Humour & amour : oui mais… avec vigilance !

Je suis ravie de te retrouver pour ce nouvel article. Aujourd’hui, nous allons parler humour et amour, couple et blagues, couple et vannes ! L’humour peut participer à la complicité entre les partenaires et avoir une place d’importance dans une relation amoureuse. Cependant, dans certains cas, humour et amour peut s’avérer être un mélange compliqué qui desservira la relation à terme. Avec mon regard de thérapeute de couple, je te parle des 2 cas de figure que j’ai observés au fil de ma pratique et je te propose une solution pour que ça se passe bien.

Quelle est l’importance de l’avis de la thérapeute de couple qui observe ?

J’ai observé qu’il est rare que les gens mettent des mots sur les fonctionnements relatifs à ces thématiques-là, parce qu’il s’agit de fonctionnements très installés. Je n’ai pas trouvé beaucoup de documentation là-dessus, donc je te livre mes observations avec les couples que j’ai accompagnés, ainsi que ma tambouille, mon analyse à moi. Il s’agit de ce que moi j’en comprends et de ce que j’en retire. C’est assez personnel et c’est vraiment de l’observation.

D’ailleurs, c’est aussi pour ça que je trouve cela si pertinent d’aller consulter un professionnel quand on a besoin de prendre soin de son couple. Évidemment, tu me diras que je prêche pour ma paroisse et que je ne suis pas objective ! Certes. 😉 Mais il est bien évident aussi que moi, qui ne suis pas dans votre couple, qui ne suis pas dans votre fonctionnement… je les vois tout de suite, les problèmes ! Souvent, ils sautent aux yeux, c’est gros comme une maison ! Mais vous, c’est votre fonctionnement, votre quotidien, donc c’est plus compliqué de les percevoir. C’est précisément de cette capacité d’observation que me vient cette idée d’article « humour et amour ». Au fil de ma pratique, j’ai reçu plusieurs couples qui se charrient, qui se vannent entre eux. Tout de suite, avec mon regard de thérapeute, je perçois cela et je peux facilement déceler s’il s’agit de quelque chose d’équilibré, si ça ne se va que dans un sens, si les 2 sont en train de rire ou non, s’il s’agit d’un rire jaune, etc. Tout ça, je l’observe très rapidement, alors que les gens concernés ne s’en rendent en général pas compte. Voilà d’où vient cet article : de tous ces couples qui se font des vannes et qui me mettent la puce à l’oreille sous couvert de « nous on est hyper détendus, on est fun, on rigole… ». OK, mais parfois, certaines choses qui sont dites sont extrêmement limites et posent réellement problème. De la même manière, j’ai également accompagné des couples qui sont très portés dans l’humour, mais qui dans le même temps me disent : « je n’ai pas confiance en l’autre, je n’arrive pas à savoir s’il est sérieux ou pas…  Il ne s’est rien passé mais j’ai des doutes ». Je suis donc venue me pencher sur cette question : d’où vient ce sentiment de défiance de l’autre sans étayage ? Clairement, dans de nombreux cas, cette histoire de plaisanteries, ce mélange humour et amour, n’y sont pas étrangers. Je te propose maintenant de voir cela en détail !  

L’humour moqueur qui dénigre, est-ce bien ta vision du mélange humour et amour ?

Je vais essayer de traiter de ce sujet en 3 parties. La première sera autour du dénigrement, des insultes, des propos rabaissant, humiliant ou moqueurs, des grossièretés, etc. Dans certains couples, tout cela passe crème, parce que « non mais attends, tu sais bien que je blague ». Sous couvert d’humour, on a le droit de dénigrer, insulter, rabaisser. D’un point de vue personnel, ce genre d’humour n’est pas du tout ma came. D’un point de vue professionnel, je n’ai pas de difficulté à condition qu’il s’agisse de quelque chose d’équilibré, où les 2 sont consentants, si on peut le dire comme ça 😉 , où il s’agit vraiment d’un fonctionnement de couple. Si tu es dans une relation amoureuse qui a cet humour-là, qui se charrie, qui se vanne, etc. mais que les blagues sont faites à coup de critiques et d’insultes, j’attire ton attention sur cette question : « Est-ce que je suis comme ça moi aussi ? Ou est-ce que j’ai épousé et que je me suis adapté au fonctionnement de l’autre ? ». À mon sens, c’est une des premières questions à te poser si ton couple a cette façon de marier humour et amour et que ça te titille. Bien souvent, ces couples fonctionnent avec une moquerie respective, tout le monde rigole, c’est de l’humour et c’est équilibré. Je ne suis pas dans le jugement, si ça vous correspond : grand bien vous fasse ! 😊

Par contre, j’ai aussi observé des couples au sein desquels on ne retrouve pas cette notion d’équilibre. Dans certaines relations, ça ne va que dans un sens. Parfois, on retrouve cette idée que l’un suit le mouvement de l’autre. Spontanément, ce n’est pas forcément l’état d’esprit et la nature de l’un, mais avec le temps, pour avoir et correspondre à l’autre, on s’est adapté à ce fonctionnement, on a épousé cette manière d’être et de faire. Parmi les couples que j’ai accompagnés, j’en ai connu où l’un des partenaires me disait : « Je n’étais pas comme ça avant, je l’ai rencontré, il était blagueur et je n’avais pas envie d’être la seule des 2 à être la risée de l’autre. Je savais bien que pour lui plaire, il fallait que je sois rentre dedans et que moi aussi j’ai de la tchatche et de la répartie. ». Ainsi, ce n’est pas un moi naturel qui vit dans le couple, mais un moi qui s’est adapté à l’autre. Quelques années après, ça ne tient pas, parce qu’il ne s’agit pas d’une nature profonde. S’ajuster et s’adapter à l’autre, ça n’est possible qu’un temps. Souvent, ça ne tient que quand on est jeune et/ou qu’au début de la relation. Un bout d’un certain nombre d’années, quand le quotidien, les enfants, le boulot, la vraie vie, la fatigue, les ennuis, la galère, etc. sont là, ça devient plus compliqué de ne pas être dans sa vraie nature. On se met alors à lutter, à faire des efforts permanents pour plaire à l’autre et au bout d’un moment, ça ne tient plus.

En résumé, pour re-préciser ma pensée : je trouve que ce type de fonctionnement-là nécessite une vigilance particulière. Il est important de s’assurer que tu es dans quelque chose qui te correspond et pas dans une déviance à laquelle tu t’astreins pour plaire à l’autre. Demande-toi si tu es dans quelque chose d’équilibré. De même, s’il n’y a qu’un des 2 qui est l’objet de dénigrements et moqueries, à mon sens, il y a une réelle vigilance à avoir. Si tu ressens quelque chose d’inconfortable, de l’ordre de mal-être, prend garde à écouter tes besoins. Dans ces cas-là, il arrive fréquemment que l’on me dise, par exemple : « ça ne me fait plus rien, c’est OK, je le pratique depuis tant d’années que je me suis habituée ». Au travers de ce genre de phrases, on décèle facilement une personne qui s’est sur-adaptée et qui prend sur elle pour coller au schéma de l’autre, et non pas d’une aspiration naturelle et personnelle. Ça peut aussi bien se passer, mais, à mon sens, ça doit être un point de vigilance quoiqu’il en soit.

L’humour en amour est-il un moyen pour éviter les conversations sérieuses ?

Le 2e point sur lequel j’aimerais attirer ton attention pour cet article « humour et amour » vient également de ce que j’ai pu observer dans le cadre de mes accompagnements. Cela concerne les couples qui sont dans la blague, mais je parle bien ici d’humour au sens large, pas des moqueries humoristiques contre l’autre. Je parle de ces cas où tout est tourné en dérision, où tout est toujours dit avec une petite touche d’humour… et où, du coup, rien n’est sérieux. C’est avec ce type de cas que j’entends : « J’ai du mal à faire confiance, j’ai du mal à me projeter, parce qu’à chaque fois que je veux parler du futur, il fait une blague ». Dans ces cas-là, en séance, j’entends souvent ces personnes me dire : « Nous avons déjà parlé de ces sujets-là, mais je ressors de ces conversations sans trop savoir quoi faire, parce que quand on parle de s’engager, d’avoir des enfants ou d’habiter ensemble, il dit oui ou non… mais avec une blague. Du coup : c’est sérieux ou ce n’est pas sérieux ? ».

Si on dit oui mais qu’en même temps il y a une blague, alors est-ce un vrai oui, ou bien est-ce que le oui est une blague aussi ? Si une réponse est entourée d’humour, alors tout paraît être de l’humour. On ne peut plus savoir ce qui est de l’humour et ce qui ne l’est pas. Là, ça crée quelque chose de l’ordre de l’ambiguïté et du manque de confiance et d’assurance, parce qu’en face ça ne paraît pas stable. C’est extrêmement inconfortable. Parfois, et j’attire ton attention dessus, cette ambiguïté, ce n’est pas juste le tempérament de l’autre. Ça peut aussi cacher un : « Je n’ai pas envie de m’engager, je n’ai pas envie d’avoir une conversation sérieuse parce que ce qui va avec ne me plaît pas mais que je n’ai pas envie de l’exprimer clairement. Alors je botte en touche pour passer à autre chose et peut-être qu’elle ne m’en reparlera que dans X semaines ou X mois. ». Ça laisse un répit avant d’avoir cette conversation dont on n’a pas envie. Certains hommes et certaines femmes aussi d’ailleurs, je pense que c’est mixte, font traîner ça pendant des années et des années, jusqu’au moment où on a enfin la conversation sérieuse. Les mois passent, les mois passent, les mois passent… à chaque fois l’autre botte en touche, fait de l’humour. On se dit que c’est peut-être un sujet sensible, donc on attend un peu et de nouveau les mois passent. Quand vient le moment où ça y est, là on veut une vraie réponse : et bien la réponse est non. Ce sont des choses que j’ai déjà entendues et qui arrivent régulièrement. L’humour et la dérision, dans ces cas-là, permettent de ne pas donner de réponse officielle sérieuse.

Comment prendre soin de son couple si on se trouve dans un de ces 2 cas ?

Le dernier point que je souhaite aborder, c’est ce que je te propose de faire dans ces cas-là, ce que je préconise aux couples que j’accompagne pour équilibrer humour et amour. Mon conseil, c’est d’avoir des codes. Tu sais, un peu comme les safe-words en sexualité. L’idée, c’est de se dire « OK, on vit dans la blague et l’humour, mais il faut que nous mettions en place quelque chose pour que, quand l’un ou l’autre a besoin d’un dialogue sérieux, on arrête les plaisanteries et l’humour. » Il s’agit d’un code qui signifie : « Là, on arrête les plaisanteries, on arrête l’humour. Je veux le/la vrai(e) toi, pas celui qui fait des blagues. Je veux ton vrai désir, ta vraie envie. J’ai besoin de te parler à cœur ouvert. ». La question, c’est : « Comment pouvons-nous mettre en place quelque chose, un code entre nous, pour qu’il y ait des moments où on se retrouve toi et moi dans notre pure authenticité, sans le masque de l’humour ? ». C’est vraiment important, pour pouvoir être rassuré, pour avoir quelque chose d’équilibré. Oui c’est important de blaguer ! Bien évidemment que je n’ai rien contre l’humour. Bien sûr qu’on peut rire de tous les sujets, même sur l’engagement, le mariage, la vie commune, les enfants, etc. Bien évidemment, que tout ça peut être sujet à plaisanterie ! Mais le jour où tu as besoin, ou le jour où l’autre a besoin d’une conversation très sérieuse sur ces sujets-là : c’est important qu’il y ait un espace pour cela ! Ainsi, à mon sens, c’est important de définir à 2 comment s’articulent les moments sérieux. L’humour ne fait pas tout et un couple a aussi besoin de moments pour la confiance, pour la crédibilité, pour la stabilité, des moments qui permettent de se dire « je sais où je vais ». On a aussi besoin de moments sérieux, et pas toujours teintés d’humour. C’est important de différencier les espaces car il y a des temps pour tout.

