Mon partenaire est égoïste | 4 pistes de réflexion

« Mon mec ne pense qu’à lui », « Mon mari se fait toujours passer en priorité, la famille vient en second plan », « Mon partenaire est égoïste et j’en souffre »…

Tu te reconnais dans ces phrases ? Tu n’es pas la seule : voilà une problématique que je croise très souvent dans ma pratique de thérapie de couple. Dans cet article, j’ai envie de te proposer de creuser ce sujet en détail. Ce que j’aimerai, c’est t’aider à sortir de l’état passif : tu es agacée par ce comportement de ton partenaire, mais tu restes avec cette souffrance, parce que « de toute façon, il est comme ça, il ne changera pas ». C’est un cercle vicieux, qui va traîner, traîner, jusqu’à ce que cette souffrance accumulée éclate.

Détricotons cette pensée ensemble, au travers de 4 pistes de réflexion, pour éviter que cela ne débouche sur une dispute de couple, voire une séparation amoureuse.

1. Tu fais de ton fonctionnement la norme

Cet article ne sera peut-être pas très agréable… mais se faire botter les fesses peut être bénéfique. ? Allez, c’est parti !

Le premier point que j’ai envie d’aborder avec toi, c’est le fait que tu fasses de ton fonctionnement la norme. Je sais que cette idée que « la femme donne et l’homme reçoit » est très ancrée et très partagée par la société. La femme est là pour ses enfants, la femme fait tout ci tout ça. Mais l’homme non : il est centré sur lui-même, il a besoin de temps pour lui, c’est ainsi qu’il fonctionne. Cette vision de la normalité est assez courante. Ça passe souvent par le dévouement pour les enfants. « Mes enfants sont ma priorité. Je m’occupe d’eux d’abord et moi je passe après, s’il reste un peu de place. » Et même sans enfant, d’une manière générale, cela se retrouve dans le fait de faire passer les autres avant toi : « D’abord ma famille, d’abord mes amis… et moi on verra après. » Ça va de pair avec le fait de ne pas être à l’écoute de tes besoins. « J’aimerais bien faire ci, j’aimerais bien faire ça », mais tu ne peux pas, parce que tu priorises ta famille. Mais moi, je t’invite à sortir de ça. Il s’agit de TON fonctionnement. C’est devenu ta réalité et ta norme. Peut-être que, comme dans beaucoup de couples que j’ai accompagnés, ce fonctionnement que tu as fait tiens, tu en fais la norme. Tu décides, plus ou moins consciemment, que c’est comme ça qu’il faut faire. Tu décides que c’est comme ça qu’il faut être, pour être une bonne personne. Par conséquent, si ton partenaire n’est pas comme ça : c’est qu’il n’a pas compris ou que c’est une mauvaise personne. Non : il a juste un autre fonctionnement et il est tout aussi valable. Cet autre fonctionnement commence par soi :

  • « Oui j’ai fait des enfants et j’aime mes enfants, mais je refuse de me sacrifier pour eux. »
  • « Je passe avant les autres, parce que je suis la personne la plus importante de ma vie. »
  • « Je commence par faire en sorte de me sentir bien, pour ensuite pouvoir donner aux autres, partager avec les autres. »

C’est une autre manière de voir le monde, la vie et les relations sociales. Et cette manière n’est pas moins bonne. Elle permet notamment d’être à l’écoute de ses besoins. 


Si nous étions dans un monde où tout le monde s’écoute et se priorise, ce serait sans doute toi qui serais perçue comme « ayant un problème » à te sacrifier pour les autres. Voilà l’angle de vue que j’ai envie de te proposer avec ce premier paragraphe. J’aimerais t’amener à réfléchir là-dessus : est-ce que tu n’es pas en train de vouloir calquer sur l’autre ton fonctionnement à toi ? Si tu vois le comportement de partenaire, non pas comme quelque chose qu’il fait mal, mais simplement comme quelque chose de différent : tu seras dans un autre état d’esprit. Ton approche et ta manière d’échanger avec lui seront alors différentes et ce sera déjà un premier pas.

2. Ça t’agace car tu ne te l’autorises pas

Le deuxième point que j’ai envie d’aborder avec toi, c’est la possibilité que cet égoïsme chez l’autre t’agace parce que toi tu ne l’autorises pas. Là, on peut toucher un sujet sensible qu’il est intéressant de venir explorer. Peut-être que ce n’est pas le comportement de l’autre en lui-même qui t’agace, mais le fait que lui il l’ose, que lui se l’autorise. Ça t’agace parce que toi aussi tu aimerais bien être à l’écoute de tes besoins et prendre soin de toi… mais tu ne l’autorises pas. Tu es pétrie de ces croyances qui te soufflent que tu ne peux pas te le permettre. Voir cette liberté chez l’autre devient alors insupportable et c’est ça qui t’agace. C’est cette liberté qu’il ose prendre, alors que toi tu te la refuses. Tu l’aimerais tant, mais tu as le sentiment d’être empêchée de. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a souvent que toi qui t’en empêches. 

Je t’invite à te poser cette question et à garder cette idée en tête : est-ce que ce n’est pas plutôt cette liberté des autres, que tu aimerais tant avoir, qui t’agace ? Si c’est ça, alors c’est là-dessus qu’il faut que tu travailles : ne pas chercher à amoindrir la liberté des autres, mais trouver comment toi tu pourrais davantage prendre la liberté de prendre soin de toi.

3. Ton partenaire est égoïste car il sait qu’il peut se le permettre

Troisième possibilité, pas forcément agréable non plus, sur laquelle j’ai envie de mettre le doigt : il est égoïste parce qu’il sait qu’il peut se permettre de l’être. J’ai souvent croisé cela aussi, avec les femmes que j’accompagne. Peut-être qu’il sait que tu vas compenser, en rattrapant, en réparant, en pardonnant, en faisant à sa place ce qu’il ne fait pas. Cette liberté que le partenaire s’octroie vient parfois du fait qu’il a conscience que tu es comme un filet de sécurité.

Je t’invite donc à réfléchir là-dessus et à te demander ce dont toi tu as envie et besoin. Tu as le droit et le pouvoir de poser tes limites et de marquer des stops. Tu n’es pas obligée d’être le filet de sécurité de ton partenaire. Ne rentre pas dans ce rôle si tu n’en as pas envie. Je sais que, bien souvent, il s’agit d’un réflexe, bien en place depuis de nombreuse années. Modifier ces habitudes-là est un chemin sur lequel il faut avancer pas à pas. Souvent, quand j’en parle avec une cliente, on me demande : « Mais comment je pourrais faire autrement ? » Cette sensation d’obligation est généralement profondément installée. Souvent, on ne voit pas, concrètement, comment faire différemment.

Ce sont des choses qui se construisent, petite action par petite action. Au quotidien, essaie d’observer ce que tu fais « à sa place », essaie de mettre le doigt sur quelles petites choses tu pourrais cesser de faire. Cela te permettra de voir comment il réagira si tu ne t’en charges pas. Tu constateras peut-être que si tu ne prends plus la place du filet de sécurité, il agira différemment. Essaie de lâcher prise, de t’écouter davantage, plutôt que d’essayer de contrôler les actions de l’autre. Teste, expérimente : au fur et à mesure du temps, tu t’approcheras d’un quotidien plus en harmonie avec tes besoins.

4. Une harmonisation de vos besoins respectifs vous rapprochera de l’équilibre

Dernier point que j’avais envie d’aborder avec toi, c’est la nécessité de s’harmoniser. Je l’ai déjà dit : c’est dans le gris qu’on fait couple, pas dans le tout noir ou tout blanc. Si vous étiez tous les deux égoïstes ou tous les deux dans le dévouement, il y aurait peut-être moins de difficultés. Mais c’est aussi ça, le couple : comment est-ce qu’on s’accorde avec nos différents traits de caractère ? Comment est-ce qu’on s’harmonise quand on n’a pas tout à fait la même vision du monde ? C’est là qu’on fait couple et c’est ça qui est intéressant.

Je t’invite à chercher l’équilibre, en respectant le fonctionnement de l’autre. Il ne s’agit pas de dire que l’autre fait mal ou qu’il est dans l’erreur, mais plutôt de trouver un équilibre entre ton fonctionnement et le sien, pour que les deux se sentent entendus. L’idée, c’est de partager son ressenti. Ne reste pas, comme on l’a vu au début, avec ces « il est égoïste et c’est comme ça ». Non : partage tes émotions et tes besoins.

J’ai même envie de te suggérer de prendre un peu de cet égoïsme, pour te mettre sur le même plan que lui. Au lieu d’être dans un système avec celle qui se dévoue et celui qui est égoïste : inversez les rôles, pour avancer vers votre équilibre. Partage tes besoins, aie la volonté de te prioriser et de te mettre en avant.

Si c’est flou pour toi, si tu ne vois pas du tout comment faire et que tout ça te semble être une montagne à mettre concrètement en place : n’hésite pas à venir m’en parler ! Ce sont des choses que je travaille avec les couples que j’accompagne. Mes podcasts et articles peuvent venir bousculer ta vision des choses et mettre un coup de pied dans tes croyances. Cependant, ce n’est pas forcément suffisant pour faire un réel pas de plus dans le changement dont tu as besoin au quotidien. Tu n’es pas obligée de supporter cela seule et de rester dans cette situation : n’hésite pas à venir échanger avec moi si tu en as besoin.

Pour en savoir plus sur mon accompagnement : clique ici.

Zéro libido pendant le confinement : que faire ?!

Depuis que le covid est arrivé, ta sexualité subit des hauts et des bas ?

Zéro libido pendant le confinement, ou plus largement, manque d’envie sexuelle à cause du coronavirus : cette situation t’inquiète ? Je te rassure : tu n’es pas la seule. Beaucoup de couples sont en difficulté, car cette période vient troubler les relations et notamment les relations amoureuses.

Dans cet article, je te propose 4 pistes pour comprendre pourquoi tu n’as plus envie de faire l’amour et comment booster ta libido en cette période de covid. Tout d’abord, j’ai envie de te proposer une approche de normalisation, pour te rassurer sur ce que tu es en train de vivre. Puis, je te présenterai des conseils pour mettre du peps dans ta vie sexuelle. Exploration et introspection : es-tu prête à reprendre le chemin d’une libido épanouie ?

1. Prendre conscience que la morosité ambiante a un impact

Tout d’abord : rationalisons, banalisons. En ce moment, les échanges que j’ai avec beaucoup de couples que j’accompagne traitent d’une baisse de désir. « J’ai moins envie, j’ai moins de désir » : j’entends cela souvent. Tu n’es pas la seule dans ce cas et c’est normal. On en parle beaucoup, mais je tiens à refaire un focus là-dessus : ne néglige pas l’impact de la morosité ambiante ! Nous vivons des privations de liberté concrètes : 

  • activités interdites ; 
  • retrouvailles entre amis compliquées ; 
  • heures de sorties limitées, etc.

À cela s’ajoute un réel manque de projection sur le futur. C’est très nouveau, donc très perturbant. Cette situation incertaine et changeante, la peur de beaucoup de gens, les contraintes qui s’accumulent et qui durent : tout cela engendre une maussaderie dont on ne mesure pas bien l’impact. 

  • Quand on retrouve 2 ou 3 amis – avant 18 h – et que tout le monde en a marre : « J’ai envie de sortir », « Je n’ai pas pu voir untel », « J’ai envie de prendre l’avion et de m’évader… » ; 
  • Quand tout le monde se plaint de ce qui nous manque et de ce que l’on n’a plus ; 
  • Quand vos amis ne vont pas forcément très bien, quand votre conjoint ne va pas bien, quand votre famille est dépressive ; 
  • Quand vous allumez les infos et que, là encore, c’est dépressif… 

Même si je grossis le trait, forcément : ça crée une morosité ambiante qui, par ricochet, peut entraîner une certaine morosité chez toi aussi. Ton « Je n’ai pas envie » sexualisé, est sans doute l’expression d’une ambiance dépressive globale. Certains couples vont s’inquiéter de cela : « Olala je n’ai plus envie, il se passe quelque chose ! », alors qu’en fait, cette baisse de libido est probablement le fruit d’une atmosphère morose bien plus large.


Voilà donc mon premier conseil : essaye de prendre du recul. Est-ce que ça vient de ta sexualité, ou est-ce que c’est seulement que tu ne vas pas très bien en ce moment ? Ça n’a peut-être rien à voir avec ton couple, ta libido ou ton conjoint. L’envie sexuelle est très fluctuante et la morosité fait partie des sentiments qui peuvent expliquer sa baisse.

2. Comprendre que l’absence de manque peut amener à zéro la libido pendant le confinement

Un autre élément à ne pas sous-estimer pour comprendre pourquoi ton désir sexuel est en berne, c’est que les conditions ne favorisent pas la libido. Celle-ci a besoin d’être stimulée. L’une des choses qui la stimule le mieux : c’est le manque !

