Comment retrouver une sexualité après une infidélité : mes 3 conseils 

Avec cet article, je continue à vous parler du délicat sujet de l’infidélité. Cette fois-ci, on se parle d’une question cruciale pour traverser cette épreuve de couple : comment retrouver une sexualité après une infidélité ? Je vous propose 3 conseils pour commencer à réparer cet aspect de votre relation amoureuse, main dans la main avec votre conjoint·e. Il sera question de prendre son temps pour suffisamment guérir de ce qui est souvent vécu comme une trahison, d’avancer étape par étape… et de s’assurer que c’est bien sur la sexualité que vous devez concentrer vos efforts ! 

Préambule : de la difficulté de faire l’amour après une infidélité 

Ces derniers temps, je parle régulièrement d’infidélité, tout simplement parce que c’est un sujet que je croise souvent dans mes consultations de thérapeute de couple. Il faut bien l’avouer : c’est un thème délicat, à la fois important et sensible ! Enfin, je tiens à l’aborder sous toutes les coutures parce que c’est une problématique pour laquelle je trouve qu’on pense trop souvent qu’il n’y a pas de solution. 

« Il y a un peu une croyance qu’autour de l’infidélité, il n’y a un peu rien à faire. Juste on subit. Juste, soit on s’en va, soit on reste et puis et bien, si on reste, alors on subit, on est dans la souffrance et on attend que ça passe. Alors que non, messieurs dames ! Il y a des choses qui sont possibles. »

L’idée que je défends là est valable pour retrouver la confiance, par exemple, mais aussi… pour ceux qui se demandent comment retrouver une sexualité après une infidélité

« C’est quoi, la sexualité ? Souvent, c’est, effectivement, le point un peu culminant en matière d’intimité, en matière de connexion à l’autre, en matière de partage. Il y a cette idée de pouvoir se laisser aller, de pouvoir s’ouvrir à l’autre, de recevoir… […] On se dit les choses franchement : il y a souvent, pour beaucoup de personnes, l’idée de la pénétration, c’est-à-dire que je fais rentrer quelqu’un, quelque chose à l’intérieur de mon corps. Ce qui n’est quand même pas anodin, messieurs dames ! »

Une fois que l’on a considéré ça, on comprend mieux pourquoi la question se pose. D’ailleurs, retrouver une sexualité est une question qu’on aborde après une infidélité, mais ça peut aussi être le cas après un mensonge, une trahison quelle que soit sa forme, ou épreuve, ou même simplement s’il y a quelque chose de bancal dans la relation de couple (on en reparlera plus bas !). 

Alors concrètement, qu’est-ce qu’on peut faire ? 

Comment retrouver une sexualité après une infidélité : mes 3 conseils 

1 : Laisser le temps pour que le sentiment de trahison soit suffisamment guéri

Le premier conseil que j’ai envie de donner à qui se demande comment retrouver une sexualité après une infidélité, c’est de s’assurer que le temps a suffisamment fait son travail de guérison. 

Passer à autre chose, c’est un processus. Il peut y avoir besoin de temps, même si on a sincèrement décidé de rester ensemble. S’il reste des émotions non digérées, trop présentes, ça va venir entraver la sexualité. 

« Est-ce qu’on a bien réglé ce qu’on avait à régler en amont, en fait ? Est-ce qu’on a vraiment un peu apaisé les choses, est-ce que ça va déjà un peu mieux ? »

2 : Y aller étape par étape pour reprendre une vie sexuelle de couple après une infidélité

Même si vous vous sentez mieux tou·te·s les deux, même si vous avez tou·te·s les deux sincèrement envie de retrouver une sexualité après une infidélité dans votre couple, c’est normal, c’est OK d’avoir besoin de : 

  • y aller par étape ; 
  • plus de temps pour ci ou ça ; 
  • ne pas (encore) pouvoir envisager de reprendre telle ou telle pratique ou position. 

« J’entends un discours que certaines pratiques, certaines positions, certains moments, certains lieux, certaines choses… dans la sexualité, peuvent ne pas revenir tout de suite, parce que ce sont des choses avec un plus haut degré d’intimité, avec, parfois également, quelque chose d’une forme de vulnérabilité ou quelque chose d’un lâcher-prise. »

Il ne s’agit pas de reprendre sa sexualité là où on l’a laissée. Il ne s’agit pas forcément de refaire l’amour exactement comme avant. Il s’agit de reconstruire quelque chose. Si besoin, on peut commencer d’abord par de la tendresse, puis de la sensualité, avant, enfin, de revenir à de la sexualité. 

3 : S’assurer que le problème, s’il perdure, est bien un problème de sexualité 

Ce que je vais dire paraîtra peut-être étrange, comme conseil, mais à mon sens, c’est vraiment important. 

« Je le vois pas mal dans mes consultations […]. Il y a ce truc un peu de « avec tout ce que tu m’as fait, toi, tu vas bien en chier, toi, tu viens bien galérer. Tu as été chercher de la sexualité ailleurs, c’est ça ? Bon, et bien tu vas bien bien […] galérer à en avoir. Et patiente ! »

Évidemment, ce n’est pas systématique ! Ce n’est pas non plus toujours conscient. Ça peut être simplement un moyen de défense inconscient (et notez bien que ça peut aussi arriver même sans infidélité, juste avec des sujets de tensions dans le couple !). 

« Vous me connaissez : je ne suis pas dans le jugement. Je ne suis pas dans cette idée de dire : « Ah, c’est mal ! », nan. Ce n’est pas le sujet. Par contre, ne soyons pas dupe : si c’est ce type de fonctionnement que vous avez dans votre relation, alors ce n’est pas une histoire de sexualité […]. Il y a un sujet sur : comment est-ce qu’on gère la rancœur ? Comment est-ce qu’on gère cette colère ? »

Si vous recherchez comment retrouver une sexualité après une infidélité, vous n’êtes potentiellement pas du tout concerné par ce point. Ceci étant, je vous conseille tout de même de vous poser la question. Cela vous permettra de savoir s’il s’agit bien d’une question de sexualité, ou s’il y a autre chose à venir traiter, guérir derrière. Ainsi, vous pourrez véritablement avancer ! 

*

Si cette question de l’infidélité est au cœur de votre vie de couple, je vous propose d’aller plus loin en découvrant mon atelier dédié sur le sujet.

Vaincre la jalousie amoureuse pour retrouver la confiance : mes conseils sans baguette magique 

Vaincre la jalousie amoureuse, c’est un vrai challenge, rencontré par de nombreux couples. Qu’elle soit là depuis le début ou suite à une infidélité, diminuer la jalousie pour retrouver la confiance est un long chemin. Aujourd’hui, on s’en parle ! Quelle est la principale conséquence de la jalousie amoureuse pour la relation ? Comment réinstaurer la confiance avec son partenaire sans instaurer un excès de contrôle dans le couple ? Je partage avec vous mon avis et mon expérience de thérapeute de couple

Le contrôle dans le couple 

Dans cet article et cet épisode de podcast, il s’agit de vous proposer des pistes pour vaincre la jalousie amoureuse. Mais concrètement, de quoi on parle ? 

Je fais référence ici à toutes les formes de « flicage » qu’on peut trouver au sein d’un couple, des vérifications (du téléphone, des messages…), de la géolocalisation de son/sa conjoint·e, des demandes de photo pour prouver là où on est et avec qui… bref : de la jalousie amoureuse maladive ou simplement excessive.

C’est un sujet que je croise de plus en plus souvent et qui peut : 

  • être là depuis les débuts de votre histoire d’amour ; 
  • ou être apparu à la suite de mensonges, d’une infidélité… 

« Depuis, on met en place les preuves de confiance. C’est vraiment cette notion que ta parole ne suffit plus. Ce que tu me dis n’est pas assez. Ce que tu me dis ne suffit plus. […] C’est ça, ce qu’il y a derrière : j’ai besoin de preuves de ce que tu me dis, j’ai besoin de vérifications de ce que tu me dis. »

Je précise aussi que je parle là d’un contrôle dans le couple qui peut être demandé clairement, exprimé… ou non. 