Sans cela, je le vois bien avec les couples que je reçois : mal géré, le mélange humour et amour peut abîmer la relation sur le long terme. Cette façade pleine de « Nous c’est léger, c’est détente, c’est fun, nous on rigole H24 ! », ça peut n’être qu’un vernis. Quand on gratte le vernis, quand on va au-delà, parfois se révèlent des manques de confiance et de crédibilité… Ça va venir fragiliser les fondations de votre relation et votre confiance l’un dans l’autre. Il faut qu’il y ait des moments où vous êtes votre vraie personne, sans le masque de l’humour.

C’est vraiment ce message que j’avais envie de te transmettre, pour que tu puisses obtenir quelque chose de construit et de sécurisant. Et c’est important de se le dire ! Souvent, ces personnalités-là, quand elles ne sont pas dans l’humour, elles ont le sentiment de casser l’ambiance. Il peut donc être nécessaire de leur expliquer que, par moments, tu as besoin d’autre chose. Quand on a un espace déterminé pour être sérieux, dans lequel humour et amour sont dissociés, alors tout le reste peut sereinement être fun. Alors que sans espace sécurisant, c’est alors au quotidien, dans le moindre mot que l’autre formulera, qu’on cherchera s’il s’agit de propos sérieux ou non, d’humour ou pas. Ça devient alors prise de tête, angoissant. On finit par être à l’affût du moindre mot. C’est comme ça qu’on tombe dans des discours tels que : « Je ne peux plus rien dire, elle prend la mouche à chaque fois, tout de suite ça prend des proportions dingues… C’était de l’humour et ce n’est pas passé. ». Et oui, cet humour-là n’est pas passé peut-être parce que la personne a besoin d’être rassurée, de se sentir écoutée, comprise et qu’il n’y a pas d’espace pour ça dans le couple. Il suffirait peut-être juste d’instaurer quelque chose pour cela… et après on est parti pour les blagues !

J’espère que cet article t’a été utile et qu’il t’apporte un éclairage sur la possibilité de prendre soin de son couple tant en alliant humour et amour. N’hésite pas à me faire des retours sur Instagram ou via mon site internet s’il s’agit de problématiques que tu traverses ou as traversées. Comment vous êtes-vous organisé ? Comment ça s’équilibre entre vous, entre le sérieux et le moins sérieux ?

Combien coûte une thérapie de couple ?

combien coûte une thérapie de couple

Bienvenu dans ce nouvel article sur la thérapie de couple. Cette fois, nous allons parler d’argent. C’est un sujet que je n’ai absolument pas abordé jusqu’à présent, mais qui est très intéressant et très central, donc je trouve chouette de le traiter aujourd’hui. Combien coûte une thérapie de couple ? Combien coûte une séance ? Peut-on consulter un thérapeute de couple gratuitement ? Ce sont des points sur lesquels on m’interroge souvent, pour des raisons pratico-pratiques : combien coûte une thérapie de couple en Essonne avec toi, Lucie ? Je vais répondre de façon concrète, mais j’ai aussi envie d’aborder cela d’une façon un peu plus large. Je m’appelle Lucie, je suis thérapeute de couple à Chilly-Mazarin, au sud de Paris, entre Massy, Palaiseau, Longjumeau et Athis-Mons. Avec cette série d’articles sur les thérapies et professionnels du couple, j’ai envie de répondre à tes questions sur les accompagnements qui existent autour des relations amoureuses et de la sexualité. Si tu traverses une période compliquée avec ton conjoint, que vous songez à entamer une thérapie de couple en Essonne ou en ligne, mais que tu hésites encore : je suis là pour te donner les indications dont tu as besoin. Dans cet article, j’ai envie de t’apporter des informations plus étendues que celles relatives uniquement à mon fonctionnement et à mon tarif… ainsi que des pistes de réflexion. Je ne vais évidemment pas faire un article entier uniquement pour vous donner mes prix. 😉  

Concrètement, combien coûte une thérapie de couple en Essonne ?

Pour ceux qui sont pressés et qui n’ont pas envie de perdre trop de temps, je vais répondre directement à la question. Ensuite, pour ceux qui en ont envie, on papotera et on rentrera plus en profondeur dans ce sujet. 😉

Les professionnels en libéral

Alors, pour les pressés : combien coûte une thérapie de couple ? Je commencerai par dire qu’il y a tout un pan de la profession qui fonctionne en libéral. Le libéral est libre, justement, c’est le principe. Il est donc libre de fixer ses tarifs. D’après ce que j’ai observé, à la séance, la fourchette de tarifs commence autour de 50 €. Je crois avoir déjà vu du 45 €, mais je pense que c’est quand même rare, donc je dirais qu’on est sur du 50 € au minimum. Ensuite, pour la fourchette large, ça peut s’envoler ! Moi, j’habite en Essonne, en région parisienne, donc je te parle de ce que j’ai observé dans cette région. En l’occurrence, j’ai déjà vu des prix allant jusqu’à 110 ou 120 €. La fourchette se situe entre 50 et 110 ou 120 € en région parisienne, mais je ne suis pas sûre que ce soit partout pareil.

La fourchette des prix existants à la séance

Si tu demandes plus spécifiquement combien coûte une thérapie de couple en Essonne ou ailleurs en Île-de-France, tu auras potentiellement déjà vu des prix plus élevés que cela, au centre de Paris par exemple. De même, tu verras peut-être certaines personnes sur Instagram qui ont d’énormes communautés et qui croulent sous les demandes. Ainsi, leurs tarifs peuvent aller jusqu’à 200, 250 € par séance. Mais là, j’allai dire qu’on paie le nom, comme lorsqu’on achète des baskets Nike. Mais je pense qu’au-delà du nom, il y a aussi une partie expérience, efficacité. En tout cas, dans ce type de cas, on paie aussi le fonctionnement de l’offre et de la demande : « Je suis très demandé, donc je peux me permettre d’augmenter mes tarifs. Je suis très sollicité, donc je peux me permettre d’avoir des tarifs élevés. ». Il peut exister aussi une expérience particulière, des compétences particulières. Je ne pense cependant pas que ce soit automatique, je t’invite à regarder de ton côté et à te faire toi-même ta propre idée.

Le nombre de séances nécessaires

Mis à part certains cas particuliers, je disais donc que le prix d’une séance varie entre 50 et 120 €. Ça, c’est le prix d’une séance. Ceci étant… je te dis ça, je ne te dis rien ! Ça dure 1 séance ou 25 séances ? 😉 Or ça, nous n’en savons rien. Honnêtement, si un jour quelqu’un te dit : « Toi, je peux le dire, en 2 séances c’est réglé, en 10 séances c’est réglé. »… Méfie-toi. Bien sûr, je pense qu’on peut avoir une certaine expertise sur cette question. Moi-même, ça m’arrive, lors d’une première séance avec des clients, lorsqu’ils me demandent « On est partis pour 10 ans ou ça va se régler rapidement ? », de pouvoir donner une fourchette, un ordre d’idée. Mais je ne lis pas l’avenir non plus !

Y a-t-il des solutions pour une thérapie de couple gratuite ou à moindre prix ?

Les associations

Maintenant qu’on a dit ça : et si on rentrait un peu plus dans le détail ? Dire combien coûte une thérapie de couple, ce n’est pas faire le tour du sujet « thérapie et argent » ! Moi, c’est une thématique qui me passionne. Avant cela, je souhaite préciser quelque chose. Là, j’ai parlé du libéral, mais il n’y a pas que les libéraux qui pratique la thérapie de couple ! Bien au contraire, même. Pour les gens qui ne peuvent pas mettre 50 ou 100 € par séance, ce point répond à une vraie réalité. Il existe par exemple tout un tas d’associations. Je ne pourrais pas vous donner de noms, mais ça existe. Ce peut être des associations municipales ou locales, qui possèdent des structures avec différents professionnels par exemple, dont des conseillères conjugales, ou des psy, qui vont pouvoir faire des accompagnements pour le couple. Là, le prix peut être différent. Il y a des associations où ce sera gratuit, d’autres fonctionnent avec une forme de quotient, si bien que le tarif s’ajuste en fonction de vos ressources. Je t’invite à regarder ce qui se fait autour de chez toi.

Les centres de planification

Tu pourras également trouver des conseillères conjugales dans les centres de planification. Ça s’appelle exactement des CPEF : centres de planification et d’éducation familiaux. Ils peuvent avoir des conseillères conjugales proposant des séances complètement gratuites – à moins que ce soit géré par une association, auquel cas on te demandera peut-être une participation basée sur un quotient. Mais généralement, c’est gratuit. Il s’agit là de personnes qui vont recevoir gratuitement et qui vont faire un travail d’accompagnement tout aussi qualitatif qu’un professionnel en libéral.

Les hôpitaux

Il existe aussi des solutions dans certains hôpitaux. Je mets cependant une nuance sur ce point, parce que, de ce que j’avais observé, les conseillères conjugales étaient parfois rattachées à des centres dans lesquels on pratique des interruptions volontaires de grossesse, les IVG, ou bien qui prescrivent des contraceptions, etc. J’avais fait un stage à une époque dans ce type de centre et la conseillère avait une patientèle composée à 99 % de femmes venant pratiquer une IVG ou se faire prescrire une contraception. Il n’y avait pas d’offre correspondant à des personnes venant uniquement pour des problèmes de couple. Ceci étant, c’était un centre en région parisienne, dans lequel il y avait énormément de demandes. Elles ne pouvaient sans doute pas se permettre de prendre du temps pour ce type de séance. J’émets donc une nuance sur cette option : d’après ce que j’ai observé, ce n’est pas forcément quelque chose de très fluide, mais je t’invite à te rapprocher des structures à côté de chez toi et de leur poser la question. Tout simplement !

Est-ce bien l’argent le problème qui t’empêche de consulter un thérapeute ?

Réflexion autour des notions de prix et de budget

Maintenant, j’ai envie qu’on discute et qu’on rentre en détail dans le sujet du budget insuffisant, pour essayer de l’aborder différemment. C’est bien de se demander « Combien coûte une thérapie de couple ? »… Mais c’est possible d’avoir un accompagnement pour son couple sans débourser un centime. C’est là que c’est intéressant, parce que plein de gens ne le font pas. J’ai envie de te parler de cette vision de l’argent qui serait un frein, parce que ça revient tellement souvent ! Je reçois très régulièrement des messages de personnes me disant « Oh Lucie, ça me tente, j’aime beaucoup ton travail et ce que tu proposes. Je sens que j’en aurai besoin pour mon couple… Mais au niveau du budget, c’est compliqué, ce n’est pas le moment… ». Parfois ces personnes mettent même en avant que « nous venons d’acheter une nouvelle voiture, il y a des travaux à réaliser dans la maison, nous avons prévu de partir en vacances », etc. C’est comme s’il y avait un empêchement. « Je viens de faire des travaux dans ma salle de bain, donc je ne peux pas faire une thérapie de couple. » Bon. Du coup, ce n’est pas un problème financier, en fait. Est-ce qu’on peut se le dire… ? 😉 Tu viens de refaire ta salle de bain… Je ne sais pas combien ça coûte, de refaire ta salle de bain, mais ça coûte plus cher qu’une séance, même à 100 €. 😉 Dans ces cas-là, ce n’est pas tant que tu as des difficultés financières que le fait que tu n’as pas envie d’investir maintenant de l’argent dans une thérapie de couple. Souvent, j’insiste là-dessus : va chercher derrière cette histoire d’argent ! Parfois, ces personnes qui m’envoient des messages m’en envoient plusieurs. Elles reviennent plusieurs mois après, en me disant : « j’ai toujours envie, mais l’argent… c’est le budget qui me freine, etc. ». Ça m’arrive, de temps en temps, de proposer à cette personne de prendre le temps de regarder ça ainsi : « OK, c’est compliqué pour toi de sortir cette somme-là pour une séance. Prends le temps de réfléchir à une somme qui serait juste pour toi, qui ne serait pas 10 balles, qui ne serait pas peu, mais qui ne te mette pas dans la galère, qui ne te mette pas à découvert, mais qui coûte un peu, qui ne soit pas « j’achète du pain ». Réfléchis, reviens me voir, propose-moi ça et on en rediscute. ». Tu vois l’idée ? Généralement… les gens ne donnent pas suite après ça. Dans ce genre de cas, ce n’est pas une histoire d’argent. Et même si vraiment ce n’était qu’une question d’argent, il y a des endroits où ça peut être gratuit. D’ailleurs, je dis ça pour les relations amoureuses, mais ça marche aussi pour les psy, ça marche pour tout ! « J’ai très envie de voir un psy, là ça ne va pas du tout… Ah là c’est gratuit ? » Et pour autant, les gens n’y vont pas forcément. Alors, il faut se poser les bonnes questions. Au lieu de te demander combien coûte une thérapie de couple, demande-toi : quel est mon obstacle ? Qu’est-ce qui freine derrière ? On te donne la possibilité de donner un montant OK pour toi, pour autant tu ne donnes pas suite. Il existe des endroits où c’est complètement gratuit, pour autant tu ne donnes pas suite. Je t’invite vraiment à réfléchir autour de cette histoire de frein financier. Je ne te blâme pas, bien sûr. 😊 J’ai longtemps eu moi-même ce type de fonctionnement, parce que c’est facile. On met l’argent en avant parce que c’est pratique. « Thérapie de couple ? Oh c’est combien ? Non mais financièrement… » Du coup, c’est bloqué. On ne va pas plus loin, on ne réfléchit pas plus, on ne va pas plus en profondeur. On reste avec ce « J’aimerais bien, c’est ce qu’il me faudrait, mais je n’ai pas le budget donc je ne peux pas le mettre en place. ». Tu vois ce que je veux dire ? C’est une manière de ne pas le faire et de rester confortable avec soi-même, dans une situation connue, en se disant « j’aurais bien voulu, mais je ne peux pas… ».