Si vous êtes en télétravail, vous restez tous les deux chez vous toute la journée. Puis vous passez toute la soirée tous les deux, tous les soirs, parce que vous ne pouvez plus aller à la salle de sport ou au ciné avec les copines. Le week-end, vous êtes encore chez vous ensemble, parce que vous ne pouvez pas faire de virées ou de vacances. Tu vois ce que je veux dire ? Je suis sûre que tu as compris l’idée ?

Forcément, pendant cette période de confinement et de couvre-feu, tu passes beaucoup plus de temps avec ton partenaire. La notion de manque a disparu. L’effet provoqué par un « Je ne t’ai pas vu pendant plusieurs heures » n’a plus l’occasion de te saisir. Il n’y a plus non plus d’apports de l’extérieur. Exit les soirées « On laisse les enfants aux grands-parents et on se fait une soirée romantique avec tenue sexy et restaurant mignon » ! Et je ne te parle pas des week-ends, des petites vacances, au bord de la piscine en bikini, ou en tenue sportive face à l’étendue des montagnes. Toutes ces activités, en temps normal, viennent nourrir votre couple et votre libido. Mais en ce moment, ça n’existe plus. Donc, encore une fois, rassure-toi : si tu as la libido en berne, c’est normal. 

J’ai fait une story sur Instagram (où tu peux me rejoindre : c’est vraiment là que je publie au quotidien !) sur ce sujet. L’extérieur est pauvre en ce moment, hélas. Or, ton couple a besoin d’être « nourri » par tout et n’importe quoi : des lectures, des discussions avec tes collègues, des repas au restaurant, des promenades, des séances de cinéma… Tout cela créé des souvenirs. Ça fait vivre de l’émotion. Donc : détends-toi. Ne sois pas trop prompt à remettre en question ton couple et ta sexualité.

Ceci étant, c’est intéressant d’être dans une réflexion, afin de mettre en place des choses, parce que ça dure. Ça fait un an qu’on est là-dedans et on ne sait pas combien de temps encore ça va durer ! À long terme, ça peut effectivement finir par avoir un impact fort sur ta relation. D’un côté, j’ai envie de te rassurer sur les remises en question personnelles qui n’ont pas forcément lieu d’être, mais d’un autre côté, si effectivement, tu vois que cette situation te bouffe et que ça devient vraiment compliqué pour ton couple : essaie de voir ce que tu peux mettre en place. 

Maintenant que tu as pris du recul sur la situation, je te propose 2 pistes pour t’aider. 

3. Réinventer ta sexualité pour mieux la développer

Mon premier conseil pour renverser la tendance sera de t’inviter à l’exploration. Explore, explore ! On ne sait pas combien de temps encore cette situation durera, c’est donc LE moment, à mon sens, pour réinventer ta sexualité. L’extérieur n’est plus présent, ou beaucoup moins, pour nourrir ta libido (et ton couple, d’une façon plus large). Il te faut donc repartir de toi-même, de ta relation amoureuse. Tu l’auras compris : la première action que je te suggère de mener, pour prendre soin de ta vie sexuelle, c’est un travail d’introspection. C’est nécessaire pour pouvoir se réinventer et donc, pour pouvoir explorer d’autres expériences. 

Beaucoup de mes clients me confient que « avant nous avions une sexualité épanouissante, florissante. Nous avions envie de faire l’amour tous les jours. Comment on fait pour retrouver ça ? » Mmmm attention : vous n’êtes plus ce couple que vous étiez quand vous aviez 20 ou 25 ans, pas d’enfant et que vous n’habitiez pas ensemble. Ça, vous ne le retrouvez pas (et ces souvenirs sont souvent magnifiés, soit dit en passant). Alors, comment on se réinvente une sexualité florissante avec 2 enfants, en habitant ensemble, avec la routine, le ménage et le quotidien ? Pour commencer, je t’invite à ne pas glisser dans le « tant pis ». « Tant pis c’est le confinement… » ou « Tant pis, c’est comme ça » : non non ! Sors de ce cercle vicieux. Si cette question te prend de l’espace mental, si elle a un impact sur toi, alors oui c’est important de t’en occuper. Au contraire même : c’est une belle occasion à saisir !

Beaucoup de couples fonctionnent sur le mode du traditionnel « préliminaires-pénétration-orgasme (et pas toujours pour les 2 parties…) ». Je sais qu’il y a aussi beaucoup de couples qui fonctionnent autrement, mais si le tien est dans ce cas-là et que ça ne te convient pas : c’est l’occasion de sortir de ce schéma ! Beaucoup de femmes ne se reconnaissent pas dans ce déroulement conventionnel, issu de nos sociétés patriarcales. Heureusement, on a fait du chemin par rapport à ça. Il existe aujourd’hui pleins de contenus qui traitent de ce sujet : je t’invite à t’en saisir ! Pars en quête de ce qui peut te permettre de dépasser ça ! Évidemment, ça passe par un chemin d’exploration. N’hésitons pas à dire le mot. Oui : tu as peut-être 30, 35 ans et donc oui : tu as peut-être une dizaine ou une quinzaine d’années de sexualité derrière toi, oui oui… Mais oui : ça peut être tout à fait le bon moment pour explorer ce qui te fait (vraiment) kiffer. Pars à la rencontre de ton plaisir. Propose autre chose, si tu sens que votre sexualité de couple est dans une impasse. Rien de tel que d’emprunter un autre chemin pour sortir d’une voie sans issue ! 

N’aie pas peur de faire ce que l’on appelle de « l’essai-erreur ». Essayez quelque chose et si ça ne fonctionne pas : essayez autre chose ! L’important est de tester des approches ou des gestes que tu ne connais pas. Pars du principe que ça te plaira peut-être… mais peut-être pas ! Mais essaie. Voyez si ça vous plaît ou si ça ne vous plaît pas. Puis réessayez autre chose. Là, tu nourriras sa relation. Ça apportera quelque chose, donc ça entretiendra le couple et ça viendra stimuler ta libido. Je le dis souvent, mais je vais le redire : il n’y a pas de magie. Il n’y a pas de bouton caché sur lequel il suffit d’appuyer pour devenir celle que tu as envie d’être. Il faut parfois faire un travail sur soi, sur ses désirs, sur sa communication à l’autre. Commencer un travail d’introspection, c’est le premier pas vers une réelle capacité à aller chercher autre chose, à explorer pour expérimenter et découvrir sans cesse de nouvelles sensations. 

4. S’intéresser aussi à ce qu’il se passe en dehors de ton lit

Le dernier conseil que j’avais envie d’aborder avec toi, c’est la notion de connexion à l’autre, de rapport à ton partenaire… en-dehors de la sexualité ! Bien souvent, pour que ça marche bien au lit, il faut que ça marche bien dans le couple. Je ferais un épisode dédié à cette croyance, que nous sommes beaucoup à avoir et qui dit que « si ça ne va pas dans le couple, ça n’ira pas au lit » (et vice-versa). Pour beaucoup de femmes, c’est une réalité, mais ce n’est pas forcément le cas. On en reparle dans un prochain article. ?

Quoiqu’il en soit : si c’est ton cas et que tu constates que tu as zéro libido depuis le confinement, prête attention aussi à ce qu’il se passe en-dehors de ton lit. Prends soin de ton couple, connecte-toi avec ton partenaire. N’hésite pas à lui demander de la tendresse, si tu en as besoin. Vous êtes plusieurs, parmi celles avec lesquelles j’échange, à me communiquer ce manque. « J’ai envie de câlins et j’ai envie de câlins sans arrière-pensée, juste pour la tendresse. Je n’ai pas assez de tendresse, je ne reçois des câlins que quand il a envie de sexualité ». Si tu es dans ce cas : viens nourrir cette fringale de tendresse. Amène sur le devant ce souhait de douceur et de délicatesse. Les câlins procurent à beaucoup de personnes des « vibrations émotionnelles ». On ressent souvent ça dans la sexualité… mais pleins de femmes se languissent de ces « vibrations émotionnelles » fortes dans la journée aussi, en-dehors du lit conjugal et de la sexualité. Si ton partenaire n’est pas dans ce cas-là : c’est à toi d’aller lui demandez ! Ne reste pas dans l’attente. Pars à la conquête de ces moments qui te nourrissent – surtout si tu en as besoin pour déclencher ta libido !  

Ça, c’est la première partie de mon dernier conseil : prends soin aussi de ton couple de manière générale, sans rester focus sur ta sexualité. Et si tu ressens que tu as un besoin de contacts physiques, de douceur, de tendresse, en plus des relations sexuelles à proprement parlé : fais-en part à ton partenaire ! 

Mais je vais poursuivre ce dernier conseil avec une deuxième partie, qui va chercher un peu plus loin. Nous verrons cela plus en détails dans un prochain article, mais je veux tout de même de te donner mon avis maintenant. On l’a vu plus haut : dans la bonne santé de ton désir, il y a une partie contextuelle (le covid, le couple, etc.)… mais pas que. La sexualité, c’est aussi physiologique. C’est aussi hormonal. Il y a aussi une partie de ta libido qui n’est en rien impactée par ce que tu vis. Je prends souvent cet exemple pour expliquer cela : c’est un peu comme quand tu as envie de faire pipi. Même quand tu as passé une journée pourrie, même quand tu t’es engueulée avec ton amoureux… tu as quand même envie de faire pipi. Tu vois l’idée ? Beaucoup d’hommes sont plus connectés que la plupart des femmes avec ce désir-là. Peu importe la journée qu’ils ont passée : ils ont envie, ils ont du désir. Cette croyance que, nous les femmes, ne fonctionnons pas comme ça, est très répandue. Si on a passé une mauvaise journée, si on a une trop grosse charge mentale : nous ne pourrions alors pas avoir envie de sexualité. Pour nous les femmes, « c’est dans la tête ». Mon avis, c’est que nous avons affaire à une croyance ! Je ne nie pas l’importance du contexte, mais il n’y a pas que ça.

Du coup, je pense intéressant de venir faire un travail pour se réapproprier sa féminité dans son entièreté. S’intéresser aussi à ce qu’il se passe en-dehors de ton lit pour rebooster ta libido, ça passe par prendre soin de ton couple en globalité… mais aussi par prendre conscience de toutes les facettes de ladite libido. Reconnecte-toi à ton instinct féminin afin d’être capable de te défusionner du contexte. Si tu as envie de creuser ce sujet, n’hésite pas à t’abonner à mon podcast : je traiterai prochainement ce sujet en détails ! ?

J’espère que cet article t’aura aidé à te rassurer si tu as une baisse de libido depuis l’arrivée du coronavirus. Si tu cherches d’autres pistes pour booster ton désir sexuel : cours faire un tour ici ! Si en ce moment, c’est compliqué pour ton couple : je t’envoie toutes mes bonnes ondes ! Et n’hésitez pas à venir me voir si avez besoin d’échanger.

Il refuse la thérapie de couple | 4 étapes pour avancer

« Notre couple a besoin d’aide, mais il ne veut pas…” : si tu te sens démunie face à cet angoissant constat, cet article est fait pour toi.

Comme dans tous les métiers d’accompagnement, j’entends très très régulièrement ces tristement célèbres « J’ai compris qu’on a besoin d’aide, mais il ne veut pas… » et autres « Comment lui faire accepter une thérapie de couple ? ». Ce que j’ai envie de te proposer aujourd’hui, ce sont des conseils concrets pour commencer, malgré tout, à mettre en place des actions bénéfiques pour ta relation amoureuse. Même si lui n’est pas dans cette optique, toi tu peux entamer une démarche pour prendre soin de ton couple (et de ton bien-être !).

1. Face à son refus de thérapie de couple, pose-toi les bonnes questions 

Comment pourrais-tu aider quelqu’un qui ne veut pas l’être ? 

Avant tout, je pense que le point de départ, c’est de (vraiment) te demander : qui a besoin d’aide ? Tu me dis “On a besoin d’aide !”, mais repose-toi la question : qui a besoin d’aide ? Vous avez besoin d’aide, ou tu as besoin d’aide ? Bien souvent, dans ce genre de cas, le conjoint n’en a en effet pas envie. La question est de vérifier s’il n’en a pas envie… parce qu’il n’a pas envie ; ou s’il n’en a pas envie… parce qu’il n’en a pas besoin ? Peut-être que lui n’en a effectivement pas besoin. Ou bien il pense ne pas en avoir besoin, mais dans un cas comme dans l’autre : comment comptes-tu aider quelqu’un qui pense ne pas avoir besoin d’aide ?

