans votre relation de couple, il est important de chercher comment casser la routine au lit d’une façon qui vous convienne. Au lieu de faire la course au toujours plus, je vous propose, au contraire, de tester le moins et de ré-explorer vos limites avec votre amoureux·se. 

1 : Apportez un peu de nuance sur la notion de routine sexuelle 

Quand on parle de « routine sexuelle », on pense à une sexualité un peu « mécanique », en « pilote automatique ». C’est une sexualité qui peut apporter une forme d’ennui. 

« C’est un peu l’idée qu’avec le temps, avec les années, on connaît un peu par cœur le corps de l’autre. On connaît un peu par cœur ce qui va exciter l’autre, ce qui va provoquer du plaisir et du désir chez l’autre et donc, il y a comme ça un phénomène naturel, qui va être un phénomène d’habituation. Ça marche dans la sexualité… et ça marche un petit peu pour tout dans la vie. »

C’est normal, c’est pareil pour tout le monde… mais vous n’êtes pas obligés de voir ça comme une fatalité problématique. Avant de chercher à casser la routine sexuelle, essayons de ne pas oublier ses avantages ! 😉 

« C’est quand même vachement sympa, vachement confortable d’être avec quelqu’un qui nous connaît par cœur, d’être avec quelqu’un qui sait complètement comment nous comprendre, complètement comment nous créer du désir, comment nous créer du plaisir. J’ai aussi beaucoup de personnes qui, dans les débuts, cette période de sexualité où on tâtonne, où on n’est pas trop à l’aise avec son corps, on n’est pas trop à l’aise dans la maîtrise du corps de l’autre… Ce n’est pas toujours hyper sympa, hyper fluide, hyper confortable ! »

Les années permettent aussi de plus s’autoriser, plus oser, plus lâcher prise… Tâchons de ne pas l’oublier, messieurs dames !

2 : Tentez de faire moins, au lieu de chercher à tout prix à faire plus pour casser la routine au lit 

Ceci étant dit, je comprends bien que vous ressentiez le besoin de quelque chose de nouveau, qui vous sorte de vos habitudes. Dans notre société, le réflexe pour casser la routine au lit, ça sera souvent de chercher à faire plus. Ça peut être plus intense, plus de fréquence, plus de positions différentes, plus de tests… 

Moi j’ai envie de vous demander : et si on essayait de faire moins ? 

« Pourquoi pas hein, jouer avec l’accélérateur… mais c’est aussi intéressant de jouer avec le frein, je trouve. C’est aussi intéressant de ralentir […], de faire moins, plutôt qu’être dans toujours le plus. Comment est-ce qu’on peut faire moins ? Comment est-ce qu’on peut essayer d’être dans moins de pratique ? Ou de jouer avec quelque chose qui est peut-être moins varié, mais peut-être plus dans l’intensité ? Je donne des exemples un peu bidons mais… généralement, les couples vont avoir ce qu’on appelle un script, un scénario, ou c’est un peu toujours la même chose […]. Est-ce qu’on ne ferait pas sauter les préliminaires ? Est-ce qu’on ne ferait pas sauter la pénétration ? Est-ce qu’on n’essaierait pas de jouer sur : ne pas aller, par exemple, jusqu’à l’orgasme ? »

3 : Essayez de jouer avec les limites pour casser la routine sexuelle 

Mon dernier conseil pour vous aider dans votre quête de diminution de la routine sexuelle, c’est l’exploration. On l’a vu plus haut : il y a également quelque chose très confortable, de très sécurisant à être avec quelqu’un qui nous connaît par cœur, sous toutes les coutures. C’est la situation idéale pour tester de nouvelles choses, pour interroger à nouveau des façons de faire que vous n’aviez pas encore osé. 

Il peut s’agir d’une nouvelle pratique sexuelle ou de nouveaux lieux. Il peut s’agir d’aller plus loin dans l’exploration de ce dont vous avez l’habitude. Vous pouvez aussi chercher une façon un peu ludique d’aborder cette volonté de renouveler votre sexualité. 

« Tout ce qui était dans « ça, je n’aime pas trop », ou « non, ça je ne suis pas trop à l’aise », c’est intéressant, régulièrement, [de se demander] : « Où j’en suis aujourd’hui ? ». »

*

J’espère que cet article vous aura apporté des pistes, des idées, des envies. Si vous désirez aller plus loin, je vous invite à découvrir mes outils en ligne. Ils vous permettront, en toute autonomie, de faire le point sur là où vous en êtes et ce dont vous avez envie, y compris au sujet de la sexualité dans votre couple

Accepter une infidélité : oui ou non ? | Une question importante pour s’en remettre

Je vous propose, une nouvelle fois, d’aborder le sujet de l’infidélité. Cette fois-ci, il est question du fait d’accepter une infidélité, ou non. C’est une question à laquelle il est compliqué de répondre et que, bien souvent, on ne pensait pas avoir à se poser. Notre envie ou notre capacité à accepter une infidélité est en lien avec la souffrance qu’on ressent et la façon dont on la comprend. Elles sont en lien également avec la place qu’on décide de faire à notre réaction – qui n’est pas forcément celle qu’on pensait avoir. Que l’on soit la personne trompée ou celui qui a trompé son/sa conjoint·e, les notions de temps et d’indécision sont, elles aussi, importantes à aborder. 

Je vous laisse découvrir les 3 étapes que je vous propose pour savoir si vous souhaitez accepter une infidélité ou non. C’est un pas de plus pour s’en remettre, quel que soit votre choix pour votre couple

Accepter une infidélité ou non : la question de la souffrance 

Est-ce que je veux, est-ce que je peux accepter une infidélité dans mon couple ? Cette question nous laisse souvent très démuni·e. Nous n’avons pas de référentiel pour y répondre. Nous sommes souvent très supris·e d’avoir à vraiment nous la poser. On peut aussi se rendre compte que notre réaction n’est pas celle que nous pensions. 

« C’est un peu comme […] le proverbe qu’on dit souvent avec les enfants : « avant, j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants ». Vous voyez ? […] On se révèle, on se découvre, autour de ses questions d’infidélité. »

Quoiqu’il en soit, avant d’y répondre, je pense important de vraiment savoir pourquoi on se la pose. 

« Souvent, ça a à voir aussi avec la gestion de la souffrance. Parce que, parfois, on se pose la question de « est-ce que je dois accepter ? » parce qu’on souffre […]. Je souffre, je souffre, je souffre… Et du coup : est-ce que je dois être là à accepter cette souffrance ? »

De nombreuses émotions peuvent apparaître, voire se mélanger. Ça me semble vraiment important de comprendre ce qu’on ressent, avant de se demander si on est prêt à accepter une infidélité, ou non. 

Il peut s’agir : 

  • de déception : « Il y a un truc un peu moche, un peu sale… Je découvre une facette de l’autre, je découvre que l’autre est capable de faire ça… » ; 
  • d’humiliation, d’impression d’être le dindon de la farce ; 
  • de trahison…

Se remettre d’une infidélité : l’importance du temps 

Le deuxième point qui me semble fondamental pour décider d’accepter une infidélité, ou de ne pas l’accepter, c’est de se laisser le temps. 