Mon exemple personnel

J’en avais déjà parlé en story sur Instagram, mais j’ai envie de partager ça avec toi ici aussi. Personne n’est épargné par ce genre de comportement, y compris moi ! La première fois que je suis rentrée dans le monde de la thérapie, c’était avec une psy. Elle était à 80 € la séance. Je me souviens que je trouvais ça énorme ! En plus ça ne durait même pas une heure ! C’était 45 ou 50 min, et encore. Parfois, elle estimait qu’il y avait besoin de moins, ou je n’avais plus rien à dire… On s’arrêtait là et je faisais mon chèque de 80 €. Je me disais « mais attends 80 € pour ça… ! ». Parfois, je sortais de là avec l’impression que je n’avais rien à dire, qu’il ne s’était rien passé, que ça n’allait pas mieux. Parfois, je n’allais pas bien, j’avais été la voir et en sortant je n’allais toujours pas bien. Je me disais « pu*** 80 €… ». Évidemment, je n’avais pas le point de vue que j’ai aujourd’hui. J’étais juste dans la plainte, mais je me souviens quand même avoir eu certaines prises de conscience. À ce moment-là, j’aimais beaucoup certaines marques… pas de luxe, il ne faut peut-être pas exagérer non plus. Il y avait notamment une marque que j’aimais tout particulièrement, proposant des pulls à 80 ou 90 €. Je me souviens que je rêvais de ce pull à 90 balles, en me disant « wouah, il est magnifique ! ». Et puis il y avait le côté valorisant, de porter un pull un peu chic, un peu classe. C’était une belle matière en plus. Du coup, je voyais bien que j’aurais pu mettre cette somme et que j’aurais été fière et hyper contente de porter ce pull à 90 €… C’est là qu’on se rend compte que le rapport à l’argent est complètement subjectif.

Comment aborder le prix d’une thérapie pour sa relation amoureuse ?

In fine, pour revenir au sujet initial, quand on nous demande, à nous professionnels, combien ça coûte, une thérapie de couple : et bien nous n’en savons rien ! J’ai envie de te demander : est-ce que c’est ça qui est important ?

Prendre du recul

Pour terminer ma petite histoire : avec ma psy, ça a duré 3 ans. 3 ans. Ceci dit, en général, une thérapie de couple, ça dure bien moins longtemps que ça, rassure-toi ! 😉 J’ai abordé la question « Combien de temps ça dure » dans ce précédent article. Pour moi, ça a donc duré 3 ans, à 80 € par séance, sachant qu’au début ça n’allait vraiment pas fort donc je la voyais tous les 15 jours. Ce n’est que plus tard que je ne l’ai vue qu’une fois par mois. Honnêtement, je n’ai pas fait le calcul total… 😉 J’en ai peut-être eu pour 3 000 € ? 5 000 € ? Mais qu’est-ce que ça change, au regard de ce que ça m’a apporté ? Tu vois ce que je veux dire ? Me dire : « Alors, si j’ai dépensé 2 000 €, ah oui ça les vaut. Mais si j’en ai dépensé 5 000 €, ah non là par contre… », ça n’aurait pas de sens. Vraiment, ça n’aurait pas de sens. Ainsi, aujourd’hui, j’ai un rapport beaucoup plus apaisé avec ça et ça me permet de pouvoir en discuter, de pouvoir inviter les autres à être dans ces réflexions-là. J’ai envie que ce sujet de l’argent, de la dépense pour une thérapie soit quelque chose de fluide, parce que c’est OK de s’en parler. C’est OK si toi aussi, comme moi à l’époque, tu trouves que 50 ou 100 € pour une séance, c’est un peu dur à sortir.

Aborder différemment les dépenses non-matérielles

D’ailleurs, je trouve que, si ça nous pique un peu, c’est aussi parce que nous n’avons pas l’habitude. Aujourd’hui, nos dépenses d’argent sont souvent liées à une envie. « J’ai envie de m’acheter un sac, j’ai envie d’aller au restaurant. J’en ai envie, donc je dépense et je suis contente parce que j’ai assouvi une envie. » Quand il s’agit de dépenses qui sont de l’ordre du besoin, nous sommes souvent dans l’attente d’un résultat tangible. « J’ai besoin d’aller voir un ostéopathe parce que j’ai mal au dos. Je le paie, j’ai moins mal au dos et du coup, je suis contente. » De la même manière, on peut se dire : « J’ai besoin de changer de voiture. Ça m’embête de dépenser cette somme, mais j’ai besoin d’une voiture donc je paie et j’ai ma voiture. » Dans une thérapie, il ne s’agit pas forcément d’envie. Ça dépend des gens, mais il y en a beaucoup pour lesquels, entre envie et besoin, c’est assez fluctuant, assez flou. Beaucoup de personnes viennent à moi avec plutôt une notion de besoin, avec des « là ce n’est plus possible, nous n’avons plus le choix, nous arrivons dans une impasse et nous ne pouvons plus continuer… nous avons besoin d’une thérapie, c’est ça ou on arrête ». Ils sont bien dans un « nous avons besoin », et pas du tout sur un « j’ai envie de m’acheter des fleurs ». De plus, il s’agit d’un besoin pour lequel la réponse ne sera pas aussi systématique qu’avec un ostéopathe, il n’y aura pas de « j’y vais et en une séance ça me débloquera le dos ». Même si, parfois, dès la première séance, ça va mieux. 😉 J’ai plein de clients qui sont venus me voir 1 seule fois, ou 1 ou 2 fois et ça allait déjà mieux. Tout de suite, ils ont senti un apaisement, c’était plus clair, plus fluide. Ils n’ont pas eu besoin de plus que ça. Mais il y en a d’autres que j’ai accompagnés pendant une dizaine de séances, parce qu’on a vraiment fait un travail en profondeur, on est venu comprendre des choses, débloquer des nœuds qui étaient là, bien bien là… et ça prend du temps. Il faut le dire : il n’y a pas de cette logique de résultat immédiat comme chez l’ostéopathe. Lors d’une thérapie, on traite parfois de problématiques plus en profondeur, qui vont se diluer dans le temps. Il s’agit de mental, pas de matériel. Dépenser de l’argent pour s’occuper de son mental, dépenser de l’argent pour soi, ce n’est pas encore quelque chose d’hyper fluide dans notre société. Il faut le reconnaître ! Je pense qu’il faut pouvoir parler de ces notions-là, pour que ce soit plus serein et que ça devienne des sujets que l’on peut aisément aborder.

Je m’arrête là pour cet article ! Si tu demandais combien coûte une thérapie de couple en Essonne, en ligne, ou ailleurs, j’espère t’avoir répondu de façon complète. J’avais à cœur de développer avec toi ce qui est possible, ce qui est accessible, quels que soient tes moyens. C’est vraiment ça mon message : quels que soient tes moyens et tes possibilités financières, il y a toujours une possibilité d’être aidé et accompagné pour ton couple. Si, malgré cela, tu sens qu’il y a encore de la résistance, ça me semble intéressant de dépasser ça pour voir ce qu’il y a derrière, pour chercher quel est le réel frein. Si, après ça, il te reste de l’inconfort par rapport à cette question : c’est OK ! Rassure-toi : tu n’es pas la seule à l’avoir vécu ! Moi-même j’ai connu cela. Je t’invite à en parler aux professionnels concernés et à y réfléchir davantage. Quel est ton rapport à l’argent ? Quelle est la manière dont tu le dépenses, entre envies et besoins ? Qu’est-ce qui vient titiller cela ? Bref : mettons de la souplesse dans notre rapport à l’argent ! Si tu t’interroges sur mes tarifs, tu les trouveras ici, et s’il y a d’autres questions que tu te poses, tu me retrouveras sur mon compte Instagram.

Thérapie de couple en Essonne | Pour qui, pourquoi ?

thérapie de couple en Essonne

Dans cet article, j’ai envie d’adopter un angle de vue un peu différent de ce que je traite d’habitude. Je vais te parler de thérapie de couple, et plus largement du métier de conseillère conjugale et familiale ! Comme beaucoup de sujets, celui-ci traîne son lot de questionnements et d’idées reçues : dépoussiérons tout ça ! Je suis thérapeute de couple à Chilly-Mazarin, au sud de Paris, entre Massy, Palaiseau, Longjumeau et Athis-Mons. Je rédigerai plusieurs articles sur ce vaste sujet, à destination de toute personne se posant des questions sur les professionnels du couple, des relations amoureuses au sens large, de la sexualité et des difficultés que tout un chacun peut éprouver avec son conjoint.

Pour aujourd’hui, les questions traitées sont : la thérapie de couple, pour qui, pourquoi ? Dans quelles situations est-il pertinent de consulter un professionnel pour essayer de sauver sa relation amoureuse, ou plus simplement pour prendre soin de son couple ? Pouvez-vous vous y rendre seule, si vous en ressentez le besoin ou l’envie, ou que votre conjoint est opposé à cette idée ?

Je m’appelle Lucie, mon quotidien mêle thérapie de couple en Essonne et en ligne, ainsi qu’accompagnement individuel, autour des relations sentimentales, des relations sexuelles, de la communication de couple, etc. Je vous dévoile ici les différentes facettes de mon passionnant métier !

État des lieux des idées reçues sur les thérapies conjugales

Pour être certaine que mes articles répondent bien aux questions et doutes que vous pouvez avoir autour de la thérapie de couple en Essonne, je vous avais demandé quels étaient vos avis, questionnements, freins, préjugés, idées reçues, etc. autour de la thérapie de couple. J’ai reçu plein de retours, plein de questions et j’ai envie de traiter tout cela ! On m’a par exemple demandé :

  • Comment se passe une thérapie de couple ? Comment ça se déroule, concrètement ?
  • Comment trouver le bon professionnel ?
  • Pour qui est-ce ? Pour quoi faire ?
  • Comment ça coûte, une thérapie de couple en Essonne ou en ligne ?
  • Comment faire si l’autre ne veut pas ?
  • Est-ce que je procède à distance ou dans un cabinet ? Est-ce mieux de chercher quelqu’un à proximité, ou pas forcément ?
  • Combien de temps cela dure ?

Et d’autres encore ! Comme vous voyez, il y a pas mal de questions. Ainsi, je ferais sans doute au moins un second article à ce sujet, sinon cela risque d’être trop long ! 😉 J’ai essayé de rassembler les questions similaires, pour obtenir quelque chose de cohérent. Je vais commencer par ce qui concerne « l’avant-thérapie », avant de passer sur le « pendant ».