« J’ai aussi fréquemment des histoires de : « j’ai retrouvé un GPS dans mon sac »… »

Conséquence de la jalousie amoureuse 

Bien sûr, dans beaucoup de cas, je comprends que l’un des partenaires amoureux ait ce besoin, cette réaction, surtout quand ça fait suite à une expérience douloureuse et compliquée comme l’infidélité. 

« Je vois bien que ça part souvent d’une intention qui est parfois bonne, en fait. Il y a comme ça cette idée, […] pour la personne jalouse, pour la personne qui a été trompée : « j’ai besoin d’être apaisé·e, je n’arrive pas à gérer l’absence, je n’arrive pas à gérer quand j’ai à nouveau des doutes qui m’assaillent ». […] J’ai besoin d’apaisement et les preuves de confiance vont m’apaiser. »

Il ne s’agit pas forcément de contrôler par « plaisir » du contrôle. Ça part en général d’un besoin. 

Cependant, pour vaincre la jalousie amoureuse, je pense important de comprendre, pour commencer, que c’est illusoire. 

« À mon sens, c’est, et c’est important de le rappeler : une illusion, hein, de contrôle, quand même. […] Être infidèle, ce n’est pas un truc qui te tombe dessus. […] Être infidèle, c’est une décision. […] Par conséquent, si quelqu’un choisit d’être infidèle […], il le fera, peu importe tous les systèmes de surveillance qu’on va pouvoir mettre en place. »

Par ailleurs, en plus d’être une illusion (même si, encore une fois, je comprends la logique et le besoin derrière !), il faut avoir conscience que ce n’est pas sain pour le couple. Il y a une conséquence à la jalousie amoureuse. C’est très compliqué à vivre pour beaucoup de gens, même quand on a une sincère envie de transparence, même si on veut être authentique. 

Dans le même temps, dans certaines situations, c’est compliqué de refuser ce contrôle dans le couple. On l’accepte donc, mais contraint, à contre-cœur, mal à l’aise. À terme, ça peut donc créer de la rancœur, par exemple. 

« Ça fait rentrer le couple dans quelque chose qui n’est pas très équilibré. […] Ça crée des tensions, ça crée du « je le fais, mais je ne suis pas complètement aligné·e avec l’idée de le faire », un truc un peu de pénitence là, qui ne donne pas forcément du bon, sur du long terme, dans une relation. »

Même si on se sent légitime dans sa demande de contrôle dans le couple, il me semble, messieurs dames, que c’est important de prendre ça en compte aussi !

Vaincre la jalousie amoureuse : mes conseils 

Maintenant, rentrons dans le vif du sujet. Concrètement, si on veut vaincre sa jalousie amoureuse, si on souhaite se débarrasser de cet envahissant contrôle dans le couple : comment on s’y prend ? 

« À mon sens, l’idée ce n’est pas de taper et d’enfermer l’autre pour qu’il n’y ait plus jamais d’opportunité. L’idée, c’est d’être au clair sur le fait qu’il n’y ait plus cette décision qui soit prise, d’être infidèle. »

Pour commencer, je pense que le mieux est de considérer le contrôle, les vérifications, la géolocalisation, etc. comme des outils… et d’en chercher d’autres ! 

« Moi, je bosse avec les couples sur : comment est-ce que je vais pouvoir te redonner confiance sans que tu n’aies besoin de vérifier ? Comment est-ce qu’on va pouvoir trouver ensemble d’autres manières, d’autres choses à dire, d’autres choses à faire qui vont apaiser, qui vont faire le même taf ? »

La vérification, le contrôle, ça peut, si besoin, être un outil joker. Mais je vous conseille d’éviter d’en faire votre quotidien, votre norme. Certes, c’est un outil simple, facile, qui apaise très rapidement. Mais ça n’est pas durable ! On l’a vu plus haut : il y a une conséquence à cette jalousie amoureuse

En allant plus en profondeur, en cherchant autre chose, certes, ce sera moins facile, mais ça sera aussi plus durable et plus équilibré. 

« Et c’est vrai enjeu hein ! Je ne dis pas que c’est simple, je ne dis pas que c’est facile, je ne dis pas que ça se fera en 3 jours non plus. »

Ensuite, j’aimerais que vous preniez conscience du fait que non, il n’existe pas de baguette magique pour retrouver la confiance « comme avant ». On ne peut pas vaincre la jalousie amoureuse en quelques semaines et de façon très fluide.

« Retrouver confiance, c’est un processus. Je vais même plus loin : retrouver confiance, c’est la conclusion du processus. »

Il faudra être rassuré·e à de multiples reprises, encore et encore, et au bout d’un moment, la confiance reviendra. Pour ça, il faut se demander ensemble comment apaiser la situation à chaque fois que la question se pose, en discutant, en travaillant à deux, sur le long terme. 

Même en prenant son temps, ça ne redeviendra probablement jamais « comme avant », et c’est normal. Certaines cicatrices, même guéries, restent présentes et il faut apprendre à composer avec. 

« Non, je ne vais pas être complètement apaisé·e jusqu’à la fin de mes jours. Oui, ce sera un apaisement temporaire, limité, moindre, léger. Oui, oui, oui. Mais en multipliant les petits apaisements, en multipliant, encore et encore : « là, j’ai de l’inquiétude, puis je suis apaisé·e […] », alors, à terme, je vais finir par retrouver une certaine forme de confiance. »

*

Si le souhait de vaincre la jalousie amoureuse est un sujet dans votre couple, j’espère que cet article vous aura donné des pistes. Pour aller plus en détail sur cette thématique, je vous conseille d’écouter l’épisode en entier et, si cela correspond à votre situation, de découvrir mon atelier pour surmonter une infidélité. 

Quels sont les différents types de désir sexuel ? 

Dans ce nouvel article, nous allons parler d’un sujet brûlant, extrêmement courant dans mes consultations de thérapeute de couple : celui du désir sexuel ! Plus précisément, je vous parle des 3 différents types de désir sexuel les plus courants. Je vous propose aussi une réflexion sur le pourquoi de ces différences de désir et sur le rôle que joue (ou non) le fait d’être un homme ou une femme. Pour finir, je vous livre 2 conseils, pour celles et ceux qui ne se sentent pas très à l’aise avec le fonctionnement actuel de leur désir sexuel

Les différents types de désir sexuel

Cet article et cet épisode de podcast ne traitent que de 3 différents types de désir sexuel. Il existe bien d’autres choses que je pourrais vous expliquer sur le désir, mais ce serait impossible à résumer en une vingtaine de minutes. 😉 

« Je vais vous parler des différents types de désir et de, je dirais, les principaux que je vois. Parce qu’effectivement, on pourrait faire un cours, pendant des mois, sur le désir, tellement c’est riche, tellement c’est varié ! » 

J’ai donc décidé, pour cette fois au moins, de me concentrer sur les 3 que je croise le plus souvent en tant que thérapeute de couple : 

  • le désir spontané ; 
  • le désir réactif ; 
  • le désir conditionnel.  

Le désir spontané

Le premier des différents types de désir sexuel que je vais aborder ici est le désir spontané. Il correspond à une envie qui arrive subitement, sans raison apparente ni déclencheur. Il peut se réveiller dans votre vie de tous les jours, même quand vous êtes seul·e.

« Le premier […], c’est aussi, quand même, [celui qui est] beaucoup valorisé, souvent. C’est ce qu’on va appeler le désir spontané. Le désir spontané, c’est le désir qui est très lié à votre énergie sexuelle. C’est-à-dire que là, comme ça, ça vient de nulle part. »

Le désir réactionnel

Le désir réactionnel est sans doute le second plus connu des différents types de désir sexuel. Comme son nom l’indique, il apparaît en réaction à quelque chose, quelqu’un. 