« Prendre le temps, pourquoi ? Parce qu’il y a une évolution personnelle […]. Il y a la personne qu’on pensait être, et puis ce qu’on est. Et ça, il y a besoin de venir l’intégrer, cette nouvelle personne, avec les nouvelles décisions que je prends. »

Lorsque nous réagissons différemment de la façon dont nous pensions réagir, il est normal d’avoir besoin de temps pour intégrer cette nouvelle vision des choses, pour la clarifier. 

« Des femmes qui me disent : « ba oui mais en fait, je prends conscience que c’est aussi un acte d’amour, de pardonner une infidélité ». Ce n’est pas du tout la vision avant, quand on n’est pas concerné par l’infidélité. »

Et c’est la même chose si on est dans le cas inverse ! 😉 Certaines personnes pensaient l’accepter facilement, et en fait, le vivent très mal.

Par contre, et cette précision est très importante, messieurs dames : se laisser le temps, ça ne signifie pas laisser traîner la situation ad vitam æternam. 

« J’invite également souvent à fixer une forme de temporalité, où je viens me donner un rendez-vous. « OK, là je me réengage. OK, là on dit qu’on continue. » Et je viens checker où j’en suis dans 1 mois, où j’en suis dans 3 mois, où j’en suis dans 6 mois. Vous voyez ? Avoir comme ça des points de rendez-vous pour voir comment ça évolue et que vous ne passiez pas à côté d’une souffrance qui deviendrait trop importante. »

Accepter l’infidélité conjugale : l’absence de certitude 

Dernier point et non des moindres si vous (ou votre conjoint·e) vous questionnez sur le fait d’accepter une infidélité ou non, c’est d’avoir conscience que ça peut évoluer. 

« Souvent, les gens, ils ne sont pas gravés dans le marbre : « ça y est, j’accepte, je signe et on est reparti pour 20 ans ! ». Souvent, les gens ils ne sont pas là-dedans. Ils sont plutôt dans « j’y vais doucement, petit pas après petit pas… on verra » […]. Avec cette idée que je vais m’engager sur un chemin, peut-être me dire que je vais essayer, mais je ne garantis pas le résultat, je ne garantis pas que je vais y arriver. »

Et c’est tout à fait normal ! D’autant plus que, accepter une infidélité, ou ne pas l’accepter, c’est une décision mentale, une réflexion… mais pas que. Derrière cette épreuve, il y a aussi des émotions, des conséquences. 

« Il y a l’idée d’accepter ou pas. Ça, c’est très mental, cérébral […]. Et puis ensuite, il y a dans le quotidien, dans la réalité, dans la vraie vie, toutes les conséquences de cette infidélité sur la confiance en soi, sur la confiance en l’autre, sur, effectivement, tout ce qui en découle sur la sexualité, sur la communication… »

*

Si vous faites face à cette douloureuse question et que vous souhaitez aller plus loin, je vous propose de : 

Break & rupture déguisée | Est-ce forcément la même chose ?

Aujourd’hui, je vous propose de parler d’une question qui peut entraîner beaucoup de peurs, à juste titre : est-ce un break ou une rupture déguisée ? Faire une pause dans son couple n’est jamais simple. C’est un moment qui est difficile en soi. Si on rajoute la crainte que notre partenaire n’ose pas nous dire qu’il souhaite rompre… c’est pire. Il y a beaucoup à dire sur le sujet du break, et je vous propose d’ailleurs des ressources pour aller plus loin, en fin d’article. Pour cette fois, j’ai envie de vous proposer de la nuance et de la bienveillance sur cette idée du break et de la rupture déguisée. Vous verrez que c’est loin d’être aussi tranché qu’une opposition entre rupture définitive et provisoire.

Quand le break est une rupture déguisée

Je ne vais pas vous mentir, messieurs dames : oui, c’est vrai, une demande de break et une rupture déguisée peuvent n’être qu’une seule et même chose. Ça arrive et cette crainte est fréquente.

« Il y a des gens qui vont être ultra fermés à l’idée du break, pour qui ce n’est pas possible, ce n’est pas une option. Et en fait, ça va être un peu de : « soit tu veux de moi, soit tu ne veux plus de moi, mais en tout cas, il n’y a pas d’histoire de pause » […]. Souvent, parce qu’on y voit le signe d’une séparation : « bon ben en fait, tu veux me quitter, en fait c’est fini, c’est juste que tu ne me le dis pas et donc, tu me parles de break ». »

Pour autant, même s’il est vrai que oui, certaines personnes demandent une pause dans le couple dans l’espoir que la relation se dégrade d’elle-même… il y a quand même des choses à dire. 

Tout d’abord, je pense qu’il est important de réaliser que, contrairement à l’image qu’on en a, décider de rompre est rarement un choix franc, assumé, sûr. 

« Il faut avoir en tête que, pour beaucoup de personnes, le choix de la séparation, c’est un choix qui est difficile. C’est un choix qui n’est pas complètement ultra-solide, en fait. Souvent, on a comme ça cette croyance de « quand je me sépare, c’est que je suis sûr·e de moi » […]. Ce qui n’est pas ce que j’observe ! Souvent, les gens, parce qu’ils sont comme vous et moi, ils ne savent pas l’avenir ! Ils ne savent pas […] s’ils ne vont pas regretter… »

Beaucoup de gens hésitent, se demande s’il ne vaudrait pas mieux attendre, espère encore qu’il n’y aura pas besoin de se séparer… Du coup, le break n’est pas tant une rupture déguisée qu’une autre option que la rupture brutale, parce qu’on ne sait pas. 

« Vous avez aussi des gens qui, vraiment, vous disent : « Moi, je suis perdu·e ! » […]. Je ne sais plus ce que je veux, en fait, et donc, je ne peux pas me prononcer. »

Parfois aussi, certaines personnes sont bien conscientes que c’est fini… mais elles n’arrivent pas à le verbaliser. Elles ont peur, elles n’ont pas envie d’avoir cette discussion parce qu’il/elle a peur de la colère, de la tristesse, de la réaction, etc. du partenaire. Ce n’est pas forcément facile à entendre et à comprendre, mais c’est une réalité. 

Quand le break est un vrai besoin de pause dans le couple 

Par ailleurs, il existe aussi des cas où le break n’est pas une rupture déguisée, réellement pas ! Certaines personnes ont « tout simplement » besoin d’une pause dans le couple. On est alors dans un break au sens strict du terme. 

« Il y a parfois des gens qui sont dans : « je n’en peux plus, je ne veux plus, je ne veux plus de la relation telle qu’on est en train de la vivre »… Ce qui n’est pas la même chose que : « je ne veux plus de toi, je ne veux plus de nous ». »

Si vous êtes dans ce cas-là, je vous propose 2 points de vigilance. Le premier, c’est d’avoir conscience que c’est une solution qui peut être bonne à court terme… mais pas forcément à long terme. Il peut y avoir une escalade : on commence par avoir besoin de quelques heures, quelques jours… avant de passer à quelques mois.