Nous sommes de nombreux thérapeutes à le répéter souvent : si quelqu’un n’a pas envie d’être accompagné dans une démarche thérapeutique, nous ne pourrons pas, malheureusement, venir l’aider à solutionner des problèmes qu’il ne voit pas. Je pense que tu as bien cela en tête mais c’est important de le rappeler : les thérapeutes ne sont pas miraculeux ! Nous ne sommes pas des vaccins, nous ne sommes pas des médicaments. Les solutions, elles sont EN TOI. Je n’ai pas de clé magique à te donner. Mon travail en tant que professionnel, c’est de t’aider à trouver, à créer, à chercher en toi, tes propres solutions de sortie. La clé est chez toi, elle est seulement un peu perdue, un peu cachée sous de la poussière.

Pourquoi ne pas commencer seule cette démarche dont tu as besoin ? 

Pour résumé : si l’autre n’est pas dans une optique d’être aidé, on ne pourra pas lui imposer de démarrer une démarche. Par contre, et c’est là qu’on arrive véritablement à mon premier conseil : toi, ça ne doit pas t’empêcher de commencer à essayer de changer les choses, pour te diriger vers ce dont tu as besoin. 

Est-ce que tu connais la systémie ? Dans les grandes lignes, c’est une pensée qui prône l’existence de répercussions au sein d’un système. Imagine que tu sois un cercle, que ton conjoint soit un cercle, que tes enfants soient des cercles, etc. Vous formez un tas de petits cercles, au sein d’un énorme cercle : vous fonctionnez comme un système. Ainsi, si toi tu bouges, forcément, ça va avoir des répercussions sur les cercles autour de toi, et donc sur l’ensemble du système. Si toi tu mets en place des actions pour évoluer, alors tu constateras des résultats aussi chez les autres. Si tu appréhendes les choses différemment, ça va pouvoir impacter ton conjoint. Il ne faut donc pas attendre pour commencer à chercher des solutions !

De quoi as-tu réellement envie et besoin ? 

J’ai également envie que tu te demandes laquelle de ces questions te correspond vraiment : 

  • « Est-ce que je veux aller mieux, MOI ? » 
  • « Est-ce que je veux que NOTRE COUPLE aille mieux ? » 
  • « Est-ce que je veux qu’IL aille mieux ? » 
  • « Est-ce que je veux qu’IL CHANGE ? » 

C’est très important, car tout ça n’amène pas aux mêmes questions. Le travail à effectuer n’est pas le même pour chacun de ces questionnements. 

As-tu besoin de prendre soin de toi ? 

Si tu ne souhaites pas essayer à nouveau de lui demander de changer, mais que tu as envie de te sentir mieux parce que ce que tu vis actuellement ne te convient pas : alors il s’agit d’une démarche personnelle. Qu’est-ce que toi tu peux mettre en place pour augmenter ton bien-être et te sentir mieux dans ta relation ? Je rencontre souvent des femmes qui me disent : “Il y a des points compliqués entre nous, tout ne me plaît pas mais je n’ai pas envie de le quitter, je n’ai pas envie de partir”. OK : à ce moment-là, ça peut être une démarche personnelle. Si ton conjoint se saisit aussi du sujet, il peut, bien entendu, s’agir d’une démarche de thérapie de couple, réalisée à deux. Mais tu peux aussi entamer seule cette démarche, pour toi. 

As-tu besoin d’affirmer tes limites et besoins au sein de ton couple ? 

En revanche, si tu es effectivement aux prises avec des “Je veux qu’il change” permanents – et c’est souvent le cas, alors il ne s’agit pas seulement de prendre soin de ton bien-être. Il s’agit alors de faire un point, au sein de ton couple, sur tes besoins. 

J’ai déjà rencontré des couples qui attendaient de moi des choses qui ne relèvent pas des compétences d’une thérapeute de couple. Ces personnes viennent me voir avec des pensées du type “Je vais aller voir quelqu’un, on va aller voir un tiers, comme ça il va comprendre. Il se rendra compte qu’il a tort, parce que ça viendra de quelqu’un d’autre. Il se rendra compte qu’il est dans l’erreur, que ce n’est pas bien ce qu’il fait.” Mais non non non ! Je n’irai pas dire à ton partenaire que “ce n’est pas comme ça qu’il doit faire”. Si tu es dans ce cas-là, alors ce n’est pas de travailler sur ton bien-être que je te conseille, mais de faire le point sur tes besoins, tes limites et ta façon de les exprimer à ton partenaire. C’est à toi de renforcer ta manière d’énoncer, d’expliquer et surtout d’affirmer tes limites et tes besoins. Ceci étant, ce sont aussi des points qui peuvent se travailler dans le cadre d’un accompagnement de couple ! 

En bref 

  • Première étape : dégrossir le sujet et bien définir qui ne va pas bien et qui veut quoi. Veux-tu des changements pour toi, pour vous, ou pour lui ? Si c’est lui qui a un problème, lui qui ne comprend pas… alors si la démarche part de toi, ça va être compliqué. Ceci étant, toi tu as la possibilité de commencer à amorcer un changement. Tes actions auront un impact. Elles pourront créer des “ondes de choc”. 
  • Deuxième étape : poursuivre la lecture de cet article pour découvrir des astuces pour commencer à être dans l’action et mettre en place des évolutions. ?

2. Pratique le journaling, pour une meilleure connaissance de toi

Le premier outil dont j’ai envie de te parler, car je le trouve très intéressant, c’est l’écriture. Le “journaling” est très utilisé en développement personnel. Si tu penses que votre couple a besoin d’aide, c’est sans doute que toi-même tu ne sens pas très bien dans ton quotidien. « Que puis-je faire pour aller mieux ? » : voilà la ligne directrice du travail personnel qui t’attend.

Cela passe, en premier lieu, par une solide connaissance de soi-même et le journaling est un excellent outil pour ça. Tu trouveras pleins de modèles sur internet. De mon côté, je te propose juste en-dessous de cet article un accompagnement pour te poser des questions « puissantes ». Il s’agit d’un workbook et d’un audio, ayant pour but de t’accompagner dans un bilan de ton couple. L’idée, c’est vraiment “d’entretenir la machine” en te questionnant, en étant dans l’action. Tu seras alors plus à l’aise pour savoir ce qui ne te convient pas et affirmer tes limites.

À force de voir écrit sur le papier, noir sur blanc, encore et encore, les mêmes choses : à un moment tu seras réellement plus au clair sur toi-même et alors tu arriveras mieux à t’exprimer.

Si écrire, ce n’est pas ta tasse de thé – que ce soit sur ordinateur ou sur papier : tu peux faire des audios ! J’ai accompagné plusieurs femmes qui l’ont fait. Le fait de se parler à soi-même, ça permet aussi de mettre les pensées en mots et rien que ça, c’est déjà hyper précieux.

3. Trouver une communauté, pour partager ton ressenti

Autre moyen concret de commencer une démarche positive pour que toi et ton couple alliez mieux : les cercles de femmes. Tu en as peut-être déjà entendu parler, car ça se fait de plus en plus. Il s’agit de cercles de femmes ou de groupes, de communautés, qui vont échanger autour d’une même thématique. Tu en trouveras sur Facebook, ou autour de toi, sous forme d’associations par exemple. J’ai envie de t’en parler parce que la puissance du groupe, la puissance du collectif est incroyable, et réellement pertinente dans ce genre de situation. 

Je te fais un petit teasing au passage : je proposerai prochainement un accompagnement collectif ! Je trouve ça utile et précieux, de pouvoir être entouré de personnes qui vivent les mêmes choses que soi ! 

L’une des raisons qui fait la force de ces groupes, c’est l’entraide qu’ils impliquent. Certaines personnes seront à un « stade moins avancé » de leur démarche personnelle : c’est donc toi qui sera en position de pouvoir leur donner des informations pertinentes, des conseils sur ce que tu as vécu… D’autres auront parcouru plus de route que toi dans ce cheminement intérieur et c’est elles qui pourront à leur tour te prodiguer des conseils. De plus, chacune aura sa propre expérience et ses propres connaissances, personnelles et professionnelles. Un autre point intéressant dans le fonctionnement des cercles, c’est l’idée de rendez-vous. Vous vous voyez toutes les semaines ou tous les mois et c’est un temps juste pour toi, avec des femmes qui te comprennent : là encore, c’est hyper précieux ! C’est grâce à tout cela qu’un groupe apporte autant et que ces échanges sont tellement enrichissants. Tu te sens un peu coincée à la maison parce que ton partenaire n’a pas envie de travailler sur votre relation de couple ? Tu ne trouves pas d’oreille adéquate dans tes cercles familiaux et amicaux ? Alors je pense que ce serait bénéfique de partir en quête de femmes autour de toi, pour t’accompagner. Pouvoir apporter cela à celles qui en ressentent le besoin est l’un de mes projets, donc n’hésite pas à me faire signe si ça t’intéresse ! Mais ne t’arrête pas à ce que je propose : il existe des cercles de femmes de toutes les formes !

4. N’oublie pas que ton entourage est là aussi pour les coups durs

Pour terminer, j’ai envie de te parler, et je dirais même de te rappeler ton entourage personnel. Bien souvent, dans nos sociétés modernes, on parle peu des problèmes de couple. Avec les femmes que j’accompagne, je constate généralement que lorsqu’elles y sont confrontées, personne n’est au courant. Vos parents ne sont pas au courant, vos frères et sœurs ne sont pas au courant, vos copines et amis ne sont pas au courant… On n’en parle à aucun individu autour de soi, à part un ou deux confidents triés sur le volet. J’ai envie de libérer un peu ça ! Ta cousine, ta sœur, ta copine, ta collègue de bureau, etc. sont des gens sur qui tu peux compter ! Souvent on garde un masque, parce que c’est encore mal vu d’avoir des difficultés dans sa relation amoureuse. Le réflexe du “Qu’est-ce qu’on va penser de moi ?” est encore très présent dans nos fonctionnements modernes. Si tu arrives à dépasser ça, à briser ça pour dire à tes proches que ça ne va pas, alors tu te rendras compte du soutien énorme qui est à ta portée. Je parlais des cercles de femmes… mais en fait tu n’as peut-être pas besoin d’aller sur Facebook pour trouver des femmes pour te soutenir. Tu peux sans doute créer toi-même ton propre réseau de femmes soutenantes qui te motivent. La vulnérabilité n’est pas quelque chose de honteux. Avoir des doutes et des questionnements n’est pas quelque chose de honteux. Un couple ça va, ça vient. Parfois c’est sympa, parfois c’est plus dur. C’est important, que tu puisses puiser dans ta famille et ton entourage, l’énergie pour affronter ces moments plus difficiles. Vraiment je trouve ça dommage, je trouve ça triste, de ne pas le faire. La famille et les amis, c’est là pour ça aussi ! 

Ne partager que les moments joyeux, c’est donner une image tronquée de toi. Tu n’es pas quelqu’un de seulement agréable et sympa, non non non. Et ta famille et tes amis non plus ! La vie ce n’est pas que joie, plaisir et bonheur. Ainsi, je t’invite à être dans quelque chose de plus authentique, de plus complet avec tes proches. Si tu as envie de pleurer parce que tu t’es pris la tête avec ton homme hier soir : fais-le ! Ne reste pas toute guindée, à tout garder pour toi avec un faux sourire. Il est possible que ce ne soit vraiment pas possible pour toi, parce que ta famille et tes amis ne sont pas assez empathiques ou que tu n’as vraiment pas envie de partager ça avec eux. Dans ce cas, encore une fois : cherche d’autres personnes avec qui tu pourras échanger sur ce qui te pèse. N’hésite pas : les réseaux sociaux sont magiques pour ça. Il existe forcément une personne ou un groupe qui te conviendra et qui t’apportera la bienveillance dont tu as besoin. Ou, si tu attends un peu, c’est moi qui te proposerai de venir partager ce que tu vis avec d’autres femmes. ?

On refait le point ? Tu constates des problèmes dans ton couple, tu penses que vous avez besoin d’aide, mais il ne veut pas ? Voici ce que je te conseille :

  • 1 : On s’introspecte ! De quoi as-tu envie, de quoi as-tu besoin ? 
  • 2 : Ouvre-toi ! Tiens un journal pour évacuer ce que tu ressens et mettre en mots tes pensées. Puis accueille l’aide que tes proches voudront bien te donner. Partage ton ressenti et cherche autour de toi la bienveillance dont tu as besoin ! 

 J’espère que cet article t’aura apporté quelques pistes pour pouvoir avancer, même si lui n’en a pas envie. N’oublie pas que toi, tu as ce qu’il faut en toi pour commencer une démarche. Si l’autre en face ne participe pas, ce n’est pas grave. Mille et unes choses sont possibles. Tu peux commencer avec mon workbook ci-dessous, pour faire le point sur ton couple. Et n’hésite pas à te rapprocher de moi si tu souhaites aller plus loin.

Clique ici pour réaliser ton bilan de couple en toute autonomie.