« Pour avoir envie de sexualité, alors je vais avoir besoin qu’on vienne stimuler mon désir. Je vais réagir à une stimulation […]. Et donc, ça va dépendre des personnes. »

Certain·e·s auront besoin de tendresse, de sensualité, de mots doux, de caresses. D’autres auront besoin qu’on leur dise ou qu’on leur fasse certaines choses. Il peut aussi s’agir d’une réaction à une ambiance particulière. 

Puisque ce sont les déclencheurs qui engendrent le désir réactionnel, il est capital, si on est concerné·e, de savoir comment on fonctionne ! 😊

Le désir conditionné 

Enfin, le troisième et dernier des différents types de désir sexuel dont je vous parle ici est le désir conditionné. Celui-ci est un peu plus complexe que le désir réactionnel, car il ne peut apparaître que si certaines conditions sont réunies. 

Il peut s’agir, par exemple, du fait que : 

  • le patron n’ait pas été pénible ; 
  • les enfants aient été sages et soient couchés ; 
  • le couple n’ait pas connu de dispute depuis un certain temps : 
  • ce soit les vacances ou le week-end ; 
  • on soit épilé·e, lavé·e et détendu·e ; 
  • la charge mentale soit assez faible… 

C’est un désir qui est lié à un ou des « si ». 

« Il y a besoin, vraiment, d’assouplir ma vie et toute la zone autour de manière assez intense pour que (peut-être ! parce qu’évidemment c’est conditionnel : il n’y a jamais de garantie) […] il y [ait] du désir. »

Différences de désir sexuel chez l’homme et la femme 

Si vous lisez cet article, c’est que les différents types de désir sexuel vous intéressent… mais aussi, sans doute, que vous aimeriez comprendre pourquoi c’est ainsi, voire comment changer. 

« C’est où le bouton magique sur lequel on appuie pour que j’ai autant de désir que mon partenaire et que, moi aussi, j’ai envie de faire l’amour tous les matins ? »

Hélas, je suis désolée : il n’existe ni bouton ou formule magique, ni réponse toute faite !

De nombreuses personnes, au cours de leur vie, remarquent qu’avant, elles avaient un désir spontané mais que, plus les années passent et plus il se transforme en désir réactionnel. Ce n’est cependant pas une fatalité ! 

De même, moi-même ainsi que mes collègues thérapeutes de couple avons remarqué que le désir spontané est plus souvent masculin et le désir réactionnel plus souvent féminin. 

Cependant, là encore, ce serait une erreur de penser qu’il s’agit là d’une vérité générale. Ce n’est pas le cas ! De nombreux éléments restent encore inexpliqués quant aux différents types de désir sexuel

Les hormones, le fait que le sexe masculin soit plus visible que le sexe féminin, notre éducation, en tant qu’enfant mais aussi durant notre vie d’adulte, notre charge mentale, le contexte, la santé ou encore l’histoire de la relation sont autant d’éléments qui peuvent être questionnés. 

Si le sujet vous intéresse, je vous invite vraiment à écouter l’épisode de podcast en entier. Je consacre un joli temps au partage de mes pensées et observations sur ce point ! 

Conseils si vous n’êtes pas à l’aise avec votre type de désir sexuel 

Avant de vous quitter, j’aimerais vous confier 2 conseils. Le premier, c’est d’apprendre à vous connaître, à apprivoiser votre libido et votre désir. Cela sans oublier d’observer les évolutions au fil du temps ! 

« Si vous restez sur : il y a 10 ans, on était tous les 2 dans un désir spontané et qu’on n’est plus du tout comme ça aujourd’hui, aujourd’hui on est sur un désir qui est réactif, voire conditionnel… Forcément, ça crée des attentes, ça crée de la déception et on est comme ça, à taper encore et encore contre un mur. »

Le second, c’est de prendre du recul par rapport à cette question et, si vous constatez que vous en avez besoin, de vous faire accompagner. 

« Encore une fois, j’attire votre attention […] : il y a comme ça, dans notre société, quelque chose qui valorise énormément le désir spontané, comme étant une forme de norme, comme étant la bonne manière de fonctionner. Et si on ne fonctionne pas comme ça, c’est qu’on a un problème, c’est qu’on n’a pas compris… Bon… Ça se nuance ! 

À mon sens, il n’y a aucun problème avec l’idée d’avoir un désir qui est réactif, ni d’avoir un désir qui est conditionnel. C’est comme ça qu’on est, c’est comme ça qu’on fonctionne. Moi, je ne fais pas de hiérarchie dans les fonctionnements. Par contre, il y a : comment j’ai envie de me situer ? Quel que soit mon désir, quelle sexualité j’ai envie d’avoir ? Quelle place j’ai envie qu’occupe la sexualité dans ma vie et dans mon couple ? Et là, il y a un monde à créer… »

*J’espère que cet article et cet épisode sur les différents types de désir sexuel vous auront aidé à y voir plus clair. Si vous avez besoin d’aller plus loin sur le sujet, je vous propose de découvrir mes outils en ligne à réaliser en autonomie. Sinon, je reste bien sûr à votre écoute ! 😉

Comment revenir après une dispute de couple ? | Mes 3 conseils

Revenir après une dispute de couple, ça peut paraître être un sujet un peu léger, un peu facile. Certains espèrent et pensent sans doute qu’envoyer un message de réconciliation suffira dans la plupart des situations… À mon sens, si les disputes amoureuses sont normales et issues de désaccords tout à fait sains, il est important de respecter quelques étapes pour que le conflit ne s’envenime pas au fil du temps. Non seulement la réconciliation avec votre conjoint·e n’en sera que meilleure, mais en plus, avec les années, les disputes seront moins nombreuses et plus vite passées. Voici donc, à lire ou à écouter, mes 3 conseils majeurs pour revenir après une dispute !

Les disputes de couple sont normales

Avant d’étudier comment revenir après une dispute, j’aimerais vous rappeler que celles-ci sont normales. Cependant, toutes normales qu’elles soient, à mon sens, il est indispensable d’apprendre à les gérer et à les comprendre.

« C’est une vraie compétence sociale […]. Tout couple, si ça dure un peu dans le temps (et même parfois dès le début !) va avoir des désaccords. […] Je vous avais dit dans un vieil épisode […] que les conflits, dans un couple, sont des désaccords mal gérés. Je répète, parce que c’est précieux […] : les conflits […], ce sont des désaccords qui n’ont pas été gérés. C’est parce que je pense A, tu penses B et on ne sait pas trop quoi en faire. »

Ces désaccords sont naturels, puisque nous sommes tous des êtres différents sur bien des points. Mais le sujet, dans cet article, c’est l’après-dispute. Souvent, ça crée une forme de distance. Alors, qu’est-ce qu’on fait ensuite ?

1. Commencer par soi 

Le premier réflexe de beaucoup de personnes, c’est d’essayer de revenir vers l’autre dès que c’est possible. Mon conseil ne va pas dans ce sens. 😉 

« À mon sens, avant de revenir vers l’autre : et vous là-dedans ? Avant d’aller vous préoccuper de ce qu’il se passe pour l’autre : et vous ? »

À mes yeux, la première chose à faire AVANT de revenir après une dispute, c’est de faire le point sur ce que vous ressentez. Est-ce de la colère, de la frustration, de la tristesse, du regret… ? Comment vous sentez-vous : apaisé·e, encore sous tension… ? 

« J’ai beaucoup de couples qui vont me décrire une espèce de scénario là, où on s’embrouille, puis on fait une pause chacun de son côté… Et puis on revient. On a l’impression qu’on est calmé, et puis en fait, non : ça repart tout de suite. Mais oui… parce qu’en fait, peut-être que vous n’êtes pas redescendu·e encore. »

Savez-vous pourquoi vous revenez vers l’autre avant d’être de nouveau calme ? Avez-vous peur pour votre couple ? Espérez-vous plus ou moins consciemment que ce soit l’autre qui vous apaise et vous aide à gérer ces émotions dont vous ne savez que faire ? Est-ce parce que vous pensez que « il faut », ou parce que vous en avez vraiment envie ? 