« On est comme ça dans une stratégie où, à chaque fois, il faut plus. À chaque fois, il faut plus d’espace. À chaque fois, il faut plus de durée pour gérer cette coupure du lien. »

Souvent, on fait ça pour respirer… sans régler le problème de fond. S’il y en a besoin : OK, faites-le ! Mais pendant ou après, il faudra prévoir de parler du problème, de se questionner sur le fond, sur la relation. 

« Parfois également, c’est vital en fait, parce que je suis en train de me noyer et j’ai juste besoin de souffler et de respirer. Et parfois, effectivement, des gens qui vont être insistants à ne pas permettre à l’autre de faire un break, à ne pas permettre à l’autre de souffler, alors ce sont juste des relations qui s’enveniment de plus en plus. »

Pour aller plus loin, je vous conseille d’écouter l’épisode 90, « Quand faire un break dans son couple ? ». Il vous donnera mon avis sur les « bonnes conditions » pour faire un break utile. 

Rupture définitive ou provisoire : c’est normal que ce soit inconfortable !

Pour terminer, j’ai envie de vous dire que, quoiqu’il en soit, qu’il s’agisse d’une rupture définitive ou provisoire : 

  • vous n’êtes pas seul·e ; 
  • c’est normal que ça soit très inconfortable pour vous. 

« Ça revient souvent, c’est fréquent, le break. Peut-être que vous m’écoutez là, et que vous vous sentez concerné·e, vous êtes en plein dedans et vous avez l’impression d’être un peu seul·e·s au monde mais… Que nenni […] ! C’est ultra fréquent, pas forcément de le mettre en place, mais en tout cas d’en avoir l’idée. Et puis c’est aussi fréquent, les couples qui le mettent en place. »

C’est normal que, même après avoir lu cet article, l’idée vous fasse peur, car vous ne pouvez pas savoir dans quelle situation se trouve votre partenaire. Il est même possible que lui/elle-même ne le sache pas ! L’inconscient peut jouer un grand rôle, dans ces moments-là. 

Dans tous les cas, que ce soit un break ou une rupture déguisée, refuser en bloc n’est probablement pas la bonne option – si vous tenez à ce couple. C’est pour ça que, pour ce sujet comme pour d’autres, je vous conseille de vous entourer. Cherchez du soutien auprès de vos proches. N’hésitez pas non plus à faire appel à un·e professionnel·le, ne serait-ce que pour vous aider à « organiser » votre break

*

Si vous faites face à un break, j’espère que cet article vous aura apporté un éclairage sur les différents besoins qui peuvent se cacher derrière cette demande. Comme indiqué plus haut, je vous conseille de découvrir : 

Si vous pensez que je suis la bonne personne pour vous accompagner dans cette période délicate, vous pouvez prendre rendez-vous, ou simplement me contacter. Ou bien, vous pouvez aussi découvrir mes outils en ligne, pour avancer en autonomie, mais en étant guidé·e quand même. 

Comment (vraiment) développer sa libido (sans produit magique) ?

Aujourd’hui, on va parler d’un sujet que je croise souvent lors de mes séances de sexothérapie : comment développer sa libido ? Il ne sera pas question de compléments alimentaires ni d’aliments magiques… Non. Pour développer sa libido, je pense qu’il est important, d’abord, de la comprendre. Ensuite, à mon sens, messieurs dames, il faut partir de soi, de ce que vous souhaitez pour votre vie sexuelle, de ce qui fonctionne pour vous et votre partenaire, de ce que, peut-être, vous avez traversé. Voici donc les 6 étapes que je propose pour (vraiment) développer sa libido (sans produit magique). 

1 – Dédramatiser la baisse de libido 

La première chose qui est importante à faire à mes yeux, c’est de dédramatiser la situation. Souvent, les personnes qui viennent me consulter avec le souhait de développer sa libido ont le sentiment de ne pas être normal·e. 

« Je vais avoir souvent des personnes, des femmes, qui vont me décrire un truc un peu de : « je ne me sens pas normale, je me sens, comme ça, en déficit, moi ce n’est pas assez, je n’ai pas assez de libido ». Des personnes qui vont être dans soit « je n’ai pas de sexualité », soit « je n’ai pas du tout de désir »… ce qui n’est pas forcément la même chose ! »

Sachez que ce motif de consultation de sexothérapie et de thérapie de couple est fréquent. Vous êtes loin d’être le·la seule. Maintenant que ça, c’est dit, creusons un peu plus loin. 😉

2 – Se questionner sur notre idée d’une libido normale 

Une fois qu’on a dit que ce sentiment de ne pas avoir une libido normale est courant… on peut s’interroger sur ce que devrait être une libido « normale » ! 

C’est l’une des premières questions que je pose : vous n’avez pas assez de libido par rapport à qui ? À quoi ? Est-ce par rapport : 

  • à votre conjoint·e ? 
  • à vous-même à une autre époque de votre vie ? 
  • à ce que vous imaginez être la norme ? 

En matière de sexualité, comme pour de nombreux autres domaines du couple, il est important d’apprendre à se connaître soi, sans forcément chercher à se comparer. Développer sa libido, ça doit partir de soi. 

À ce sujet, je vous suggère d’écouter ou de lire mon épisode sur les différents types de désir

3 – Se rappeler que la libido du partenaire n’est pas la norme 

Dans la foulée, je rappelle que non, la libido de votre partenaire amoureux n’a pas à être la norme. 

« Je rappelle que l’autre, non : l’autre n’est pas un référentiel. L’autre n’est pas une norme. La libido de l’autre n’est que la libido de l’autre. »

La libido de chacun est unique, liée à votre corps, souvent évolutive pour les femmes… 

« De la même manière qu’on n’a pas les mêmes moyens en matière de sommeil, on n’a pas les mêmes besoins en matière d’alimentation. »

En passant, j’aimerais faire remarquer qu’on s’interroge facilement pour savoir comment développer sa libido… mais moins souvent pour trouver des solutions pour la diminuer ! 😉 

« Pourquoi est-ce que c’est toujours la personne qui serait en déficit, qui aurait moins de libido que l’autre, qui devrait bosser sur elle pour se remettre à niveau ? Pourquoi est-ce que la personne qui a une libido plus haute ne serait pas vue comme étant celle qui aurait été dans une libido trop haute et comment faire pour diminuer la libido ? »

Je dis ça comme ça, en passant… 😉

4 – Faire un point sur l’histoire de sa vie sexuelle et de sa libido 

La prochaine étape que je propose en séance de sexothérapie, et que je vous propose ici, c’est de venir revisiter l’histoire de votre vie sexuelle.

Avant de chercher à développer sa libido, il est bon, messieurs dames, de faire un « état des lieux ». 😊 Voici des exemples de questions sur lesquelles vous pouvez vous pencher : 

  • Est-ce votre état normal, à l’échelle de votre vie ? 
  • Cette baisse de libido fait-elle suite à un événement (accouchement, ménopause, difficultés de couple, changement de partenaire…) ? 
  • Est-ce tout le temps ainsi, ou est-ce que ça dépend des moments ? 
  • Pour les femmes : est-ce que ça évolue au fil de votre cycle menstruel ? 
  • Pourquoi est-ce que vous avez envie d’avoir plus de libido ? Pourquoi et pour qui ? 
  • Qu’est-ce ça créé de désagréable dans votre vie ?