Maturité émotionnelle dans le couple : mes 4 conseils

Dans ce nouvel article, on va discuter de maturité émotionnelle. C’est un sujet qui me semble intéressant si on souhaite engager une réelle démarche de prendre soin de son couple. C’est ton cas, mais le terme te fait un peu peur ? Pas de pression : si le développement personnel n’est pas ton truc, ce n’est pas grave. Chacun fait ce qu’il veut et surtout ce qu’il peut. Mais si tu te demandes comment faire durer ton couple, cet article est une piste à prendre. Je te propose de te présenter 4 bons signes qui montrent que tu as une belle maturité émotionnelle… qui peuvent également être 4 outils de communication de couple. 

1. Prendre conscience que son avis n’est pas meilleur que celui de l’autre 

Sans transition, voilà donc le premier point : mon avis n’est pas meilleur que le tien.

C’est une posture très courante, mais dont il est compliqué de sortir. C’est humain de se dire : “En fait c’est moi qui ai raison, moi j’ai compris, c’est moi qui sais”. C’est normal, parce que tu regardes le monde avec tes yeux à toi. Tu abordes les choses à travers ton prisme, incluant ce que toi tu connais, ton expérience personnelle, tes études, ta vie professionnelle, etc.

Si tu pratiques le développement personnel, que tu as étudié des livres sur le sujet ou que tu suis des chaînes traitant cette thématique sur YouTube, tu prendras d’autant plus facilement cette position dans laquelle tu vas essayer d’expliquer à l’autre ce que toi tu as appris et compris. Ça permet de redescendre un peu les choses de se rappeler que : “Non, ce que je pense, c’est ce que JE pense. Ce n’est QUE ce que je pense, il n’y a pas de vérité absolue. Il n’y a pas de “J’ai tort ou j’ai raison”.” Il est bon de toujours garder en tête que l’autre en face a, lui aussi, ce mécanisme qui le pousse à être convaincu que ce qu’il pense est une vérité. Je conseille de conserver à l’esprit ce mécanisme humain. Ça permet de sortir de schémas qui amènent souvent à la dispute.

En effet, si tu essaies d’expliquer ta vérité à ton partenaire, en lui disant pourquoi il devait faire ci ou ça – parce que tu as envie qu’enfin il change, qu’enfin il se décide, qu’enfin il passe à l’action, qu’enfin il bouge ses fesses, etc. – souvent, tu constateras amèrement que ça ne fonctionne pas très bien. Ça ne fonctionne pas bien parce que ça part de toi, que ça se base sur tes convictions et tes croyances à toi. TOI tu penses ça et tu le calques sur l’autre, alors qu’il pense peut-être différemment.

Je trouve donc intéressant d’adopter un réflexe d’humilité. Essaie de te dire que tu ne fais que partager comment toi tu vois les choses. Bien évidemment : cela va apporter des idées qui vont nourrir la réflexion de ton partenaire ! Peut-être même qu’il va épouser certains de tes propos. Nous sommes des êtres d’influence. Tu es influencé·e par tout ce que tu vis, par mon podcast, par ce que te disent ta mère et ta copine, etc. Donc ce que tu es, fait, dit, viendra influencer l’autre en face de toi. Si tu as envie d’apporter des conseils à l’autre, pour nourrir sa réflexion : bien sûr que ça l’influencera. C’est ça aussi, qu’on appelle la communication ! Cependant, l’autre sera d’accord… ou pas. Retenir ça, c’est important. 

Voilà donc le premier conseil de maturité émotionnelle que j’avais envie de te transmettre : essaie de prendre en compte dans ta communication de couple que ton avis n’est pas plus vrai que celui de l’autre. 

2. Réaliser que les actions de l’autre ne sont pas systématiquement contre toi

Second conseil pour travailler ta maturité émotionnelle, c’est de ne pas prendre chaque action de l’autre comme une attaque qui t’est destinée. Arrête de réagir comme si le monde tournait autour de toi, comme si tout ce que l’autre fait était une action contre toi.

Non : les actions de l’autre ne sont que les actions de l’autre. Si ça déclenche une réaction chez toi, c’est parce que tu veux bien la laisser se déclencher.

Pour illustrer ça, je donne souvent l’exemple du fameux : “Je t’ai envoyé un message et tu n’as pas répondu !”, qui engendre une réaction interne du type : “C’est une attaque contre moi ; c’est quelque chose qui m’est destiné.” Non : tant que tu ne lui as pas posé la question, tu ne peux pas savoir pourquoi il·elle ne t’a pas répondu. Évidemment, qu’il y a parfois des actions dirigées contre toi ! On est d’accord. Si tu es en capacité d’aborder ces actions de façon qu’elles soient le moins compliquées possible pour toi : c’est très bien. Mais si tu as cette mentalité, que l’on a parfois en couple, de réagir par réflexe comme si tout ce que l’autre fait est orienté vers toi, alors ce serait intéressant c’est de mettre de la communication là-dedans.

Tu constateras que souvent, ce n’est pas le cas ! Va questionner l’autre : qu’est-ce qui était à l’origine de cette démarche ? Et crois-le quand il te répond. Sinon, ça apporte des incompréhensions et ça nourrit ton mental de fantasmes et d’interprétations qui, au fil du temps, créent des tensions et des crispations… qui ne se basent sur rien. 

Mon second conseil est donc d’arrêter de partir du principe que “C’est contre moi” et de questionner si on a des doutes. 

3. Augmenter sa souplesse mentale et supprimer les sujets tabous pour gagner en maturité émotionnelle dans le couple 

Le troisième conseil que j’ai envie de partager avec vous c’est d’avoir de la souplesse mentale et de ne pas avoir de sujet tabou. Ça, c’est un point que je travaille énormément avec les couples que j’accompagne : on peut parler de tout. TOUT est abordable. Bien sûr, un contexte est parfois nécessaire. On ne parle pas de tout au détour d’un couloir. Il peut être préférable d’y mettre un peu les formes, d’y réfléchir en amont ou d’opter pour une approche particulièrement bienveillante.

Mais quoiqu’il en soit, cette idée de souplesse est capitale. C’est le principe du roseau, que l’on connaît tous : le roseau est souple et ne casse pas. Vous pouvez avoir, dans ton couple, des sujets sur lesquels vous êtes en désaccord profond. J’observe souvent, dans mes accompagnements, que ça amène à des silences autour de sujets, que l’on n’aborde plus du tout au fil du temps. Tu as tellement envie que l’autre change d’avis, qu’à chaque fois que vous en discutez, comme tu constates que ce n’est pas le cas, ça se termine avec un “J’arrête de discuter avec toi”. Le sujet en question devient tabou. Ça devient une espèce de zone d’ombre dans la relation. C’est normal, de ne pas être d’accord, mais c’est important de pouvoir en parler. Ça permet, à l’instar du roseau, de pouvoir vivre la tempête sans se briser.

J’ai récemment travaillé avec un couple pour lequel le sujet tabou, c’était l’argent. Ils se prenaient la tête à chaque fois qu’ils évoquaient cette question, donc ils avaient arrêté d’en parler. Ce couple avait beaucoup d’humour, je leur ai donc suggéré de mettre justement de l’humour là-dessus. Bien sûr, ça ne change pas les points de désaccord, mais ça permet de faire baisser la pression. Pouvoir en rigoler peut être une solution pour éviter de ne pas en parler ou de se disputer. Cela demande un peu de temps, bien sûr : acquérir cette souplesse est un processus qui peut être long. Mais il est bénéfique, car il évitera à ton couple ces points sensibles, sur lesquels tu es tellement énervé·e que tu dis non par principe. Tu n’écoutes plus, ça te saoule, tu n’as plus envie d’en parler. Mais ce non n’est pas un vrai non, car sans cet énervement, ce non serait peut-être plus souple. Ce serait peut-être un “oui mais…”.

Avec le couple dont je te parle, nous nous sommes rendu compte qu’en fait… il y a plein des points sur lesquels ils étaient d’accord ! Mais comme ils n’en discutaient plus, ils ne se rendaient même plus compte de cela. Ils sont donc sortis de cette séance avec la certitude qu’ils finiront par réussir à trouver un accord, grâce à une communication retrouvée. Cet état d’esprit est plus sympa à vivre au quotidien, mais surtout ça ouvre ton esprit. En effet, pour se mettre d’accord, il faut souvent construire ensemble une solution C. En général, toi tu penses A et ton partenaire pense B. Si tu es bloqué·e sur tes positions, parce que tu es agacé·e, cette solution C ne te viendra pas à l’esprit ou sera refusée sans réflexion. Alors qu’avec de la souplesse, les solutions A ou B peuvent être acceptées, avec des conditions par exemple. Ça peut se transformer en solution A+ 😉

Et là on fait couple, là on communique, là on se connecte et on trouve ensemble des solutions. 

Voilà donc à quoi je t’invite : discute, même sur les sujets tabous ; mets de la souplesse mentale dans tes réflexions ! 

4. Accepter que tu ne puisses pas changer l’autre, mais que tu peux communiquer sur tes besoins

Pour finir, le dernier conseil que je veux te confier, c’est d’être dans la posture suivante : “Je ne peux pas changer l’autre, mais je communique sur mes besoins et je marque mes limites.”

Il s’agit de prendre conscience et de comprendre que “Non, je ne le changerai pas. Il est ce qu’il est et ce n’est pas à moi de venir modifier son être et ce qu’il aime.” Cependant, cela ne veut pas dire accepter tout ce qu’il fait, tout ce qu’il est et tout ce qu’il dit. Je te conseille d’expliquer tes besoins et même d’expliquer clairement tes besoins. Marque tes limites.

Ça, c’est vraiment de la maturité émotionnelle. C’est important de pouvoir avoir comme une sphère autour de toi, comme une bulle qui dira “OK, je ne peux pas changer ce qu’il est, mais par contre je peux dire là, non, ce n’est pas possible pour moi”. Marque tes limites de manière claire et précise. Et… accepte que l’autre en face fasse la même chose. Ce n’est pas une mince affaire, mais c’est important de respecter ses limites et celles de l’autre. Ce signe de maturité émotionnelle est précieux pour ta relation car c’est aussi précieux pour toi, pour ton enrichissement personnel. Ça t’aidera dans ta sphère relationnelle-couple, mais pas que !

Ce sera aussi bénéfique dans ta vie professionnelle, dans tes sphères amicales et familiales au sens large. Entraîne-toi dans ta relation de couple à être clair avec tes besoins. Sinon, ça va générer du ressentiment. Or justement : prendre soin de ta relation, c’est aussi éviter les situations qui finiront par t’exploser au visage. Ne te leurre pas : si tu as des besoins que tu n’exprimes pas, les “tasser” ne les fera pas disparaître ! Tasser tes besoins, tasser tes envies, tasser tes projets, ça les tassera juste. Mais au bout d’un moment, tu ne pourras plus tasser et ça créera une dispute. À partir de là, soit la relation s’arrête, soit elle perdure, mais avec du ressentiment et de la colère. 

Donc vraiment je t’invite à prendre le temps de faire un travail personnel sur tes besoins. C’était mon dernier conseil pour cet article ! 

J’espère que cet article t’aura donné un petit peu de matière à réflexion, autour de la maturité émotionnelle dans ton couple… ou autour de ton couple en général ! N’hésite pas à me partager tes impressions : est-ce que tu en es, est-ce que tu n’en es pas ? Tu es peut-être sur le chemin ?! Si tu ressens que ça pourrait être bénéfique pour ta relation de couple, mais que vous auriez besoin d’être accompagnés : clique ici pour me contacter.

4 conseils pour prendre soin de son couple

Dans cet article, j’ai envie de t’expliquer, concrètement, comment je fais pour prendre soin de mon couple. Et oui : être amoureux ne fait pas tout ! Un couple, ça s’entretient, ça continue à se construire tout au long de la relation. Prendre soin l’un de l’autre, mais aussi entretenir l’amour lui-même, raviver la flamme, solidifier votre connexion : voilà comment entretenir sa relation amoureuse sur le long terme. Le début de l’année est un moment propice aux réflexions, aux projections… Pourquoi ne pas prendre le temps de te demander comment bien prendre soin de ton couple cette année ? Je te propose 4 conseils – après un petit préambule !

Préambule : pour prendre soin de son couple, il faut d’abord le décider !

Comme c’est le début de l’année, bien sûr, je profite de cet article pour te souhaiter pleins de très très belles choses à venir ! On en a besoin, après l’année qui vient de passer… Mais mon état d’esprit en ce moment, c’est que se souhaiter pleins de bonnes choses c’est bien, mais te demander ce que TOI tu veux, c’est mieux. J’ai surtout envie de te souhaiter d’être acteur·trice de tes envies. J’ai envie de te souhaiter, non pas que quelque chose te tombe du ciel, mais que tu trouves l’énergie d’aller puiser toi-même, en toi-même, pour toi-même, ce dont tu as envie et besoin.