Le public de la thérapie de couple en Essonne et en ligne

Commençons donc par les questions que l’on peut se poser avant d’entamer une thérapie, que l’on habite aux alentours de Palaiseau, Longjumeau et Athis-Mons, ou n’importe où ailleurs grâce à une démarche en ligne. Tout d’abord : pour qui est-ce ? J’ai envie de répondre en 2 temps. Selon moi, il y a d’une part le « purisme » de la thérapie de couple, si je puis m’exprimer ainsi, la thérapie de couple au sens strict. D’autre part, ce peut être une démarche qui tient plus de l’accompagnement et du conseil conjugal, au sens large.

La thérapie au sens strict

Pour commencer, si on reste sur une définition stricte, la thérapie de couple s’adresse à des couples, ou à une personne en couple mais qui viendrait seule, lors d’une période de difficultés que le duo amoureux ou la personne n’arrive pas à surmonter seul. Un tiers est alors nécessaire pour faire face aux problématiques rencontrées. C’est une vision stricto sensu, un peu « bête et méchante » et j’ai envie d’apporter maintenant une vision un peu plus large.

L’accompagnement conjugal et sentimental au sens large

Pour des raisons de facilité de langage, on utilise souvent le terme de « thérapie de couple » pour d’autres démarches proches.

Quand je les présente dans le détail, je tiens à expliquer que mes accompagnements sont également à destination de ceux, en couple ou non, qui ressentent des difficultés ou qui ont des interrogations autour des questions sentimentales, affectives, relationnelles et sexuelles. La notion de questionnement est importante à préciser : il n’est pas nécessaire d’être dans la souffrance ou dans la difficulté pour être dans l’interrogation ! Tout cela, à mon sens, fait partie du métier auquel j’ai été formé et de ce que je propose.

À qui s’adressent mes accompagnements de couple ou individuels : en résumé

La thérapie de couple au sens strict s’adresse à des couples ou à des gens en couple, qui rencontrent des problèmes dans leur relation amoureuse. En revanche, les questionnements et les difficultés – et donc les besoins d’accompagnement – autour de la contraception, de la sexualité, de la vie affective et sexuelle… cela concerne évidemment tout le monde. Tout le monde, à un moment dans sa vie, peut être concerné. Je me dis « thérapeute de couple », mais évidemment : j’essaie de garder une approche assez large et mes compétences couvrent bien plus que les seules questions de couples.

Les différents types de thérapeutes qui s’adressent aux partenaires amoureux

Nous reviendrons plus tard sur la question « Comment choisir le bon professionnel ? », mais avant ça, dans le domaine de la thérapie et des accompagnements de couples, il y a plusieurs types de professionnels, plusieurs formes d’accompagnements différents. On peut citer, par exemple :

  • le sexologue et le sexothérapeute pour ce qui a trait à la sexualité ;
  • le psychologue et le psychiatre, peuvent aussi procéder à des thérapies dans ce domaine ;
  • tous les métiers que l’on peut regrouper sous l’appellation de « psychothérapeute » ou “psychopraticien”

Cette dernière catégorie est très large et regroupe beaucoup de formations différentes. Beaucoup de courants existent et eux aussi, peuvent proposer un accompagnement dit « thérapie de couple ». La question « À qui cela s’adresse ? » est donc assez vaste. Cela s’adresse, en fait, à toutes les personnes qui peuvent se sentir concernées. Si vous avez des doutes sur la légitimité à entamer ce genre de démarche, mais que, malgré tout, vous ressentez le besoin ou l’envie de rechercher une thérapie de couple en Essonne, ou en ligne, mon conseil est de te lancer !

Les situations conjugales nécessitant l’aide d’un tiers

Une autre question que l’on m’a beaucoup posée, c’est : « À quoi ça sert ? ». Lorsque je reçois des messages privés dans lesquels on me demande : « Qu’est-ce que tu peux m’apporter ? », j’aime bien répondre : « Toi, de quoi as-tu besoin ? ». J’aime bien expliquer que ce que nous pouvons apporter, en tant que professionnel, dépend de nos compétences bien sûr, mais aussi de la personne que nous accompagnons. Je n’ai pas de trousse magique avec un ensemble de solutions, que je « balance » pour régler les problèmes.

Bien entendu, j’ai :

  • une formation ;
  • des outils ;
  • de l’expérience professionnelle.

Bien entendu, j’ai aussi les qualités qui tiennent du savoir-être, comme :

  • la manière d’accueillir la parole de l’autre ;
  • la bienveillance ;
  • la façon d’écouter ;
  • la capacité à rebondir, à réinterroger avec pertinence, etc.

Mais il n’y a pas que ça qui compose mes consultations! La solution que nous allons trouver à vos difficultés, elle est en vous, en fait !

Mon métier, ma compétence, c’est de vous permettre d’avoir accès à vos propres solutions. Si vous venez me voir, c’est probablement que vous n’y avez pas accès, parce que c’est encombré, qu’il y a de la tension, des rancœurs, des doutes, des questionnements, des croyances limitantes sur vous-même, etc. Tout cela obstrue vos propres solutions.

Mon travail, c’est de venir t’aider à faire de la place pour que vous puissiez retrouver de l’espace et être suffisamment affirmés pour trouver en vous comment régler vos problèmes. Pas de baguette magique, pas de solution dans un sac à la manière de Marie Poppins ! Il s’agit de créer ensemble le chemin qui vous correspond. J’aime le dire aux personnes que j’accompagne : ce que nous mettons ensemble en place, c’est unique, c’est sur-mesure, c’est fait-maison. C’est de l’orfèvrerie, car ça vient correspondre à votre situation personnelle.

Exemples concrets de mon travail de thérapie de couple en Essonne ou en ligne

Alors, concrètement : consulter une thérapeute de couple, pourquoi faire ? Je vais vous partager ce que j’ai pu mettre en place avec des clients que j’ai accompagnés.

Les mauvaises bases d’une relation

Pour les couples, il s’agit souvent de compréhension. Je reçois fréquemment des couples qui ne se comprennent plus et qui ont besoin d’un tiers pour se décrypter mutuellement. Il peut également s’agir de personnes qui se sont mis en couple sur des bases pas très saines, qui ont eu des débuts de relation amoureuse un peu bancales. J’aime bien dire que les fondations de la maison ne sont pas terribles et que le couple s’est construit sur ces fondations bancales. Ils ont alors besoin, avec l’aide d’un tiers, de revoir, pour ensuite solidifier, la construction de leur maison. Je parle là avec une métaphore, ce qui n’est pas forcément très clair pour tout le monde… Je le sais bien, mais cela dépend beaucoup des couples, en fait. Pour certains, il peut s’agit de restaurer une confiance peu stable.

Certains couples, dès le début de la relation, traversent une épreuve, une blessure importante, type infidélité, mensonge, trahison… Dès le début, ils vivent quelque chose de compliqué mais ils restent ensemble : « C’est le début, on s’aime, on va mettre un peu de pommade et on passe à autre chose ». Du coup, ils se sont construits sur quelque chose de bancal, et ils viennent me voir, parfois plusieurs années après, en me disant : « On se dispute tout le temps, on n’arrive plus à se parler ». Parfois, cette tension est déclenchée par un événement, comme l’arrivée d’un enfant ou un déménagement. Nous allons alors parler de l’arrivée de cet enfant ou de ce déménagement, mais aussi des débuts. C’était comment, au début ? En posant cette question, souvent, on découvre qu’au départ, ce n’était pas terrible. Il y a eu quelque chose d’un peu marquant, que j’appelle parfois « blessure originelle ». C’est venu creuser un fossé qui est encore là. Il y a alors besoin de faire le travail de mettre en mots ce qu’il s’est passé, de reparler des ressentis individuels de chacun, de venir recomprendre ce qui a été vécu à ce moment-là.

Les problèmes de communication dans le couple

J’accompagne des couples au niveau de la communication : faire de la place pour la parole de l’autre, réapprendre à écouter l’autre, mettre en place des choses pour que l’autre m’écoute davantage. Là encore, il s’agit souvent de symptômes de difficultés dans le couple. En général, quand un couple n’arrive plus à se parler, c’est que les personnes ont trop souffert individuellement : « J’ai trop souffert, j’ai trop donné… Je ne suis plus disponible pour l’autre, je ne suis plus disponible pour mon couple. Je n’ai pas envie d’être dans la bienveillance et l’écoute parce que je suis agacé. J’aimerais bien que tu commences par m’écouter, et après on verra pour toi, parce que moi, là, je galère ». Il y a alors besoin de recréer du lien, de réapprendre à être bienveillant l’un envers l’autre. Là encore, ça peut passer par des mots, mais également par des exercices pratiques.

La sexualité, la libido et le plaisir sexuel

J’accompagne aussi beaucoup autour de la sexualité. Ce sujet regroupe beaucoup de tabous. De nombreuses problématiques ne sont pas verbalisées, autour du désir, du plaisir, de la libido. Il peut s’agir de traumatismes sexuels que l’on a cachés à son partenaire, ou de choses douloureuses pour soi, autour de la sexualité, que l’on n’a pas dit à l’autre, mais qui s’expriment malgré tout. Parfois aussi, j’accompagne des personnes ou des couples autour du plaisir. Un orgasme a été feint, une fois, deux fois… et du coup ça fait 5 ans que vous fonctionnez comme ça. Comment le dire à l’autre, désormais, que votre plaisir ne fonctionne pas ainsi et que vous aimeriez mettre en place autre chose ?

L’adoption de nouvelles habitudes et les désaccords

J’accompagne des amoureux autour de la mise en place de nouvelles habitudes. Quand ça fait X années qu’on fonctionne d’une certaine façon : comment dire à l’autre qu’on aimerait fonctionner autrement ? Comment mettre en place de nouvelles habitudes ?

Il peut s’agir de désaccords récurrents. Éducation des enfants, organisation de la maison, valeurs personnelles, etc. : nous ne sommes pas d’accord, mais nous ne voulons pas nous séparer. Ça génère des disputes, des tensions et, in fine, de l’éloignement. Pourtant, il y a de l’amour, on a envie d’être ensemble, mais on n’a pas envie de changer de point de vue… Qu’est-il possible de mettre en place ? Un travail intéressant est alors à créer pour apprendre à vivre ensemble, trouver une organisation qui permet de nous sentir bien, alors qu’on n’est pas d’accord sur plein de sujets.

Les schémas et questionnements dans les relations amoureuses

Je terminerai en parlant de l’accompagnement des personnes célibataires. Là aussi, ce peut être riche et varié ! Il peut s’agir de personnes qui reproduisent les mêmes schémas. « J’attire toujours des c¨¨¨¨¨¨ j’en ai marre… Comment puis-je sortir de ça ? Je m’observe suivre toujours les mêmes schémas, mais je n’arrive pas à m’en détacher. »

J’accompagne également des femmes (ou des hommes !) qui sont en couple, mais qui veulent venir seule parce qu’elles se questionnent sur elle-même : « Ai-je encore des sentiments ? Est-ce que j’ai envie de passer toute ma vie avec cette personne ? » Parfois, il ne s’agit que de simples pensées, mais ça bouffe certaines personnes. Elles y pensent H24, elles finissent par avoir du mal à être en lien avec l’autre et cela engendre beaucoup de culpabilité.

Mon approche sur-mesure des relations sentimentales

Je m’arrête là, car nous pourrions y passer des heures ! Je n’ai évoqué que quelques situations rencontrées, mais j’espère que vous avez compris combien ce qu’on appelle « thérapie de couple » peut être large ! Chaque personne, chaque couple que je rencontre, c’est à nouveau une difficulté particulière, une manière particulière de la vivre. Pour chacune des personnes dont j’ai évoqué l’histoire ici, nous mettons en place une solution unique. J’ai reçu beaucoup de couples pour des problèmes d’infidélité, mais à la fin, il n’y a pas eu une seule fois la même solution. J’ai reçu plusieurs femmes qui se questionnaient autour de leur sexualité ou de répétitions de schémas : ce n’étaient jamais les mêmes problèmes, les mêmes schémas ! À la fin, il n’y a jamais eu la même solution.