2. Être dans l’écoute 

Ensuite, pour revenir après une dispute, je vous suggère de vraiment vous axer sur l’écoute. C’est courant, dans ce genre de situation, d’avoir envie de reparler tout de suite de ce qu’il s’est passé. Vous êtes nombreux à ressentir le besoin d’expliquer rapidement ce qui vous a pesé et/ou de proposer une autre façon de fonctionner. 

« Ensuite, on est dans l’écoute. Là, je le dis souvent et il y a besoin d’être au clair : est-ce qu’en fait, là, je vais revenir vers l’autre et je suis en mode « j’ai besoin de déverser » ? « Je suis en colère, je n’ai pas aimé la manière dont tu m’as parlé. » ou « Je suis triste parce qu’on sait encore disputé, j’ai l’impression qu’on ne va jamais réussir à faire autrement. ». […] Comment j’imagine que l’autre va réagir ? »

Ce que je vous conseille, c’est de voir ensemble comment créer : 

  • un espace où chacun pourra évoquer sa colère, ses doutes, ses inquiétudes… 
  • et un autre espace où vous pourrez discuter ensemble pour trouver comment fonctionner autrement pour éviter les disputes à l’avenir. 

Bien sûr, prévoyez cela dans un moment calme, quand tout va bien. Ces espaces d’écoute devront, eux aussi, avoir lieu dans un contexte serein. Réalisés à chaud après la dispute, ils ne porteront pas leurs fruits… 

3. Travailler le pardon et la réparation 

Enfin, pour revenir après une dispute, il me semble important d’accorder une vraie place au pardon et à la réparation. Par contre, quand je parle du pardon, je parle d’un vrai pardon, authentique, sincère et développé. 

« Souvent, les gens se sont dit : « pardon, je suis désolé·e, je n’aurai pas dû, je suis allé·e trop loin »… qui sont déjà très intéressants et très bien hein ! Mais, c’est intéressant également d’aller peut-être un peu plus dans le détail. Je demande pardon pour quoi ? Je m’excuse de quoi ? Est-ce que c’est la forme ? Ou j’ai l’impression d’avoir haussé le ton plus que je ne l’aurai voulu ? »

Avant de présenter vos excuses, prenez un temps de réflexion. Cela vous permettra d’aller vers l’autre avec un maximum d’authenticité. Ça vous apportera également des informations nécessaires pour avancer et dépasser cette dispute (et les suivantes !). 

Êtes-vous désolé·e pour le fond, pour le message que vous avez fait passer ? Ou bien êtes-vous aligné·e avec votre discours, mais désolé·e de la façon dont vous l’avez exprimé ? Il est également possible que vous soyez OK avec le fond et la forme de vos mots, mais que vous soyez sincèrement désolé·e que l’autre le vive ainsi. 

Enfin, si cela est nécessaire, échangez ensemble sur ce que le couple peut faire pour s’apaiser, pour apaiser l’autre et vous apaiser vous-mêmes. Revenir après une dispute de couple et échanger ne suffit pas toujours. Parfois, certains mots ont été très blessants pour l’un, pour l’autre ou pour le couple lui-même. À vous alors de trouver quelle action pourra réparer cela, au moins un peu. Cela vous évitera de traîner la douleur de cette dispute pendant des jours, voire des semaines ou des mois. 

*

Bien sûr : il faut aussi relativiser ! Il n’est pas forcément utile de mettre tout cela en place pour les petites disputes quotidiennes. 😉 Je vous parle ici des disputes qui abîment. Si, malgré ces conseils, vous n’arrivez pas à créer un fonctionnement adéquat avec vos besoins, je vous conseille, pour finir de faire appel à un·e professionnel·le 

Personnalité évitante & relation amoureuse : comment trouver l’équilibre ? 

Une personnalité évitante dans une relation amoureuse peut être extrêmement frustrante et compliquer durement la communication entre les partenaires. Dans cet article et cet épisode de podcast, je réponds à vos principales questions pour y voir plus clair face à cette situation délicate. Comment se manifeste un attachement évitant ? D’où ce problème vient-il ? Comment se comporter avec un évitant ? 

Qu’est-ce qu’une personnalité évitante dans une relation amoureuse ? 

Mise en garde : c’est un trouble psychiatrique

Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’aimerais rappeler que : 

  • Même si je reçois plus souvent des femmes au sujet d’un conjoint évitant, ça peut aussi exister dans l’autre sens ! 
  • Je ne suis pas médecin, ni psychiatre… or, ce type de trouble ne peut être diagnostiqué que par un médecin. 
  • Ce dont je parle ici englobe aussi tous les comportements qui ressemblent à, tendent vers ceux d’une personnalité évitante, sans forcément en être, médicalement parlant. 

Maintenant que ça, c’est clair, voyons de quoi nous parlons ici. Une personnalité évitante dans une relation amoureuse, qu’est-ce que c’est ?

« De manière générale, on va retrouver ce qu’on va appeler la peur de l’intimité. On va parler d’indépendance excessive et on va parler d’évitement d’émotions fortes. » 

Un fort besoin d’indépendance 

Il peut, par exemple, s’agir de personnes qui sont bien en couple… mais ne veulent pas officialiser, veulent absolument prendre leur temps. 

« On est en couple, mais pour autant, mon indépendance, ma sphère individuelle à moi, elle est ultra importante et elle prend énormément de place. »

Évitement des émotions fortes

Il peut aussi s’agir de personnes en couple mais qui, après un moment où on a été très connectés, deviennent soudainement très distantes.

« Il y a une prise de distance quand c’est trop joyeux, quand c’est trop heureux, quand on a été hyper complice, ça a été hyper intense […], et puis après, dès le lundi, il n’y a plus rien et il n’y a plus de nouvelles […] d’un coup. »

Peur de l’intimité

« Ce sont des personnes qui me décrivent : « il n’a pas envie qu’on parle de nos soucis, il n’a pas envie que je me montre vulnérable, que je parle de mes doutes, que je parle de mes peurs ». Ça va être aussi des gens qui vont me dire : « elle me renvoie qu’elle ne veut que du positif, que des trucs agréables, que des bons moments et elle ne veut pas des prises de tête, des choses un peu compliquées… ». »

Pourquoi une personne évitante agit-elle ainsi ? 

Il n’est, bien sûr, pas possible de donner une explication générale à la présence d’une personnalité évitante dans une relation amoureuse. Cependant, souvent, on retrouve quelque chose dans l’enfance de la personne, dans son histoire de vie, dans une précédente relation. 

Une personnalité évitante dans une relation amoureuse se décèle aussi par une peur de l’intimité. Cependant, on ne parle pas (forcément) ici d’intimité sexuelle, mais plutôt de tous ces moments où on s’ouvre à l’autre, où on se montre vulnérable. 

« On voit bien, en discutant avec ces personnes-là, qui ont ce style d’attachement, qu’on est sur du réactionnel : au vu de ce que j’ai vécu, au vu de ce que j’ai déjà connu… alors j’ai des blessures un peu émotionnelles et donc, j’ai un grand besoin de me préserver, de me protéger, de mettre des carapaces. »

Qu’est-ce qu’un attachement évitant entraîne au sein d’un couple ? 

Une personnalité évitante dans une relation amoureuse peut avoir plusieurs conséquences. Cela peut, entre autres, entraîner beaucoup de frustrations. 

« Frustration parce que c’est quelqu’un avec qui on est bien, et pour autant, on n’y arrive pas. Alors… frustration pour les deux, hein ! À la fois pour la personne qui a ce comportement-là, et la personne qui est en couple avec la personne qui a ce comportement-là. »

Cette frustration peut prendre d’autant plus de place qu’il est possible, à certains moments, de se sentir bien, de toucher du doigt ce que ça pourrait être, voire de le vivre le temps de quelques heures, jours ou semaines. 

Ça peut également être un frein pour créer une relation profonde, car pour cela, il faut aussi des moments de vulnérabilité, où on s’ouvre à l’autre. 

Un certain manque de confiance peut vite prendre beaucoup de place. 