Je pense que le couple n’échappe pas à cela : la première étape pour prendre soin de ton couple, avant de penser à chercher des conseils et astuces, c’est de le décider. Le début d’année peut être un bon moment pour faire le point sur sa relation amoureuse et réfléchir à ce que l’on veut la concernant. Évidemment, on est tous d’accord pour dire que si on prend la décision, par exemple, de faire du sport : qu’on la prenne le 1er janvier ou le 4 janvier, ça ne changera rien. L’important c’est de prendre la décision, de se lancer et de faire du sport.  Mais je trouve que certains moments de l’année, comme le Nouvel An, peuvent être de bons « supports ». Ça peut aussi être septembre, à son anniversaire, ou même au début d’un mois ou d’une semaine. Je trouve que ce sont des moments qui boostent parce qu’ils portent cette idée de nouveau cycle, de renouveau. Ce sont autant d’occasions pour dresser un bilan, prendre une décision ou mettre en place une habitude. Évidemment, on n’en a pas besoin : un bilan de son couple, on peut le faire aussi bien en août qu’en début d’année. Mais si tu as envie de « prendre un support » pour t’aider à te lancer : n’hésite pas. Si janvier est un support qui te convient, c’est top ! Si tu lis cet article en juillet : c’est top aussi ! ?

Et donc, dans cette mouvance, j’ai envie de te donner 4 clés pour t’aider à prendre soin de ton couple. On commence !

1.      Un contact physique par jour, tu auras

(En mode Yoda : oui, j’ai regardé Star Wars il n’y a pas longtemps ! Passons ?) Le rapport au corps est hyper important. Nous sommes de plus en plus des êtres cérébraux. On fonctionne beaucoup avec le mental. Par conséquent, quand des personnes ont l’impression de « s’être éloignées », le corps est souvent lui aussi concerné, sans que l’on s’en rende bien compte. Notre corps est important et je pense qu’il n’est pas assez stimulé de nos jours. Beaucoup de choses passent par le corps. C’est un canal de communication qui n’est pas suffisamment sollicité dans les relations de couples notamment. Je t’invite donc à être attentif·ve à ça. Ceci étant, la connexion d’un couple au quotidien passe évidemment par d’autres choses que le contact physique. Elle peut aussi passer par un regard par exemple.

J’ai récemment mis en place ce conseil avec un couple, qui a choisi de se servir du regard. On s’est demandé ensemble comment ils pourraient, souvent et facilement, se connecter grâce à un geste simple. Ils ont choisi de s’accorder mutuellement au moins un regard par jour, profond et intense. C’est un geste qu’ils font en pleine conscience et qui reste très simple. J’insiste sur ce point : c’est important que ce soit un geste simple. Certains couples que j’accompagne me disent par exemple que leur moment de connexion c’est le cinéma ou les week-ends en amoureux. C’est bien ! Ce sont des moments importants aussi. Mais peu de gens vont au cinéma tous les jours. Et quand le week-end en amoureux est annulé – à cause du covid par exemple – comment font-ils pour se connecter ? C’est pour cela qu’il me semble intéressant de choisir pour ton couple un truc simple qui vous connecte. Ça peut être le contact physique, mais ça peut aussi, comme on l’a dit, être un regard ou bien un message (un sms, ou un mot qu’on laisse sur le frigo). Ça peut être très rapide, il n’y a pas besoin que ça dure plusieurs heures. Ce qui est important, c’est que ce soit conscient. Le but est de trouver quelque chose qui vous rapproche, qui vous unit. Cherche quelque chose qui puisse vous faire vous dire « Je suis là, tu es là, on est là, ensemble ».

Si un jour tu traverses une tempête dans ton couple, cette habitude pourra s’avérer très précieuse. Je le vois avec les couples que j’accompagne : quand c’est compliqué, fatalement on prend de la distance, on se parle moins, on s’évite… Donc si ton couple traverse une tempête, travailler sur cette connexion au quotidien, c’est vraiment important.  Même si tu te questionnes, même si tu ne sais pas comment ça va se terminer : grâce à ce moment de connexion, vous serez tous les deux, ensemble, dans cette tempête. Contact physique, contact visuel, contact auditif… À vous de choisir ensemble, même si, je vous l’ai dit au début, je privilégie le contact physique. ?

2.      Un rendez-vous hebdomadaire rien que pour vous, tu prévoiras 

C’est cliché, je sais, mais c’est hyper intéressant pour prendre soin de son couple. Ne pars pas en courant : je ne te parle pas de vous faire un restaurant toutes les semaines ! Je ne te parle pas non plus d’un rendez-vous qui dure forcément plusieurs heures.  Si vous en avez envie et si vous en avez la possibilité : grand bien vous fasse, faites-vous plaisir ! Mais si ce n’est pas le cas, alors 10 min, 15 min ou 30 min : ça suffit. Il s’agit simplement de prendre un temps pour se retrouver, en étant 100 % disponible pour ton couple.

J’ai par exemple accompagné un couple qui avait cette habitude-là : le dimanche matin, avant que les enfants se réveillent, ils leur préparent ensemble un petit-déjeuner sympa. Ça ne dure pas longtemps, évidemment, puisque les enfants se réveillent quand ils les entendent s’agiter. Mais ils ont quelques minutes où ils sont juste tous les deux, à faire une activité ensemble. Vous pouvez décider de faire une activité comme lire, regarder un film ou cuisiner, mais vous pouvez également décider de simplement garder ce temps-là pour vous demander comment ça va. Juste ça, c’est déjà merveilleux. Idéalement, soyez dans un question/réponse, en gardant à l’esprit l’idée que s’il y a quelque chose à dire, c’est LE moment. Au début il ne se passera peut-être pas grand-chose, puis vous prendrez l’habitude. Quand quelque chose qui te tracassera, tu te diras plus facilement « J’en parlerai dimanche matin, on pourra échanger ». Ça te ramènera dans l’instant présent de ton couple, même si ce n’est que le temps d’une « prise de température ».

3.      Un projet par trimestre, tu réaliseras

Avoir des projets pour son couple, c’est essentiel. Lors des accompagnements de couple que je mène, il est fréquent qu’on me confie ne plus avoir de projet à mener en amoureux. Ne plus avoir de projet, c’est un petit signe d’alerte, car avoir des projets, c’est se projeter. Si j’ai un projet pour toi et moi au mois d’août, c’est que je nous imagine encore ensemble au mois d’août. C’est précieux de pouvoir projeter son couple dans le futur et c’est précieux d’être dans la construction, à deux, de quelque chose. C’est chouette d’avoir des projets, d’avoir des envies à deux. Ça participe à la construction de la relation et ça peut être quelque chose qui vient titiller ton imagination. Là encore, il n’y a pas besoin qu’il s’agisse de grandes choses. Si tu as envie de faire des grandes choses, c’est très chouette ! Mais si tes projets avec ton·ta partenaire sont constitués de petites choses, c’est très bien aussi. Le rythme du trimestre est là pour donner une deadline, sans vous presser pour autant.

Les couples ont souvent des idées. Ça va, ça vient, les idées ! « Ce serait bien de faire ci, ce serait bien de faire ça »… Et puis 3 mois après, il ne s’est rien passé. 6 mois après, il ne s’est toujours rien passé. « Ah tu te souviens, on avait dit que… » Cela peut même entraîner des tensions, si l’un des deux finit par s’impatienter. Au bout d’un certain temps, l’un des partenaires peut en avoir marre et le faire tout seul, à grands coups de « de toute façon, toi tu ne fais jamais rien ! »

Je te suggère donc d’adopter cette idée de vous engager à deux dans un projet. Un projet pour la maison, un projet pour vous, un projet pour les enfants, etc. : peu importe, pourvu que vous vous y engagiez à deux, dans le but conscient de prendre soin de votre couple. Prenez le temps de vous projeter : « Qu’est-ce qu’on fera ? Quelles actions on met en place ? Il faudrait le réaliser avant telle date. » Tout ça va venir vous stimuler et solidifier votre relation.  

4.      Un truc de ouf, à faire à deux, tu vivras

Oui, c’est aussi hyper important de faire des trucs de ouf dans sa relation. Attention, n’ai pas peur : quand je dis « truc de ouf », je veux dire « sortir de sa zone de confort ». Ça ne veut pas dire aller sur la Lune ou faire le tour du monde… Non, pas forcément. Je parle simplement de chercher, chaque année, une activité à réaliser en amoureux pour sortir de votre zone de confort. Une fois par an, faites quelque chose que vous n’avez jamais fait, quelque chose qui vous déstabilise. Ça peut être quelque chose que tu n’es pas sûr d’apprécier. Ça c’est hyper intéressant pour le couple, car ça permet d’apprendre sur soi-même et sur l’autre. Si, au premier abord, tu te dis « Mmmm non ça ne va pas me plaire ça » : et bien essaie ! Évidemment, reste dans la bienveillance : si effectivement, une fois dans l’action, ça ne te plait pas du tout, on arrête. L’idée c’est d’aller chercher plus loin, d’aller au-delà, de partir à la découverte. Cette habitude à prendre peut concerner tout un tas de domaines. Spontanément, on va souvent penser à la sexualité. Mais pas ça peut être tout à fait autre chose ! L’important c’est que ce soit quelque chose que vous ne connaissez pas. Certains couples ont des grandes idées, des grandes envies de ouf, comme faire le tour du monde par exemple. Mais ça ne se fait pas facilement, surtout en ce moment. Si vous êtes dans ce cas-là : chercher ce qui peut vous permettre de faire vivre un peu cette idée de tour du monde. Ça peut être, par exemple :

  • regarder un film ou cuisiner un plat de chaque pays que vous aimeriez visiter ;
  • faire un tour de votre région ou de France, pour commencer.

Cherche comment vous pouvez vous approprier votre grand rêve, pour en faire quelque chose que vous pouvez faire là maintenant tout de suite. Il ne s’agit pas d’y renoncer, mais au contraire de le faire vivre, si vous ne pouvez pas le réaliser dès à présent. « Je veux toujours le faire, mais pas maintenant, pas comme ça… » Alors demande-toi : comment est-ce que je peux le faire vivre dans ma relation de couple ?

Je m’arrête là ! Je te remercie de m’avoir lu et j’espère que ces 4 conseils pour prendre soin de son couple t’auront apporté des idées qui te plaisent. Si oui, je t’invite à rejoindre ma newsletter pour recevoir d’autres pistes de réflexions et conseils pour prendre soin de ton couple.

Rupture amoureuse : 3 clés pour en sortir grandie

En matière de thérapie de couple, on entend souvent parler de couples, de couples qui hésitent ou qui envisagent la séparation. Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de l’après. Comment se remettre d’une rupture ? Comment se reconstruire après une séparation, pour pouvoir commencer sur de bonnes bases sa prochaine relation amoureuse ? Je pense que c’est un sujet intéressant, tant pour les femmes qui ont vécu ou qui vivent une séparation et qui rencontrent des moments compliqués… que pour celles qui sont actuellement en couple. La peur de la séparation et les représentations que tu en as peuvent avoir une influence non-négligeable sur ton couple actuel. Je te propose 3 clés pour aborder ta rupture amoureuse d’une façon constructive et bonne pour toi.

Avant de commencer, je me présente en deux mots. Moi c’est Lucie, je suis thérapeute de couple et sexothérapeute. Je reçois des couples ou des personnes seules en difficultés dans leur relation. Les consultations se font au cabinet ou en ligne. Plus d’infos pour réserver une consultation.

Préambule : dédiabolise la séparation

Pour commencer, il me semble important de dédiaboliser ce sujet. Je dis souvent qu’il est important d’avoir de la souplesse : en l’occurrence je conseille d’avoir la souplesse mentale de parler de séparation, de pouvoir se projeter dans une séparation. J’en parlais récemment avec un couple, où chacun me disait être indépendant. Ils n’ont pas besoin l’un de l’autre : ils se sont choisis. J’ai trouvé ça très fort. Ils peuvent parler de séparation (même si ce n’est pas leur souhait !), ils sont tous les deux capables de prendre un temps pour parler de rupture. Réfléchir à comment ce serait s’ils étaient célibataires et pouvoir échanger dessus, c’est un beau et bon moyen de se redire qu’ils choisissent d’être là, ensemble, tous les deux. Ils n’ont pas besoin d’être en couple : ça part vraiment d’une envie personnelle.

Je tiens à ce préambule, car je pense que c’est vraiment important, que l’on soit en couple ou non, de dédiaboliser ce sujet pour pouvoir en parler librement. Mon but dans cet article est de te donner des pistes pour que ta rupture amoureuse n’influence pas ta prochaine relation. Pour cela, il être important de ne pas avoir peur et d’être pleinement toi-même.  

À mon sens, un moyen aidant de réfléchir à la séparation est de faire un bilan de sa relation. Comment je me sens dans cette relation ? Est-ce qu’envisager la séparation et le signe que quelque chose ne vas pas ? J’ai crée pour vous aider des outils dédiés pour faire le bilan de sa relation dans différents domaines : couple, communication, sexualité. Je vous laisse découvrir ces outils juste ici. Outils Bilan de couple.