Nous arrivons à la fin de cet article autour des questions « Pour qui ? » et « Pourquoi ? ». Si vous avez des interrogations ou si vous avez envie d’échanger avec moi : n’hésitez pas à me contacter via mon site. En matière d’accompagnement, certains ressentent le besoin de se faire aider par un professionnel qui peut les recevoir en consultation, sur place. D’autres, au contraire, préfèrent ou ne sont pas gênées par les démarches en ligne. Je vous rappelle donc que mon cabinet est situé à Chilly-Mazarin, au sud de Paris, près de Massy, Palaiseau, Longjumeau et Athis-Mons. Si vous recherchez une thérapie de couple en Essonne : je suis là pour vous aider à prendre soin de votre couple ! Cependant, si vous habitez ailleurs en Île-de-France ou en France : mes accompagnements en couple et individuels fonctionnent très bien en ligne. 😉

Quelle place pour le couple quand on est parents ?

Dans cet article, on va parler couple et parentalité. Quelle place pour notre couple, maintenant que nous sommes parents ? Voilà une question courante. Cette thématique du couple dans la parentalité est très importante pour moi et revient souvent dans mes discussions avec les personnes que j’accompagne. Il y a beaucoup d’idées reçues, qui peuvent faire penser que ça va être simple et fluide…

On pense souvent que ça fonctionne forcément bien pour le couple à l’arrivée d’un enfant. Mais ce n’est pas toujours le cas ! J’aimerai que cet article aide à sortir de ces croyances. Ça peut créer des difficultés et c’est important de le dire. Parlons sans tabou, ni glamour ni belles paroles ! Il y a beaucoup de positif dans la naissance d’un enfant, mais il n’y a pas que ça.

Pourquoi la naissance d’un enfant peut fragiliser un couple, même solide ?

Peut-être que vous songez à la séparation, alors qu’il y a 1 an, 1 an et demi, vous étiez tellement amoureux que vous vouliez faire un enfant ensemble. Certains couples ont du mal à comprendre comment ça peut arriver. Ils partagent avec moi leurs questionnements : “Comment est-ce possible ? Comment je peux l’avoir tellement aimé que je voulais faire un enfant ?” Ce n’est pas rien, pourtant, de faire un enfant !

Mais 1 an après, 2 ans après, on se sépare, on se déchire, on est en désaccord sur tout. Bref, plus rien ne va. Malgré le fait qu’on était amoureux, qu’on était un couple solide qui fonctionnait, l’arrivée de l’enfant a tout bousculé. Ça a tout remis en question et c’est plus compliqué que nous ne le pensions. J’aimerai qu’on essaie de creuser ce sujet, de comprendre ce qu’il se passe. Voilà 3 raisons, qui peuvent expliquer cela.

Parce que non, ce n’est pas que merveilleux

Un enfant, c’est plein de bonheur… mais pas que

On a souvent en tête cette idée que, puisque nous voulions un enfant et que cet enfant est là, on doit être heureux. Très peu de couples parlent de cela, parce que “on est censés être heureux”. On n’a pas envie de ternir cette image du couple heureux, cette image qui raconte que “Tout est magique, tout est bien”. Mais la réalité est plus compliquée que ça : oui, un enfant c’est magique, mais pas que. C’est une vraie épreuve. C’est important de se préparer, d’en parler, de libérer la parole. J’aimerais qu’on sorte de ce silence. Souvent, les couples ont du mal à en parler, ne verbalisent pas. Les couples ne s’autorisent pas à dire que : “Oui nous voulions un enfant, oui nous sommes heureux, oui notre couple est solide, mais oui c’est compliqué”. J’ai décidé d’aborder ce sujet-là aussi pour libérer cette parole.

Il n’y a pas à culpabiliser

Ce discours est important notamment pour sortir de la culpabilité. Certaines mères, qui croient ces images, se répètent “Je devrais être heureuse !” et culpabilisent de certains de leurs sentiments. “Suis-je une bonne mère, alors que je ressens ces émotions négatives ?” Balayons tout ça ! La réalité c’est qu’un enfant peut fragiliser un couple, même solide, car il faut sortir du merveilleux, du magique. Il faut compter avec la fatigue, le stress, un quotidien bouleversé. La réalité c’est qu’il y a clairement le “avant” et le “après”. Avant, tu disposais chaque jour de 24 h et tu les remplissais bien ! Maintenant tu as toujours 24 h, mais tu dois, en plus, t’occuper d’un enfant. Il y a donc plein de choses que tu ne fais plus, moins, pas au même moment, pas de la même façon… Ces changements sont conséquents, et donc, ils peuvent avoir un impact sur toi, sur ton couple, il n’y a pas à culpabiliser de cela.

Les jeunes parents font face à beaucoup de problématiques

Non seulement ces changements sont conséquents, mais en plus ils sont nombreux. Bien des choses peuvent entrer en ligne de compte, telles que :

  • Un cocktail hormonal assez puissant :

La grossesse et les premiers mois de maternité ne sont pas anodins biologiquement parlant. Des hormones puissantes sont à l’œuvre et peuvent avoir un réel impact sur toi.

  • Les pressions sociales et familiales :

L’arrivée d’un enfant est un pas dans un terrain inconnu, où, en tant que jeune parent, on ne maîtrise pas grand-chose. De ce fait, certaines personnes de l’entourage peuvent être à l’origine d’une certaine pression. “Est-ce qu’il fait ses nuits ? Est-ce qu’il mange ceci ?” En temps normal, ces regards extérieurs sur l’organisation du quotidien et sur la gestion de l’enfant sont moins visibles. Cette pression est moins forte. Mais lors de la naissance d’un enfant, les gens s’autorisent plus à mettre leur grain de sel, à porter un jugement. C’est la plupart du temps bienveillant, bien sûr ! C’est bienveillant… mais intrusif malgré tout.

  • Le manque de sommeil a également un impact réel :

Avant un enfant, la plupart des gens ne connaissent pas ça, ou en tout cas pas dans de telles proportions. Le manque de sommeil amène à moins de patience, à moins de bienveillance envers son partenaire. Cela peut, aussi, avoir un impact sur la relation amoureuse.

Parce qu’il faut apprendre à passer du duo au trio

Un autre point que je souhaite aborder, qui répond aussi à notre problématique, c’est le passage du duo au trio. Avant l’existence de l’enfant, les deux personnes d’un couple “s’autosuffisent”. Elles se “nourrissent” l’une l’autre, en termes d’affection, de tendresse, d’amour. Ce fonctionnement initial est basé sur un duo. Puis arrive l’enfant qui change la donne. Certaines femmes se sentent alors totalement comblées par ce petit être, par ce bébé qui répond “puissance mille” à ces besoins auxquels répondaient avant le partenaire. C’est tabou mais c’est important de le dire : ce que ressentent certaines femmes, c’est que leur enfant leur suffit. L’affection et la tendresse qu’elle donne à leur enfant et que leur enfant leur donne en retour, leur suffit. Elles se sentent repues de tout cet amour.

Par ailleurs, les premiers mois et années, les liens, notamment le lien maman/bébé, se créent et cela demande beaucoup d’énergie. L’énergie, cependant, ne s’est pas multipliée. Ainsi, l’énergie mise dans le lien avec l’enfant, forcément, sera autant d’énergie en moins investie pour le partenaire. C’est important de comprendre cela : le couple avait un équilibre, puis arrive l’enfant, qui demande beaucoup d’énergie et qui renvoie beaucoup d’amour. Moins d’énergie disponible, un besoin d’amour qui a évolué : cela crée un déséquilibre dans le couple. Il faut donc retrouver son équilibre, cette fois-ci en trio. Même dans un couple qui fonctionne bien, qui est solide et qui communique efficacement, il faut quand même faire ce travail de rééquilibrage.

C’est là qu’est vraiment mon message : il y a une phase de rééquilibrage nécessaire. C’est normal, c’est humain, cela fait partie du processus. Certains couples sont effrayés de cela, cette étape leur fait peur. “Est-ce normal ? Est-ce qu’on s’aime assez ? Est-ce que ce n’est pas un signe que c’est compliqué entre nous ?” Ils imaginent des problèmes et, parfois, prennent des décisions telles que la séparation, alors que ce n’est qu’une phase. L’équilibre reviendra, mais il faut accepter de passer par cette phase de déséquilibre.

Parce qu’il faut parfois faire face à des difficultés insoupçonnées

Par ailleurs, il arrive que l’on doive faire face à des impacts insoupçonnés de la grossesse et de l’arrivée de l’enfant. Souvent on se renseigne, on réfléchit, on lit des bouquins. On se dit “Je ferais ci, je ferais ça”. Mais tu ne sais pas ce que l’arrivée d’un enfant va générer chez toi. Tu ne sais pas ce que tu seras alors, tu ne sais pas quelle mère tu seras. Ce que cela peut engendrer est parfois même inconscient ! Des choses peuvent ressurgir, des choses que tu ne soupçonnes pas, dont tu n’as pas la maîtrise et qui peuvent avoir un impact sur toi et déséquilibrer la relation avec ton partenaire. Cela peut même intervenir dès la grossesse. Une personne que j’ai accompagnée m’a par exemple confié que le changement de son corps pendant la grossesse a engendré un manque de confiance en elle, qui a lui-même entraîné de la jalousie. Évidemment, le partenaire en face peut ne pas comprendre cela. Cela crée une situation compliquée. Cela ne peut ni se deviner à l’avance, ni se prévoir.

Autre exemple : un couple s’était mis d’accord sur le fait que le bébé dormirait entre 15 jours et 3 semaines dans la chambre de ses parents, puis irait dans sa chambre. Ils en avaient discuté en amont, mais une fois le moment venu : ce fut impossible pour elle. “C’est trop tôt”, “Il est trop petit”, “Je serais inquiète”… Quel que soit le motif : on ne peut pas prévoir que l’on va réagir comme ça. Ça ne se devine pas. C’est pour cela que j’invite les couples à se préparer, à réfléchir aux parents qu’ils veulent être, mais aussi à penser à la souplesse qu’ils se laissent. Demandez-vous quelle marge de manœuvre vous conservez pour les “Je ne pas bien comme je réagirais par rapport à cela”. C’est vraiment important d’avoir cette souplesse et que le couple en discute en amont. Qu’est ce qui est non-négociable ? Ou a-t-on de la marge de manœuvre ?  

Comment prendre soin de son couple en étant parents en 3 étapes

Maintenant, vous êtes en mesure de comprendre comment la naissance d’un bébé peut (parfois fortement) abîmer un couple. Reste à voir comment prendre soin de son couple en étant parents.

1 : en commençant par faire le choix d’en prendre soin

Quelle place pour le couple quand on est parent ? Ma réponse est la suivante : la place pour le couple est la place que tu lui donnes. Pose-toi la question : quelle place je veux donner à mon couple dans ma parentalité ? Maintenant que vous êtes parents, que vous avez un enfant, demandez-vous : quelle place voulons-nous donner à notre couple ? En la matière, il n’y a pas de réponse toute faite. Pour illustrer cette problématique, j’aime utiliser l’analogie de la vague. Tu marches sur ton chemin de vie et, par moment, arrivent des vagues. Ce peut être, par exemple, une difficulté professionnelle, un deuil ou une déception amoureuse. Prévue ou non prévue, ces vagues te déséquilibrent. La vague passe, tu t’arrêtes de marcher un moment, tu la laisses passer et tu reprends ton chemin une fois l’équilibre revenu. La naissance d’un enfant, c’est plutôt une grosse vague ! Il y a des femmes qui se laissent totalement emporter par la vague de la maternité, qui ne se sentent plus que mère.

Attention : je ne porte pas de jugement. Il y a des couples qui se disent : “Pour le moment, nous sommes parents avant tout, nous sommes focus sur les enfants”. Ça peut fonctionner. Mais souvent, ce n’est pas aussi fluide. Souvent, on se laisse emporter, on ne sait plus ce qui est prioritaire, on s’oublie… Et quelques années après, on se demande : “Et mon couple ?” Malheureusement, la vague nous a emportés loin et le couple n’a pas suivi. Cependant, si tu en as envie, tu peux te dire : “Moi je veux rester sur mon chemin”. Tu peux te rappeler que tu es venu.e en couple, comprendre qu’il y a une vague et décider de continuer sur ce chemin. Tu peux te dire “Je veux garder de la place pour mon couple” et c’est alors un choix.