« Le week-end dernier, c’était exceptionnel, et puis en fait, après, je n’ai pas de nouvelle […], ou la personne est distante en face. Je ne comprends pas. Est-ce qu’en fait, le week-end n’était pas bon ? […] En fait, il s’est passé quelque chose que je n’ai pas vu et qui explique le comportement actuel ? Vous voyez un peu la parano dans laquelle on va rentrer… »

Ce type de question prend beaucoup d’espace mental et peut vous ronger. Et de là à craindre que son/sa conjoint·e a une autre relation ou qu’il/elle pense à quelqu’un d’autre, il n’y a qu’un pas. 

Comment se comporter avec un évitant ? 

Pour terminer : comment se comporter avec un évitant ? Bien sûr, je m’adresse ici aux personnes qui décident de rester en couple… Une autre option est de partir, mais ce n’est pas de cela dont il s’agit dans cet article ! 

Établissez des limites 

« L’idée va être d’être au clair avec vous-même et d’établir des limites qui vont vous respecter. C’est-à-dire qu’à un moment, on ne va pas pouvoir être dans une acceptation pleine et entière du comportement de l’autre, parce qu’à un moment, ça va être trop, à votre détriment. L’idée, ce n’est pas : « tu fonctionnes comme tu veux, moi je suis à côté et je me dépatouille »… Ba non, en fait. Si on est sur un engagement, si on est sur une relation, il y a quand même l’idée qu’il faut que moi aussi, j’y trouve mon compte. Il faut que le couple prenne aussi un petit peu de temps pour que ça se passe bien pour moi. »

Je vous invite à prendre un temps pour établir ce qui est OK pour vous ou non. 

Je précise quand même qu’il ne s’agit pas ici de jeter la pierre à l’autre. Ça n’empêche pas d’être empathique. On peut essayer de comprendre l’autre… mais en se respectant soi aussi. 

Faites-vous aider

On pourrait dire que je prêche pour ma paroisse, mais si vous avez vraiment affaire à une personnalité évitante dans votre relation amoureuse, de l’aide serait vraiment bénéfique. 

Il peut s’agir d’aide pour vous seul·e, en thérapie individuelle. Il peut être nécessaire d’avoir un espace sécurisé pour parler, exprimer ce qui a besoin de l’être de façon très franche. Ça pourra aussi vous permettre d’être cru·e, car, dans la réalité, un attachement évitant peut se manifester de façon beaucoup plus fine que dans les exemples donnés dans cet épisode ! 

Par ailleurs, je vous conseille aussi une thérapie de couple. Cela vous aidera à mieux comprendre l’autre en présence de quelqu’un qui offre un cadre sécurisant et neutre. 

*

Si vous pensez que je peux être cette personne, je vous propose de me contacter ou de prendre un rendez-vous. Quoiqu’il en soit, j’espère que cet article et cet épisode vous auront apporter les réponses dont vous avez besoin. 

Comment oublier quelqu’un qu’on aime ? | 2 conseils simples

Comment oublier quelqu’un qu’on aime ? C’est une des questions que je croise régulièrement, en tant que thérapeute de couple. Et c’est bien normal ! Penser sans cesse à son ex (ou autre !), c’est inconfortable, ça soulève des questions. Ça peut nous laisser le sentiment de ne pas être complètement disponible pour notre relation amoureuse actuelle. Dans cet article et cet épisode de podcast, je propose 2 conseils simples pour oublier quelqu’un qu’on aime.

Pourquoi on cherche à oublier un amour impossible, un ex…? 

Comment oublier quelqu’un qu’on aime ? La question peut se poser pour : 

  • un amour impossible ; 
  • quelqu’un que vous aimez mais qui ne vous aime pas en retour ; 
  • une personne de votre entourage qui vous attire, sans que vous souhaitez faire quoi que ce soit de cette attirance ; 
  • un·e ex, que vous soyez de nouveau en couple ou non… 

C’est une situation inconfortable.

« Il y a un impact sur ma relation de couple aujourd’hui. Je ne me sens pas complètement bien dans mon couple, complètement investi·e […], parce que j’ai cette autre personne-là en tête. Et c’est un peu comme un parasite.»

Souvent aussi, ça amène à se poser plein de questions.

« Si j’y pense encore, c’est que je n’ai pas réussi à passer à autre chose. Si j’y pense encore, c’est peut-être que j’ai encore des sentiments. »

Comment oublier quelqu’un qu’on aime : et si vous vous laissiez traverser au lieu de lutter ?

Quand on souhaite oublier quelqu’un qu’on aime, le premier conseil que je donne, c’est d’arrêter de se forcer à ne pas y penser. C’est une réaction que je comprends complètement mais qui, en fait, produit l’effet inverse de ce que vous recherchez. 

« Oublier quelqu’un, c’est un peu cette idée de : « je passe à autre chose ». »

Le but, c’est qu’elle prenne moins de place dans nos pensées. Mais, en insistant avec soi-même en se répétant sans cesse qu’il ne faut pas y penser… on crée des pensées autour de cette personne. 

« L’information importante, c’est qu’on n’a pas de pouvoir sur nos pensées. Nos pensées, elles arrivent, on ne les maîtrise pas. Tout comme on n’a pas de pouvoir sur ce qu’on ressent. »

Mais alors, comment oublier quelqu’un qu’on aime ? Ce que je vous propose, c’est plutôt de changer la façon dont vous dirigez ces pensées. Je vous propose d’essayer de juste les laisser passer. 

« Soit on va être dans : « oh non, j’y ai encore pensé… » […]. « Ça veut dire qu’en fait, cette personne, elle prend trop de place dans ma vie… » […] Ces pensées-là, vous imaginez bien qu’elles ne sont pas bienveillantes ni bénéfiques pour vous. Donc, l’idée, ça va être d’être dans quelque chose de bien plus léger : « OK, oui, c’est encore là ». Et c’est tout ! Juste je viens prendre note que OK, j’y pense encore. Et je ne veux pas y attacher une importance particulière ! » 

Évidemment, ça ne se fera pas en claquant des doigts… mais avec le temps, vous y arriverez de mieux en mieux. Naturellement, ces pensées diminueront car elles auront pu s’exprimer et être entendues.

Oublier quelqu’un qu’on aime : pourquoi ne pas accorder plus de place aux sujets et personnes importantes pour vous ?

Pour oublier quelqu’un qu’on aime, je conseille aussi de s’occuper ! Plus vous mettrez d’énergie, de focus, de temps sur d’autres aspects de votre vie, moins vos pensées auront de place pour cet amour perdu. À vous de voir ce qui vous fera le plus de bien : du temps pour prendre soin de vous, pour votre famille, vos amis, des activités sportives, des loisirs, votre vie professionnelle…

« Je pense à des trucs qui moi, me font du bien, qui vont m’apporter du positif. En étoffant ces dimensions-là, pas en mettant le focus sur : « je ne veux pas, je ne veux pas, je ne veux pas »… mais en développant le reste, en étoffant le reste […], alors, progressivement, cela prendra moins de place. »

L’intérêt sera double : non seulement vos pensées seront occupées par autre chose, mais en plus, vous ferez plus de place pour ce qui vous fait du bien.  

« Ça va être vraiment l’idée de découvrir, se redécouvrir, de venir renforcer d’autres relations… « Et si je prenais le temps ? ». C’est aussi des moments de prise de conscience que la vie est courte, que ce serait intéressant de renforcer, peut-être, certaines amitiés, de renforcer certains liens avec des membres de ma famille […]. Ça peut être également le moment de mettre un focus, un coup de boost sur ma carrière, sur mes plans professionnels. »

*J’espère que cet article et cet épisode de podcast vous auront fait du bien ! Si vous ressentez le besoin d’être aidé·e, soutenu·e, accompagné·e dans cette démarche, je vous propose de me contacter.

Se sentir perdu·e dans son couple : que faire pour y voir clair et prendre la bonne décision ?