5 – Commencer à développer sa libido en étoffant ce qui est existant

Ensuite, je vous propose de partir de ce qui est existant. Développer sa libido, ça peut d’abord être : embellir, enrichir, étoffer ce qui est déjà là, ce qui fonctionne pour vous. 

« Souvent, il y a comme ça des réflexions autour de « il n’y a pas assez, il n’y a pas assez, je veux plus, je veux plus »… OK OK OK. Et ce qui est déjà là, comment est-ce qu’on peut l’étoffer, l’enrichir, le sublimer, plutôt que déjà être dans plus plus plus ? » 

Bien sûr, je parle ici d’enrichir ce qui existe déjà que ce soit dans votre sexualité à deux… ou seul·e ! 

6 – Continuer à développer sa libido en rajoutant ce qu’il manque 

Enfin, je vous invite à décrire à quoi ressemblerait la libido de vos rêves. Concrètement, qu’est-ce que vous aimeriez voir apparaître dans votre vie sexuelle ? Développer sa libido d’accord… mais pour qu’elle ressemble à quoi ? 

« Une fois que j’ai dessiné les contours de la sexualité que j’aimerais avoir, alors ça va être vraiment tout un travail sur : comment est-ce qu’on va venir faire rentrer plus de sexualité dans votre vie ? Et, généralement, dans votre tête. »

Des études ont pu montrer que les personnes qui ont une libido plus haute pensent plus souvent à la sexualité que celle qui ont une libido plus basse… 

« Ça va être intéressant si, de manière consciente, vous avez envie d’une plus grande libido, alors ça veut dire faire plus de place pour la sexualité, dans votre vie, de faire davantage entrer de l’intime, de la sensualité, de la sexualité dans votre vie. »

*

J’espère que cet article et cet épisode de podcast vous auront été utiles. Si vous souhaitez aller plus loin, je vous propose de : 

Se reconstruire après une séparation : pourquoi est-ce si dur ? 

Aujourd’hui, je vous propose de parler d’un sujet lourd, mais important : celui de la rupture amoureuse et, plus spécifiquement de l’après-séparation. Ce sujet pourrait être abordé sous bien des angles différents (et je l’ai d’ailleurs fait au travers d’autres épisodes et articles !). Cette fois-ci, j’aimerais qu’on fasse le point sur la difficulté que ce moment peut représenter. Si votre partenaire vous a récemment quitté·e, vous avez peut-être littéralement l’impression que tout s’est effondré, d’être dans un gouffre dont vous n’arriverez jamais à ressortir. Cela fait mal au cœur brisé, bien sûr. Mais, souvent, ça va bien plus loin que cela. Pourquoi est-ce si dur, de se reconstruire après une séparation ? Voici ma réponse pour vous, avec, à la fin, quelques pistes pour commencer à avancer dans ce processus de deuil amoureux

Une rupture amoureuse représente une perte à plusieurs niveaux 

Une rupture amoureuse, dans la grande majorité des cas, c’est une grande douleur. Voire une très grande douleur. 

« On se parle de l’après-séparation et de la douleur, du gouffre, de l’abîme dans lequel les gens ont la sensation de tomber. Il y a vraiment quelque chose, parfois, pour certaines personnes, de vital. Oui, c’est fréquent que les personnes vont me parler d’idées sombres, de pensées suicidaires après une séparation. Il y a vraiment cette sensation du monde qui s’écroule, d’un déchirement, de douleurs… mais physiques hein, à travers le corps, dans le cœur d’une douleur incommensurable. […] Bien évidemment, ce n’est pas tout le monde, ce n’est pas systématique mais j’ai effectivement ça dans mes consultations : des gens qui ont l’impression d’être terrassés par la séparation. »

À mon sens, c’est tout à fait normal de ressentir cela – et donc, d’avoir besoin de beaucoup de temps pour se reconstruire après une séparation. Une rupture représente une perte à plusieurs niveaux, d’une façon plus large que ce qu’on pense souvent. Bien sûr, lors d’une séparation, on perd l’autre, mais aussi : 

  • tout ce qui avait été construit ensemble ; 
  • tout ce qu’on avait imaginé pour l’avenir ; 
  • la personne que nous étions en présence de l’autre, avec l’autre… 

De la difficulté de se reconstruire après une séparation : l’image du château de carte

Pour illustrer ce qui explique que ce soit parfois si compliqué de se reconstruire après une séparation, j’aime utiliser l’image d’un château de cartes. 

Dès l’adolescence et même, souvent, dès l’enfance, on commence à imaginer l’homme ou la femme avec lequel/laquelle on aimerait vivre. On pense à la région où nous aimerions habiter. On imagine ce qu’on fera ensemble, la famille qu’on aimerait fonder… 

Une fois qu’on est effectivement en couple, la construction continue. Elle va plus loin, on concrétise. On change certains points parce qu’on a grandi. On imagine la suite, encore plus loin. 

« Il y a un vrai travail de venir créer la relation qu’on aimerait avoir, la vie sentimentale qu’on aimerait avoir. Et puis arrive la séparation et là… tout s’écroule. »

Une fois que le château de cartes est à terre et que tout ce qu’on avait imaginé est retombé… vient l’après. C’est cela aussi, en plus de toutes les pertes que cela implique, qui rend le fait de se reconstruire après une séparation si difficile. Il faut tout repenser, parce qu’en général, on n’avait pas du tout imaginé cette situation. 

« Et là, généralement, il n’y a rien derrière. Parce que je n’ai pas projeté de plan B. Je n’ai pas, pendant 15 ans, imaginé [ce à quoi] il va ressembler, mon château de « moi, 40 ans, célibataire, 2 enfants ». Ce château-là, généralement, il y a zéro projection mentale dessus. »

Cela est d’ailleurs valable que l’on soit ou non à l’initiative de la séparation. Quand on est la personne qui a été quittée, c’est souvent très violent à vivre. Mais quand on est la personne qui a pris la décision de la rupture, il n’en reste pas moins que ce n’est pas ce qu’on avait imaginé. Ce n’est pas ce qu’on voulait. La décision en elle-même demande donc souvent, à elle seule, beaucoup d’énergie. 

Quelques conseils pour surmonter une rupture amoureuse

Comment se reconstruire après une séparation est un vaste sujet, qui, à mon sens, ne peut pas se résumer en quelques phrases. 

Avant toute chose, je pense qu’il est bon, messieurs dames, de garder à l’esprit que c’est normal si la nouvelle construction, le nouveau « château » vous semble plus chancelant. C’est normal, puisque vous savez, désormais, pour l’avoir vécu, qu’on a moins de prise qu’on ne pensait sur ce qu’il se passe. 

Ensuite, je vous suggère « tout simplement » de réfléchir à ce que vous souhaitez construire, maintenant que vous pouvez (devez !) tout reprendre depuis le début. Cette tâche n’étant pas simple du tout, pour la plupart des gens, je ne saurais que trop vous conseiller de vous faire accompagner. 