2 : en acceptant de traverser cette période particulière

Si c’est conscientisé, même si la vague t’emporte loin, tu pourras te dire : “Je suis une mère comblée, je me sens comblée aujourd’hui. C’est compliqué de mettre de côté cette vague de maternité. OK, mais est-ce que je veux vraiment ne plus avoir de place pour mon couple ?” Cette discussion doit être menée, seule et à deux. Quels parents avons-nous envie d’être ? Quel couple avons-nous envie d’être, tout en étant aussi parents ? Ce n’est pas un problème, de décider d’être avant tout des parents, de prioriser l’éducation et les besoins des enfants. On peut décider cela et se dire que le couple reviendra après, mais il est important que cela soit décidé consciemment et à deux. Beaucoup de femmes font cela (consciemment ou non) pendant environ 3 ans.

Pendant ces années, elles maternent, elles pouponnent, elles suivent leur envie de se donner complètement à leurs enfants. Mais est-ce bien partagé par le conjoint ? J’ai accompagné des couples dans lesquels l’homme me disait : “Mais elle est partie !” Parfois démunis, ils constataient que la femme qu’ils avaient choisie n’était plus qu’une mère. Ils apprécient cette mère, bien sûr ! Mais avaient aussi envie de retrouver la femme qu’ils avaient choisie. Ce peut être le rôle de l’homme, de vous suggérer de revenir sur le chemin que vous aviez choisi ensemble. Ce peut être lui qui vous aide à ne pas laisser la vague vous emmener sur un autre chemin, qui ne laisse pas de place à votre couple.

3 : en décidant à deux quel couple vous voulez devenir

Mais alors : comment est-ce que, aujourd’hui, avec un enfant, on peut faire de la place pour le couple ? Avant nous n’étions que 2, maintenant nous sommes 3. Nous avions tout notre temps, nous étions 100 % disponible l’un pour l’autre, mais, aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Pourtant, nous avons envie, j’ai envie, de nous accorder ce temps pour notre couple, dont nous avons besoin. Quels arrangements sont possibles ? Quel fonctionnement peut être mis en place ? Comment trouver ensemble la place que nous voulons pour notre couple ? Cela se crée à deux.

Le but de mon nouvel accompagnement, c’est de vous aider à répondre à ces questions-là. Avec “Parents mais pas que”, je serais avec vous pour échanger sur la place que vous voulez donner au couple, tout en étant parents. Pour cela, nous traiterons trois grands sujets : la communication dans le couple, la place que vous voulez lui laisser et la sexualité.

Pour plus d’infos sur ce nouvel accompagnement c’est juste ici : https://untempspournous.podia.com/parents-mais-pas-que

Les regrets dans le couple. Comment ne plus culpabiliser ?

Je sais : tu n’as pas compris le titre. N’est-ce pas ?

C’est normal. (Et je te remercie d’avoir quand même cliqué sur le lien !) J’avoue : au-delà du fait que je n’étais pas très inspirée, une partie de moi trouvait amusante l’idée de ce titre énigmatique, mystérieux… Mais tu vas vite comprendre. Le sujet du jour est un peu différent des autres.

Je vais te raconter une histoire, une histoire qui m’est arrivé, puis je partagerai avec toi ce que ça m’a évoqué. Tu vas voir, cet article sera un peu différent. On reste dans la thématique du couple, bien sûr ! Mais ce sujet englobe aussi des sphères plus larges. Plus qu’un article pour le couple, je te propose cette fois-ci un article, disons pour toi.

Laisse-moi te raconter une histoire

Aujourd’hui, j’ai fait une balade en forêt. Ca m’arrive très régulièrement : j’adore me promener, seule ou non. C’est vraiment important pour moi. Cette fois-ci, j’y suis allée seule et je n’avais pas envie de prendre mon sac, je n’avais donc avec moi que mes clés et mon téléphone. En me promenant, j’ai mis mes mains dans mes poches et me suis rendu compte que mes clés étaient en contact avec mon téléphone. Cela m’a fait penser à mon ancien smartphone : il avait pleins de micro-rayures sur l’écran… Cela venait donc de ce petit détail, ce petit truc bête, auquel je n’avais pas fait attention ! Mais celui-là, je l’ai acheté il n’y a pas longtemps et il m’a coûté une belle somme. Donc je me sermonne dans ma tête : “Non, tu t’es ruinée pour ce téléphone, donc tu vas y prêter attention : pas de micro-rayure !”

Je continue donc ma balade, en glissant ma main, dans la poche, entre mes clés et mon téléphone, pour faire barrière. Je marche comme ça environ une demi-heure mais… ce n’est pas très agréable, pour être honnête. Je n’aime pas spécialement marcher avec mes mains dans les poches. D’autant que régulièrement j’ai besoin d’enlever ma main de la poche, pour me gratter les cheveux par exemple. En plus, comme je bouge, les clés ballottent…

Bref : c’est pénible. Mais je tiens le coup, je me répète : “Allez tiens bon, c’est désagréable mais tu ne veux pas rayure sur ton nouveau téléphone alors garde tes mains dans tes poches !”

Et au bout d’une demi-heure… : le flash ! “Mais j’ai deux poches !” J’ai éclaté de rire, toute seule au milieu de la forêt. Je me répétais en riant que ça faisait une demi-heure que je galérais à faire barrière avec ma main alors que j’avais deux poches. Comment, mais comment avais-je pu ne pas y penser ? “Tu as deux poches Lucie, une pour les clés et une pour le téléphone !” Bref : la solution devenait évidente et je riais de moi. Je suis certaine que tu as vécu des moments similaires toi aussi. Il y a pleins de moments dans la vie où on éprouve cette sensation de “flash”, de “révélation”. Ces moments où on ne percute pas, où on ne fait pas le lien, on peut en croiser dans le couple, avec soi-même et dans les autres d’autres sphères de la vie.

Je vais quand même terminer mon histoire, pour te rassurer : j’ai donc déplacé mes clés dans l’autre poche de mon manteau et ce fut une libération. Libération oui, j’exagère à peine : je n’étais plus obligée de mettre mes mains dans mes poches et je me suis soudain sentie plus légère ! Une fois cette contrainte enlevée – car c’était bien une contrainte – cette balade perdait ce qu’elle avait eu de pénible jusque-là.

Ça arrive à tout le monde, de ne pas percuter

Toute cette histoire me permet d’illustrer ces moments, que tout le monde connaît, où “on ne percute pas”. Pourtant je le savais, que mon manteau possède deux poches. Si on m’avait demandé si je pouvais déplacer l’objet gênant, j’aurais su que oui. Il n’y avait pas de méconnaissance. Je n’étais pas occupée non plus, je n’avais même pas d’écouteur. Je n’écoutais ni podcast ni musique. Je ne discutais avec personne, puisque j’étais seule en forêt. Je ne peux donc pas dire que “Mon esprit était ailleurs, je n’ai pas fait attention.”

Non, je n’ai pas percuté et je n’ai rien pour expliquer pourquoi. Ce que je sais en revanche, c’est que ces moments ne résultent pas d’un manque de connaissance ni de compétence. Ils ne sont pas causés par un problème d’esprit distrait. Ce n’est pas une erreur, c’est juste que le cerveau n’a pas fait le lien entre différentes informations qu’il a. On sait A, on sait B, mais on ne les met pas en lien, on en fait pas la connexion entre les deux.  Le cerveau, à ce moment-là, n’effectue pas ce boulot-là, ou le fait mais tardivement.

À partir de cette histoire, j’ai envie de vous faire passer le message suivant : ce n’est pas grave, de ne pas percuter. Ça ne dit rien de toi. Ce genre de moment peut entraîner (et je dirais même : entraîne souvent) des remises en question, des critiques envers soi-même. On se questionne, en se demandant pourquoi on n’y a pas pensé, en se sermonnant à coup de “Tu le savais, tu aurais DÛ y penser !” Sauf que non : parfois on sait des choses, mais on ne percute pas. Ce n’est pas une question de “C’était un déni” ou de “Je n’ai pas réfléchi”. Ton mental, à ce moment-là, n’a pas connecté. Ça arrive à tout le monde et il est inutile de te perdre en élucubrations, d’imaginer des choses pour faire émerger le pourquoi du comment – qui n’existe probablement pas.

“Je le savais pourtant, je n’aurais pas dû…”

Le deuxième point que j’ai envie d’aborder à partir de cette histoire, c’est le jugement qui découle de ce genre de situation. Souvent, on s’accable, avec des “Je le savais pourtant, j’aurais dû…” On se fait des reproches, alors qu’on ne devrait pas. Si je reprends mon exemple : au début, je ne savais pas. Si on avait remonté le temps et qu’on m’avait mis les deux options sur la table :

  • Soit tu gardes ta main dans ta poche et la balade sera pénible.
  • Soit tu mets tes clés dans l’autre poche.

Clairement, j’aurai choisi la deuxième option, c’est évident ! Mais mon mental ne me l’a pas proposé. Pour mon mental, à ce moment-là, la seule option existante pour qu’il n’y ai pas de rayure sur mon téléphone, c’était la première. Je n’ai pas envisagé d’autres options, je n’avais pas le choix. Je n’ai même pas eu la sensation d’avoir un choix à faire. De ce fait, je ne peux pas me blâmer de ne pas y avoir pensé plus tôt. Je n’étais pas en capacité de. Ce serait biaisé, ce serait malvenu, ce ne serait pas juste de me critiquer aujourd’hui, maintenant que mon cerveau a fait la connexion.

J’entends souvent ce discours de reproches, parmi les personnes que j’accompagne. “Je regrette d’avoir fait ça, je regrette d’avoir fait ci. Je n’aurai pas dû prendre cette décision, je le savais pourtant…” Mais ce n’est pas parce qu’on a une connaissance, ce n’est pas parce que l’on sait quelque chose, à un moment donné, que le cerveau est capable de faire le lien avec autre chose ou de se servir de cette information. Se blâmer X années, X mois, X minutes après, c’est faussé. Au moment de la décision, tu as fait le choix qui t’a semblé être le meilleur, à ce moment-là, grâce aux informations et possibilités que tu entrevoyais à cet instant. Cela nous amène au dernier point que je souhaitais aborder avec toi à partir de cette histoire !

Une personne extérieure peut être la solution

Ma main qui devait faire barrière, ça m’embêtait. J’ai même failli raccourcir la promenade. C’était bancal, c’était inconfortable. Pendant une demi-heure, j’ai trouvé ça pénible, mais j’ai poursuivi avec cette solution désagréable parce que le plus important pour moi était de ne pas faire de rayure sur mon téléphone.

Parfois, toi aussi tu prends des décisions un peu bancales, un peu inconfortables. Mais tu le fais parce que ça te semble être la meilleure chose à faire, à ce moment-là. Et c’est OK. Il n’y a pas de mal à constater que ce n’est que “plus tard” qu’on a eu un déclic et trouvé une solution bien plus simple… voire que c’est quelqu’un d’autre qui a proposé une solution.