Une séparation a beaucoup d’impacts dans une vie. Il peut y avoir une réelle remise en question de soi. Et on ne le dit pas forcément assez, mais quand il y a une rupture, il y a un deuil. Après une séparation amoureuse, tu n’es plus celle que tu étais avec l’autre. Il me semble intéressant de prendre le temps d’effectuer ce deuil-là. À la fois tu n’as plus cette personne-là dans ta vie, mais en plus tu n’es plus cette personne que tu étais avec lui ou elle. Tu es une autre personne aujourd’hui. Il y a vraiment ce travail de deuil à faire, pour accepter de passer à autre chose. Il faut parfois, pour cela, prendre le temps de vivre ta séparation, d’accueillir les émotions associées à ta séparation. Souvent, comme c’est une période un peu sensible, douloureuse… alors vite on passe à autre chose, vite on sort, vite on se réinvestit ailleurs. Malheureusement, si tu n’as pas fait ce travail de deuil, ça peut impacter ton prochain couple. Avant de pouvoir à nouveau accueillir quelqu’un dans ta vie, prend le temps :

  • de faire un sas entre les relations ;
  • de te centrer sur toi.

Sans forcément avoir besoin de 10 ans, bien sûr ! Ce peut être court, il n’y a pas de règle en la matière. Il ne s’agit pas de prendre beaucoup de temps, mais simplement de prendre le temps dont tu as besoin.

Astuce n°1 : analyse ce que cette rupture amoureuse t’apporte

Si tu sors d’une séparation – difficile ou non – tu peux ressentir beaucoup de peur : peur de l’échec, peur d’y croire encore et d’être déçue, peur de t’investir à nouveau dans une relation. Si tu as eu mal, que tu as été blessée, tu peux ne pas avoir envie de te montrer vulnérable à nouveau. Certaines femmes arrivent ainsi dans une nouvelle relation avec une « armure », sans être vraiment elle-même, car tu n’es pas vraiment toi quand tu portes une armure. L’armure c’est ce que tu mets autour de toi, ce que tu ériges comme moyen de défense et de protection. Je t’invite à prendre le temps de cette réflexion : si tu entres dans une nouvelle relation avec une armure blindée, sans être vraiment toi-même… alors comment peux-tu espérer partir sur de bonnes bases et que ça fonctionne bien ? Au lieu de te cacher derrière une épaisse protection pour affronter tes prochaines relations, je t’invite à prendre le temps de te centrer sur toi. « OK je viens de vivre une rupture. Et si je prenais du temps pour moi ? » Dans cette démarche, je t’invite à te questionner sur ce que j’appelle les « cadeaux ». Cette appellation heurte parfois, lorsque « c’est trop frais ». Si c’est encore trop douloureux pour toi, ne te paralyse pas avec cette idée de cadeau. Imprègne-toi-en et reviens-y dans quelques semaines ou mois. Mais j’insiste, car je pense que c’est intéressant de se le demander de cette façon : quel est le cadeau que cette séparation m’apporte ? Pose-toi cette question sous tous les angles :

  • Qu’est-ce que j’ai envie de retenir de cette rupture amoureuse ?
  • Quelles leçons j’ai envie d’en tirer ?
  • Avec quoi je veux repartir ?
  • Qu’est-ce que j’ai appris ?
  • Qu’est-ce qui me manque terriblement et que je souhaite à nouveau dans ma vie ?
  • Au contraire, qu’est-ce que je ne veux pas du tout revivre ?

Parfois on se sent très mal après une rupture et on a l’impression que l’autre était parfait et magique. On se sent la plus triste du monde. Si tu es dans ce cas-là, c’est intéressant de te poser la question : qu’est-ce que j’avais dans cette relation-là ? Qu’est-ce que j’ai vécu avec cette personne que je ne veux plus du tout dans ma vie ? En faisant ça, tu commences déjà à mettre un peu de distance avec l’autre. Te poser ces questions te permettra de réaliser que : non l’autre n’était pas parfait, que non ce n’était pas magique. Ça permet de prendre du recul et de se recentrer sur soi : qu’est-ce que JE veux en tirer ? Qu’est-ce que JE ne veux pas garder ? À quoi vais-je être attentive dans ma prochaine relation ?

Si tu viens dans une nouvelle relation avec une armure, alors ta rupture viendra influencer ce nouveau couple. Distance-toi de ta précédente relation pour être mieux avec toi-même et entrer plus librement dans la prochaine.

Astuce n°2 : ne te laisse pas éblouir pour les paillettes d’une nouvelle relation

Comme seconde astuce, concernant cette prochaine relation justement, je t’invite à faire attention à ses débuts aux allures merveilleuses, sublimées. J’ai fait une vidéo qui aborde entre autres ce sujet. Elle traite de la notion des saisons du couple. Pendant les débuts d’un couple, qu’on appelle l’été, on va sublimer l’autre. J’imagine que c’est quelque chose qui te parle… Dans les débuts, l’autre est idéal, l’autre est magique, l’autre est parfait. Tu sors d’une période de célibat et donc tu as envie de te jeter à corps perdu dans cette nouvelle relation… Tu as envie d’être en couple, ça y est tu as trouvé quelqu’un alors ça y est tu fonces… et tu vas gommer ses défauts et vos désaccords. Tu vas banaliser, minimiser :

  • « Ça ce n’est pas grave. »
  • « Ça on verra plus tard, il est quand même parfait. »
  • « Je ne vais pas m’acharner sur des détails. »
  • « Je vais apprendre à le connaître. »

Tu les connais, n’est-ce pas, ces choses qu’on se dit pour gommer un peu les aspérités, pour gommer les « trucs qui dépassent » ? On le fait parce qu’on a envie que ça fonctionne et je ne blâme personne ! On est tous comme ça, c’est un fonctionnement humain. Pour illustrer cela, j’aime prendre l’analogie de la mère et de son enfant. Bien entendu, le bébé, comme tout être humain, a lui aussi des défauts. Mais pour que la mère puisse entrer dans une relation fusionnelle avec son enfant, souvent, elle va « gommer » ces côtés moins sympas. C’est pareil dans un couple : pour que ça fonctionne, pour commencer à construire la relation, on ne retient que le positif. On se concentre sur ce qui nous lie, ce qui nous rassemble, ce qu’on a en commun. Je t’invite à être vigilante à cela car il s’agit là d’un autre « sublimé ». De la même manière, ne soyons pas hypocrite : toi aussi, quand tu rentres dans une relation, tu te sublimes. Tu mets en avant tes qualités. Tu fais plus d’efforts pour une nouvelle relation que lorsque ça fait 15 ans que vous êtes ensemble. Il y a une version de toi un peu sublimée que tu transmets à l’autre : garde en tête qu’en face, il fait la même chose. Lui aussi est la meilleure version de lui-même aux débuts de votre relation. Je précise que c’est à la fois conscient et inconscient. Peut-être que consciemment il va s’habiller un peu plus classe ou se parfumer, mais il va peut-être aussi, inconsciemment, exprimer son avis de manière moins intense ou prendre un peu sur lui. Inconsciemment, on peut en arriver à « s’asseoir » un peu sur ses envies, sur ce qu’on est vraiment, pour mieux plaire à l’autre. Garder cela à l’esprit te permettra d’éviter la désillusion quand tu réaliseras que c’est un être humain et qu’il a des défauts. De cette façon, tu arriveras dans une nouvelle relation de façon saine.

Astuce n° 3 : prends conscience que le célibat peut être LE moment pour prendre soin de toi

La dernière idée que j’avais envie de partager avec toi, c’est de prendre le temps de vivre ton célibat. Et si ton célibat était le meilleur moment pour prendre soin de toi ? J’insiste là-dessus : on vit souvent le célibat comme un trou à combler, comme une tâche. Ce serait comme un trou dans le CV : pendant 2 ou 3 ans, tu n’as pas bossé, « c’est pas bon »… C’est un peu pareil avec le célibat : « J’étais en couple avec untel, j’étais en couple avec machin et puis là ‘y a un trou de 2 ans… Ah ça fait tâche sur le CV ! » On a souvent comme réflexe de ne pas être à l’aise avec cette situation. Mon point de vue, c’est que c’est une idée préconçue de la société. Tu peux t’en détacher. Ton célibat peut vraiment être LA période pour prendre soin de toi :

  • tu peux travailler sur tes blocages et tes croyances ;
  • tu peux en profiter pour mieux définir la vision de celle que tu veux être.

J’entends souvent des femmes me dire :

  • « Ce sera plus simple quand je serais en couple. »
  • « Quand je serais en couple, je pourrais enfin être vraiment moi-même. »
  • « Je pourrais faire tellement de choses quand je serais en couple. »

Naaan… : sois dès maintenant la femme que tu as envie d’être ! C’est cette femme-là qui attirera à elle l’homme ou la femme dont elle a besoin, qu’elle a envie d’avoir près d’elle. N’attends pas que l’autre vienne t’apporter quelque chose : sois toi-même dans la plénitude de celle que tu as envie d’être. À ce moment-là, tu rayonneras et viendront à toi des personnes qui te ressemblent, qui sont sur la même fréquence que toi. Beaucoup de femmes célibataires ont le sentiment d’une demi-vie, d’être « dans l’attente de ». Je te déconseille de faire les choses ainsi, car ce serait faire les choses à l’envers. Fais de ton célibat une période de ta vie à part entière, jusqu’à pouvoir te dire : « Heureusement que je suis passée par cette phase, car j’ai pu mettre en place tellement de choses pour moi ! » En faisant cela, tu t’offres la possibilité d’être plus épanouie, plus toi-même dans ta prochaine relation. Personnellement, je trouve cela tellement chouette d’avoir cette opportunité pour soi ! Tu peux en sortir tellement riche ! Le célibat n’est pas un calvaire, ce n’est pas une « salle d’attente » pour une relation qui te permettrait d’être enfin pleinement toi-même. Énormément de choses sont possibles pour que tu puisses travailler sur toi-même, pour que tu sois « prête ». Je suis attachée à la posture d’accueil : il faut que tu sois prête à accueillir une nouvelle relation dans ta vie, sans armure. Être toi-même te permettra d’être prête à accueillir ce qui arrivera dans ta vie, en étant suffisamment solide et affirmée pour ne pas être dévastée si ça ne fonctionne pas comme tu en avais envie.

Si tu souhaites aller plus loin, j’aborde aussi la rupture et comment surmonter une rupture juste ici. 3 phases indispensables pour surmonter une rupture amoureuse.

J’espère que cet article t’auras aidé. N’hésite pas à me partager ce que tu vis ou tes questions en commentaire. Je réponds à tous les commentaires.

Communication du couple : 3 erreurs passées au peigne fin

Tu es à la recherche d’astuces de communication pour ton couple ? Dans cet article, je te propose d’aborder 3 erreurs courantes, commises par beaucoup de duos amoureux. Si tu rencontres des problèmes de communication dans ton couple, je vais tâcher de t’amener à des prises de conscience. Je le dis souvent : je n’ai pas de solution magique ! Mais les pistes de réflexion que j’aimerais impulser peuvent t’aider à rétablir une bonne communication entre ta moitié et toi.

1.      Interpréter sans savoir, un classique à éviter en communication de couple

Que sont les interprétations erronées ?

La première erreur de communication dont j’aimerais discuter avec toi est assez courante. Il s’agit des interprétations erronées. Ce sont toutes ces analyses que l’on fait, d’une attitude, d’un comportement, d’une parole de l’autre, de ce que l’autre a fait ou n’a pas fait. Il peut s’agir de quelque chose qui n’aura duré qu’une fraction seconde, mais ça a suffi au cerveau pour marquer un temps d’arrêt. « Quoi, il n’a pas fait ça ? » Le cerveau bloque, ne comprend pas très bien ce qu’il s’est passé, car ce n’est pas ce qu’il attendait ou imaginait. Comme le cerveau n’aime pas ne pas comprendre, il interprète. Tu ne sais pas ce qu’il s’est passé, ce n’est pas la suite logique que tu attendais. « Je pensais qu’il ferait ça, mais il a fait ça… » Et du coup, tu interprètes. C’est humain, c’est normal, c’est instinctif. On a besoin de comprendre les autres et notre environnement, donc ce n’est pas un problème en soi, d’interpréter. Les soucis arrivent lorsqu’il s’agit d’interprétations non communiquées.

Je vais vous donner un exemple, simple et courant : « Il ne m’a pas rappelée. » (Ou « Elle ne m’a pas rappelé. ») Tu pensais qu’il le ferait, mais non. C’est insupportable de rester avec ce constat inexpliqué, mais au lieu d’aller questionner la personne concernée, tu restes avec ton interprétation.

Quelles conséquences peuvent-elles entraîner ?