(Et justement, cela peut être une raison de consulter une thérapeute de couple. 😊)

Si vous ne savez pas par où commencer, vous pouvez vous poser les questions suivantes : 

  • Ai-je envie d’un château similaire, mais avec une autre personne ? 
  • Est-ce que, au contraire, il y a plein de points que j’ai envie de vivre différemment à l’avenir ? 
  • Ai-je, dans mon entourage, des personnes qui ont réussi à se reconstruire après une séparation et dont le parcours m’inspire, m’encourage, me donne des idées ?

*

Vivre une séparation est une étape difficile, qui peut faire apparaître de nombreux challenges. Si vous avez besoin d’aller plus loin sur ce sujet, je peux vous proposer : 

Comment retrouver une sexualité après une infidélité : mes 3 conseils 

Avec cet article, je continue à vous parler du délicat sujet de l’infidélité. Cette fois-ci, on se parle d’une question cruciale pour traverser cette épreuve de couple : comment retrouver une sexualité après une infidélité ? Je vous propose 3 conseils pour commencer à réparer cet aspect de votre relation amoureuse, main dans la main avec votre conjoint·e. Il sera question de prendre son temps pour suffisamment guérir de ce qui est souvent vécu comme une trahison, d’avancer étape par étape… et de s’assurer que c’est bien sur la sexualité que vous devez concentrer vos efforts ! 

Préambule : de la difficulté de faire l’amour après une infidélité 

Ces derniers temps, je parle régulièrement d’infidélité, tout simplement parce que c’est un sujet que je croise souvent dans mes consultations de thérapeute de couple. Il faut bien l’avouer : c’est un thème délicat, à la fois important et sensible ! Enfin, je tiens à l’aborder sous toutes les coutures parce que c’est une problématique pour laquelle je trouve qu’on pense trop souvent qu’il n’y a pas de solution. 

« Il y a un peu une croyance qu’autour de l’infidélité, il n’y a un peu rien à faire. Juste on subit. Juste, soit on s’en va, soit on reste et puis et bien, si on reste, alors on subit, on est dans la souffrance et on attend que ça passe. Alors que non, messieurs dames ! Il y a des choses qui sont possibles. »

L’idée que je défends là est valable pour retrouver la confiance, par exemple, mais aussi… pour ceux qui se demandent comment retrouver une sexualité après une infidélité

« C’est quoi, la sexualité ? Souvent, c’est, effectivement, le point un peu culminant en matière d’intimité, en matière de connexion à l’autre, en matière de partage. Il y a cette idée de pouvoir se laisser aller, de pouvoir s’ouvrir à l’autre, de recevoir… […] On se dit les choses franchement : il y a souvent, pour beaucoup de personnes, l’idée de la pénétration, c’est-à-dire que je fais rentrer quelqu’un, quelque chose à l’intérieur de mon corps. Ce qui n’est quand même pas anodin, messieurs dames ! »

Une fois que l’on a considéré ça, on comprend mieux pourquoi la question se pose. D’ailleurs, retrouver une sexualité est une question qu’on aborde après une infidélité, mais ça peut aussi être le cas après un mensonge, une trahison quelle que soit sa forme, ou épreuve, ou même simplement s’il y a quelque chose de bancal dans la relation de couple (on en reparlera plus bas !). 

Alors concrètement, qu’est-ce qu’on peut faire ? 

Comment retrouver une sexualité après une infidélité : mes 3 conseils 

1 : Laisser le temps pour que le sentiment de trahison soit suffisamment guéri

Le premier conseil que j’ai envie de donner à qui se demande comment retrouver une sexualité après une infidélité, c’est de s’assurer que le temps a suffisamment fait son travail de guérison. 

Passer à autre chose, c’est un processus. Il peut y avoir besoin de temps, même si on a sincèrement décidé de rester ensemble. S’il reste des émotions non digérées, trop présentes, ça va venir entraver la sexualité. 

« Est-ce qu’on a bien réglé ce qu’on avait à régler en amont, en fait ? Est-ce qu’on a vraiment un peu apaisé les choses, est-ce que ça va déjà un peu mieux ? »

2 : Y aller étape par étape pour reprendre une vie sexuelle de couple après une infidélité

Même si vous vous sentez mieux tou·te·s les deux, même si vous avez tou·te·s les deux sincèrement envie de retrouver une sexualité après une infidélité dans votre couple, c’est normal, c’est OK d’avoir besoin de : 

  • y aller par étape ; 
  • plus de temps pour ci ou ça ; 
  • ne pas (encore) pouvoir envisager de reprendre telle ou telle pratique ou position. 

« J’entends un discours que certaines pratiques, certaines positions, certains moments, certains lieux, certaines choses… dans la sexualité, peuvent ne pas revenir tout de suite, parce que ce sont des choses avec un plus haut degré d’intimité, avec, parfois également, quelque chose d’une forme de vulnérabilité ou quelque chose d’un lâcher-prise. »

Il ne s’agit pas de reprendre sa sexualité là où on l’a laissée. Il ne s’agit pas forcément de refaire l’amour exactement comme avant. Il s’agit de reconstruire quelque chose. Si besoin, on peut commencer d’abord par de la tendresse, puis de la sensualité, avant, enfin, de revenir à de la sexualité. 

3 : S’assurer que le problème, s’il perdure, est bien un problème de sexualité 

Ce que je vais dire paraîtra peut-être étrange, comme conseil, mais à mon sens, c’est vraiment important. 

« Je le vois pas mal dans mes consultations […]. Il y a ce truc un peu de « avec tout ce que tu m’as fait, toi, tu vas bien en chier, toi, tu viens bien galérer. Tu as été chercher de la sexualité ailleurs, c’est ça ? Bon, et bien tu vas bien bien […] galérer à en avoir. Et patiente ! »

Évidemment, ce n’est pas systématique ! Ce n’est pas non plus toujours conscient. Ça peut être simplement un moyen de défense inconscient (et notez bien que ça peut aussi arriver même sans infidélité, juste avec des sujets de tensions dans le couple !). 

« Vous me connaissez : je ne suis pas dans le jugement. Je ne suis pas dans cette idée de dire : « Ah, c’est mal ! », nan. Ce n’est pas le sujet. Par contre, ne soyons pas dupe : si c’est ce type de fonctionnement que vous avez dans votre relation, alors ce n’est pas une histoire de sexualité […]. Il y a un sujet sur : comment est-ce qu’on gère la rancœur ? Comment est-ce qu’on gère cette colère ? »

Si vous recherchez comment retrouver une sexualité après une infidélité, vous n’êtes potentiellement pas du tout concerné par ce point. Ceci étant, je vous conseille tout de même de vous poser la question. Cela vous permettra de savoir s’il s’agit bien d’une question de sexualité, ou s’il y a autre chose à venir traiter, guérir derrière. Ainsi, vous pourrez véritablement avancer ! 

*

Si cette question de l’infidélité est au cœur de votre vie de couple, je vous propose d’aller plus loin en découvrant mon atelier dédié sur le sujet.