Pour reprendre mon histoire de main et de poches : si j’avais pu exposer mon problème à quelqu’un, il est probable que cette personne aurait pensé à ma seconde poche. Par exemple, si j’avais marché avec mon conjoint ou une amie, et que j’avais exposé mon problème, on m’aurait sûrement dit avec amusant que “Ba Lucie mets-le dans l’autre poche… Tu as deux poches.” Parfois (souvent ?), on reste avec une solution bancale parce qu’on n’en voit pas d’autre. Mais si l’on parle, alors quelqu’un d’extérieur peut penser à quelque chose de plus simple, de plus confortable. J’en profite pour signaler que ça peut être le travail d’une thérapeute de couple, d’être la personne extérieure qui aidera à trouver le déclic. 😉

En bref

Voilà donc, en résumé, les messages que je souhaitais te proposer aujourd’hui :

  • Parfois, comme tout le monde, tu “ne percutes pas”, mais c’est OK. Ca ne dit rien de toi, ça ne démontre pas de manque de connaissance ou de compétence. C’est juste un fonctionnement cérébral, que l’on ne sait pas expliquer.
  • Une fois que “tu as percuté” : ne te reproche pas de ne pas l’avoir fait plus tôt. Ne juge pas avec tes yeux de maintenant pour des décisions que tu as prises avant. Ces décisions, tu les as prises avec les informations que tu avais à ce moment-là, tel que tu étais à ce moment-là. Maintenant ces éléments sont différents, un jugement serait donc biaisé et injuste envers toi-même.
  • Si tu rencontres un problème pour lequel tu ne trouves pas de solution qui te convienne, car celles auxquelles tu penses te semblent bancales, inadaptées : pense à en parler à quelqu’un d’extérieur. Un proche peut suffire dans certaines situations, tandis que d’autres peuvent nécessiter un accompagnement professionnel.

J’espère que cette histoire et ces pensées t’auront inspiré ! Si elle te fait penser à ton propre vécu, n’hésite pas à me le partager, à me raconter tes anecdotes de vie ! Je vous envoie pleins de bonnes ondes et vous dit à la semaine prochaine !

Si vous avez envie d’aller plus loin et que l’on s’en parle, je vous invite à réserver une séance découverte avec moi.

Lien pour solliciter une séance découverte. https://untempspournous.com/contact/

Si tu es en couple et que tu souhaites continuer à travailler ton développement personnel en douceur, je t’invite à t’inscrire à mon challenge gratuit : Les 5 clés pour améliorer ta communication de couple.

Prends soin de toi.

Lucie

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Couple. Il a menti ou il a changé d’avis ?

” Il m’a toujours dit qu’il voulait des enfants et là il n’en veut plus..”

” Il m’a demandé de vivre avec lui, et trois semaines plus tard il me quitte…”

Et alors arrive toutes ces questions : Il le savait depuis le début, il m’a menti, ou il a changé d’avis ?

Cela devient insupportable. On remonte dans le temps pour analyser des phrases, des attitudes pour comprendre si l’autre savait déjà. On se fait souvent des noeuds au cerveau pour essayer de comprendre.

Il a menti ou il a changé d’avis?

Pour répondre à cette question, je dirais que bien souvent c’est confus.

Il existe des cas (rares) de manipulation. À ce moment là, l’autre est conscient de mentir, et il donne volontairement des messages en contradiction avec ce qu’il pense. Mais ces cas sont rares. Dans la grande majorité, les gens sont surtout eux même confus sur ce qu’ils pensent.

Si je reprends l’exemple des enfants, la réponse sincère et honnête serait “je ne sais pas si je veux des enfants”.

Mais vous le remarquerez, quand on ne sait pas ou quand ce n’est pas un “non ferme” ; alors on dit oui.

Pour d’autres personnes, il y a aussi un secret espoir de changement. “Je pense à la séparation mais je n’en ai pas envie”. Alors, comme on ressent une envie de changement, une envie de mieux, on ne va pas dire à l’autre qu’on commence à penser à la séparation. Et c’est à ce moment là, qu’on va parfois faire des démonstrations d’amour et d’engagements. On a très envie de ressentir de l’amour et de s’engager ; même si au fond, on envisage la séparation.

Souvent, c’est quand on est acculé, quand l’autre insiste encore et encore, que l’on a plus le choix ; là la pensée est verbalisée.

Et c’est là que naît l’incompréhension. Parce que ce qui est dit va parfois à l’encontre de ce que l’on disait auparavant.

Une évolution personnelle

Cela arrive aussi. Pour continuer l’exemple des enfants, beaucoup de personnes disent au début de leur relation qu’elles veulent des enfants. Ce n’est pas un vrai désir d’enfant, c’est juste que c’est la norme. “Je veux des enfants parce que quand on est en couple, on a des enfants”.

Et puis les années passent, on est plus mature, on se connait mieux et parfois on ressent moins ce besoin de répondre à la norme. S’il n’y avait pas de véritable désir d’enfant, mais seulement l’idée de “faire comme tout le monde” ; alors parfois au bout de quelques années on ose dire que non, on ne veut pas d’enfant.

À ce moment là, on est sur une évolution. Ce n’est pas un mensonge, il n’y a pas tromperie ou arnaque. C’est une évolution personnelle.

Pourquoi c’est important de le savoir ?

J’ai envie de vous inviter à vous questionner sur vos motivations. Qu’est ce que cela change pour toi de le savoir ? Et, est-ce que le savoir va t’apporter un soulagement ?

Je pense que parfois on se voile un peu la face. Parfois on se raccroche à ces pensées de colère : il m’a menti, il m’a trompé, il le savait…

On créer alors un brouhaha mental et on ne vit pas la douleur ressentie par ce que nous arrive. C’est une manière de déplacer ce qui nous fait souffrir.

En perdant votre énergie à retourner dans le passé pour analyser ce qui s’est passé, vous vous éloignez de ce que vous ressentez là tout de suite maintenant.

Ce qui fait souffrir c’est que maintenant il souhaite vous quitter, ou que maintenant il ne veut pas d’enfants. C’est ça qui cause de la souffrance.

Parfois, il faut accepter l’idée que non, vous n’aurez pas toutes les réponses, car l’autre n’a pas toutes les réponses.

Dans notre société actuelle, on laisse peu de place au flou, au “je ne sais pas”. On attend que l’autre nous donne des réponses claires. Alors que beaucoup de personnes n’ont pas de réponses claires.

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Simuler dans son couple. Et si c’était positif?

Cela faisait longtemps que je ne vous ai pas parlé sexualité !

On se retrouve pour un nouvel épisode de podcast où l’on parle de simulation sexuelle… mais pas que ! J’ai eu envie d’avoir un autre discours sur la simulation.

Parce que souvent à part entendre “il ne faut pas simuler”… on dit pas grand chose sur la simulation. Et j’observe aussi un tel décalage entre ce qu’il “faudrait faire ” et ma pratique de thérapeute de couple.

La simulation : une affaire de femmes ?

Alors je commencerais par dire que c’est rarement les femmes qui se plaignent de la simulation. J’ai rarement entendu “je me demande si mon partenaire simule…”. Et j’ai rarement entendu aussi “Je simule et je le vis mal…”

Ce sont souvent les hommes qui se questionnent beaucoup sur le plaisir féminin car il s s’en sentent responsables. Dans notre société, l’image véhiculée de l’homme est qu’il doit être celui qui donne du plaisir à sa partenaire. C’est un peu comme “sa mission”.

Beaucoup d’hommes se mettent une importante pression concernant le plaisir de leur partenaire. Alors quand ils se rendent compte qu’il ont cru réussir leur mission, qu’ils ont cru qu’il avaient donné énormément de plaisir, mais qu’en fait non… c’est compliqué à vivre.

Je voulais aussi faire un rappel sur la simulation masculine. Elle est plus fréquente qu’on ne le croit. Bien souvent on associé l’érection et l’éjaculation à un plaisir sexuel. Mais dans la pratique ce n’est pas aussi simple. Les hommes peuvent aussi surjouer leur plaisir et leur orgasme.

À mon sens, on est tous concerné par la simulation, l’exagération sexuelle.

Pourquoi les femmes simulent ?

J’ai échangé avec plusieurs clientes au sujet de la simulation et j’observe que c’est souvent à l’origine en envie de faire plaisir à l’autre.

“Il adore quand je m’enflamme et que c’est wahou… mais c’est pas comme ça à chaque fois donc j’exagère un peu. Ça me plait de le voir kiffer”.

On est pas dans une idée de tromper, de mentir, de cacher que c’était nul. On est dans l’idée d’étoffer son ressenti pour faire plaisir à l’autre.

“J’ai l’impression que si je ne crie pas, c’est que je suis passée à coté d’un truc. Dans les films, les femmes hurlent..”

J’en profite pour parler brièvement du plaisir féminin et de l’expression du plaisir féminin. Les films montrent souvent une image d’une femme qui a un orgasme avec une démonstration très importante. Beaucoup de femmes ne se reconnaissent pas dans cette image. Elles ont alors le sentiment que ce qu’elles vivent est moins bien, moins fort, moins intense.

Cette image du plaisir féminin n’est qu’une image. Elle ne reflète pas la réalité de nombreuses femmes. Et un plaisir exprimé moins fort ne veut pas dire que c’était moins intense.

Simuler ça m’aide à prendre mon pied !

C’est l’idée que pour être cette femme à l’aise dans sa relation sexuelle, hyper détendue, hyper connectée avec son partenaire; je vais d’abord la surjouer pour mieux la devenir.

De la même manière qu’à un entretien d’embauche je vais commencer par “faire semblant” d’être à l’aise… pour mieux le devenir.

En réalité, on pratique tous plus ou moins consciemment la simulation. On exagère le trait, on fait comme ci pour se donner du courage..

On fait comme si on était à l’aise avant de chanter en public, ou avant un rendez-vous important.

C’est à mon sens la même idée : j’incarne ce que j’aimerais être avant de le devenir.

Et cela fonctionne aussi en matière de sexualité !

Je t’invite à prendre le temps de te demander quelle femme tu aimerais être dans ta relation sexuelle. Et si tu n’es pas encore cette femme, alors incarne là !

Si tu étais cette femme, comment tu te comporterais, comment tu agirais, qu’est-ce que tu penserais…

Toutes ces questions vont t’aider à te m’être dans la peau de celle que tu veux devenir.

Donc oui, je pense que la simulation peut être positive pour certains couples et améliorer leurs relations.

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Je ne peux pas le quitter. Je l’aime !

On se retrouve aujourd’hui pour parler d’un sujet un peu sensible. On va parler d’amour !

Mais pas l’amour beau, romantique, joli, mignon..

Non, aujourd’hui je vais vous parler de cet amour qui empêche de penser, de prendre des décisions. Cet amour qui fait que l’on reste avec quelqu’un même si on souffre.

Ce “Je ne peux pas le quitter parce que je l’aime”, je l’ai souvent entendu. À chaque fois, il m’évoque une prison. Une porte fermée, une impossibilité.

C’est véritablement une perte de ton pouvoir d’action et de décision.

Dans cet épisode on va aller ouvrir cette porte. On va aller voir ce qu’il se cache derrière ce “Je peux pas”.

Malheureuse mais confortable.

Quand tu vis mal une situation mais que tu ne la changes pas c’est que souvent tu y trouves quand même une sorte de confort.

Je sais que ce n’est pas agréable à entendre. Quand on est malheureuse dans son couple et qu’on nous dit “tu restes par confort”… je comprends que ça pique !

Mais c’est l’idée est que si tu te restes c’est que tu te dis que ce serait pire. “Je suis malheureuse aujourd’hui mais si je le quitte ce serait pire”. Donc c’est “mieux”, c’est “plus confortable” de rester.

Pour commencer, je te propose d’aller à contre-courant et de me lister tout ce qui serait positif si tu le quittais. Tout ce qui serait mieux, et tout ce qui serait plus facile…

Je ne cherche pas à te faire changer d’avis, mais que tu puisses équilibrer ta pensée.

Et si une fois que tu as fait cette liste, tu continues de penser que le quitter serait pire ; alors je te propose d’aller explorer ce “pire”.

Quelle est la peur derrière?

En quoi ce serait pire de le quitter ? Pourquoi tu serais plus malheureuse que maintenant?

Tu as peur d’être seule ? Tu ne veux pas de parents séparés pour tes enfants ? Tu as peur qu’il refasse sa vie ?…

Il faut vraiment que tu te sentes libre d’aller explorer ce qu’il y a derrière, à l’origine de ta décision.

Cet exercice n’est pas simple. Souvent on ne s’avoue pas les motifs profonds de notre décision. On va dire qu’on veut garder une famille unie pour les enfants alors que la raison profonde c’est qu’on n’est pas sûre de pouvoir y arriver seule.

Ou on va dire qu’on y croit encore, alors qu’au fond on a pas envie qu’il refasse sa vie, qu’il reconstruise une famille avec une autre.