Les interprétations erronées deviennent dangereuses pour le couple lorsqu’une décision est prise, à partir de cette fausse déduction. Si on poursuit l’exemple, en partant du postulat qu’il s’agisse d’un 1er ou 2nd rendez-vous, tu peux en arriver à supposer qu’il « s’en fout », qu’il « n’en a rien à faire ». À partir de cette interprétation, tu peux décider d’abandonner cette relation… alors que la raison est peut-être toute autre. Cet exemple concerne un « couple débutant », mais cela arrive aussi à des couples installés. Ces décisions sont parfois importantes, avec des conséquences notoires.

Un couple qui communique mal peut se retrouver confronter à des problèmes aux proportions démesurées, à cause de ricochets d’interprétation. Cela peut commencer, par exemple, avec l’impression que ton partenaire a une attitude bizarre. Tu interprètes qu’il fait la gueule et te mets faire de même. Puis, de son côté, il se rend compte de ton attitude et se met effectivement à faire la gueule. Par ricochet, 3 semaines après, vous vous retrouvez avec une grosse dispute. Mais pourquoi ? Comment ça a pu prendre des proportions si importantes ? Ce sont ces « petits riens », 3 semaines auparavant, sur lesquels vous n’avez pas communiqué, qui vous ont fait en arriver là. Au fil du temps, les interprétations peuvent s’ajouter. En restant sur ton interprétation de départ, ça s’est amplifié, ça a grossit. Bref, tu vois l’idée.

Solution : pourquoi ne pas accepter l’inconfort de ne pas tout savoir ? Ou demander !

Maintenant qu’on a étudié cette 1re erreur, voilà ma 1re astuce pour améliorer ta communication de couple. Lorsque ton partenaire a un comportement ou une parole que tu ne comprends pas, tu peux décider de l’accepter, de rester avec cet inconfort – si tu n’as pas envie d’en demander plus. « OK, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais ce n’est pas grave. Je reste avec mon « je ne sais pas » et j’arrête de me prendre la tête à essayer d’interpréter. » Sinon, tu peux demander ! C’est aussi une piste intéressante ? « Écoute, là je n’ai pas bien compris ce que tu as fait. Tu veux bien m’en dire plus ? Qu’est-ce qui se passe pour toi ? »  

2.      Trop se parler peut aussi être un problème de communication dans le couple

Comment partager toutes ses pensées peut entraîner un risque d’insécurité ?

La deuxième erreur que j’ai envie d’évoquer avec vous, c’est le fait de trop parler. C’est en contradiction avec la première, me diras-tu ! De plus, on entend très souvent ce discours qui nous rabâche qu’il « faut communiquer, faut communiquer, faut communiquer… » Ce n’est pas faux et je mets des guillemets prudents autour de cette erreur, mais j’ai envie de mettre un bémol là-dessus. J’aimerai que tu prêtes attention à cette idée du « trop parler ». Évidemment, ça dépend des couples et de leur fonctionnement. Néanmoins, pour beaucoup, il peut y avoir quelque chose d’assez insécurisant à être dans un couple où on se parle trop. Je m’explique. J’imagine que tu le sais : ton cerveau fonctionne à mille à l’heure. Tu as des dizaines de milliers de pensées tous les jours. Si tu communiques à l’autre la moindre de tes pensées, tu peux créer chez lui quelque chose de confus et d’insécurisant.

Je prends des exemples au hasard, mais il peut arriver à tout le monde, parfois, de penser à une séparation ou de questionner ses sentiments amoureux. On peut avoir des questionnements, des pensées qui vont et viennent. Cela ne repose pas forcément sur quelque chose que tu penses de manière profonde ! Ce sont juste des pensées qui te passe par la tête, avant de repartir. Si tu communiques toutes ces choses qui te passent par la tête, du point de vue de ton partenaire, ça peut donner quelque chose de flou et de stressant. En effet, ta moitié n’a pas les moyens de savoir si ce n’est qu’une idée passagère ou si c’est une réelle préoccupation de fonds.

Dans quelle intention ces pensées sont-elles partagées ?

Ainsi, avant de partager tes réflexions avec ton partenaire, je te conseille de t’interroger. Demande-toi, par exemple :

  • Est-ce ponctuel ?
  • Est-ce une pensée que j’ai déjà eue ?
  • Est-ce que j’avais déjà cette pensée-là il y a quelques semaines ?

Si finalement tu décides de communiquer cela avec l’autre, demande-toi quel est ton objectif.

  • Est-ce juste par envie de partager ce qui me passe par la tête ?
  • Est-ce que j’ai envie de te blesser ?

Car oui, on peut arriver sur ce genre de fonctionnement. Il peut s’agir d’une réaction qui te pousse à aller raconter ce qui te passe par la tête parce que tu as envie de faire du mal à l’autre. Souvent, c’est une réponse à un moment où tu as eu l’impression que l’autre a été désagréable avec toi, où l’autre t’a fait mal. Tu renvoies donc les choses désagréables que tu as dans la tête, parce que ça va lui faire du mal. Évidemment, il faut savoir faire la part des choses : il ne faut pas attendre 3 ans si on sent qu’il y a des choses compliquées qui couvent. Mais il est important d’avoir conscience qu’il peut s’agir de ce genre de fonctionnement toxique.

Solution : prendre le temps de mûrir une réflexion

Pour éviter les complications que peuvent engendrer le fait de « trop parler », j’invite à mûrir un peu la réflexion : qu’as-tu envie de dire à l’autre, de créer chez l’autre ? Si tu ne veux pas créer d’insécurité, mûris ta réflexion pour présenter quelque chose d’abouti, qui soit solide et non pas juste une idée passagère.

Je tiens cependant à prendre le temps de nuancer mon propos. Il y a des couples qui fonctionnent très bien comme ça. Il est possible que les deux partenaires soient capables d’entendre complètement toutes les pensées de l’autre, sans que ça génère d’insécurité. Si vous fonctionnez ainsi, c’est OK !

Mais pour beaucoup d’amoureux, c’est compliqué de recevoir toutes les pensées de l’autre et c’est alors important de se préserver. Si tu as un partenaire qui te raconte un jour je t’aime, un jour je ne t’aime plus et puis de nouveau je t’aime très très fort, avant de repartir sur des questionnements… bref, si ton partenaire t’impose des montagnes russes émotionnelles : préserve-toi ! Dis-lui que tu constates que ce qu’il dit aujourd’hui n’est pas ce qu’il disait hier, ni ce qu’il disait il y a 2 jours et que ce n’est pas ce qu’il dira dans 2 h… Dis-lui, qu’il génère quelque chose de pas terrible pour toi et demande-lui de revenir quand ce sera plus aboutit. Tu as le droit, de lui expliquer : « Je n’ai pas envie d’être le réceptacle de toutes tes émotions et questionnements, parce que ça provoque chez moi de l’insécurité. » Autorise-toi à le verbaliser. Il ne s’agit pas de refuser de communiquer, mais de refuser d’être un journal intime. Le déroulé de ce qui se passe à l’intérieur de soi, ça se partage avec le journal intime, avec un ami ou avec un psy. Ton partenaire peut entendre que tu as besoin de te protéger de ce sentiment d’inquiétude, de stress.  

3.      Croire que l’on sait mieux que l’autre ce qui est bon pour lui, la fausse bonne idée

Vouloir ce qui est le mieux pour l’autre : une fausse bonne intention ?

La troisième erreur dont je vais te parler, c’est le fait de croire que l’on sait que l’on sait mieux que l’autre ce qui est bon pour lui. On le fait tous – au moins un peu – et je commence par dire que c’est humain. Quand on aime quelqu’un, on lui souhaite le meilleur, et avec notre regard extérieur, on a l’impression d’avoir une vision plus neutre. On peut avoir le sentiment que « lui il ne sait pas, lui il ne se rend pas compte, lui il est train de le vivre… Alors que moi j’ai un peu de recul, moi j’ai fait un travail sur moi. » Voire même : « Moi j’ai fait du développement personnel donc moi je sais ce qu’il devrait faire » ou « Moi j’ai été comme lui, mais j’ai compris les choses, j’ai fait un travail sur moi, donc maintenant moi je sais et j’ai envie de lui transmettre le bon chemin. » Je l’ai déjà vu, avec des couples que j’ai accompagnés. Tu te reconnais (un peu) dans ces paroles ? 

Comment cette position peut créer un déséquilibre dans le couple ?

C’est positif, car ces pensées partent d’une très bonne intention. Mais j’attire ton attention : ça te place dans une « posture haute ». Cette posture indique que ta position est la suivante : « C’est moi qui sais, c’est moi le sachant et donc c’est moi qui décide ce qui est bon pour toi. » Et là, clairement, ça peut créer un déséquilibre. Ça peut (et c’est compréhensible) ne pas être bien perçu par l’autre « en bas ». Cette démarche est intéressante quand elle est demandée. Quand l’autre est dans des inquiétudes, dans le doute, qu’il hésite et qu’il te réclame ton aide, là OK, tu peux tenter de le guider. S’il demande « Toi qui a vécu ça, qu’est-ce que t’en penses ? », alors pourquoi pas ! Là il n’y a pas de soucis : laisse libre cours à cette position haute de sachant.

Mais si ce n’est pas demandé par ton partenaire : attention ! Il peut effectivement être dans des doutes, des questionnements que tu as connus… Mais lui, il en est là pour le moment. Avec cette posture de « Je t’explique la vie », tu arriveras peut-être trop tôt. Peut-être qu’il n’a pas envie que ça vienne de toi. Peut-être que, pour lui, ce n’est pas encore le bon moment. Laisse le temps à l’autre de cheminer sur son propre parcours. En pensant savoir mieux que l’autre ce dont il a besoin, on peut braquer ou vexer. Souvent, on se retrouve à provoquer le rejet plus qu’autre chose.

Solution : veiller à ne pas se sacrifier sans savoir ce que l’autre souhaitait

En plus de ce risque de rejet, cette attitude peut provoquer, sur le long terme, une réelle rancœur et j’aimerai attirer ton attention là-dessus. Certaines personnes vont plus loin que la simple (bonne) volonté d’aider l’autre en lui expliquant comment elles-mêmes ont traversé une épreuve ou période de doute. Parfois, cela prend l’aspect suivant : « Je sais ce qui est bon pour toi et je le fais même si ça ne me convient pas trop. » Parmi les couples que j’ai accompagnés, j’ai déjà rencontré des personnes qui ont pris des habitudes, ont fonctionné d’une manière qui ne leur convenait pas, en pensant agir au mieux pour l’autre, mais sans communiquer. « Je sais que c’est ça qu’il veut, dont il a besoin, donc je vais procéder ainsi, même si cela ne me convient pas vraiment. » Au bout d’un certain temps, ça va créer de la rancœur : « Avec tout ce que j’ai fait pour lui ! Moi j’ai fait tout ça pour lui et voilà comment il me remercie ! » Mais face à ses reproches, le partenaire répondra : « Mais je ne t’ai rien demandé ! À quel moment as-tu cru que c’est ça que je voulais ? » On arrive à un dialogue rempli d’incompréhensions :

« – Mais si je te connais, je sais que c’est ça que tu veux. »

« – Non ! Est-ce que tu me l’as demandé ? Est-ce que je te l’ai exprimé ? »

Si tu te « sacrifies » en pensant agir au mieux pour ton partenaire, sans lui en avoir parlé, tu risques de faire éclater ce genre de dispute. Ces conflits s’enracinent sur des choses profondes. Certains couples fonctionnent comme ça pendant des années, avec l’un des deux qui croit quelque chose, qui ne lui plaît pas mais qu’il fait quand même « pour l’autre ». Malheureusement, ces sacrifices peuvent amener à de grandes rancœurs, s’ils sont basés sur des croyances. L’autre est un autre à part entière et croire ce que tu sais ce qui est mieux pour lui peut vraiment générer des difficultés dans votre relation. Donc on communique ! On questionne ! On partage ses ressentis !

Voilà donc le message de ce podcast : sors des suppositions et des idées reçues. Oublie les « C’est comme ça que les autres fonctionnent ». Abandonne les analyses, les « Il a fait ça donc ça veut forcément dire que… » Non : si tu ne sais pas, si tu as des doutes, mieux vaut demander. J’espère que cet article t’a plu et t’apportera des pistes de réflexions bénéfiques pour tes problèmes de communication de couple.

Si tu envie d’aller plus loin, j’ai créé un challenge gratuit : « Les 5 clés pour améliorer la communication dans son couple ». Tu y trouveras des vidéos et des exercices, pour travailler sur ta façon d’échanger avec ta moitié.

Lucie

Envie d’aller plus loin ?

Si tu veux en savoir plus sur les accompagnements que je propose pour les femmes et le couples : https://untempspournous.com/mes-accompagnements/

Couple. Il a menti ou il a changé d’avis ?