Vaincre la jalousie amoureuse pour retrouver la confiance : mes conseils sans baguette magique 

Vaincre la jalousie amoureuse, c’est un vrai challenge, rencontré par de nombreux couples. Qu’elle soit là depuis le début ou suite à une infidélité, diminuer la jalousie pour retrouver la confiance est un long chemin. Aujourd’hui, on s’en parle ! Quelle est la principale conséquence de la jalousie amoureuse pour la relation ? Comment réinstaurer la confiance avec son partenaire sans instaurer un excès de contrôle dans le couple ? Je partage avec vous mon avis et mon expérience de thérapeute de couple

Le contrôle dans le couple 

Dans cet article et cet épisode de podcast, il s’agit de vous proposer des pistes pour vaincre la jalousie amoureuse. Mais concrètement, de quoi on parle ? 

Je fais référence ici à toutes les formes de « flicage » qu’on peut trouver au sein d’un couple, des vérifications (du téléphone, des messages…), de la géolocalisation de son/sa conjoint·e, des demandes de photo pour prouver là où on est et avec qui… bref : de la jalousie amoureuse maladive ou simplement excessive.

C’est un sujet que je croise de plus en plus souvent et qui peut : 

  • être là depuis les débuts de votre histoire d’amour ; 
  • ou être apparu à la suite de mensonges, d’une infidélité… 

« Depuis, on met en place les preuves de confiance. C’est vraiment cette notion que ta parole ne suffit plus. Ce que tu me dis n’est pas assez. Ce que tu me dis ne suffit plus. […] C’est ça, ce qu’il y a derrière : j’ai besoin de preuves de ce que tu me dis, j’ai besoin de vérifications de ce que tu me dis. »

Je précise aussi que je parle là d’un contrôle dans le couple qui peut être demandé clairement, exprimé… ou non. 

« J’ai aussi fréquemment des histoires de : « j’ai retrouvé un GPS dans mon sac »… »

Conséquence de la jalousie amoureuse 

Bien sûr, dans beaucoup de cas, je comprends que l’un des partenaires amoureux ait ce besoin, cette réaction, surtout quand ça fait suite à une expérience douloureuse et compliquée comme l’infidélité. 

« Je vois bien que ça part souvent d’une intention qui est parfois bonne, en fait. Il y a comme ça cette idée, […] pour la personne jalouse, pour la personne qui a été trompée : « j’ai besoin d’être apaisé·e, je n’arrive pas à gérer l’absence, je n’arrive pas à gérer quand j’ai à nouveau des doutes qui m’assaillent ». […] J’ai besoin d’apaisement et les preuves de confiance vont m’apaiser. »

Il ne s’agit pas forcément de contrôler par « plaisir » du contrôle. Ça part en général d’un besoin. 

Cependant, pour vaincre la jalousie amoureuse, je pense important de comprendre, pour commencer, que c’est illusoire. 

« À mon sens, c’est, et c’est important de le rappeler : une illusion, hein, de contrôle, quand même. […] Être infidèle, ce n’est pas un truc qui te tombe dessus. […] Être infidèle, c’est une décision. […] Par conséquent, si quelqu’un choisit d’être infidèle […], il le fera, peu importe tous les systèmes de surveillance qu’on va pouvoir mettre en place. »

Par ailleurs, en plus d’être une illusion (même si, encore une fois, je comprends la logique et le besoin derrière !), il faut avoir conscience que ce n’est pas sain pour le couple. Il y a une conséquence à la jalousie amoureuse. C’est très compliqué à vivre pour beaucoup de gens, même quand on a une sincère envie de transparence, même si on veut être authentique. 

Dans le même temps, dans certaines situations, c’est compliqué de refuser ce contrôle dans le couple. On l’accepte donc, mais contraint, à contre-cœur, mal à l’aise. À terme, ça peut donc créer de la rancœur, par exemple. 

« Ça fait rentrer le couple dans quelque chose qui n’est pas très équilibré. […] Ça crée des tensions, ça crée du « je le fais, mais je ne suis pas complètement aligné·e avec l’idée de le faire », un truc un peu de pénitence là, qui ne donne pas forcément du bon, sur du long terme, dans une relation. »

Même si on se sent légitime dans sa demande de contrôle dans le couple, il me semble, messieurs dames, que c’est important de prendre ça en compte aussi !

Vaincre la jalousie amoureuse : mes conseils 

Maintenant, rentrons dans le vif du sujet. Concrètement, si on veut vaincre sa jalousie amoureuse, si on souhaite se débarrasser de cet envahissant contrôle dans le couple : comment on s’y prend ? 

« À mon sens, l’idée ce n’est pas de taper et d’enfermer l’autre pour qu’il n’y ait plus jamais d’opportunité. L’idée, c’est d’être au clair sur le fait qu’il n’y ait plus cette décision qui soit prise, d’être infidèle. »

Pour commencer, je pense que le mieux est de considérer le contrôle, les vérifications, la géolocalisation, etc. comme des outils… et d’en chercher d’autres ! 

« Moi, je bosse avec les couples sur : comment est-ce que je vais pouvoir te redonner confiance sans que tu n’aies besoin de vérifier ? Comment est-ce qu’on va pouvoir trouver ensemble d’autres manières, d’autres choses à dire, d’autres choses à faire qui vont apaiser, qui vont faire le même taf ? »

La vérification, le contrôle, ça peut, si besoin, être un outil joker. Mais je vous conseille d’éviter d’en faire votre quotidien, votre norme. Certes, c’est un outil simple, facile, qui apaise très rapidement. Mais ça n’est pas durable ! On l’a vu plus haut : il y a une conséquence à cette jalousie amoureuse

En allant plus en profondeur, en cherchant autre chose, certes, ce sera moins facile, mais ça sera aussi plus durable et plus équilibré. 

« Et c’est vrai enjeu hein ! Je ne dis pas que c’est simple, je ne dis pas que c’est facile, je ne dis pas que ça se fera en 3 jours non plus. »

Ensuite, j’aimerais que vous preniez conscience du fait que non, il n’existe pas de baguette magique pour retrouver la confiance « comme avant ». On ne peut pas vaincre la jalousie amoureuse en quelques semaines et de façon très fluide.

« Retrouver confiance, c’est un processus. Je vais même plus loin : retrouver confiance, c’est la conclusion du processus. »

Il faudra être rassuré·e à de multiples reprises, encore et encore, et au bout d’un moment, la confiance reviendra. Pour ça, il faut se demander ensemble comment apaiser la situation à chaque fois que la question se pose, en discutant, en travaillant à deux, sur le long terme. 

Même en prenant son temps, ça ne redeviendra probablement jamais « comme avant », et c’est normal. Certaines cicatrices, même guéries, restent présentes et il faut apprendre à composer avec. 