Dans cet article, je m’adresse à tou·te·s celles et ceux qui se demandent que faire quand on est perdu·e sentimentalement. Se sentir perdu·e dans son couple peut être épuisant et très éprouvant à vivre. Cette situation peut également être très dévalorisante, car on a vite l’impression de ne pas être capable de prendre une décision, de perdre son temps, de passer à côté de son couple et/ou de sa vie… Avec un maximum de bienveillance, je vous explique pourquoi se sentir perdu·e dans son couple ne signifie pas qu’on n’avance pas. Je vous parle aussi du temps dont il est normal d’avoir besoin pour prendre une décision sentimentale. Je termine avec des conseils pour faire concrètement le point sur votre situation et le chemin qu’il reste à parcourir, seul·e ou avec votre amoureux·se.

Se sentir perdu·e dans son couple ne signifie pas qu’on n’avance pas 

Pour avoir écouté tant et tant de gens me décrire cette situation dans mon cabinet de thérapeute de couple, je sais combien se sentir perdu·e dans son couple peut consommer de l’énergie. 

« J’entends beaucoup des discours de gens qui se sentent perdu·e·s, confus·e·s. « […] Je tourne en rond […], je n’arrive pas à prendre une décision, etc. » […] Je les sens se débattre dans ce truc-là, qui les épuise […], qui leur bouffe un espace mental incommensurable. Vraiment, j’ai envie de sortir de ces idées-là, surtout du « je n’avance pas », qui me sort par les yeux parce que, clairement, il n’est pas aidant ! »

Le premier élément de mieux-être que j’ai envie de confier à ces personnes, c’est que non, ce n’est pas parce qu’on se sent perdu·e qu’on n’avance pas ! Souvent, quand on n’arrive pas à prendre une décision, une direction, ce n’est pas qu’on est perdu·e, c’est qu’on tâte, qu’on teste, qu’on explore. Donc si, on avance ! 

« Une période d’exploration, on avance […]. C’est que vous […] vous posez des questions. C’est qu’il y a des doutes. C’est qu’il y a des incertitudes. C’est qu’il y a des choses que vous avez besoin de vérifier. « Qu’est-ce qu’il va se passer si…? ». Est-ce que l’autre va pouvoir changer son comportement ? Est-ce que je vais pouvoir supporter, gérer ? Est-ce que je vais pouvoir faire le deuil, accepter ? Tout ça, ce sont des choses auxquelles vous n’avez pas les réponses et où vous avez besoin de temps, pour savoir. Vous avez besoin d’explorer, de vous rendre compte. Vous avez besoin, parfois, de confronter l’autre. »

Sur ce point, je vous conseille d’écouter mes autres épisodes sur la séparation et la prise de décision… Ce n’est pas la première fois dans mes contenus que j’explique qu’il s’agit-là d’un chemin, et non d’une obscure et inutile errance… 😉 

Je vous conseille par exemple : 

L’épisode 93 : Savoir prendre la bonne décision pour son couple

C’est normal d’avoir besoin de temps pour prendre une décision sentimentale

Le second point qui me semble important à comprendre, c’est qu’il est tout à fait normal de se sentir perdu·e dans son couple pendant… longtemps. Ça ne veut pas dire que vous êtes incapable de prendre une décision. Ça signifie juste que vous avez beaucoup de choses à observer, à comprendre, à tester, à préparer. 

Observer comment on fonctionne, comment l’autre réagit, ce qu’il se passe ou non… Ça nécessite forcément un minimum de temps.

« Il y a un principe de réalité, messieurs dames […] : ça prendra le temps que ça prendra ! Certaines décisions sont des décisions importantes et non, ça ne va pas se régler en 15 jours. Et si ça fait 15 jours que je réfléchis […] à la séparation : 

  • pour plein de personnes, 15 jours, c’est suffisant ; 
  • pour plein d’autres, 15 jours, c’est bien trop court. »

Une démarche de séparation peut durer plusieurs années… Et quand on regarde le temps, les moments, les sentiments, les projets, etc. qu’on a pu partager, cela semble très logique ! 

Que faire quand on est perdu·e sentimentalement ? Mes conseils 

Maintenant qu’il est clair que : 

  • non, se sentir perdu·e dans son couple n’implique pas de perdre son temps ; 
  • et que oui, c’est normal que ça prenne du temps… 

Voyons concrètement : que faire quand on est perdu sentimentalement ?

« À toutes les personnes qui m’écoutent et qui se sentent comme ça dans un truc inconfortable parce que c’est incertain, parce que c’est compliqué, parce qu’on ne sait pas où on en est : très bien. Vous êtes dans une phase d’exploration. Après, je vous invite […] à […] mettre du cadre : 

  • Qu’est-ce que je suis en train d’explorer ? Qu’est-ce que j’ai déjà exploré ? 
  • Qu’est-ce que j’ai déjà compris ? Qu’est-ce qu’il me reste à comprendre ? 
  • Se fixer […] une deadline […] : je refais le point dans 3 mois […], dans 3 ans ou dans 3 jours, peu importe. Vous mettez la temporalité que vous voulez. »

Attention cependant, mettons-nous d’accord : il ne s’agit pas d’une deadline au terme de laquelle vous devrez prendre votre décision. Non non. 😊 Il s’agit seulement du délai après lequel vous referez un point avec vous-même et/ou avec votre amoureux·se. 

Bien sûr, cela peut se faire en étant accompagné·e·s. Cela vous permettra : 

  • de profiter d’un cadre ; 
  • de ne pas (trop) vous dévaloriser ; 
  • et, au contraire, de valoriser ce que vous faites et/ou avez déjà fait. 

Avec moi, un accompagnement peut, bien sûr, prendre la forme : 

*Si vous vous demandez que faire quand on est perdu·e sentimentalement, j’espère que cet article vous aura donné des pistes d’actions, ainsi qu’une dose de bienveillance quant à votre situation. Pour aller plus loin, je vous invite à découvrir les autres épisodes de mon podcast « Un temps pour nous ».

Communication de couple : 4 secrets pour s’écouter et s’exprimer 

La communication dans le couple est un sujet qui revient très fréquemment en consultation et qu’on pourrait aborder sous bien des angles différents… Aujourd’hui, je m’adresse à toutes celles et ceux qui se disent « moi, je ne sais pas communiquer ». Ou, à l’inverse, aux partenaires amoureux qui constatent que « mon/ma conjoint·e ne parle jamais, il/elle fuit les discussions ». Comment communiquer dans son couple quand on n’est pas à l’aise à l’oral ? Comment apprendre à changer sa communication conjugale pour tendre vers quelque chose qui nous convient mieux ? Je vous propose ici 4 secrets, pour mieux comprendre d’abord, et pour réussir les changements dont vous avez envie ensuite.

À qui s’adressent ces secrets de communication de couple ? 

Il y a plein de façons différentes de parler de communication de couple. Ce n’est d’ailleurs pas le premier article, ni le premier épisode du podcast « Un temps pour nous » que je consacre à ce sujet ! 

Cette fois-ci, je vous propose 3 secrets spécifiquement pour ceux qui éprouvent des difficultés à écouter l’autre et/ou à s’exprimer au sein de leur couple.

« Pour moi, la communication, et donc, ce que je vais appeler […] la communication conjugale, la communication au niveau du couple, c’est : 

  • Comment est-ce que je fais en sorte d’écouter l’autre ? À la fois que, pour moi, ça soit important, que moi j’écoute l’autre, et que l’autre se sente écouté·e. 
  • Mais aussi, comment est-ce que je partage, comment est-ce que je viens dire à l’autre ? 

Et, effectivement, […] savoir écouter l’autre et savoir dire à l’autre, [ce sont] des compétences […] sociales, comme plein d’autres. Et ces compétences sociales-là, pour pas mal de personnes, ça s’apprend. »

Bien sûr, il n’existe pas un seul type de difficulté de communication dans le couple. Sont concernées par cet article et ce podcast les personnes qui, par exemple : 

  • sont des « taiseux », c’est-à-dire parlent peu et n’expriment jamais ce qu’elles ressentent ; 
  • s’expriment, mais maladroitement, sans réussir à faire comprendre leurs pensées ; 
  • sont jugées trop « brutales » dans leur façon de parler, celles qui « ne prennent pas de gants », donnent l’impression de ne pas se mettre à la place de l’autre…

1 : Faire une rétrospective sur la place de la communication dans votre vie 

Le premier conseil que je vous donne, c’est de faire une rétrospective. Quelle place la communication au sens large, et la communication dans le couple spécifiquement, ont occupée dans votre vie ? 