” Il m’a toujours dit qu’il voulait des enfants et là il n’en veut plus..”

” Il m’a demandé de vivre avec lui, et trois semaines plus tard il me quitte…”

Et alors arrive toutes ces questions : Il le savait depuis le début, il m’a menti, ou il a changé d’avis ?

Cela devient insupportable. On remonte dans le temps pour analyser des phrases, des attitudes pour comprendre si l’autre savait déjà. On se fait souvent des noeuds au cerveau pour essayer de comprendre.

Il a menti ou il a changé d’avis?

Pour répondre à cette question, je dirais que bien souvent c’est confus.

Il existe des cas (rares) de manipulation. À ce moment là, l’autre est conscient de mentir, et il donne volontairement des messages en contradiction avec ce qu’il pense. Mais ces cas sont rares. Dans la grande majorité, les gens sont surtout eux même confus sur ce qu’ils pensent.

Si je reprends l’exemple des enfants, la réponse sincère et honnête serait “je ne sais pas si je veux des enfants”.

Mais vous le remarquerez, quand on ne sait pas ou quand ce n’est pas un “non ferme” ; alors on dit oui.

Pour d’autres personnes, il y a aussi un secret espoir de changement. “Je pense à la séparation mais je n’en ai pas envie”. Alors, comme on ressent une envie de changement, une envie de mieux, on ne va pas dire à l’autre qu’on commence à penser à la séparation. Et c’est à ce moment là, qu’on va parfois faire des démonstrations d’amour et d’engagements. On a très envie de ressentir de l’amour et de s’engager ; même si au fond, on envisage la séparation.

Souvent, c’est quand on est acculé, quand l’autre insiste encore et encore, que l’on a plus le choix ; là la pensée est verbalisée.

Et c’est là que naît l’incompréhension. Parce que ce qui est dit va parfois à l’encontre de ce que l’on disait auparavant.

Une évolution personnelle

Cela arrive aussi. Pour continuer l’exemple des enfants, beaucoup de personnes disent au début de leur relation qu’elles veulent des enfants. Ce n’est pas un vrai désir d’enfant, c’est juste que c’est la norme. “Je veux des enfants parce que quand on est en couple, on a des enfants”.

Et puis les années passent, on est plus mature, on se connait mieux et parfois on ressent moins ce besoin de répondre à la norme. S’il n’y avait pas de véritable désir d’enfant, mais seulement l’idée de “faire comme tout le monde” ; alors parfois au bout de quelques années on ose dire que non, on ne veut pas d’enfant.

À ce moment là, on est sur une évolution. Ce n’est pas un mensonge, il n’y a pas tromperie ou arnaque. C’est une évolution personnelle.

Pourquoi c’est important de le savoir ?

J’ai envie de vous inviter à vous questionner sur vos motivations. Qu’est ce que cela change pour toi de le savoir ? Et, est-ce que le savoir va t’apporter un soulagement ?

Je pense que parfois on se voile un peu la face. Parfois on se raccroche à ces pensées de colère : il m’a menti, il m’a trompé, il le savait…

On créer alors un brouhaha mental et on ne vit pas la douleur ressentie par ce que nous arrive. C’est une manière de déplacer ce qui nous fait souffrir.

En perdant votre énergie à retourner dans le passé pour analyser ce qui s’est passé, vous vous éloignez de ce que vous ressentez là tout de suite maintenant.

Ce qui fait souffrir c’est que maintenant il souhaite vous quitter, ou que maintenant il ne veut pas d’enfants. C’est ça qui cause de la souffrance.

Parfois, il faut accepter l’idée que non, vous n’aurez pas toutes les réponses, car l’autre n’a pas toutes les réponses.

Dans notre société actuelle, on laisse peu de place au flou, au “je ne sais pas”. On attend que l’autre nous donne des réponses claires. Alors que beaucoup de personnes n’ont pas de réponses claires.

Si vous avez envie d’aller plus loin et que l’on s’en parle, je vous invite à réserver une séance découverte avec moi.

Lien pour solliciter une séance découverte. https://untempspournous.com/contact/

Prends soin de toi.

Lucie

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Si tu veux en savoir plus sur les accompagnements que je propose pour les femmes et le couples : https://untempspournous.com/mes-accompagnements/

Simuler dans son couple. Et si c’était positif?

Cela faisait longtemps que je ne vous ai pas parlé sexualité !

On se retrouve pour un nouvel épisode de podcast où l’on parle de simulation sexuelle… mais pas que ! J’ai eu envie d’avoir un autre discours sur la simulation.

Parce que souvent à part entendre “il ne faut pas simuler”… on dit pas grand chose sur la simulation. Et j’observe aussi un tel décalage entre ce qu’il “faudrait faire ” et ma pratique de thérapeute de couple.

La simulation : une affaire de femmes ?

Alors je commencerais par dire que c’est rarement les femmes qui se plaignent de la simulation. J’ai rarement entendu “je me demande si mon partenaire simule…”. Et j’ai rarement entendu aussi “Je simule et je le vis mal…”

Ce sont souvent les hommes qui se questionnent beaucoup sur le plaisir féminin car il s s’en sentent responsables. Dans notre société, l’image véhiculée de l’homme est qu’il doit être celui qui donne du plaisir à sa partenaire. C’est un peu comme “sa mission”.

Beaucoup d’hommes se mettent une importante pression concernant le plaisir de leur partenaire. Alors quand ils se rendent compte qu’il ont cru réussir leur mission, qu’ils ont cru qu’il avaient donné énormément de plaisir, mais qu’en fait non… c’est compliqué à vivre.

Je voulais aussi faire un rappel sur la simulation masculine. Elle est plus fréquente qu’on ne le croit. Bien souvent on associé l’érection et l’éjaculation à un plaisir sexuel. Mais dans la pratique ce n’est pas aussi simple. Les hommes peuvent aussi surjouer leur plaisir et leur orgasme.

À mon sens, on est tous concerné par la simulation, l’exagération sexuelle.

Pourquoi les femmes simulent ?

J’ai échangé avec plusieurs clientes au sujet de la simulation et j’observe que c’est souvent à l’origine en envie de faire plaisir à l’autre.

“Il adore quand je m’enflamme et que c’est wahou… mais c’est pas comme ça à chaque fois donc j’exagère un peu. Ça me plait de le voir kiffer”.

On est pas dans une idée de tromper, de mentir, de cacher que c’était nul. On est dans l’idée d’étoffer son ressenti pour faire plaisir à l’autre.

“J’ai l’impression que si je ne crie pas, c’est que je suis passée à coté d’un truc. Dans les films, les femmes hurlent..”

J’en profite pour parler brièvement du plaisir féminin et de l’expression du plaisir féminin. Les films montrent souvent une image d’une femme qui a un orgasme avec une démonstration très importante. Beaucoup de femmes ne se reconnaissent pas dans cette image. Elles ont alors le sentiment que ce qu’elles vivent est moins bien, moins fort, moins intense.

Cette image du plaisir féminin n’est qu’une image. Elle ne reflète pas la réalité de nombreuses femmes. Et un plaisir exprimé moins fort ne veut pas dire que c’était moins intense.

Simuler ça m’aide à prendre mon pied !

C’est l’idée que pour être cette femme à l’aise dans sa relation sexuelle, hyper détendue, hyper connectée avec son partenaire; je vais d’abord la surjouer pour mieux la devenir.

De la même manière qu’à un entretien d’embauche je vais commencer par “faire semblant” d’être à l’aise… pour mieux le devenir.

En réalité, on pratique tous plus ou moins consciemment la simulation. On exagère le trait, on fait comme ci pour se donner du courage..

On fait comme si on était à l’aise avant de chanter en public, ou avant un rendez-vous important.

C’est à mon sens la même idée : j’incarne ce que j’aimerais être avant de le devenir.

Et cela fonctionne aussi en matière de sexualité !

Je t’invite à prendre le temps de te demander quelle femme tu aimerais être dans ta relation sexuelle. Et si tu n’es pas encore cette femme, alors incarne là !

Si tu étais cette femme, comment tu te comporterais, comment tu agirais, qu’est-ce que tu penserais…

Toutes ces questions vont t’aider à te m’être dans la peau de celle que tu veux devenir.

Donc oui, je pense que la simulation peut être positive pour certains couples et améliorer leurs relations.

Si vous avez envie d’aller plus loin et que l’on s’en parle, je vous invite à réserver une séance découverte avec moi.

Lien pour solliciter une séance découverte. https://untempspournous.com/contact/

Si tu es en couple et que tu souhaites continuer à travailler ton développement personnel en douceur, je t’invite à t’abonner à ma newsletter. Tu recevras chaque semaine des conseils et pistes de réflexion pour prendre soin de ta relation amoureuse.

Prends soin de toi.

Lucie

Je ne peux pas le quitter. Je l’aime !

On se retrouve aujourd’hui pour parler d’un sujet un peu sensible. On va parler d’amour !

Mais pas l’amour beau, romantique, joli, mignon..

Non, aujourd’hui je vais vous parler de cet amour qui empêche de penser, de prendre des décisions. Cet amour qui fait que l’on reste avec quelqu’un même si on souffre.

Ce “Je ne peux pas le quitter parce que je l’aime”, je l’ai souvent entendu. À chaque fois, il m’évoque une prison. Une porte fermée, une impossibilité.

C’est véritablement une perte de ton pouvoir d’action et de décision.

Dans cet épisode on va aller ouvrir cette porte. On va aller voir ce qu’il se cache derrière ce “Je peux pas”.

Malheureuse mais confortable.

Quand tu vis mal une situation mais que tu ne la changes pas c’est que souvent tu y trouves quand même une sorte de confort.

Je sais que ce n’est pas agréable à entendre. Quand on est malheureuse dans son couple et qu’on nous dit “tu restes par confort”… je comprends que ça pique !

Mais c’est l’idée est que si tu te restes c’est que tu te dis que ce serait pire. “Je suis malheureuse aujourd’hui mais si je le quitte ce serait pire”. Donc c’est “mieux”, c’est “plus confortable” de rester.

Pour commencer, je te propose d’aller à contre-courant et de me lister tout ce qui serait positif si tu le quittais. Tout ce qui serait mieux, et tout ce qui serait plus facile…

Je ne cherche pas à te faire changer d’avis, mais que tu puisses équilibrer ta pensée.

Et si une fois que tu as fait cette liste, tu continues de penser que le quitter serait pire ; alors je te propose d’aller explorer ce “pire”.

Quelle est la peur derrière?

En quoi ce serait pire de le quitter ? Pourquoi tu serais plus malheureuse que maintenant?

Tu as peur d’être seule ? Tu ne veux pas de parents séparés pour tes enfants ? Tu as peur qu’il refasse sa vie ?…

Il faut vraiment que tu te sentes libre d’aller explorer ce qu’il y a derrière, à l’origine de ta décision.

Cet exercice n’est pas simple. Souvent on ne s’avoue pas les motifs profonds de notre décision. On va dire qu’on veut garder une famille unie pour les enfants alors que la raison profonde c’est qu’on n’est pas sûre de pouvoir y arriver seule.

Ou on va dire qu’on y croit encore, alors qu’au fond on a pas envie qu’il refasse sa vie, qu’il reconstruise une famille avec une autre.

Et souvent ces pensées ne sont pas dites, par honte ou par gêne.

Je t’invite à dépasser tout ça aujourd’hui et à être honnête avec toi même.

Crise passagère ou fin de quelque chose?

Souvent, les femmes me demandent : Comment je fais pour savoir si c’est fini ou si c’est juste que ça va moins bien en ce moment ?

J’aime bien leur répondre avec une image de la météo : Est-ce que ta relation c’est un ciel avec un beau soleil et de temps en temps il y a des nuages et un peu de pluie ?

Ou est-ce que ta relation c’est un orage permanent et de temps en temps il y a un rayon de soleil ou une éclaircie ?

Cette image de la météo peut t’aider à prendre conscience de ce qui se joue pour ton couple en ce moment.

Et pour finir je te laisse avec quelques questions pour que tu continues ce travail sur toi et ta relation :

  • Est-ce que l’amour ça te suffit ?
  • Est-ce que l’amour que tu ressens est suffisant pour que tu te sentes bien dans ton couple ?
  • Est-ce que c’est assez pour rester ?
  • Est-ce que cela te suffit ? Ou est-ce que tu as besoin ou envie de plus ?

Si cela remue des choses chez toi, je te propose que l’on en parle ensemble lors d’une séance découverte. Elles sont gratuites et te permettront de faire le point sur ta relation.

Lien pour solliciter une séance découverte. https://untempspournous.com/contact/

Si tu es en couple et que tu souhaites continuer à travailler ton développement personnel en douceur, je t’invite à t’abonner à ma newsletter. Tu recevras chaque semaine des conseils et pistes de réflexion pour prendre soin de ta relation amoureuse.

Prends soin de toi.

Lucie