Et souvent ces pensées ne sont pas dites, par honte ou par gêne.

Je t’invite à dépasser tout ça aujourd’hui et à être honnête avec toi même.

Crise passagère ou fin de quelque chose?

Souvent, les femmes me demandent : Comment je fais pour savoir si c’est fini ou si c’est juste que ça va moins bien en ce moment ?

J’aime bien leur répondre avec une image de la météo : Est-ce que ta relation c’est un ciel avec un beau soleil et de temps en temps il y a des nuages et un peu de pluie ?

Ou est-ce que ta relation c’est un orage permanent et de temps en temps il y a un rayon de soleil ou une éclaircie ?

Cette image de la météo peut t’aider à prendre conscience de ce qui se joue pour ton couple en ce moment.

Et pour finir je te laisse avec quelques questions pour que tu continues ce travail sur toi et ta relation :

  • Est-ce que l’amour ça te suffit ?
  • Est-ce que l’amour que tu ressens est suffisant pour que tu te sentes bien dans ton couple ?
  • Est-ce que c’est assez pour rester ?
  • Est-ce que cela te suffit ? Ou est-ce que tu as besoin ou envie de plus ?

Si cela remue des choses chez toi, je te propose que l’on en parle ensemble lors d’une séance découverte. Elles sont gratuites et te permettront de faire le point sur ta relation.

Lien pour solliciter une séance découverte. https://untempspournous.com/contact/

Si tu es en couple et que tu souhaites continuer à travailler ton développement personnel en douceur, je t’invite à t’inscrire à mon challenge gratuit : Les 5 clés pour améliorer ta communication de couple.

Prends soin de toi.

Lucie

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Mensonges dans le couple. Comment refaire confiance ?

Aujourd’hui, on parle mensonge, trahison et confiance.

Je sais que ce sont des sujets sensibles mais tout le monde y est confronté. Et je trouve que c’est important de le dire, et d’en parler.

Bien souvent, la découverte que l’autre a menti, a trompé provoque une profonde déception et bouscule les certitudes. S’il l’autre m’a menti et je n’ai rien vu alors comment je peux être certaine qu’aujourd’hui il ne me ment pas encore?

Dans cet épisode on va donc aborder l’idée de la confiance et des étapes pour refaire confiance.

Est-ce que la plaie est nettoyée ?

J’utilise très souvent cette analogie car elle parle beaucoup, elle est très visuelle. Quand il y a eu mensonge, cela créer souvent une blessure, et donc l’idée qu’elle doit cicatriser, qu’elle doit guérir pour que je me sente mieux.

Et pour qu’elle guérisse au mieux, avant de la soigner, de mettre un pansement, il faut la nettoyer. Il faut qu’il ne reste plus d’impuretés, de petits cailloux qui vont ralentir voir empêcher la guérison.

Et dans un second temps, une fois qu’elle est nettoyée, tu mets un pansement et tu attends que ça cicatrise.

Souvent, on minimise cette première étape de nettoyage de plaie.

Pour moi, l’idée de nettoyer la plaie c’est à deux niveaux :

  • Libérer l’émotionnel. Faire sortir toutes les émotions ressenties (colère, rage, dégoût, humiliation,…)
  • Libérer le mental. Aller poser toutes les questions, tout ce dont on a besoin de savoir, de connaître et de comprendre.

Il ne doit pas rester de questions ou d’émotions qui n’ont pas été exprimées.

La première étape est de s’assurer que la plaie est nettoyée. Je te partage quelques questions pour que tu fasses ce travail de nettoyage :

  • As-tu été au bout de toutes les questions que tu souhaitais poser ? Ou y a t-il encore certaines questions que tu n’oses pas poser?
  • As-tu pu t’autoriser à exprimer toutes tes émotions ?

Bien souvent, il y a une première phase de choc où l’on doit digérer ce qui arrive. On est alors dans le rejet de l’autre pour mieux se recentrer sur soi.

Je rencontre des personnes qui ne se sont pas autorisées à exprimer ces émotions.

Mais ces émotions, elles ne vont pas disparaître, elles vont rester là. Et la plaie mal nettoyée va mettre plus de temps à cicatriser.

Si tu as encore des questions, si certaines choses ne sont pas claires, c’est plus compliqué de refaire confiance.

Est-ce que tu veux accueillir l’idée que l’autre n’est pas infaillible ?

J’ai envie que tu te questionnes sur cette idée. Comment cela résonne chez toi ? Et je t’invite à te questionner également : Suis-je moi même quelqu’un d’infaillible ? Quelqu’un qui ne fait jamais d’erreur, qui ne se trompe jamais, qui ne prend jamais la mauvaise décision?

Est-ce que cela pourrait toi aussi t’arriver ? De faire des erreurs, de te tromper ? D’avoir un comportement qui ne te ressemble pas ?

Te poser ces questions, va t’aider à te mettre dans les baskets de l’autre et de sortir du schéma binaire : Il a menti, il est mauvais et je suis la victime.

C’est à mon sens une étape intéressante pour garder le lien, la connexion avec ton partenaire. En te mettant à sa place, dans ses baskets, en te questionnant, vous restez dans le lien.

Tu peux aussi te demander, quel est ton seuil d’exigence ? Qu’est-ce qui est ok pour toi et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Quelles sont tes attentes vis à vis de l’autre et vis à vis de toi ?

Accepter que tu va vivre avec une confiance bancale

J’aime visualiser la confiance en l’autre comme une jauge. En cas de mensonge, elle peut redescendre d’un coup tout en bas, mais elle va mettre plus de temps à remonter.

Et c’est normal.

Je sais que c’est souvent inconfortable. Cela dépend de chacun, de ton histoire personnelle, de ce qu’il s’est passé, mais c’est beaucoup une question de temps.

Refaire confiance passe souvent par plusieurs étapes. Tu commences par prendre la décision de refaire confiance. C’est au niveau de ton mental, c’est conscientisé. Mais cela ne veut pas dire que par magie tes doutes vont s’envoler.

Et j’aimerai insister sur une idée. Pendant cette étape de confiance bancale, ce n’est pas le moment de jouer à réouvrir ta plaie. Arrête de tripoter ton pansement! 😁

La plaie a été nettoyée, tu as mis un pansement, la confiance est encore bancale, il faut attendre que cela cicatrise.

Cela veut dire que si tu reviens encore et encore sur ce qu’il s’est passé, si tu questionnes l’autre tous les jours, alors ta plaie va mettre plus de temps à cicatriser.

On me demande souvent combien de temps cela dure l’étape de la confiance bancale.

Alors je commence par dire que je n’ai pas de boule de cristal, je ne vois pas l’avenir.

Mais j’aime donner l’image de la cicatrice. La blessure ne disparait pas, elle s’efface, elle devient parfois invisible mais elle est toujours là. Et pour certaines personnes, la cicatrice peut encore être douloureuse, longtemps après.

N’hésite pas à me partager en commentaire ou par mail si tu as l’impression d’avoir une cicatrice encore douloureuse.

Si tu es en couple et que tu souhaites continuer à travailler ton développement personnel en douceur, je t’invite à t’inscrire à mon challenge gratuit : Les 5 clés pour améliorer ta communication de couple.

Prends soin de toi.

Lucie

Envie d’aller plus loin ?

Si tu veux en savoir plus sur les accompagnements que je propose pour les femmes et le couples : https://untempspournous.com/mes-accompagnements/

Il est louche, je doute de mon partenaire.

Je suis très contente de vous retrouver pour ce nouvel épisode de Podcast où on parle de ce sentiment désagréable qu’est le doute. Comme c’est inconfortable !

Ce sentiment que l’on ressent quand l’autre n’est pas clair, quand l’autre est louche et que l’on se met à douter.

Dans cet épisode on commence par comprendre un peu d’où cela vient et ensuite je vous donne des pistes pour sortir de cette impasse.

C’est un événement ou un fonctionnement ?

Parfois c’est un événement qui déclenche. Tout se passe bien, et il se passe quelque chose qui vient faire naître le doute. C’est soudain, c’est brutal et c’est souvent déstabilisant voir douloureux.

Cela peut être un message bizarre, un téléphone trop vite rangé, une information pas très claire,… Et là le doute s’installe.

Parfois, ce n’est pas un événement mais c’est plutôt là dès le début. C’est plus un fonctionnement de l’autre que l’on avait pas repéré. Certaines personnes cultivent l’ambiguïté, leurs attitudes ne sont pas claires, ils jouent avec la vérité. Souvent les autres le voient avant et on entend souvent “on m’avait prévenu mais je ne voyais rien”.

Ce n’est pas que vos yeux ne fonctionnent pas comme les autres, c’est vraiment un fonctionnement normal du cerveau qui se concentre sur le positif et qui banalise ces petites attitudes qui pourraient vous faire douter. On l’observe surtout au début des relations de couple.

Si ce sujet vous intéresse, je le développe dans ma vidéo Les saisons du couple. Je parle des différentes phases du couple.

Dans les deux cas, le doute s’installe.

Que faire quand le doute s’installe ?

Pour certaines personnes, le doute est insupportable alors elles vont tout de suite à la confrontation. Pour demander des explications, pour être rassurées. Et si ce n’est pas le cas, alors elles s’en vont.

Pour d’autres, ce n’est pas aussi rapide. Pour beaucoup de personnes, les doutes ne sont que des doutes. On reste à la frontière, on a des suspicions, des questionnements mais rien de concret, pas de certitudes.

Et pour passer à l’action, pour prendre une décision il faut des certitudes. Parfois, on reste dans cette zone trouble, cette zone de doutes et on ne va pas à la confrontation parce qu’on ne veut pas prendre de décisions.

On est tenté alors de faire le détective. De fouiller, épier, suivre, pour aller chercher l’information sans passer par la confrontation.

Souvent, cela n’apporte pas l’apaisement. Cela peut faire naître encore plus de doutes. Et on reste plus longtemps encore dans cette zone de doute.

Le doute qui t’empêche de prendre une décision

C’est le confort dans l’inconfort. Certes, ce n’est pas agréable de ressentir du doute. Mais si je vais plus loin, si je vais à la confrontation, si j’ai des réponses , alors je vais devoir prendre une décision… et c’est parfois encore moins agréable que douter. Quand on a des faits, quand on a des informations concrètes, il y a ce sentiment de contrainte : “Je suis obligée de prendre une décision quand je sais”.

Alors parfois on reste dans le doute, dans le flou, on ne cherche pas à en savoir plus, on ne pose pas de questions. On reste avec ce sentiment inconfortable qu’est le doute.

C’est inconfortable quand on est pas d’accord et qu’il faut prendre une décision.

Et c’est vrai aussi que la confrontation n’est pas toujours simple. Elle n’apporte pas toujours toutes les réponses. Je l’entends lorsque j’échange avec mes clientes “J’ai été lui demander des explications, il m’ a répondu qu’il n’avait pas à se justifier”.

L’autre n’est pas toujours rassurant ou apaisant.

À mon sens il y a deux options possibles si vous avez été à la confrontation et que vous n’en ressortez pas rassurée :

  • Soit vous décidez de ne pas croire, de trouver que les informations sont incohérentes. Vous sortez du doute pour entrer dans la certitude. C’est le moment alors de voir ce qui est juste pour vous et ce qui est acceptable.
  • Soit vous décidez de faire confiance, même dans les parts d’ombres. Oui ce n’est pas clair, oui certaines choses ne sont pas expliquées mais je décide de faire confiance.

Dans les deux cas, vous êtes dans la décision, vous êtes dans l’action et vous sortez du doute. Le doute ne mène à rien si ce n’est de l’inconfort que vous êtes la seule à vivre.

En restant dans le doute, vous restez dans l’inconfort et l’inaction.

En sortant du doute, vous prenez une décision, en conscience avec les éléments que vous avez en votre possession à l’instant T. Vous prendrez peut être une autre décision avec d’autres éléments.

Si tu es en couple et que tu souhaites continuer à travailler ton développement personnel en douceur, je t’invite à t’inscrire à mon challenge gratuit : Les 5 clés pour améliorer ta communication de couple.

Prends soin de toi.

Lucie

Envie d’aller plus loin ?

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