L’éducation que nous avons reçue, que ce soit à l’école ou à la maison, joue grandement dans notre capacité à communiquer.

« Je le vois dans de nombreux couples ça, où il y a un décalage au niveau de la communication et où les personnes s’en plaignent. « L’autre ne parle pas, l’autre n’est pas à l’aise dans ces échanges-là. Il/Elle fuit les échanges […]. » Souvent, quand je creuse […], la personne qui se tait, c’est aussi, souvent, quelqu’un qui n’est pas à l’aise, en fait, qui manie bien moins les mots, qui a beaucoup moins de vocabulaire, qui va avoir beaucoup plus de difficulté à exprimer ce qu’il/elle pense de manière précise, détaillée et pertinente en mots. »

Est-ce que votre éducation vous a permis d’acquérir un vocabulaire varié, vous permettant d’exprimer vos pensées, émotions et ressentis de façon précise et nuancée ? Est-ce que vous avez grandi dans un cadre où vous pouviez facilement et fréquemment exprimer votre opinion ? Quelle était la place de la communication dans votre éducation ?

2 : Comprendre pourquoi vous êtes conditionné·e à communiquer ainsi dans votre couple

Ensuite, essayez d’aller plus loin. L’éducation joue un rôle dans votre communication de couple actuelle, mais elle n’est pas seule. C’est aussi le cas de : 

  • votre schéma familial ; 
  • de vos éventuelles précédentes relations amoureuses ; 
  • de votre histoire de vie ; 
  • des exemples de communication que vous avez connus…

« Nos fonctionnements, nos comportements, nos attitudes actuelles sont souvent liés à des conditionnements. C’est-à-dire qu’on a été habitués, notre corps, notre cerveau [ont] été habitués, de longues années durant, à fonctionner de telle manière. Donc aujourd’hui, c’est bien gentil, à 30 ans, 40 ans, 50 ans, « finalement j’aimerais fonctionner différemment »… Bon. Comme je le dis souvent : il n’y a pas de bouton magique ! »

3 : Étudier l’utilité de cette façon de communiquer dans votre histoire

Une fois que vous aurez une vue d’ensemble de votre histoire, vous comprendrez sans doute pourquoi vous communiquez ainsi actuellement. Je trouve très important d’aller chercher le « pourquoi », afin de réaliser qu’il a sans doute eu une utilité, à une période de votre vie. 

Ainsi, peut-être qu’une personne qui, aujourd’hui, s’exprime peu et ne parle jamais de son ressenti, a été confrontée, plus tôt dans sa vie, à un environnement où les émotions étaient mal vues. Les taire était alors un moyen de se protéger des représailles. Quelqu’un qui a une communication agressive a peut-être dû lutter pour se faire entendre, plus tôt dans sa vie. S’exprimer ainsi était alors un moyen de ne pas se laisser écraser. 

« Ce qui est un problème pour moi aujourd’hui a peut-être, et sans doute, été à un moment ma solution. »

Pour soi-même comme pour le partenaire amoureux en face, ça permet de passer du reproche, de la culpabilité à la compréhension.

4 : Amorcer un changement de communication de couple 

Enfin, vous pouvez amorcer un changement concret de communication de couple

La première étape sera de vous observer. Vous remarquerez après coup que là, vous avez communiqué de telle façon, alors que vous aimeriez procéder de telle autre façon. Prenez l’habitude, à chaque fois que vous remarquez le problème, de réfléchir à comment vous auriez pu faire autrement. 

La deuxième étape, qui viendra naturellement avec le temps, sera de remarquer à l’instant T, en direct, que vous êtes en train de réagir d’une façon qui ne vous convient plus. Cependant, vous n’arriverez pas encore à agir autrement, ou alors seulement par intermittence, par petits bouts. 

Enfin, à force d’habituer votre cerveau à chercher et à trouver d’autres scénarios qui vous conviennent, vous communiquerez différemment. Et cela vous demandera de moins en moins d’efforts et d’observation ! 

Par contre, j’attire votre attention sur la difficulté que ça peut représenter. Se rendre compte que notre communication de couple ne nous convient pas, c’est assez facile. Mais trouver d’autres façons de faire, c’est souvent beaucoup plus compliqué. C’est là qu’un·e professionnel·le comme moi vous sera utile ! 😉 

« C’est là que c’est intéressant d’être accompagné […], d’être soutenu·e, pour que vous ayez un professionnel qui va vous donner des clés en matière de communication […] conjugale […], qui va pouvoir vous donner des clés sur : « Et si vous aviez communiqué comme-ci ? Et si vous aviez dit comme ça ? »… et qui va vous aider […] à créer le stock d’autres manières possibles de communiquer. »

Si vous amorcez un travail d’amélioration, de changement de votre communication de couple, j’espère que cet article vous aura été utile. Pour aller plus loin, vous pouvez me contacter ou prendre rendez-vous (dans mon cabinet en Essonne ou à distance).

Comment surmonter une infidélité… même quand on a déjà tout essayé ?

Dans cet article et cet épisode de podcast, je vous parle d’un sujet déjà abordé plusieurs fois… mais à la fois complexe et fréquent : il s’agit de l’infidélité. Cette fois-ci, il s’agit de gérer les conséquences de cette épreuve si dure pour un couple. Comment surmonter une infidélité ? Que faire quand on a l’impression d’avoir déjà fait tous les efforts possibles, sans que ce soit suffisant ? Quel que soit le rôle qu’on a dans cette tromperie, cette situation peut être épuisante. Je vous propose 2 conseils pour en sortir.

Comment surmonter une infidélité ? | Un parcours qui peut être épuisant 

« Je reçois souvent des personnes qui vont avoir tenté de mettre en place plein de choses, avoir eu la sensation de faire plein d’efforts, d’essayer de remuer ciel et terre pour surmonter l’infidélité, pour avancer, pour passer à autre chose, pour se faire pardonner […]. Et qui vont, comme ça, trouver, au bout d’un moment, une forme d’épuisement, une forme de découragement parce qu’ils ont la sensation que ça n’avance toujours pas. »

C’est à ces personnes que s’adressent cet article et cet épisode de podcast. Si vous êtes dans cette situation, j’ai 2 conseils à vous adresser. Pour bien les comprendre, je vais utiliser l’analogie d’une blessure.

« L’infidélité est souvent perçue comme une blessure. Et donc, il y a tout un travail […] autour de cette idée de venir nettoyer la blessure, de venir ensuite panser, soigner sa blessure et […] d’attendre que ça cicatrise. Comme une blessure physique ! » 

Est-ce bien l’infidélité que vous avez essayé de réparer ? | Il ne faut pas confondre la blessure et ses conséquences

Mon premier conseil, pour tous ceux qui, malgré les efforts et le temps, se demandent encore comment surmonter une infidélité, c’est de se demander s’ils se sont occupés : 

  • du problème de l’infidélité… 
  • ou « seulement » de ses conséquences. 

Je m’explique ! 😉

« Mon intention, c’est vraiment d’essayer de faire le point sur les conséquences de l’infidélité et ce qu’on va peut-être appeler  la blessure initiale. Souvent, la blessure initiale, on va être vraiment sur une forme de trahison .Et puis ensuite, il va y avoir tout un tas d’autres blessures. Vous voyez ? Un peu comme quelque chose où j’ai une blessure au niveau du genou et puis ça va s’infecter, ça va venir déclencher tout un tas d’autres conséquences. Si, effectivement, je mets le focus sur le pied, le bras… mais pas sur mon genou, alors je suis à côté. J’ai l’impression de faire plein d’efforts mais, pour autant, je suis à côté. »

Je vois souvent des personnes mettre l’accent sur les conséquences de l’infidélité, que ce soit les relations avec les proches, la sexualité, la confiance, la communication… Sans pour autant traiter véritablement la blessure originelle.