« Non, je ne vais pas être complètement apaisé·e jusqu’à la fin de mes jours. Oui, ce sera un apaisement temporaire, limité, moindre, léger. Oui, oui, oui. Mais en multipliant les petits apaisements, en multipliant, encore et encore : « là, j’ai de l’inquiétude, puis je suis apaisé·e […] », alors, à terme, je vais finir par retrouver une certaine forme de confiance. »

*

Si le souhait de vaincre la jalousie amoureuse est un sujet dans votre couple, j’espère que cet article vous aura donné des pistes. Pour aller plus en détail sur cette thématique, je vous conseille d’écouter l’épisode en entier et, si cela correspond à votre situation, de découvrir mon atelier pour surmonter une infidélité. 

Quels sont les différents types de désir sexuel ? 

Dans ce nouvel article, nous allons parler d’un sujet brûlant, extrêmement courant dans mes consultations de thérapeute de couple : celui du désir sexuel ! Plus précisément, je vous parle des 3 différents types de désir sexuel les plus courants. Je vous propose aussi une réflexion sur le pourquoi de ces différences de désir et sur le rôle que joue (ou non) le fait d’être un homme ou une femme. Pour finir, je vous livre 2 conseils, pour celles et ceux qui ne se sentent pas très à l’aise avec le fonctionnement actuel de leur désir sexuel

Les différents types de désir sexuel

Cet article et cet épisode de podcast ne traitent que de 3 différents types de désir sexuel. Il existe bien d’autres choses que je pourrais vous expliquer sur le désir, mais ce serait impossible à résumer en une vingtaine de minutes. 😉 

« Je vais vous parler des différents types de désir et de, je dirais, les principaux que je vois. Parce qu’effectivement, on pourrait faire un cours, pendant des mois, sur le désir, tellement c’est riche, tellement c’est varié ! » 

J’ai donc décidé, pour cette fois au moins, de me concentrer sur les 3 que je croise le plus souvent en tant que thérapeute de couple : 

  • le désir spontané ; 
  • le désir réactif ; 
  • le désir conditionnel.  

Le désir spontané

Le premier des différents types de désir sexuel que je vais aborder ici est le désir spontané. Il correspond à une envie qui arrive subitement, sans raison apparente ni déclencheur. Il peut se réveiller dans votre vie de tous les jours, même quand vous êtes seul·e.

« Le premier […], c’est aussi, quand même, [celui qui est] beaucoup valorisé, souvent. C’est ce qu’on va appeler le désir spontané. Le désir spontané, c’est le désir qui est très lié à votre énergie sexuelle. C’est-à-dire que là, comme ça, ça vient de nulle part. »

Le désir réactionnel

Le désir réactionnel est sans doute le second plus connu des différents types de désir sexuel. Comme son nom l’indique, il apparaît en réaction à quelque chose, quelqu’un. 

« Pour avoir envie de sexualité, alors je vais avoir besoin qu’on vienne stimuler mon désir. Je vais réagir à une stimulation […]. Et donc, ça va dépendre des personnes. »

Certain·e·s auront besoin de tendresse, de sensualité, de mots doux, de caresses. D’autres auront besoin qu’on leur dise ou qu’on leur fasse certaines choses. Il peut aussi s’agir d’une réaction à une ambiance particulière. 

Puisque ce sont les déclencheurs qui engendrent le désir réactionnel, il est capital, si on est concerné·e, de savoir comment on fonctionne ! 😊

Le désir conditionné 

Enfin, le troisième et dernier des différents types de désir sexuel dont je vous parle ici est le désir conditionné. Celui-ci est un peu plus complexe que le désir réactionnel, car il ne peut apparaître que si certaines conditions sont réunies. 

Il peut s’agir, par exemple, du fait que : 

  • le patron n’ait pas été pénible ; 
  • les enfants aient été sages et soient couchés ; 
  • le couple n’ait pas connu de dispute depuis un certain temps : 
  • ce soit les vacances ou le week-end ; 
  • on soit épilé·e, lavé·e et détendu·e ; 
  • la charge mentale soit assez faible… 

C’est un désir qui est lié à un ou des « si ». 

« Il y a besoin, vraiment, d’assouplir ma vie et toute la zone autour de manière assez intense pour que (peut-être ! parce qu’évidemment c’est conditionnel : il n’y a jamais de garantie) […] il y [ait] du désir. »

Différences de désir sexuel chez l’homme et la femme 

Si vous lisez cet article, c’est que les différents types de désir sexuel vous intéressent… mais aussi, sans doute, que vous aimeriez comprendre pourquoi c’est ainsi, voire comment changer. 

« C’est où le bouton magique sur lequel on appuie pour que j’ai autant de désir que mon partenaire et que, moi aussi, j’ai envie de faire l’amour tous les matins ? »

Hélas, je suis désolée : il n’existe ni bouton ou formule magique, ni réponse toute faite !

De nombreuses personnes, au cours de leur vie, remarquent qu’avant, elles avaient un désir spontané mais que, plus les années passent et plus il se transforme en désir réactionnel. Ce n’est cependant pas une fatalité ! 

De même, moi-même ainsi que mes collègues thérapeutes de couple avons remarqué que le désir spontané est plus souvent masculin et le désir réactionnel plus souvent féminin. 

Cependant, là encore, ce serait une erreur de penser qu’il s’agit là d’une vérité générale. Ce n’est pas le cas ! De nombreux éléments restent encore inexpliqués quant aux différents types de désir sexuel

Les hormones, le fait que le sexe masculin soit plus visible que le sexe féminin, notre éducation, en tant qu’enfant mais aussi durant notre vie d’adulte, notre charge mentale, le contexte, la santé ou encore l’histoire de la relation sont autant d’éléments qui peuvent être questionnés. 

Si le sujet vous intéresse, je vous invite vraiment à écouter l’épisode de podcast en entier. Je consacre un joli temps au partage de mes pensées et observations sur ce point ! 

Conseils si vous n’êtes pas à l’aise avec votre type de désir sexuel 

Avant de vous quitter, j’aimerais vous confier 2 conseils. Le premier, c’est d’apprendre à vous connaître, à apprivoiser votre libido et votre désir. Cela sans oublier d’observer les évolutions au fil du temps ! 

« Si vous restez sur : il y a 10 ans, on était tous les 2 dans un désir spontané et qu’on n’est plus du tout comme ça aujourd’hui, aujourd’hui on est sur un désir qui est réactif, voire conditionnel… Forcément, ça crée des attentes, ça crée de la déception et on est comme ça, à taper encore et encore contre un mur. »

Le second, c’est de prendre du recul par rapport à cette question et, si vous constatez que vous en avez besoin, de vous faire accompagner. 

« Encore une fois, j’attire votre attention […] : il y a comme ça, dans notre société, quelque chose qui valorise énormément le désir spontané, comme étant une forme de norme, comme étant la bonne manière de fonctionner. Et si on ne fonctionne pas comme ça, c’est qu’on a un problème, c’est qu’on n’a pas compris… Bon… Ça se nuance ! 

À mon sens, il n’y a aucun problème avec l’idée d’avoir un désir qui est réactif, ni d’avoir un désir qui est conditionnel. C’est comme ça qu’on est, c’est comme ça qu’on fonctionne. Moi, je ne fais pas de hiérarchie dans les fonctionnements. Par contre, il y a : comment j’ai envie de me situer ? Quel que soit mon désir, quelle sexualité j’ai envie d’avoir ? Quelle place j’ai envie qu’occupe la sexualité dans ma vie et dans mon couple ? Et là, il y a un monde à créer… »

*J’espère que cet article et cet épisode sur les différents types de désir sexuel vous auront aidé à y voir plus clair. Si vous avez besoin d’aller plus loin sur le sujet, je vous propose de découvrir mes outils en ligne à réaliser en autonomie. Sinon, je reste bien sûr à votre écoute ! 😉

Comment revenir après une dispute de couple ? | Mes 3 conseils

Revenir après une dispute de couple, ça peut paraître être un sujet un peu léger, un peu facile. Certains espèrent et pensent sans doute qu’envoyer un message de réconciliation suffira dans la plupart des situations… À mon sens, si les disputes amoureuses sont normales et issues de désaccords tout à fait sains, il est important de respecter quelques étapes pour que le conflit ne s’envenime pas au fil du temps. Non seulement la réconciliation avec votre conjoint·e n’en sera que meilleure, mais en plus, avec les années, les disputes seront moins nombreuses et plus vite passées. Voici donc, à lire ou à écouter, mes 3 conseils majeurs pour revenir après une dispute !

Les disputes de couple sont normales

Avant d’étudier comment revenir après une dispute, j’aimerais vous rappeler que celles-ci sont normales. Cependant, toutes normales qu’elles soient, à mon sens, il est indispensable d’apprendre à les gérer et à les comprendre.

« C’est une vraie compétence sociale […]. Tout couple, si ça dure un peu dans le temps (et même parfois dès le début !) va avoir des désaccords. […] Je vous avais dit dans un vieil épisode […] que les conflits, dans un couple, sont des désaccords mal gérés. Je répète, parce que c’est précieux […] : les conflits […], ce sont des désaccords qui n’ont pas été gérés. C’est parce que je pense A, tu penses B et on ne sait pas trop quoi en faire. »

Ces désaccords sont naturels, puisque nous sommes tous des êtres différents sur bien des points. Mais le sujet, dans cet article, c’est l’après-dispute. Souvent, ça crée une forme de distance. Alors, qu’est-ce qu’on fait ensuite ?

1. Commencer par soi 

Le premier réflexe de beaucoup de personnes, c’est d’essayer de revenir vers l’autre dès que c’est possible. Mon conseil ne va pas dans ce sens. 😉 

« À mon sens, avant de revenir vers l’autre : et vous là-dedans ? Avant d’aller vous préoccuper de ce qu’il se passe pour l’autre : et vous ? »

À mes yeux, la première chose à faire AVANT de revenir après une dispute, c’est de faire le point sur ce que vous ressentez. Est-ce de la colère, de la frustration, de la tristesse, du regret… ? Comment vous sentez-vous : apaisé·e, encore sous tension… ? 

« J’ai beaucoup de couples qui vont me décrire une espèce de scénario là, où on s’embrouille, puis on fait une pause chacun de son côté… Et puis on revient. On a l’impression qu’on est calmé, et puis en fait, non : ça repart tout de suite. Mais oui… parce qu’en fait, peut-être que vous n’êtes pas redescendu·e encore. »

Savez-vous pourquoi vous revenez vers l’autre avant d’être de nouveau calme ? Avez-vous peur pour votre couple ? Espérez-vous plus ou moins consciemment que ce soit l’autre qui vous apaise et vous aide à gérer ces émotions dont vous ne savez que faire ? Est-ce parce que vous pensez que « il faut », ou parce que vous en avez vraiment envie ? 

2. Être dans l’écoute 

Ensuite, pour revenir après une dispute, je vous suggère de vraiment vous axer sur l’écoute. C’est courant, dans ce genre de situation, d’avoir envie de reparler tout de suite de ce qu’il s’est passé. Vous êtes nombreux à ressentir le besoin d’expliquer rapidement ce qui vous a pesé et/ou de proposer une autre façon de fonctionner. 

« Ensuite, on est dans l’écoute. Là, je le dis souvent et il y a besoin d’être au clair : est-ce qu’en fait, là, je vais revenir vers l’autre et je suis en mode « j’ai besoin de déverser » ? « Je suis en colère, je n’ai pas aimé la manière dont tu m’as parlé. » ou « Je suis triste parce qu’on sait encore disputé, j’ai l’impression qu’on ne va jamais réussir à faire autrement. ». […] Comment j’imagine que l’autre va réagir ? »

Ce que je vous conseille, c’est de voir ensemble comment créer : 

  • un espace où chacun pourra évoquer sa colère, ses doutes, ses inquiétudes… 
  • et un autre espace où vous pourrez discuter ensemble pour trouver comment fonctionner autrement pour éviter les disputes à l’avenir. 

Bien sûr, prévoyez cela dans un moment calme, quand tout va bien. Ces espaces d’écoute devront, eux aussi, avoir lieu dans un contexte serein. Réalisés à chaud après la dispute, ils ne porteront pas leurs fruits… 

3. Travailler le pardon et la réparation 

Enfin, pour revenir après une dispute, il me semble important d’accorder une vraie place au pardon et à la réparation. Par contre, quand je parle du pardon, je parle d’un vrai pardon, authentique, sincère et développé. 

« Souvent, les gens se sont dit : « pardon, je suis désolé·e, je n’aurai pas dû, je suis allé·e trop loin »… qui sont déjà très intéressants et très bien hein ! Mais, c’est intéressant également d’aller peut-être un peu plus dans le détail. Je demande pardon pour quoi ? Je m’excuse de quoi ? Est-ce que c’est la forme ? Ou j’ai l’impression d’avoir haussé le ton plus que je ne l’aurai voulu ? »

Avant de présenter vos excuses, prenez un temps de réflexion. Cela vous permettra d’aller vers l’autre avec un maximum d’authenticité. Ça vous apportera également des informations nécessaires pour avancer et dépasser cette dispute (et les suivantes !). 

Êtes-vous désolé·e pour le fond, pour le message que vous avez fait passer ? Ou bien êtes-vous aligné·e avec votre discours, mais désolé·e de la façon dont vous l’avez exprimé ? Il est également possible que vous soyez OK avec le fond et la forme de vos mots, mais que vous soyez sincèrement désolé·e que l’autre le vive ainsi. 

Enfin, si cela est nécessaire, échangez ensemble sur ce que le couple peut faire pour s’apaiser, pour apaiser l’autre et vous apaiser vous-mêmes. Revenir après une dispute de couple et échanger ne suffit pas toujours. Parfois, certains mots ont été très blessants pour l’un, pour l’autre ou pour le couple lui-même. À vous alors de trouver quelle action pourra réparer cela, au moins un peu. Cela vous évitera de traîner la douleur de cette dispute pendant des jours, voire des semaines ou des mois. 

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Bien sûr : il faut aussi relativiser ! Il n’est pas forcément utile de mettre tout cela en place pour les petites disputes quotidiennes. 😉 Je vous parle ici des disputes qui abîment. Si, malgré ces conseils, vous n’arrivez pas à créer un fonctionnement adéquat avec vos besoins, je vous conseille, pour finir de faire appel à un·e professionnel·le