Il peut être très compliqué de prendre du recul, de faire le point sur ce qui a été traité, guéri ou non. L’aide d’un professionnel peut alors permettre de réelles avancées. C’est dans cette optique que j’ai créé des outils en ligne permettant de faire le point sur sa relation de couple. À petit prix, ils sont pensés pour répondre à tous les besoins : en autonomie, avec accompagnement de ma part, seul·e ou à 2. 

Combien de temps pour pardonner cette infidélité ? | Il y a parfois « juste » besoin de plus de temps

Mon deuxième conseil, c’est de prendre conscience du fait que surmonter une infidélité est une démarche qui peut nécessiter beaucoup, beaucoup de temps. Et ce, quels que soient les efforts réalisés dans ce sens. 

« Je pense qu’il y a un principe de réalité qu’il faut effectivement entendre. Parce que, parfois…. et bien oui, la blessure est trop importante, la blessure est trop profonde. Et quand bien même j’ai […] le meilleur pansement du monde […], il y a certaines blessures qui ne guérissent pas […] et il faut en prendre conscience. »

Là encore, l’analogie avec la blessure illustre bien les choses. Après une blessure aux jambes, certaines personnes guériront et remarcheront comme avant. D’autres auront besoin de beaucoup de temps. Certaines feront des semaines, voire des mois de rééducation. Et parfois, au final, elles remarcheront, mais pas tout à fait normalement. D’autres, enfin, ne pourront plus jamais remarcher. 

Quand on tente de surmonter une infidélité, c’est pareil. Certains couples, certaines personnes s’en remettront totalement. Mais d’autres auront besoin de beaucoup de temps, peu importe les efforts qui auront été faits par ailleurs. Et d’autres enfin ne s’en remettront jamais totalement. 

Si votre couple traverse encore une période compliquée, j’espère que cet article et cet épisode de podcast vous auront donné des pistes pour surmonter une infidélité. Si vous souhaité aller plus loin dans votre démarche, vous pouvez découvrir mes outils en ligne, prendre rendez-vous ou simplement échanger avec moi.

Activités à faire en couple à la maison pour booster sa relation, même quand on n’a pas le temps

Un point qui revient souvent quand on cherche à prendre soin de sa relation amoureuse, c’est le fait de faire des choses ensemble, de partager des moments de qualité avec sa moitié. Cependant… le savoir ne garantit pas de trouver de bonnes idées, adaptées à sa situation ! Dans cet article et cet épisode de podcast, je donne des idées à ceux qui cherchent une activité à faire en couple à la maison. Tout ça sans débourser d’argent ni s’organiser pour dégager du temps !

Chercher une activité à faire en couple à la maison | Pour qui ? 

Il existe plein d’activités que l’on peut faire à deux pour booster son couple, pour en prendre soin, voire le relancer. Cependant, nous n’avons pas tous le temps et/ou les finances pour aller régulièrement au restaurant entre amoureux·se, acheter de la lingerie érotique, partir en week-end romantique… Cet article et cet épisode de podcast s’adressent donc à tous ceux qui recherchent une activité à faire en couple à la maison. Et ce, qu’il s’agisse de consolider une relation qui se fragilise, de booster une vie amoureuse qui tombe dans la routine ou tout simplement de prendre soin d’un couple en bonne santé, par plaisir.

« Des couples qui ont envie de se réinventer, qui ont envie d’aller mieux, qui ont envie de se retrouver, qui ont envie de pimper leur relation, qui ont envie de passer du temps ensemble, qui ont envie d’avoir des moments dédiés, des moments à deux, des moments un peu intimes, un peu érotiques, un peu sensuels… mais qui n’ont pas le temps, ou parfois même pas l’argent, parce qu’il y a les enfants, il y a le travail, il y a la fatigue, il y a les amis, il y a la famille, il y a la maison… »

Booster sa relation amoureuse | Pourquoi ne pas chercher dans ce que vous faites déjà ?

« Moi, ce que je travaille avec mes clients, c’est l’idée de mettre une intention. Avoir des moments dédiés pour son couple, c’est une intention. Ça part déjà d’une envie. »

À mon sens, le meilleur moyen de trouver une activité à faire en couple à la maison que vous puissiez renouveler régulièrement, c’est de chercher dans ce que vous faites déjà. Ainsi, vous n’aurez pas de problématique de temps, d’argent, d’organisation… Il vous suffira de réfléchir, entre amoureux·se, au moyen de transformer un élément de votre emploi du temps en un moment de qualité pour booster votre couple.

« OK, mon agenda est déjà rempli. Je fais déjà plein de choses dans ma journée. Comment est-ce que je peux mettre une intention de couple dans des choses que je fais déjà ? Et là, ça change tout, parce que souvent, il y a comme une impossibilité de « je ne peux pas faire plus ». »

Ne faites pas plus, faites différemment. 😉 

Choisir une activité à faire en couple à la maison | Laquelle de ces 3 idées allez-vous tester ? 

« L’idée, c’est de prendre votre agenda, et de retracer votre journée. Quelles sont toutes les actions que je fais, tous les jours ? Et puis, comment tout ce que je fais au quotidien, je peux y mettre une coloration de mon couple ? »

La soirée Netflix

Lors de mes consultations de thérapeute de couple, je donne souvent l’exemple de la soirée Netflix. Vous pouvez choisir de la faire de façon automatique… ou co-construire une soirée de qualité, entre amoureux·se. C’est une idée d’activité à faire en couple à la maison vraiment très simple à mettre en œuvre !

« On est là, devant la télé, on s’est pris un petit plaid, ou on s’est pris […] une boisson chaude en hiver, ou une boisson fraîche. Et pourquoi pas : on s’est fait un petit cocktail, avec des glaçons, un truc sympa. On s’est pris un verre d’alcool… On se met 2 ou 3 trucs à grignoter. On s’installe un peu tous les 2, côte à côte, on choisit ce qu’on va regarder. On passe un petit moment après où on rigole, où on débriefe sur ce qu’on a regardé. »

Le ménage

Il peut aussi s’agir d’optimiser et d’embellir les moments de… ménage. Oui oui ! Pourquoi ne pas faire ça en musique ? Ou en profiter pour discuter ? Vous pouvez aussi tout simplement décider de faire ça ensemble. Vous irez ainsi plus vite et dégagerez un peu de temps pour autre chose.

La cuisine

De façon plus classique, vous pouvez facilement faire de la cuisine un moment privilégié pour votre relation. Lorsqu’on cuisine en couple, on est souvent proches l’un de l’autre : ce peut être l’occasion de donner plus de caresses. Vous pouvez aussi vous faire goûter mutuellement les plats. On peut imaginer, comme pour la soirée Netflix, une ambiance tamisée, avec des bougies, une musique de fond… Vous pouvez vous servir un verre de vin ou un jus de fruit, à déguster au fur et à mesure de la cuisine. Bref, soyez inventifs !

La douche 

À priori, tout le monde se lave tous les jours. 😉 Sans que cela ne soit automatique, et sans non plus que ça dure forcément plus longtemps, vous pouvez prendre de temps en temps la douche ensemble. 

Attention, je précise toutefois que cette idée d’activité à faire en couple à la maison n’a pas besoin de virer au moment de sexualité. Ce peut être juste un moment de tendresse, riche en caresses et câlins. Ce peut être un moment sensuel, où vous mettez tous vos sens en éveil. Il n’y a pas forcément besoin que ça dure beaucoup plus longtemps que d’habitude pour cela ! 

Si vous avez besoin d’aller plus loin que la recherche d’une activité à faire en couple à la maison, je vous invite à découvrir mes outils pour prendre soin de sa relation amoureuse en autonomie. Faire un bilan sur son couple, ou sur un aspect de sa vie amoureuse, cela peut apporter d’autres éléments pour prendre soin de soi et/ou de son histoire d’amour !